Étienne Maynaud de Bizefranc de Lavaux

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Étienne Maynaud de Bizefranc de Lavaux
Naissance 8 août 1751
Digoin (Saône-et-Loire)
Décès 12 mai 1828 (à 76 ans)
Cormatin (Saône-et-Loire)
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17691801
Conflits Guerre de la Révolution haïtienne
Autres fonctions Gouverneur de Saint-Domingue
Étienne Maynaud de Bizefranc de Lavaux
Fonctions
Parlementaire français
Député de la Saône-et-Loire
4 novembre 182024 décembre 1823
Gouvernement Restauration
Groupe politique Libéral (gauche)
Biographie

Étienne Maynaud de Bizefranc de Lavaux, né le 8 août 1751 à Digoin (Saône-et-Loire), mort le 12 mai 1828 à Cormatin (Saône-et-Loire), est un général de division et un homme politique de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le général de Saint-Domingue[modifier | modifier le code]

Portrait de Toussaint Louverture, avec qui le général Lavaux entretient une relation épistolaire.

Étienne Maynaud est le fils de Hugues Maynaud de Bizefranc, écuyer, et de dame Marie Jeanne Baudoin. Il est sous-lieutenant de dragons en 1769, puis devient capitaine en 1771, et lieutenant-colonel en 1791. Arrivé à Saint-Domingue fin 1792, avec la deuxième commission civile de Sonthonax et Étienne Polverel, il a en charge la partie nord-ouest de la colonie, à Port-de-Paix.

Il est promu général de brigade le 6 juin 1793. À la demande de Sonthonax, qui avait unilatéralement aboli l'esclavage à Saint-Domingue, il entre en relation avec Toussaint Louverture[1], alors chef d'esclaves révoltés ralliés à l'Espagne, pour le convaincre de rejoindre la République. Ayant réussi, il se lie d'amitié avec lui.

Il est nommé gouverneur de Saint-Domingue par intérim le 14 octobre 1793 et atteint le grade de général de division le 25 mai 1795. Maynaud est ensuite nommé au Cap, principale ville de la colonie. Mais il se détache des mulâtres et se comporte avec autoritarisme. Le 20 mars 1796, les mulâtres du Cap l'emprisonnent avec ses aides de camp. Toussaint marche sur la Cap pour le délivrer. En remerciement, Maynaud nomme Toussaint lieutenant général au gouvernement de Saint-Domingue.

Retour en France[modifier | modifier le code]

Toussaint, redoutant la concurrence de Maynaud lors de sa montée au pouvoir, le fait élire en septembre 1796 député au Conseil des Anciens pour le département de Saône-et-Loire. Maynaud siège à ce Conseil jusqu'en 1799, défendant la politique de Toussaint Louverture[2].

Envoyé comme commissaire à la Guadeloupe en 1799, il est rapidement mis aux arrêts pour ses positions trop favorables aux Noirs ; puis il est mis à la retraite d'office sur ordre du Premier consul Bonaparte à compter du 1er janvier 1801 et revient en métropole. À la Restauration, il est député de 1820 à 1824, défendant des idées progressistes. Il meurt le 12 mai 1828 à Cormatin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'avère que la relation épistolaire entre Toussaint Louverture et Étienne Maynaud a ensuite été utilisé par Victor Schœlcher dans le cadre de son projet de loi d’abolition de l'esclavage de 1848
  2. Le général Laveaux, gouverneur de Saint-Domingue, député néo-jacobin

Sources[modifier | modifier le code]