Étienne Jean François d'Aligre

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Étienne Jean François d'Aligre
Portrait du marquis d'Aligre, bronze de François-Joseph Bosio (1768-1845), 1er quart du XIXe siècle, California Palace of the Legion of Honor, San Francisco.
Portrait du marquis d'Aligre, bronze de François-Joseph Bosio (1768-1845), 1er quart du XIXe siècle, California Palace of the Legion of Honor, San Francisco.
Fonctions
Parlementaire français
Membre de la Chambre des pairs
17 août 181511 mars 1847 (†)
Gouvernement Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Biographie
Date de naissance 20 février 1770
Paris
Date de décès 11 mars 1847 (à 77 ans)
Paris

Étienne-Jean-François-Charles, 6e marquis d'Aligre (° 20 février 1770 - Paris11 mars 1847 - Paris) est un homme politique français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne et illustre famille de robe, Étienne Jean François d'Aligre était fils d'Étienne François, marquis d'Aligre, comte de Marans, président à mortier du parlement de Paris, célèbre par l'opposition qu'il fit en 1788 dans les conseils du roi, au projet de convocation des États généraux, et de Anne Catherine Louise Baudry, sœur de André Jean-Baptiste Baudry Page d'aide sur l'homonymie, maître des comptes.

Le marquis d'Aligre suivit son père dans l'émigration. Après la mort de ce dernier à Brunswick (1798), il rentra en France, y prit possession de l'immense héritage que l'extrême parcimonie de ses père et mère lui avait laissé, et, lors de l'avènement de Napoléon Ier, accepta les fonctions de chambellan auprès de la princesse Caroline, épouse de Murat (1804). Il avait été, l'année d'avant, nommé membre du conseil général du département de la Seine. Toutefois, il ne consentit jamais, malgré les plus vives instances de l'Empereur, à donner sa fille en mariage au général Arrighi, parent de Napoléon.

Deux fois président du collège électoral d'Eure-et-Loir, le marquis fut un des commissaires chargé de recevoir Louis XVIII à son entrée dans Paris (1814). La Restauration l'appela, le 17 août 1815, à la dignité de pair de France. Il inaugura sa pairie à l'occasion du procès du maréchal Ney : à l'appel nominal qui eut, lieu, dans la séance du 6 décembre, sur l'application de la peine, d'Aligre fut le premier des cinq membres qui s'abstinrent de prendre part au vote.

Pendant toute la durée de la Restauration, partisan dévoué de la monarchie constitutionnelle, il n'accorda son suffrage à aucune des mesures réclamées par le ministère de M. de Villèle ; aussi, après les journées de Juillet 1830, fut-il du nombre des pairs que le gouvernement de Louis-Philippe Ier conserva dans la Chambre haute. Il y siégea jusqu'à sa mort.

Sa fortune était immense. Il possédait 21 000 hectares de terre jusque dans la région de Bordeaux. Ce fit lui qui acheta le château des Vaux en l'an 1804, aux enfants Dussieux : il le remit en état[1].

Il n'eut qu'une fille de son premier mariage, avec Mlle Marie de Godefroy de Senneville[1]. Le marquis d'Aligre avait épousé, en secondes noces (1810), Louise Charlotte Aglaé Camus de Pontcarré, sa cousine germaine issue d'une famille bourguignonne, fondatrice de nombreux établissements de bienfaisance, entre autres de l'asile de Lèves, près de Chartres. Avec son épouse, le marquis fait don d'une partie de ses biens pour des œuvres charitables comme la création de prisons ou d'hôpitaux. On lui doit notamment l'asile d'Aligre à Chartres, l'hôpital d'Aligre à Bonneval (Eure-et-Loir), l'hôpital de Bourbon-Lancy[2] (Saône-et-Loire) et l'hôpital d'Aligre à Château-Chinon (Nièvre).

Titres[modifier | modifier le code]

« Les rang, titre et qualité de pair de France dont est revétu le marquis d'Aligre, ont été substitués, par ordonnance du 21 décembre 1825 à Étienne-Marie-Charles de Pomereu-d'Aligre, son petit-fils, né à Paris le 3 mai 1813, fils de Michel-Marie-Charles de Pomereu-d'Aligre, et d'Étiennette-Marie-Catherine-Charlotte d'Aligre, pour en jouir héréditairement après la mort de son aïeul. Par une ordonnance royale du 14 du même mois de décembre 1825, Étienne-Marie-Charles de Pomereu avait été autorisé à ajouter à son nom celui d'Aligre. »

— Le Chevalier de Courcelles, État actuel de la pairie de France, 1826.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason fam fr Aligre (d').svg
Armes du marquis d'Aligre, pair de France

Burelé d'or et d'azur (de dix pièces), au chef du second, chargé de trois soleils du premier.[5],[6],[3],[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Étienne d'Aligre » (consulté le 16 octobre 2011)
  2. Le marquis fait bâtir un hôpital, par philanthropie, déboursant quatre millions de francs or ; une statue du marquis et de son épouse ainsi que des armoiries dispersées rappellent leur don.
    Source 
    Guide de Bourbon-Lancy, 1955, page 19.
  3. a et b (en) François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 27 septembre 2005 (consulté le 18 juin 2011)
  4. « Notice no LH/19/55 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887 et « ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 14 octobre 2011)
  6. Arnaud Bunel, « [[Famille d'Aligre|Maison d'Aligre (olim. Haligre)]] », sur www.heraldique-europeenne.org (consulté le 11 juillet 2011)
  7. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 6,‎ 1826 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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