Étaimpuis

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Étaimpuis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Tôtes
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Rivières
Maire
Mandat
Michel Pilon
2014-2020
Code postal 76850
Code commune 76249
Démographie
Population
municipale
725 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 48″ N 1° 08′ 41″ E / 49.6467, 1.1447 ()49° 38′ 48″ Nord 1° 08′ 41″ Est / 49.6467, 1.1447 ()  
Altitude Min. 132 m – Max. 171 m
Superficie 10,6 km2
Localisation

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Étaimpuis

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Étaimpuis

Étaimpuis est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays de Caux, Étaimpuis est entourée de parcelles cultivées (céréales, colza, etc.).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Généralité[modifier | modifier le code]

La commune s'est formée par la fusion en 1824 des trois anciennes communes de Biennais, d’Étaimpuis et de Lœuilly (ou Leuilly)[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Biennais est attesté sous la forme Bienais en 1084. Sa signification est obscure[1].
  • Étaimpuis est mentionné sous la forme Estanpuiz en 1137. Selon François de Beaurepaire[1], il s'agit d'un composé germano-roman signifiant « le puits en pierre », le premier élément Étaim- étant issu du germanique stein « pierre » cf. Estaimpuis en Belgique, Steenput en flamand. En réalité, c'est plus précisément une combinaison d'éléments vieux bas franciques, le second d'entre-eux -puis procédant directement du vieux bas francique *putti « puits »[2] (cf. vieux saxon putti, moyen néerlandais putte > néerlandais put, vieux haut allemand p(f)uzza, même sens > allemand Pfütze, anglais pit), avec une désinence -s romane. Le germanique commun *putti, *puttja passe pour un emprunt au latin puteus « puits. »
  • Leuilly est attesté sous la forme Lulleium en 1137 et Lulliacum au XIIe siècle. Il s'agit manifestement d'un toponyme gallo-roman suffixé en -acum « lieu de, propriété de »[1]. Il doit remonter exactement à un *LULLIACU, formation basée sur l'anthroponyme Lullius.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église d'Étaimpuis fut donnée en 1055 par Hugues de Mortemer, ancêtre de la famille Mortimer à l'abbaye de Saint-Victor ; celle de Biennais à l'abbaye Saint-Ouen de Rouen en 1084.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le village a subi des bombardements en juillet 1944[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ??  ?? Dona Martin    
 ?? 1976 Marcel Bellet    
1976 1988 André Denis    
1988 mars 2014 Hubert Daumalle    
mars 2014 Michel Pilon   Retraité de La Poste

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 725 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
323 229 229 236 617 642 607 573 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
550 552 553 436 516 450 431 433 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
442 433 388 399 406 400 403 391 436
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
400 388 405 508 550 523 605 725 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Étaimpuis (2007: 56 habitations)

- Rue du Chasse-Fêtu (17 maisons) - Rue des Primevères (10 maisons) - Impasse des Violettes (5 maisons) - Chemin de Clères (11 maisons) - Rampe Saint-Martin (2 maisons) - Impasse des Jonquilles (2 maisons) - Chemin du Chasse-Marée (4 maisons) - Chemin de la Chapelle (3 maisons) - Impasse des Pâquerettes (2 maisons)

  • Biennais (2007 : 84 habitations)

- Rue de l'Église (6 habitations) - Rue des Mésanges (7 habitations) - Rue des Fauvettes (13 habitations) - Rue des Bergeronnettes (21 habitations) - Chemin des Colombes (2 habitations) - Rue des Rossignols (19 habitations) - Rue des Tourterelles (4 habitations) - Impasse des Sarcelles (2 habitations) - Résidence du Clos Normand (10 maisons)

  • Lœuilly (2007 : 65 habitations)

- Rue des Pommiers (24 habitations) - Rue des Charmilles (18 habitations) - Rue des Hêtres (4 habitations) - Impasse des Meurisiers (2 habitations) - Impasse des Frênes (4 habitations) - Rue des Acacias (6 habitations) - Impasse des Pins (3 maisons) - Rue André et Berthe Noufflard (4 habitations)

  • Le Pière (30 habitations)

- Chemin des Fées (15 habitations) - Rue des Charmes (15 habitations)

  • Le Coudray (2007 : 14 habitations)

- Rue du Parc Floral (9 habitations) - Impasse des Coudriers (5 habitations)

  • Le Réel (2007: 6 habitations)

- Rue du Réel (5 habitations) - Rue de la ferme (1 habitation)

  • La Gobe (2007: 3 habitations)

- Rue des Fourches (2 habitations) - Rue de la Folie (1 habitation)

  • Le Menu Bosc (2007: 2 habitations)
  • La Briqueterie (2007: 2 habitations)

Au total, l'estimation du nombre de logement en 2007 est de 262 habitations. Cependant, beaucoup de maisons sont encore en construction, et de nombreux terrains sont en vente (estimation du nombre de nouvelles constructions en 2008 : 15 habitations)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin d'Étaimpuis (1763)
  • Église Saint-Martin de Biennais (1956)
  • Parc floral du clos du Coudray (a reçu le label « jardin remarquable »)
  • Nombreux anciens vestiges allemands (blockhaus), à Biennais

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Berthe et André Noufflard, artistes-peintres, possédaient un petit château à Leuilly. Cette propriété est toujours occupée par la famille Noufflard.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Lors de la tempête de décembre 1999, la commune d'Étaimpuis a été sévèrement touchée. La rue du Chasse-Fêtu s'est retrouvée sous 1,30 m d'eau, tandis que des torrents de boue de soixante centimètres de haut dévalaient la rue des Primevères. Heureusement, du fait de la configuration du bourg (maisons en hauteur), les dégâts ont été faibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, lien OCLC?).
  2. Site du cnrtl : étymologie de "puits"
  3. Norbert Dufour et Christian Doré (préf. Daniel Pégisse), L'Enfer des V1 en Seine-Maritime durant la Seconde Guerre mondiale, Luneray, Bertout,‎ 1993, 295 p. (ISBN 2-86743-179-4), p. 204-205
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, lien OCLC?).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]