Étang de Diane

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Étang de Diana
ou
Étang de Diane
l'Étang de Diane à Aléria
l'Étang de Diane à Aléria
Administration
Pays Drapeau de la France France
Subdivision Corse
Géographie
Coordonnées 42° 07′ 52.1″ N 9° 32′ 05.65″ E / 42.131139, 9.534902842° 07′ 52.1″ Nord 9° 32′ 05.65″ Est / 42.131139, 9.5349028  
Type Lagune littorale
Superficie 6,00 km2
Altitude 0 m
Hydrographie
Alimentation ruisseau d'Arena

Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse

(Voir situation sur carte : Haute-Corse)
Étang de DianaouÉtang de Diane

L'étang de Diana ou Étang de Diane est une lagune de Haute-Corse située au nord d'Aléria[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'étang de Diana est le troisième de Corse par sa superficie (570 hectares), après l'étang de Biguglia (1 450 ha) et l'étang d'Urbino (790 ha)[1]. Sa profondeur moyenne est de 4 mètres pour une maximale de 11 mètres. Il est le plus profond de Corse.

Situation[modifier | modifier le code]

L'étang est « à cheval » sur les communes de Tallone au nord et d'Aléria au sud. Il est séparé de la mer Tyrrhénienne, au nord du grau par un lido sableux qui est la plage de Tallone, et au sud par une bande de terre appelée Mare Stagno de près de 1,2 km dans sa partie la plus large, sur trois kilomètres de long. Côté étang, Mare Stagno a une avancée de terre appelée Cap Gros.
L'étang de Diana est situé entre l'étang de Terrenzana (127 ha acquis par le Conservatoire du littoral) au nord et le Tavignano au sud.

Son origine est tectonique, résultant d'un mouvement extensif ayant provoqué un bassin d'effondrement au sein des terrains sédimentaires Miocènes.

Trois petits cours d'eau l'alimentent :

  • le ruisseau d'Arena. Il est le plus important et se jete dans l'étang à hauteur de l'île de Diana (Tallone). À l'approche de l'étang se situe une zone humide, le marais de Pompugliani ;
  • le ruisseau de Pietroni. Il marque la séparation entre les deux communes.
  • le ruisseau de Ronsignese est le plus méridional de l'étang.

Sur la partie Tallone, se situe une zone habitée, le hameau de Terravecchia.

Environnement[modifier | modifier le code]

Une structure professionnelle de l'étang

Quoique son milieu soit écologiquement moyen, l'étang présente un grand intérêt écologique, tant par sa flore que par sa faune qui sont remarquables. Son grau semi-naturel est désensablé tous les ans, permettant ainsi un renouvellement des eaux de la lagune et les échanges juvéniles et adultes de poissons divers avec la mer ainsi que la création de frayères et de nourriceries. Il recèle des gisements naturels de coquillages (huître plate), des herbiers à Cymodoceas dominantes et zostères.

Sur les bords, le maquis méditerranéen est luxuriant. Au niveau du grau est une zone halophile à salicornes, et au débouché du ruisseau d'Arena, une vaste roselière avec des petites zones humides à phragmites, joncs et scripes autres plantes des marais .
De nombreux invertébrés sont présents, dont la grande nacre qui est protégée sur le plan national. L'étang est riche de 34 espèces de poissons dont l'anguille qui a depuis toujours été pêchée et exportée en Italie.
La zone humide de Diana abrite de nombreuses espèces d'oiseaux rares et menacés en Corse, en reproduction ou de passage tels les grands cormorans, mouettes, goélands, canards colverts, foulques[1].

L'étang est une lagune privée, propriété du Conservatoire du littoral et géré par le conseil général de Haute-Corse. Site inscrit, il est une zone protégée et bénéficie d'un périmètre de protection. ZNIEFF terrestres et marines de type I[2].

L’étang est une zone humide d’importance internationale selon la convention de Ramsar.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autre structure professionnelle de l'étang

« A quelques kilomètres d'Alalia, l'étang de Diana pouvait abriter une flotte de commerce et se prêter aux évolutions d'une flotte de guerre. Ainsi commençait à se dessiner un Empire grec dans la Méditerranée occidentale »[3].

À l’époque romaine l'étang de Diana était le "Port de Diana"[4]. Diana a servi à la flotte de Misène dont la base navale romaine était située près de Naples. Les Romains appréciaient déjà les huîtres de l'étang.

« Bons cavaliers et bons fantassins, les Corses étaient aussi d'excellents marins. La flotte de Misène avait deux stations dans l'île, l'une à Aléria et l'autre à Mariana. Le commandement de la flottille était exercé par un triérarque des galères (Tacite, Histoires, L. II. c. 16.)[5] ».

Au sud du grau se situe la Tour génoise de Diane ruinée. À l'ouest de la tour, est un îlôt haut de 24 mètres, sur lequel avait été bâtie la chapelle Santa-Maria dont il ne reste que des vestiges.

De nos jours il est exploitée par cinq structures professionnelles[1] pour la pêche, la conchyliculture et l'aquaculture. La pêche traditionnelle toujours pratiquée, concerne l'anguille, le loup et le mulet. L'élevage des coquillages concerne les huîtres, palourdes et moules. Les parcs à huîtres sont « à cheval » sur les communes de Tallone et d'Aléria.
Les élevages de poissons : loups et dorades royales, sont des pratiques plus récentes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références