Étienne Hirsch (1901-1994)

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Étienne Hirsch (né le 24 janvier 1901, mort le 17 mai 1994[1]) est un ingénieur, un résistant et un haut fonctionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne Hirsch naît dans une famille bourgeoise d'origine juive. Son père, Richard Hirsch, est banquier.

Après des études à l'École des Mines, il va œuvrer dans l'industrie chimique. Il sera aussi temporairement membre du Parti socialiste d'alors duquel il demeurera proche. En 1924, il entre dans les établissements Kuhlmann (qui deviendront Ugine Kuhlmann). En 1931, il reçoit le prix Félix Robin pour sa mise au point de la fabrication du méthane de synthèse. À la fin des années trente à la demande du cartel de l’azote, il visite divers pays afin de faire un rapport sur les capacités de production. Cela l'introduit à la réflexion économique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint rapidement les Français libres sous le nom de Commandant Bernard et devient directeur adjoint de l'armement, chargé d'assurer l'armement des Forces françaises libres. Il participe à Londres à des conversations sur une union régionale européenne avec Hervé Alphand et Paul Van Zeeland. En 1943, il devient un proche collaborateur de Jean Monnet à Alger. À la Libération, il s’occupe d'approvisionnement sous le gouvernement provisoire, puis après un très bref retour dans l’industrie, il retrouve Monnet au Commissariat général du Plan.

En 1950, il participe à l'élaboration de la doctrine Schuman sur l'Europe basée sur l'axe franco-allemand. En 1952, alors que Jean Monnet va à la CECA, il prend la direction du Plan qu’il conservera jusqu’en 1959, date à laquelle il présidera la commission de l’Euratom. En 1961, le gouvernement ne renouvelle pas son mandat à l’Euratom.

Dans les années soixante, il se rapproche de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste de François Mitterrand et participe à la fondation du Club Jean Moulin, dont il corédige la charte avec Jean Ripert[2]. Il donne aussi des cours à l’Université libre de Bruxelles et à l’université catholique de Louvain.

Il est le père de Bernard Hirsch, ancien directeur de l’École nationale des ponts et chaussées, et le grand-père de Martin Hirsch, ancien haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et directeur de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Previti Allaire, « Les archives d'Étienne Hirsch à Florence : Sources d'un itinéraire européen », dans Historiens de l'Europe contemporaine, vol. 11, no 1-4, 1996, reproduit sur le site de l'Institut universitaire européen de Florence.
  2. Danse avec le siècle, autobiographie de Stéphane Hessel, Seuil, 1997

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]