Étienne d'Hastrel de Rivedoux

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le général Étienne d'Hastrel de Rivedoux. Pour son fils, le peintre Étienne Adolphe d'Hastrel de Rivedoux, voir Adolphe d'Hastrel.
Étienne d'Hastrel
Surnom
Dehastrel[1].
Naissance 4 février 1766
Pointe-aux-Trembles
(Union flag 1606 (Kings Colors).svg Province de Québec)
Décès 19 septembre 1846 (à 80 ans)
Versailles
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17811832
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Légion d'honneur
(Grand officier)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Famille Père de Adolphe d'Hastrel

Le baron Étienne d'Hastrel de Rivedoux est un général d'Empire français né le 4 février 1766 à Pointe-aux-Trembles au Québec, et mort le 19 septembre 1846 à Versailles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne d'Hastrel était fils de Jean Baptiste Christophe d'Hastrel de Rivedoux, gentilhomme de l'île de Ré, capitaine au service de la France tué au siège de Pondichéry.

Front de mer de Rivedoux-Plage (Île de Ré), avec, à droite, la tour du manoir d'Hastrel (XVIIe siècle).

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Admis à l'École royale militaire de Paris comme cadet-gentilhomme, avec rang de sous-lieutenant, le 11 septembre 1781, il entra le 8 mai 1784 avec son grade dans le régiment d'Artois (48e d'infanterie), où il devint lieutenant le 1er janvier 1791, et capitaine pendant la campagne des Vosges le 13 avril 1792. L'année suivante, il se trouva aux retraites de Francfort, de Hochheim et de Mayence, à l'affaire de Bingen, et fut nommé adjoint à l'état-major de l'armée du Rhin le 11 juillet.

En cette qualité, il passa le 28 germinal an II (17 avril 1794) auprès de l'adjudant-général Fririon à l'armée de Rhin-et-Moselle, remplit les mêmes fonctions auprès de l'adjudant-général Simon à l'armée de l'Ouest à dater du 2 prairial an IV (21 mai 1796), et prit part en l'an V aux travaux du cabinet topographique et historique.

Chef de bataillon le 9 prairial an V (28 mai 1797), il se rendit le 29 vendémiaire an VII (20 octobre 1798) à l'état-major de l'armée de Mayence, où il obtint le grade d'adjudant-général chef de brigade le 19 pluviôse. En thermidor, à l'armée des Alpes, il rentra au Dépôt de la Guerre le 9 germinal an VIII (30 mars 1800), fut compris en l'an IX dans l'organisation des adjudant-commandant, et rejoignit en thermidor de cette année l'armée d'observation du Midi à Milan, puis gagna Strasbourg (5e division militaire) le 1er vendémiaire an XI (23 septembre 1802).

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Envoyé en fructidor suivant au camp de Bayonne, puis au corps d'Irlande attaché au camp de Brest, il fut compris comme membre de la Légion d'honneur dans la promotion du 15 pluviôse an XII (5 février 1804), et reçut la décoration d'officier le 25 prairial suivant (14 juin 1804).

Il entra le 24 fructidor an XIII (11 septembre 1805) à l'état-major général de la Grande Armée sous les ordres du général Andréossi : il combatut en Autriche (1805), en Prusse (1806) et en Pologne (1807), et fut promu au grade de général de brigade à Varsovie le 26 janvier 1807.

De retour en Allemagne le 2 mars, et chef d'état-major du corps du prince de Ponte-Corvo, à Anvers, le 20 août 1809, il commanda l'arrondissement de Bois-le-Duc à la fin de la campagne. Chef d'état-major du général Oudinot, commandant le corps d'observation en Hollande, le 11 mai 1810, commandant de la Légion d'honneur le 14 juin, il prit le gouvernement militaire de Hambourg le 25 décembre.

Chef d'état-major général provisoire de l'armée d'Allemagne le 26 février, et général de division le 25 mars 1811, il fut nommé, le 13 mars 1812, directeur-général de la conscription militaire, poste qu'il conserva jusqu'à la paix de 1814.

Restauration française[modifier | modifier le code]

Chevalier de Saint-Louis le 19 juillet, et commandant le département des Vosges le 1er octobre, appelé par l'Empereur à Paris le 15 avril 1815, il exerça, du 8 mai au 17 octobre, les fonctions de chef de division an ministère de la Guerre.

Il fut lieutenant du roi de 1re classe à Strasbourg du 9 décembre au 14 août 1816, et chargé, cette année et la suivante, de diverses inspections générales d'infanterie dans les divisions de l'Est, puis il fut retraité en 1824.

Rappelé dans le cadre de réserve de l'état-major général au mois d'octobre 1830, il rentra définitivement dans la retraite le 11 juin 1832. Il a été fait grand officier de la Légion d'honneur le 8 mai 1835.

Il habitait Versailles lorsqu'il mourut le 19 septembre 1846. Sa sépulture y est encore visible de nos jours au cimetière Notre-Dame[2].

Hastrel de Rivedoux s'était marié deux fois, d'abord en 1796 avec sa cousine germaine Marie-Josèphe d'Hastrel de Rivedoux[3] qui meurt quelques années après leur mariage, puis avec une Alsacienne, Louise Zaepffel, avec qui il eut un fils, Adolphe d'Hastrel, capitaine d'artillerie, grand voyageur, surtout connu en tant que peintre et lithographe et qui a laissé à la postérité 61 lettres, des pièces et des dessins, en particulier un petit cahier de dessins intitulé Belgique, les fêtes de Bruges[3]. Ses mémoires ont été publiées[4].

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason à dessiner.svg Armes de la famille d'Hastrel

D'azur, au chevron d'or, accompagné de deux molettes de même, en chef, et d'une tête de levrier d'argent, colletée de gueules et bouclée d'or, en pointe.[5]

Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron Dehastrel et de l'Empire

D'azur ; au chevron d'or accompagné en chef de deux molettes d'éperons d'argent et en pointe d'une tête de lévrier d'argent colletée de gueules et bouclée d'or ; quartier des barons militaires, brochant sur le tout.[6]

Livrées : les couleur de l'écu[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 5, Bureau de l'administration,‎ 1847, 2e éd. (lire en ligne) ;


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon les lettres patentes de son titre de baron de l'Empire
  2. Cimetière Notre-Dame de Versailles www.landrucimetieres.fr
  3. a et b Rapport de l'archiviste de la province de Québec, vol. 52-53, Imprimeur de sa Majesté le Roi, Québec, 1974, p. 202
  4. Extraits du Carnet de la Sabretache, années 1933-1934-1935, Librairie historique F. Teissedre, Paris, 1998, 180 p. (ISBN 2-912259-10-X)
  5. Léon Audebert de La Morinerie, La Noblesse de Saintonge et d'Aunis convoquée pour les Etats-Généraux de 1789, J.B. Dumoulin,‎ 1861, 343 p. (lire en ligne)
  6. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  7. Fonds Étienne Hastrel de Rivedoux (P104) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).