Étrennes
Les étrennes[1] sont un présent offert en début d'année, au début du mois de janvier.
Sommaire |
[modifier] Dans l'Antiquité
Le mot étrenne pourrait provenir du nom de la déesse romaine de la santé Strena, qui était célébrée le premier janvier[2]. Simple don de plantes porte-bonheur à l'origine, elles se sont rapidement développées sous l'Empire romain : elles étaient constituées de don de nourriture, puis de vêtements, argent, objets précieux, meubles[2]...
D'origine païenne, les étrennes ont été condamnées comme pratique « diabolique » par les Pères de l'Église, dont Saint Augustin[2].
[modifier] Révolution française
Le 29 novembre 1789, l'Assemblée nationale constituante, considérant qu'il s'agit d'une forme de corruption, décide de supprimer les étrennes reçues par les agents de l'État :
« À compter du 1er décembre prochain, il ne sera permis à aucun agent de l'administration ni à aucun de ceux qui, en chef ou en sousordre, exercent quelque fonction publique, de rien recevoir à titre d'étrennes, gratifications, vin de ville, ou sous quelqu'autre dénomination que ce soit, des compagnies, administrations des provinces, villes, communautés, corporations ou particuliers, sous peine de concussion ; aucune dépense de cette nature ne pourra être allouée dans le compte desdites compagnies, administrations, villes, communautés, corporations[3]. »
[modifier] Sources
[modifier] Bibliographie
Joseph Alexandre Martigues, Dictionnaire des antiquités chrétiennes: contenant le résumé de tout ce qu'il est essentiel de connaître sur les origines chrétiennes jusqu'au moyen âge exclusivement, L.Hachette et Cie, 1865, 680 p., p. 16-17.
[modifier] Références
- Le plus souvent au pluriel, selon le TLFI.
- Martigny 1865.
- Jean Baptiste Duvergier, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens avis du Conseil d'état, depuis 1788 jusques et y compris 1824, A. Guyot et Scribe, 1834, p.59