Établissement scolaire français à l'étranger

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Les établissements d'enseignement français à l'étranger (EEFE) sont très divers de par leurs statuts et leurs enseignements. Ils offrent des classes de la maternelle à la terminale (mais, dans certains pays, tous les cycles ne sont pas représentés ou n'offrent qu'un relais Cned) et même quelques classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

Dans la mesure où ces établissements scolaires sont implantés sur le territoire d'autres États, seule une loi locale ou une convention bilatérale entre l'État en question et la France leur permet d'échapper aux règles qui régissent le système éducatif local.

La majeure partie des écoles à programme français d'enseignement situés à l'étranger est homologuée par le ministère français chargé de l'Éducation nationale. Les cours sont donnés en français et les programmes scolaires sont quasi identiques à ceux suivis en France ; ils préparent, notamment, au baccalauréat.

Présentation[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un réseau de plus de 400 établissements d'enseignement français répartis dans 133 pays. Environ 240 000 élèves y sont scolarisés, dont un peu plus d'un tiers de Français. Ces établissements se divisent en quatre catégories (en fonction de l'étroitesse de leurs liens avec l'État français) :

  • les établissements publics dont la gestion a été confiée à l’Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) (74 en 2008). Ces établissements sont aussi dits « établissements en gestion directe » ;
  • les établissements privés homologués par l'Éducation nationale française et qui ont choisi de passer une convention avec l'AEFE (176 en 2008). Ces établissements sont aussi dits « établissements conventionnés » ; ils sont l'équivalent des établissements privés sous contrat qui existent en France ;
  • les établissements (parfois il s'agit simplement de quelques classes dans une école) publics ou privés homologués par l'Éducation nationale française mais qui n'ont pas souhaité passer de convention avec l'AEFE (199 en 2008) ;
  • les établissements publics ou privés qui délivrent des enseignements en français mais dont les enseignements n'ont reçu aucune homologation de la part des autorités françaises (soit parce qu'elles ne l'ont pas demandé alors qu'elles ont le niveau nécessaire, soit parce qu'elles ne remplissent pas les conditions pour être homologuées).

Les écoles privées appartiennent en général à des associations de parents d'élèves ou à certaines autres associations reconnues d'utilité publique (Mission laïque française, Alliance israélite universelle, etc...).

Les établissements homologués par l'Éducation nationale française sont tenus de délivrer un enseignement conforme aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles d’organisation applicables en France, dans les établissements de l’enseignement public.

Le financement des établissements publics et des établissements privés conventionnés est assuré conjointement par un financement de l'État français (environ 40 %) et par la perception de frais d'écolage (pour les 60 % restant). Ces droits d'écolage (nom traditionnellement donné aux frais de scolarité) doivent être payés par les parents, mais un système de bourses permet une prise en charge de ceux-ci pour les enfants de nationalité française quand la situation des parents le justifie. Ces frais annuels sont, d’après le ministère français des affaires étrangères, en moyenne de 2000 €, mais peuvent atteindre 8000 € dans certains pays. Le président Sarkozy a décidé d'instaurer progressivement la gratuité pour les enfants français (prise en charge valable pour la classe terminale dès 2007-2008, la première en 2008-2009 et la seconde en 2009-2010). Néanmoins, cette aide financière a été retirée en juillet 2012, par le gouvernement de François Hollande car il lui était reproché de mettre en difficulté de nombreux lycées qui ont du augmenter parfois fortement les frais d’écolage des autres élèves, et qu'elle bénéficiait surtout à des familles expatriées aux salaires très élevés (les autres bénéficiant déja des bourses avant la reforme) et aux entreprises qui prenaient souvent en charge ces frais[1].

En revanche, les écoles simplement homologuées ou a fortiori non homologuées ne reçoivent aucune aide financière directe de la part de l'État français, sauf le cas échéant dans le cadre des programmes en faveur des sections bilingues.

La réputation des établissements[modifier | modifier le code]

Ces établissements bénéficient, en général, d'une bonne réputation car :

  • ils sont surtout fréquentés par les enfants des élites françaises (cadres expatriés), des diplomates et des élites locales car ils sont les seuls à pouvoir payer des coûts de scolarité élevés ;
  • le niveau des écoles publiques locales est souvent très faible dans les pays en développement ;
  • elles permettent d'apprendre la langue française par une immersion totale.

En 2002, 93,42 % des élèves de terminale ont obtenu leur baccalauréat.[réf. nécessaire]

Dans les établissements publics relevant de l'AEFE et dans les écoles conventionnés avec l'AEFE, un élève français de 6 ans au moins ne peut être refusé par le lycée français, quel que soit son niveau ou la période de l'année scolaire. Les candidats d'autres nationalités sont acceptés dans la limite des places disponibles et dans les pays où il y a beaucoup de demandes (par exemple, les écoles maternelles au Maroc), un examen d'entrée a été institué afin d'endiguer le flot des demandes.

Des critiques sont également formulées contre ces établissements :

  • ils sont souvent des ghettos pour enfants issus de milieux favorisés ;
  • des passe-droits sont parfois accordés aux enfants de diplomates ou issus des élites locales.

Certains établissements offrent la gratuité des frais de scolarités aux enfants de leurs personnels locaux, leur permettant ainsi de bénéficier de l'enseignement français auquel ils n'auraient pu avoir accès faute de moyens. [réf. nécessaire]

Liste des écoles et lycées français à l'étranger[modifier | modifier le code]

Liste des écoles et lycées français homologués[modifier | modifier le code]

Attention : cette liste n'est pas forcément à jour. Il convient de se référer au site Internet de l'AEFE.

Afrique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignement français au Maroc.

Amérique[modifier | modifier le code]

Lycée Français Jean Mermoz de Curicó ( Province du Maule)

Asie[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Liste des écoles et lycées français non homologués[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de liste de ces établissements qui ne font pas l'objet d'une définition précise.

L'AEFE et les ministères de l'Éducation nationale et des Affaires étrangères ont annoncé un projet de création d'un label d'Éducation à la française (ou France Education) qui pourra concerner ces écoles[2].

Afrique[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]