État d'urgence (roman)

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État d'urgence
Auteur Michael Crichton
Genre Techno-thriller
Version originale
Titre original State of Fear
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original États-Unis
Date de parution originale 2004
Version française
Traducteur Patrick Berthon
Lieu de parution Paris
Éditeur Robert Laffont
Collection Best-sellers
Date de parution 2005
Nombre de pages 646
ISBN 2-221-10457-9
Chronologie
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État d'urgence (titre original : State of Fear) est un techno-thriller, doublé d'un roman-essai, de l'écrivain américain Michael Crichton, publié en 2004. Comme la plupart de ses romans, il s'agit d'un techno-thriller, concernant cette fois des éco-terroristes qui menacent la planète pour faire triompher leur cause (le combat contre les changements climatiques) en espérant qu'elle leur rapportera gros. De nombreux graphes, notes de bas de page et annexes complètent le roman, selon un procédé classique chez Crichton, lui donnant ainsi l'apparence de la novélisation de faits politiques et scientifiques réels.

La traduction française est parue en France en 2005.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le héros est un avocat travaillant sur des questions d'environnement qui découvre petit à petit qu'il a été manipulé par différents courants de pensée et mouvements environnementalistes et écologistes, certains étant notamment ses propres clients, et qu'un de ces mouvements dissimule en fait un réseau éco-terroriste ; ce réseau, présent dans le monde entier, est décidé à perpétrer des attentats sanglants pour promouvoir ses thèses sur le réchauffement climatique et justifier les prises de position environnementalistes, notamment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L'auteur a également décidé d'inclure son propre point de vue sur le changement climatique à la fin de son livre : il considère que le monde se réchauffe, mais que les causes, les conséquences, les avantages et les inconvénients de ce changement sont inconnus et donc que rien ne démontre que ce changement ne peut être globalement bénéfique. Il y combat également avec passion la politisation de la science et milite pour la conservation de la nature et pour la continuation des efforts de recherche relatifs à tous les aspects de l'environnement de la Terre.

La polémique[modifier | modifier le code]

Les critiques soulignent de nombreuses erreurs dans les faits exposés par l'ouvrage ; par exemple Crichton estime que l'interdiction du DDT contre les moustiques porteurs de la malaria a causé la mort de 50 millions de personnes, alors qu'il n'y a jamais eu d'interdiction officielle d'utiliser le DDT contre ces moustiques [réf. souhaitée] et que le nombre total de décès pour cause de malaria durant la période citée est inférieur à 50 millions[réf. souhaitée]. Le roman a été sévèrement critiqué par des scientifiques et des environnementalistes pour inexactitude de faits présentés comme tel, mais a été soutenu par des scientifiques sceptiques du changement climatique[réf. souhaitée]. Par son retentissement, il a nourri les controverses sur le réchauffement climatique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Arnould, « Biogéographie et changement global : la valse des biomes », in Historiens & Géographes, n°395, juillet-août 2006, p95-108

Liens externes[modifier | modifier le code]