Évroult d'Ouche

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Évroult d'Ouche ou Saint Évroult, aussi noté Evroul, Evrou, variante Yvrou au Moyen Âge, est né à Bayeux en 627 et décédé à Saint-Évroult-Notre-Dame-du-Bois, le 29 décembre 706. Il est fêté le 29 décembre. Son nom, d'origine germanique[1], est attesté sous les formes latinisées Eberulfus[2], variante altérée Evroldus[3],[4].

Histoire et tradition[modifier | modifier le code]

Il était un officier de Childéric II. Avec son épouse, ils décidèrent de vivre séparément et d'embrasser, chacun de son côté, la vie monastique. Il rejoignit le monastère des Deux-Jumeaux (Bayeux), puis fonda l'abbaye d'Ouche (d'après le nom du pays d'Ouche) qui devint l'abbaye de Saint-Évroult.

Ses reliques furent dispersées entre plusieurs lieux de culte à partir du XIIe siècle. Elles ont été portées à Orléans après le partage de la Normandie. Un pèlerinage a été créé en son honneur, au village de Pré-Saint-Évroult.

Saint Évroult était invoqué pour des maladies cutanées, des hémopathies, la fièvre, la folie, la protection des troupeaux, et aussi les éruptions de boutons cutanés qui étaient justement nommés « fleurs de Saint Yvrou ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit du nom germanique Eberulf < Eberwulf, combinaison des éléments eber- « sanglier » et -wulf « loup »; cf. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. I (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques), 1968, p. 78a.
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de commune en Normandie, Caen/Condé-sur-Noireau, Presses universitaires de Caen/Éditions Charles Corlet, 1996, p. 221
  3. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979 (ISBN 2-7084-0040-1), p. 73.
  4. Cette variante altérée est due à la contamination des noms germaniques dont le second élément est -old < -wald « puissance, force; gouverner ». La graphie actuelle Évroult maintient cette confusion, en empruntant la finale de noms tels qu'Arnoult, Héroult, Renoult, etc., issus de noms germaniques comportant ce second élément -old.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jürgen Klötgen,"Saint Pavace, Saint Liboire, Saint Calais, Saint Lubin, Saint Lomer, Saint Évroult, Saint Rigomer et Saint Siviard - Étonnantes reliques cénomanes en Pays d'Auvergne", dans Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 1995, tome CXLVI, p. 299-304