Étienne Manac'h

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Étienne Manac'h

Naissance 3 février 1910
Plouigneau (Finistère)
Décès 14 février 1992 (à 82 ans)
Concarneau (Finistère)
Nationalité Drapeau de France Française
Diplôme
Profession
diplomate
Activité principale
écrivain
Autres activités
résistant
Formation
Lettres (Sorbonne)

Étienne Manac'h (Étienne Manoël Manac'h), né le 3 février 1910 à Plouigneau (Bretagne) et mort le 14 février 1992 (à 82 ans) à Concarneau, est un diplomate de carrière et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Scolarité et formation universitaire[modifier | modifier le code]

Étienne Manac'h est scolarisé à Morlaix de 1922 à 1925, puis après le déménagement de sa famille à Paris au lycée Buffon, où il obtient son baccalauréat en 1929. Après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, il fait ses études à la Sorbonne (licence ès lettres en 1931, diplôme d'études supérieures de philosophie en 1934). Après avoir enseigné en France et effectué son service militaire, il est détaché au lycée de Galatasaray d'Istanbul où il enseigne la philosophie et les lettres de 1938 à 1942.

Résistance et diplomatie[modifier | modifier le code]

À partir de 1941, il est délégué de la France libre en Turquie, puis, radié de l'Éducation nationale en juin 1942, il est chargé par le comité français de Libération nationale de développer des contacts clandestins avec les membres de la Résistance qui travaillent dans les ambassades de Vichy dans les États des Balkans. Après la guerre, il est affecté en Tchécoslovaquie, d'abord comme secrétaire d'ambassade à Prague, puis comme consul général à Bratislava. Avec d'autres diplomates occidentaux, il est expulsé du pays en 1951, prétendument pour espionnage et soutien aux « éléments hostiles au régime »[1]. Entre 1951 et 1969, il occupe divers postes, notamment directeur de cabinet de Guy Mollet (1958-1959) et directeur d'Asie-Océanie à l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères (Quai d'Orsay) de 1960 à 1969, où il joue un rôle influent dans le déroulement des négociations entre Washington et Hanoï pendant la guerre du Vietnam[2]. De 1969 à 1975, Étienne Manac'h est ambassadeur de France en République populaire de Chine.

Étienne Manac'h est élevé à la dignité d'ambassadeur de France en 1974.

Il se retire près de Pont-Aven, dans une maison où Paul Gauguin avait son atelier. Il écrit des mémoires et garde des engagements politiques et sociaux : il accepte ainsi la présidence d'honneur de l'Association démocratique des Français de l'étranger créée en 1980.

Controverse sur son appartenance au parti communiste[modifier | modifier le code]

Étienne Manac'h, proche du parti communiste dans sa jeunesse (avant de rejoindre la SFIO), et ayant eu des contacts avec des diplomates soviétiques durant son séjour en Turquie, des rumeurs anglo-saxonnes[3], jamais étayées, ont fait de lui un agent de Moscou.

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

  • Grand-croix de l’ordre national du Mérite[4].
  • Chevalier de la Légion d'honneur : 14/08/1946
  • Officier de la Légion d'honneur : 20/08/1955
  • Commandeur de la Légion d'honneur : 12/07/1973
  • Grand officier de la Légion d'honneur : 22/03/1988[4]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

sous le nom d'Hervé Kerven

Notes et références[modifier | modifier le code]