Île-de-Bréhat
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| Île-de-Bréhat | ||||||
Le Port-Clos à marée basse |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | |||||
| Canton | Paimpol | |||||
| Intercommunalité | sans | |||||
| Maire Mandat |
Patrick Huet 2008-2014 |
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| Code postal | 22870 | |||||
| Code commune | 22016 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Bréhatin, Bréhatine | |||||
| Population municipale |
444 hab. (2008[1]) | |||||
| Densité | 144 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | 26 m (min. : 0 m) (max. : 34 m) | |||||
| Superficie | 3,09 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | Site de la mairie de l'île de Bréhat | |||||
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Île-de-Bréhat [il də bʁea] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor au nord de la pointe de l'Arcouest en Bretagne, constitué par l'Archipel de Bréhat qui doit son nom à l'île principale (dont le nom breton est Enez Vriad).
Cette commune est rattachée au canton de Paimpol (arrondissement de Saint-Brieuc).
Sommaire |
Géographie [modifier]
L'archipel qui forme le territoire de la commune est d'une superficie totale de 309 ha, constituée de l'île principale, accompagnée de 86 îlots et récifs voisins, séparée du continent par le chenal du Ferlas, large de 2 km.
Avec 290 ha, l'île principale, longue de 3,5 km et large de 1,5 km maximum[2], est en fait composée à marée haute de deux îles réunies au XVIIIe siècle, par un pont-chaussée (ou pont ar Prat c'est-à-dire « pont de la Prairie », appelé aussi « pont-chaussée Vauban »)[3] : l'« île Nord » au relief de landes et l'« île Sud » plus fleurie.
Bréhat fut le premier site naturel classé en France le 13 juillet 1907.
Climat [modifier]
Son microclimat, particulièrement doux en hiver (moyenne de 6°C), favorise une très grande diversité de fleurs et de plantes. On y trouve des mimosas, des figuiers, des eucalyptus, des céanothes, des echiums, des agapanthes, ou des hortensias. Les géraniums grimpent le long des façades des maisons. On y trouve même des Palmiers . C'est un des rares lieux en « Bretagne Nord » sur lequel peuvent pousser des plantes méditerranéennes, car les gelées y sont encore plus rares que sur les côtes de la commune de Ploubazlanec et de la partie continentale de la « Ceinture dorée ».
Géologie [modifier]
C'est également une île sur laquelle on trouve du granit rose, dont la côte homonyme se trouve à l'ouest de l'île.
D'ailleurs, les roches à fleurs d'eau de l'archipel de Bréhat forment des écueils dangereux, la navigation de plaisance y est particulièrement difficile et demande de solides connaissances maritimes.
Histoire [modifier]
À 2 km de la pointe de l'Arcouest, au nord de Paimpol, Bréhat est au centre d'une dizaine d'îlots ou l'on trouve des traces d'occupation datant du néolithique. Ce sont les traces apparentes d'une époque où les îles bretonnes n'étaient pas encore des îles, mais des sommets séparés par des vallées côtières au littoral actuel. Ici comme ailleurs, le paysage littoral a ensuite connu des transformations importantes. Le volume des mers a varié avec le climat. L'eau, immobilisée en glace durant les périodes froides, s'est libérée à la faveur des réchauffements de l'atmosphère pour retourner aux océans, créant ces îles.
Traces d'occupation durant la période gallo-romaine.
La paroisse de Bréhat, enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc faisait partie du doyenné de Lanvollon relevant de l'évêché de Dol et était sous les vocables de saint Samson et Notre-Dame.
Au Moyen Âge, Bréhat devient un point militaire stratégique et le Comte de Penthièvre décide de fortifier l'île en construisant notamment un château au nord-est du bourg. Malgré ces fortifications, Bréhat sera régulièrement envahie par les Anglais, et même les Espagnols.
En 1409, notamment, Bréhat est ravagée par les troupes anglaises, débarquées sur l'île Lavret et commandées par l'amiral Edmond Holland, Comte de Kent qui trouvera la mort lors de la bataille. Celui-ci agissait alors pour le compte du duc de Bretagne, Jean V, qui était en conflit avec la Comtesse de Penthièvre, Marguerite de Clisson). Les maisons sont incendiées, les gens sont massacrés et les défenseurs de l'île pendus aux ailes du « moulin du Nord », Creac'h ar Pot.
À la suite de cet épisode, son château, propriété de la Comtesse de Penthièvre, sera confisqué et rasé par le duc vers 1422. Tandis que la seigneurie qui fait jusque-là partie du comté de Penthièvre devient alors l'apanage de la famille ducale avec à sa tête Arthur III de Bretagne, le frère du duc.
Bréhat souffra beaucoup de l'épidemie de Cholera en 1832 puis encore en 1854 , avc respectivement 120 et 54 victimes.
Les corsaires furent nombreux jusqu'au XIXe siècle. Bréhat fut occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu'au 4 août 1944. Au moment de leur retraite, ils dynamitèrent les phares du Paon et du Rosédo.
De nombreuses personnalités et artistes séjournèrent sur l'île : Prosper Mérimée, Ernest Renan, Pierre Loti, Théodore Botrel, les frères Edmond et Jules de Goncourt, Paul Gauguin, André Barsacq, Emil Cioran, Robert Giraud , Louis Guillaume , André Vermare , Paul Vaillant-Couturier, Charles Le Goffic ou Keiichirô Kume.
C'est en 1872 que l'Île-de-Bréhat est reliée télégraphiquement au continent, grâce à un câble venant de la Pointe de l'Arcouest en Ploubazlanec[4].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
La population permanente, dont l'essentiel se regroupe autour du bourg situé dans la partie orientale de l'« île sud », a fortement diminué (près de 2 000 habitants en 1846, 1 559 en 1873, 1 400 en 1952, 653 en 1982, 421 en 1999, 406 en 2001 et 439 en 2007)[5].
En revanche, la population estivale peut atteindre une dizaine de milliers de personnes.
En 2010, la commune comptait 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'hermine à la barre de gueules.
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Culture locale et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- le Port-Clos
- le phare du Paon
- la chapelle Saint-Michel bâtie sur un tertre rocheux de 26 mètres d'où l'on domine toute l'île-de-Bréhat
- l'église Notre-Dame, datant du XIIe siècle
- la croix Saint-Michel, inscrite le 22 mars 1930 au titre des Monument historique[8]
- le sémaphore
- la croix de Maudez, érigée en 1788, face à la mer, en pleine lande, elle évoque le souvenir du moine Maudez qui vint fonder un monastère sur une île voisine, en 570
- la chapelle Keranroux
- Le moulin à marée du Birlot[9]
- Le phare de la Croix
- Le phare du Rosédo[10]
- Le moulin de Crec'h Tarec
- La citadelle - verreries de Bréhat
- Le phare des Héaux de Bréhat[11]
Mythes et légendes [modifier]
- 470 : selon une croyance populaire, saint Budoc, moine breton (Bretagne insulaire), aurait construit un monastère sur l'île Lavrec, à l'est de Bréhat. Ce serait le plus vieux monastère de la péninsule armoricaine[12] ;
- Selon certain guides touristiques, Vauban qui aurait fortifié l'île sous Louis XIV, fit également construit le passage (pont en breton) qui relie les deux îles. Selon toute vraisemblance le Pont ar Prat (« pont de la prairie » – également appelé « pont Vauban ») - n'a jamais été conçu ou bâti par l'architecte. En réalité, il serait plus ancien et existait déjà au moment de la visite de Vauban sur l'île en 1695. Construit à l'origine sur un tombolo de galets, il fut cependant consolidé en moellons et pierre de taille en 1756. Depuis cette date, le Grand pont fut reconstruit entre 1795 et 1800, puis surélevé et consolidé à plusieurs reprises[3].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Edmond Haraucourt, écrivain et poète, y possédait une propriété qu'il légua à la Cité internationale universitaire de Paris.
- Alfred de Bréhat, écrivain du XIXe siècle, de son vrai nom : Alfred Guézenec est né dans l'île en 1822.
- André Barsacq, metteur en scène et directeur du Théâtre de l'Atelier à Paris, vint à Bréhat tout de suite après la guerre. Il y passera toutes ses vacances en famille et ayant achèté un vieux bateau, le Pimpino, il s'initiera à la navigation à voile, grâce à son ami marin Jean Briand. Mais c'est surtout sur Bréhat, qu'il écrit toutes ses adaptations et travaille ses mises en scène de la rentrée théâtrale à Paris.
- Heather Dohollau, poètesse britannique, a vécu à Bréhat jusqu'en 1958.
- Erik Orsenna, écrivain et académicien français y possédait une maison et y a situé un roman : Deux étés.
- Pierre-Marie Le Bozec (1769-1830), contre-amiral, né et mort à Bréhat.
- Marc Chagall (1887–1985), y a peint La fenêtre sur l'Île de Bréhat, 1924, conservé au Kunsthaus de Zurich[13].
- Colette résida un temps sur l'île Béniguet.
- Robert Giraud y rédigea son livre Le Vin des rues en 1953.
- Catherine Breillat y tourna le film Une vieille maîtresse (2007).
- Antoine Duléry, comédien français, a des racines familiales sur l'Île de Bréhat et y possède une maison[14].
- Robert Giraud y rédigea son livre Le Vin des rues en 1953.
- Tsugouharu Foujita (1886-1968) [15].
- Bernard Buffet (1928-1999).
- Lucien Seevagen (1887-1959).
- Allan Österlind (1855-1938).
- Anders Österlind (1887-1960).
- Ernst Josephson (1851-1906).
- Henri Rivière (1854-1951).
- Henri Georges Meunier (1873-1922).
- Francine Teneur (?-2013) Ecrivaine de Nombreux livres , diplomée de l'académie Francaise.
Transports [modifier]
L'accès à l'île s'effectue par une navette maritime assuré par les « vedettes de Bréhat »[16] qui accomplit toute l'année la traversée du chenal du Ferlas en une dizaine de minutes, jusqu'au Port-clos (sur la côte sud de l'île, face au continent) depuis L'Arcouest, quai d'embarquement le plus proche situé sur la commune de Ploubazlanec, et qui est lui-même desservie depuis Saint-Brieuc via Paimpol, par la ligne 9 du Tibus, le service de transport départementaux costarmoricains.
Les autres ports d'embarquement d'Erquy, de Dahouët, de Saint-Quay-Portrieux, de Binic et de Tréguier, ne sont opérationnels qu'en période estivale.
Les engins à moteur (automobiles et camions) sont interdits sur l'île, à l'exception de ceux des services municipaux, et quelques tracteurs utilisés par les exploitants agricoles. Aussi les vedettes ne transportent-elles pas de véhicules, un parking est donc mis à la disposition des passagers à L'Arcouest.
La circulation sur place se fait donc principalement :
- à pied ;
- à vélo ;
- en tracteur pour le transport en commun (« petit train ») et les marchandises.
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Populations légales 2008 de la commune : Île-de-Bréhat sur le site de l'Insee
- Présentation de l'archipel sur le site de la commune
- Présentation du pont-chaussée Vauban
- "Journal télégraphique" du 25 octobre 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5575562h/f33.image.r=Molene.langFR
- Présentation de Bréhat
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Croix Saint-Michel, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Moulin à marée du Birlot, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Phare du Rosédo, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Phare des Héaux de Bréhat, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Bulletin de l’A.M.A.R.A.I., n°1, 1988, p. 10-14 Les Premiers Siècles de Bréhat (Côtes-du-Nord) par Jean-Luc Le Pache
- Collection Marc Chagall au Vereinigung Zürcher Kunstfreunde
- Découverte de l'Île de Bréhat avec Antoine Duléry dans l'émission "Le Pays d'où je viens", Europe 1, 28/07/2011
- Petit musée bréhatin, le coin des Peintres
- Les vedettes de Bréhat
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Atlas des îles de l'Atlantique (France) ; Collection "Références" du Commissariat général au Développement durable, juin 2009, 51 pages.
- Par l'Association pour la sauvegarde et l'entretien du patrimoine religieux de Bréhat , Bribes d'Histoire de l'Archipel Bréhatin , Louis Menguy , 2005 , 507 pages.
