Étienne Maynon d'Invault

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Étienne Maynon d'Invault est un homme d'État français né à Paris en 1721 et mort à Saint-Germain-en-Laye en France en 1801.

Fils de Vincent Maynon d'Invault (1668–1736) et sa seconde épouse Agnès de Bouvard de Fourqueux. Ils se sont mariés en 1712. Sa première femme était Catherine Hardouin-Mansart († 1702). Ce mariage n'avait pas d'enfant.

Étienne Maynon d'Invault épousa en 1758 sa cousine Adélaïde Élisabeth Bouvard de Fourqueux (née en 1745). Étienne Maynon d'Invault fut conseiller à la 4e chambre des Enquêtes du Parlement de Paris en 1741. Il fut ensuite maître des requêtes (4 mars 1747-29 janvier 1766), président au Grand Conseil (1753), intendant de Picardie à Amiens (août 1754). Nommé conseiller d'État surnuméraire le 5 octobre 1766, il devint conseiller d'État de semestre le 7 novembre 1767.

Il fut nommé contrôleur général des finances le 22 septembre 1768 en remplacement de Clément Charles François de L’Averdy, et ministre d'État le 10 décembre 1768.

« Physiocrate convaincu et personnage assez ridicule, beau-frère de Trudaine et de Montigny, [...] tout [son] mérite se réduisait à être de la faction Choiseul. » (Michel Antoine) Il fit proroger le second vingtième jusqu'en 1772, ce qui souleva de vives remontrances des Parlements et contraignit Louis XV à tenir un lit de justice le 11 janvier 1769 afin d'enregistrer l'édit.

Il utilisa les expédients ordinaires, tout en préparant des mesures drastiques qui devaient être discutées le 19 décembre 1769 aux Conseils des Dépêches et des Finances réunis ensemble, après avoir été examinées la veille chez le Chancelier dans un comité réunissant les membres de ces deux conseils. Mais Maupeou soumit ces projets à une vive critique, que Choiseul combattit vainement. À la suite de cette réunion, Louis XV décida de ne pas soumettre les mesures envisagées au Conseil élargi ce qui amena la démission de Maynon d'Invault le 19 décembre 1769. Il fut remplacé par l'abbé Terray.

Résidences[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacques Bresson, Histoire financière de la France, Bachelier, 1829, p. 509.
  • Notice publiée dans Françoise Bayard, Joël Félix, Philippe Hamon, Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances, Comité pour l'Histoire économique et financière de la France, 2000 (ISBN 2-11-090091-1), XVIIIe siècle, p. 16.
  • François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse. Chez La Veuve Duchesne (1775), p. 664