Étainhus

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Étainhus
Image illustrative de l'article Étainhus
Blason de Étainhus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Havre
Canton Saint-Romain-de-Colbosc
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Romain-de-Colbosc
Maire
Mandat
Didier Sanson
2014-2020
Code postal 76430
Code commune 76250
Démographie
Gentilé Stainhusiens
Population
municipale
1 073 hab. (2011)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 05″ N 0° 18′ 49″ E / 49.5681, 0.3136 ()49° 34′ 05″ Nord 0° 18′ 49″ Est / 49.5681, 0.3136 ()  
Altitude Min. 87 m – Max. 126 m
Superficie 8,22 km2
Localisation

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Étainhus

Étainhus est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie. Ses habitants sont appelés les Stainhusiens et les Stainhusiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 8,2 km2 et compte 1 072 habitants depuis le dernier recensement de la population c'est-à-dire en 2009. La densité de population est de 130,4 habitants par km² sur la commune.

Étainhus est située à 2 km de Sainneville ou de Graimbouville, à 5 km de Saint-Romain-de-Colbosc et à 18 km du Havre.

La gare d'Étainhus - Saint-Romain, située sur la commune, est sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes tardives Esteinhues fin XIIe siècle[2], Esteinhus XIIIe siècle[3].

Albert Dauzat et Charles Rostaing[4] avancent la thèse d'une origine germanique, toponyme formé des éléments steen, pierre et hus, maison. De manière paradoxale, ils considèrent que Lihus en Picardie contient le vieux norrois hús, maison.

François de Beaurepaire[5]leur préfère le vieux norrois hús, maison, et steinn, pierre, que l'on rencontre autrement en Normandie dans Esteinvei vers 1320 à Fresville (Manche) ou encore probablement dans Étaintot à Saint-Wandrille-Rançon (Steintot 1074[6]), le second élément -tot étant bien identifié comme issu du vieux norrois -topt dans cette province (cf. Routot, Yvetot, etc.)[7]. L'élément -hus se retrouverait par ailleurs dans Sahurs (Salhus vers 1024)[8]. En outre, Étainhus se situe dans l'aire de diffusion de la toponymie anglo-scandinave. À noter également les parallèles Étainhus / Étaintot avec Stenhus / Stentoft (Danemark).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Étainhus

Les armes de la commune d'Étainhus se blasonnent ainsi :
de gueules au chevron d’or, maçonné de sable, accompagné en chef de deux coquilles du même et en pointe de deux clefs d’argent passées en sautoir, les pannetons en haut, au chef aussi d’or chargé d’un drakkar de sable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existait autrefois une léproserie près de l'église, où les malades étaient soignés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Mellon Decaen    
1795 1800 Étienne Hanouet    
1800 1816 Nicolas Ricouard    
1816 1824 M. Guérin    
1824 1826 Pierre Soyer    
1826 1831 Guillaume Le Breton    
1831 1875 Auguste Le Quesne    
1875 1891 Daniel Blondel    
1891 1904 Alfred Vatin    
1904 1906 Émile Lair    
1906 1935 Paul Guillard    
1935 1935 Léon Petre    
1935 1940 Paul Haquet    
1940 1943 Pierre Morisse    
1943 1944 Paul Guillard    
1944 1945 Lionel Lecoq    
1945 1949 Paul Haquet    
1949 1965 Paul Guillard    
1965 1977 Eugène Champion    
1977 2000 Michel Boulay    
2000   Didier Sanson    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 073 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 400 403 347 550 458 442 456 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494 491 483 474 524 515 537 526 502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
489 470 450 445 425 406 418 553 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
529 531 542 609 926 1 007 1 043 1 057 1 073
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site SNCF TER Haute Normandie : Gare d'Étainhus-Saint-Romain (consulté le 26 avril 2014)
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150). p. 75.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6).p. 275.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  5. Op. cité.
  6. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie, OREP éditions 2009. p. 93.
  7. F. de Beaurepaire, Op. cité. p. 12 - 13.
  8. F. de Beaurepaire, Op. cité. p. 132.
  9. Site etainhus.fr Histoire : liste des maires de la Commune (consulté le 26 avril 2014).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]