Études (revue)
| Études | |
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| Pays | |
| Langue | Français |
| Périodicité | Mensuel |
| Genre | Culture, société, religion |
| Diffusion | 15000 ex. |
| Date de fondation | 1856 |
| Ville d’édition | Paris |
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| Rédacteur en chef | François Euvé |
| Site web | http://www.revue-etudes.com/ |
Études est une revue mensuelle française catholique de culture contemporaine fondée par la Compagnie de Jésus en 1856.
Dirigée par des jésuites depuis ses origines, le directeur actuel de la revue est le père François Euvé qui a succédé en janvier 2013 au père Pierre de Charentenay.
Sommaire |
Histoire[modifier]
La revue Études a été fondée en 1856 à Paris par le père Jean Xavier Gagarin[1], jésuite spécialiste de théologie orientale[2], aidé de deux jésuites russes convertis, comme lui, Jean Martinov[3] et Eugène Balabine[4], ainsi que par le père Charles Daniel[5] sous le nom original d’Études de théologie, de philosophie et d'histoire[6]. Le projet initial de la revue est d'éclairer les catholiques français sur les questions orientales ; cependant, la ligne éditoriale est très modifiée puisque la revue est reprise par les jésuites français qui en élargissent l'ambition en s'intéressant à des problématiques d'actualités concernant l'ensemble du monde et non plus sur le seul Orient.
Positionnement[modifier]
Études a suivi les évolutions de l'Église catholique en France au cours des XIXe et XXe siècles, et tient toujours une place importante dans la vie intellectuelle. Son audience dépasse le seul monde catholique et la revue participe aux grands débats publics. Elle bénéficie du soutien du ministère des Affaires étrangères, de l'Association pour la défense de la pensée française et du Centre national du Livre.
Son positionnement politique, moral et religieux face aux enjeux du temps, comme le PACS est complexe et traduit, selon M. Lauterwein, une liberté « plus d'aventure que d'affirmation » ainsi qu'une « morale de l'équilibriste » [7].
La publication[modifier]
Avec 418 tomes publiés en janvier 2013, la revue a choisi un mode de parution mensuel qui étale sa publication en onze numéro de 144 pages (avec un numéro unique pour les mois de juillet-août). Composée d'un éditorial suivi de huit articles de fond, la revue comporte également de nombreuses chroniques artistiques ainsi qu'une recension d’une quarantaine d’ouvrages qui sont regroupées dans la rubrique « Carnets ». Alors que les « Carnets » sont mis à disposition gratuitement sur le site de la revue, les articles de la fond sont, quant à eux, réservés aux abonnés.
Études publie également un hors-série thématique annuel regroupant différents articles publiés au cours de l'année dans les différents numéros.
Rédaction[modifier]
Le 1er janvier 2013, le père François Euvé, physicien et théologien[8], devient rédacteur en chef de la revue et succède à Pierre de Charentenay, lui-même successeur d'Henri Madelin (1995-2004)[9]. De 1989 à 1995, le rédacteur en chef était le père Jean-Yves Calvez, précédé par Paul Valadier (1981-1989), André Masse (1975-1981), Bruno Ribes (1965-1975)[10], Maurice Giuliani (1961-1965)[11], Jean-Marie Leblond (1957-1961), Jean Villain (1952-1957), René d'Ouince (1935-1939/1945-1952), Louis Jalabert (1939-1940), Henri du Passage (1919-1935), Léonce de Grandmaison (1908-1919), Joseph Brucker (1897-1900), François de Scorraille et Henry Ramière.
Numérisation[modifier]
À la suite d'un partenariat[12] avec la bibliothèque en ligne, Gallica, les numéros des années 1857 à 2000 ont été numérisés et sont accessibles dans leur intégralité sur le portail internet de la BNF. Environ 300 000 pages auraient été numérisées à ce jour. Aussi, pour les publications ultérieures de la revue sont intégralement disponibles sur le site de sciences humaines Cairn.
Études et Wikipédia[modifier]
Dans un article intitulé « Faut-il avoir peur de Wikipédia ? » paru en avril 2009[13], Marc Foglia fait une étude critique de Wikipédia estimant que la fiabilité des articles n’est pas le problème majeur de l’encyclopédie . Selon lui, « le principal danger auquel se trouve confrontée Wikipédia en tant que nouveau média de la connaissance démocratique est celui du verrouillage de certains articles par de petits groupes actifs et intolérants. (…) Wikipédia se dit totalement transparente ; la liste des modifications d’un article est accessible. La transparence reste toutefois une protection insuffisante. »
Aussi, en tant que le lecteur ne connaît que le pseudonyme de la majorité des contributeurs, Marc Fogia estime que celui-ci ne saura jamais si ces auteurs agissent en groupe, en lobbyistes « appartenant à la même écurie » ou comme des indépendants désireux de partager leurs connaissances. « Wikipédia se trouve confronté à des problèmes de bonne gouvernance mais a su montrer par le passé sa capacité à évoluer. (…) Pourtant le danger des groupes de pression est particulièrement difficile à écarter. »
Notes et références[modifier]
- Né Prince Ivan Sergievitch Gagarin (1814-1882)
- Francois Laplanche, Sciences religieuses : Le XIXe siècle 1800-1914, éd. Beauchesne, 1996, p. 261
- (1821-1894)
- (1815-1895)
- (1818-1893)
- Jean Marie Mayeur et Yves Marie Hilaire (dirs.), Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine : Les jésuites, éd. Beauchesne, 1985, p. 82, 127, 193
- M. Lauterwein, « Études, peut-on être libre et catholique ? », dossier « L'Expérience des revues », M. Girard (dir.), Drôle d'époque, revue publiée grâce au concours de l'université Nancy 2, automne 2007, numéro 20, p. 107-116
- Claire Lesegretain, François Euvé, un physicien à la tête d’« Études », in La Croix, 27/12/2012, article en ligne
- Jean-Marie Guenois, Nouvelle tête à la revue «Études», in La Croix, 13/10/2004, article en ligne
- Considéré comme progressiste, il s'oppose notamment à Jean Danielou et met la publication en situation de désobéissance ouverte à l'encontre de l'encyclique Humanæ Vitæ, participant à la rédaction de la loi Veil instituant la liberté d’avorter en France. Il quitte la Compagnie de Jésus puis de l’Église ; cf. Sandro Magister, Fin de la quarantaine pour le cardinal mis à l'écart, sur www.chiesa, 11/05/2012, article en ligne
- Qui avait lancé la revue Christus en 1954
- revue Études
- Études, avril 2009, p. 463-472
Bibliographie[modifier]
- Pierre Vallin, Études, histoire d'une revue : une aventure jésuite. Des origines au Concile Vatican II (1856 à 1965), éd. Études, 2000
- Jean Marie Mayeur et Yves-Marie Hilaire, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine : Les jésuites, éd. Beauchesne, 1985