Équipe de France de basket-ball féminin

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe féminine. Pour l'équipe masculine, voir Équipe de France de basket-ball .
Drapeau : France Équipe de France féminine
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Généralités
Zone FIBA FIBA Europe
Couleurs Bleu, blanc, rouge
Surnom Les Bleues
Les Braqueuses (2009)
Classement FIBA en augmentation 5e (2012)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : France Valérie Garnier
Record de sélections Paoline Ékambi : 254
Meilleur marqueur Isabelle Fijalkowski : 2 562 points
Rencontres officielles historiques
Premier match 13 octobre 1938
Drapeau : France 43 - 18 Drapeau : Suisse
Dernier match 30 juin 2014
Drapeau : France 69 - 70 Drapeau : Espagne
Palmarès
Jeux olympiques médaille d'argent, Jeux olympiques (2012)
Championnat du monde médaille de bronze, monde (1953)
Championnat d’Europe médaille d'or, Europe (2001, 2009)
Jeux méditerranéens médaille d'argent, Jeux méditerranéens (1991)
Maillots
 
Domicile jersey
Domicile jersey
 
Domicile shorts
 
Domicile
 
Extérieur jersey
Extérieur jersey
 
Extérieur shorts
 
Extérieur
Pour la compétition en cours, voir :
Championnat du monde de basket-ball féminin 2014

L’équipe de France de basket-ball féminin est la sélection des meilleures joueuses françaises. Elle est placée sous l’égide de la Fédération française de basket-ball depuis 1936.

L’équipe de France possède deux titres de championne d'Europe à son palmarès, en 2001 en France et en 2009 en Lettonie.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant la FFBB[modifier | modifier le code]

Le premier match de l'équipe de France date du 13 octobre 1938 où la sélection avait affronté la Suisse, mais ce n'est vrai qu'au sens de la Fédération française de basket-ball. En effet une équipe de France existait bien avant celle-ci, placée sous l'égide de la Fédération française du sport féminin. On retrouve par exemple la sélection française de basket-ball championne d'un tournoi européen organisé en Alsace en 1930, ou encore la seconde place des jeux féminins obtenue cette année-là, défaite en finale par le Canada. Mais le principal fait d'armes de cette sélection de basket-ball FFSF reste cette victoire aux Jeux mondiaux féminins 1934 organisés à Londres. La plupart des joueuses de cette « équipe de France » pratiquaient également l'athlétisme, issues pour la plupart du clubs des Linnet's Saint-Maur et emmenées par Lucienne Velu. Le 11 août 1934, l'équipe de France affronte en finale les États-Unis et l'emporte sur le score de 34-23[2].

Pendant ce temps, durant l'été 1933, la section basket-ball de la fédération française d'athlétisme et de basket-ball s'extirpe peu à peu (et avec grands tumultes) de cette fédération qui reste une fédération d'athlétisme, et souhaite fonder la FFBB. En octobre, la FFBB est reconnue comme « fédération d'application » par le Conseil national des sports. Le 26 avril 1934, le CNS entérine la séparation des deux fédérations, et officialise donc la création de la Fédération française de basket-ball. En 1936 la fédération accueille alors le basket-ball féminin, mais aucun match ne sera organisé.

Il faut donc attendre 1938 et le premier championnat d'Europe organisé à Rome pour que la sélection française officielle dispute son premier match. La France, privée de Lucienne Velu remporte quand même son premier match face à la Suisse (43-18). La suite sera un peu moins brillante, puisque, en s'inclinant ensuite contre la Lituanie (20-14), la Pologne (24-19) et le Royaume d'Italie (34-18), la France ne termine que 4e sur les 5 équipes présentes. Loin de l'Italie, la Lituanie et la Pologne qui, dans cet ordre, composent ce premier podium de l'histoire, simplement départagés au point-average avec un bilan de 3 victoires pour 1 défaite. Cependant la France s'illustre lors de la compétition en alignant dans ses rangs Sokela Mangoubel, la première internationale de couleur.

En raison de la Seconde Guerre mondiale, la France ne participera à aucun match en 1938 et 1946, engendrant donc un renouvellement total dans les sélections françaises.

L’après-guerre, les nouveaux succès[modifier | modifier le code]

L'équipe de France 1953
L'équipe de France 1953

La sélection de 1946 et celle de 1947 ne disputeront que trois matchs sur deux ans, tous trois contre la Belgique. Il se solderont par une défaite (38-41) à Bruxelles en février 1946, puis par une victoire (28-24) à Paris en mars 1947, et une nouvelle défaite (22-35) en septembre, de retour à Bruxelles. L'équipe est alors emmenée par Arlette Reni, et surtout par la jeune Anne-Marie Colchen (21 ans en 1946) venue du Havre.

Alors qu'un nouveau championnat d'Europe est prévu en 1950 en Hongrie, la France se prépare les deux années suivantes, et de la plus belle des manières avec un bilan de quatre victoires, un nul et une défaite (à nouveau la Belgique) entre 1948 et 1949. En préparation à l'Euro, la sélection 1950 dispute deux nouveaux matchs amicaux à la fin de l'hiver. Après une défaite en janvier contre l'Italie (21-18, à Nice), la sélection se reprend en février contre la Yougoslavie (victoire 36-30 à Paris). Ginette Merle s'illustre lors de ces deux rencontres comme étant le leader offensif. Mais l'Euro sera plus difficile que ces préparations et les affrontements contre les pays de l'Est se solderont par des défaites (56-49 contre la Hongrie, 50-22 contre la Tchécoslovaquie et surtout 72-20 contre l'URSS). Mais des victoires contre la Roumanie (39-26), la Belgique (50-45), la Pologne (43-26) et l'Italie (63-51) permettent à la France de conquérir une 4e place.

Cette performance ne sera pas rééditée lors de l'Euro suivant (7e) mais, à la suite de plusieurs désistements, la France accompagnera la Suisse pour le périple en direction de l'Amérique du Sud. En effet, en 1953, le Chili organise le premier championnat du monde, regroupant 10 sélections nationales. L'équipe, composée entre autres de Édith Tavert-Kloechner, Anne-Marie Colchen et Jacqueline Biny réalisera une performance assez exceptionnelle. Après avoir défait le Pérou en tour préliminaire (62-22), les Françaises se qualifient directement pour le tour final. Après avoir échoué logiquement contre les États-Unis (37-41), la France s'impose face au Brésil (49-37) et au Paraguay (58-27). La rencontre contre le Chili, qui évolue à domicile, sera plus mouvementée. Bien avantagée par l'arbitre et poussée par un public surchauffé, la sélection sud-américaine l'emportera 45-35[2]. Mais une nouvelle victoire face à l'Argentine (48-26) permettra aux Bleues de décrocher une médaille de bronze, départagée à la différence de points contre le Chili (finalement 2e) et le Brésil (4e).

La descente européenne[modifier | modifier le code]

équipe de France de 1957
équipe de France de 1957

Lors du championnat d'Europe suivant, disputé à Belgrade, la France débute par deux victoires avant de perdre ses rencontres suivantes, toutes disputées contre des pays de l'Est. La France termine finalement à la sixième place.

Pour le championnat d'Europe de Prague, la France, malgré quatre succès lors de ses huit rencontres, termine à la septième place.

La France connaît un nouveau sélectionneur, Georgette Coste-Venitien, qui succède à Robert Busnel qui dirigeait l'équipe de France depuis 1946. Pour sa première compétition officielle, celle-ci ne peut empêcher son équipe de subir six défaites sur les sept rencontres disputées et de terminer à la sixième place. Lors du championnat d'Europe 1962, la France remporte une seule des cinq rencontres disputées pour finir à la huitième place. En 1964, elle dispute le mondial de Pérou où elle termine à la 10e place. Puis, la même saison, elle dispute le championnat d'Europe de 1964 où elle termine à la 10e place après avoir connu la défaite lors de ses cinq rencontres. Cette épreuve voit les débuts en compétition officielle de Jacqueline Chazalon.

Les résultats ne sont guère meilleurs en championnat d'Europe de 1966: deux victoires en sept rencontres pour une 11e place. Puis au championnat d'Europe de 1968, une nouvelle 11e place, avec deux victoires et six défaites. Élisabeth Riffiod, future joueuse cadre de la sélection française, dispute sa première compétition internationale.

Une équipe de Clermontoises[modifier | modifier le code]

La fin des années 1960, malgré les mauvais résultats, a vu l'arrivée d'une nouvelle génération : Jacqueline Delachet en 1963, Jacqueline Chazalon, puis Colette Passemard, Irène Guidotti et Élisabeth Riffiod.

S'appuyant sur Jacqueline Chazalon, qui terminera troisième marqueuse du championnat d'Europe de 1970 avec 20,4 points de moyenne, Élisabeth Riffiod et Irène Guidotti, la France défait la Pologne, l'Italie, et les Pays-Bas, subit une défaite face à l'URSS, puis assure sa place en demi-finale en battant la Hongrie. Lors de celle-ci, les Françaises sont opposées à la Bulgarie et remportent la rencontre sur le score de 69 à 64. La finale, disputée face à l'ogre soviétique, se conclut par une défaite sans appel sur le score de 94 à 33.

Le Clermont UC, qui possède déjà trois médaillées d'argent dans son effectif, avec Chazalon, Guidotti et Passemard, voit les meilleures Françaises rejoindre ses rangs. Le lien entre le club et l'équipe de France se renforce : les deux entités partagent le même entraîneur, Joë Jaunay. La France bénéficie également du regroupement des meilleurs éléments sous le maillot noir des Clermontoises : celles-ci acquièrent de l'expérience dans les grandes joutes européennes du CUC. De plus, cela facilite la cohésion de l'équipe de France.

La France dispute le Championnat du monde 1971 au Brésil : après deux victoires face à l'Équateur et les États-Unis, la France est battue par les Sud-Coréennes. Qualifiées pour le tour final, elles échouent face au Brésil puis de nouveau face à la Corée du Sud, perdent face au Japon. Après une victoire face à Cuba, elles terminent sur deux défaites, face à la Tchécoslovaquie et l'URSS. Les Françaises terminent finalement à la sixième place.

Lors de l'Euro 1972 disputé en Bulgarie, la France termine au pied du podium, seulement précédée par trois grosses nations de l'Est, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie et l'URSS.

Chazalon a décidé de ne pas participer à l'édition suivante, en Italie. Lors de celle-ci, la France remporte trois victoires pour huit rencontres et termine à la septième place.

Le championnat d'Europe 1976 se dispute en France. La France échoue face à la Tchécoslovaquie puis l'URSS, avant de manquer l'occasion de monter sur le podium sur une nouvelle défaite face à la Bulgarie. La France termine quatrième. Chazalon, avec 15,5 points de moyenne, termine deuxième marqueuse de la compétition tandis que Guidotti termine quatrième. Riffiod termine elle meilleure rebondeuse. La saison se termine par les pré-olympiques : la France, avec deux défaites face aux États-Unis et la Pologne, manquaient l'occasion de disputer le premier tournoi olympique ouvert aux femmes. C'est également la fin d'une génération : Chazalon, Delachet et Passemart quittent la sélection, tandis que Jaunay laisse la sélection à Jean-Paul Cormy.

S'appuyant sur Riffiod, Guidotti et Malfois, la France termine de nouveau quatrième lors du championnat d'Europe 1978, avec cinq victoires en huit rencontres. Cathy Malfois est élue dans le top 5 du championnat.

Le mondial 1979, disputé avec Cathy Malfois mais sans Guidotti et Riffiod, voit la France terminer à la septième place.

1980 – 1990 : le creux[modifier | modifier le code]

La France échoue de nouveau dans sa tentative de participer aux Jeux olympiques lors du tournoi pré-olympique disputé en Bulgarie. Riffiod y dispute sa dernière compétition sous les couleurs françaises.

Plus tard dans la saison, la France dispute le championnat d'Europe 1980 en Yougoslavie. La France y termine à la 11e place. Absente du championnat d'Europe 1981, elle ne retrouve le championnat d'Europe 1985 quà l'issue de forfait. Elle est désormais entraînée par une ancienne internationale Jacqueline Delachet. S'appuyant sur Paoline Ékambi et Halima Soussi, la France termine à la huitième place.

C'est de nouveau à la huitième place que termine la France lors du championnat d'Europe 1987, compétition où débute Odile Santaniello.

La saison suivante, la France s'assure de la participation au prochain championnat d'Europe, mais échoue de nouveau dans sa quête olympique. Lors du championnat d'Europe 1989 disputé en Bulgarie, elle termine à la huitième et dernière place.

Le renouveau des années 1990[modifier | modifier le code]

Après avoir disputé le championnat d'Europe C en 1991 et un pré-europe la saison suivante, la France retrouve le championnat d'Europe 1993. La France grâce à deux victoires face à la Russie et à la Hongrie, atteint les demi-finales face à l'Italie. Elle remporte cette rencontre 56 à 54 et dispute le titre à l'Espagne. Celle-ci remporte le titre sur le score de 63 à 53. La France obtient toutefois son billet pour le mondial 1994 disputé en Australie. En raison de deux défaites initiales face à Cuba et au Canada, la France dispute un tour de classement dont elle sort à la neuvième place.

Lors du championnat d'Europe 1995, la France termine à la sixième place de son groupe, ce qui la condamne à disputer un « challenge Round » en 1996.

En 1997, Alain Jardel, entraîneur de Mirande, prend la direction de l'équipe de France, qui doit disputer le championnat d'Europe B. Avec quatre victoires en autant de rencontres, puis quatre victoires et une défaite lors du « challenge Round » de 1998, la France retrouve sa place pour le prochain championnat d'Europe 1999, disputé en Pologne. Jardel s'appuie principalement sur deux joueuses: la meneuse, qu'il avait déjà dirigée à Mirande, Yannick Souvré et une grande pivot Isabelle Fijalkowski. Jardel croit en un basket-ball basé sur le collectif. Après s'être qualifié pour les quart de finale, la France élimine la Yougoslavie puis la Slovaquie en demi-finale sur le score de 66 à 39. En finale, les Françaises sont opposées aux Polonaises, qui évoluent à domicile. Celle-ci, s'appuyant sur une pivot Małgorzata Dydek de grande taille, 2,18 mètres, remporte finalement la rencontre sur le score de 59 à 56. La victoire en quart de finale avait de surcroit offert à la France la première qualification d'une équipe de sport collectif féminine pour les jeux olympiques [3].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Photo de l'équipe de France en 2011 à Beauvais
L'équipe de France en 2011 à Beauvais.

À Sydney, la France, avec un cinq majeur composé de Souvré, Fijalkowski, Cathy Melain, Audrey Sauret, Nicole Antibe, bien complété par Sandra Le Dréan, remporte ses quatre premières rencontres de phase de poule avant de s'incliner face à l'Australie. Opposées aux Sud-coréennes, en quart de finale, les Françaises s'inclinent sur le score de 68 à 59 dans ce qui reste comme le plus grand regret des joueuses de cette génération. Une dernière victoire face à la Russie donne la cinquième place à la France.

La France, s'appuyant sur le même groupe, accueille le championnat d'Europe 2001. Elle figure parmi les favorites avec la Pologne, tenante du titre, et la Russie. Lors du premier tour, les Françaises battent successivement la Roumanie, la Yougoslavie, l'Ukraine, la Pologne et l'Espagne pour accéder aux quarts de finale. Après une victoire 72 à 56 sur la Slovaquie, c'est la Lituanie qui subit la loi des Françaises, sur le score de 75 à 44. La France retrouve sa « bête noire » en finale, la Russie. La France remporte finalement le titre sur le score de 73 à 68, Melain terminant de surcroît MVP de la compétition [4].

Pour le mondial 2002 disputé en Chine, la France est privée de Fijalkowski qui a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale. De plus, Souvré se blesse lors du début de la compétition. La France remporte ses premières rencontres, face à Cuba, la Tunisie, la Corée du Sud et la Lituanie avant de perdre face à la Russie et les États-Unis. Les Françaises se voient opposées à l'Australie en quart de finale. Battue sur le score de 87 à 52, elle subissent deux nouvelles défaites en match de classement, face à l'Espagne et au Brésil pour terminer à la huitième place.

Le championnat d'Europe 2003, en plus du titre, offre trois tickets pour les prochains jeux. La France se qualifie en deuxième position de son tour de qualification mais se voit opposer aux Russes en quart. Celles-ci, après un premier tour raté, se reprennent pour remporter la rencontre sur le score de 79 à 66 avant de remporter le titre. Pour leur part, la France triomphe de la Serbie et de la Belgique pour terminer à la cinquième place.

L'objectif des Françaises lors du championnat d'Europe 2005, disputé en Turquie, est d'obtenir l'une des cinq premières places, qualificatives pour le mondial 2006 disputé au Brésil. Après une première défaite 45 à 65 face aux Tchèques, la France remporte ses quatre autres rencontres pour terminer à la deuxième place de sa poule. Mais c'est de nouveau la Russie qui se présente face à elle en quart de finale. De nouveau, les Russes s'imposent, sur le score de 70 à 56. la France remporte ses deux derniers matchs, face à la Pologne et la Lettonie pour remporter la cinquième place, significative de mondial.

Audrey Sauret-Gillepsie est la nouvelle capitaine d'une équipe de France, désormais privée de Melain et Antibe, qui doit s'appuyer sur de nouvelles joueuses comme Céline Dumerc, Émilie Gomis ou la toute jeune Sandrine Gruda. Après avoir battu les championnes d'Europe tchèques puis Taïwan, elle perdent face à Cuba, ce qui les obligent à un exploit face aux Américaines ou aux Russes. Après une défaite face aux premières, elle battent les Russes sur le score de 74 à 65. Mais une défaite face à la Chine les destinent à disputer leur quart face à l'Australie. Les futures championnes du monde remportent la rencontre sur le score de 79 à 66, laissant les Françaises disputer les matchs de classement. Deux victoires, face aux Tchèques et à la Lituanie, donnent la cinquième place à la France.

La Fédération, soucieuse de préparer l'avenir, décide de changer de sélectionneur et Alain Jardel doit passer le relais.

Malgré une équipe assez complète, son successeur en 2007, Jacky Commères, n'obtient qu'une 8e place et cède sa place.

Son ancien assistant Pierre Vincent le remplace et s'entoure de ses deux anciens assistants du titre remporté avec les juniors masculins en 2000, François Brisson et Thierry Moullec. La nouvelle équipe doit faire face à l'arrêt de leur carrière internationale d'Audrey Sauret-Gillespie et de Sandra Le Dréan. Sandrine Gruda choisit pour sa part de privilégier pour cette saison la WNBA. Pierre Vincent se doit donc de rajeunir l'équipe (arrivées de Jennifer Digbeu et Endene Miyem[5]) pour les qualifications de l'Euro 2009, qualifications dont les Françaises se sortent en terminant première de leur groupe[6].

Pour l'Euro disputé en Lettonie, Pierre Vincent doit faire face à une préparation réduite, la date de la compétition ayant été avancée au mois de juin. Sa sélection présente une surprise avec le retour de Cathy Melain qui a mis un terme à sa carrière internationale en 2005. Il parvient également à convaincre Sandrine Gruda à revenir joueur avec les Bleues. Les Bleues, après quelques rencontres serrées qui les conduisent à se donner le surnom des « braqueuses », se qualifie tout d'abord pour le mondial suivant en triomphant de la Grèce en quart de finale. Puis, pour la deuxième fois de la compétition, la France bat la Biélorussie en demi-finale pour disputer le titre européen aux Russes, tenantes du titres, qu'elles sont déjà battues lors du second tour. La France mène toute la rencontre et résiste à une dernière poussée des joueuses russes pour l'emporter 57 à 53. Cette rencontre constitue le dernier match de Cathy Melain qui met un terme à sa carrière de basketteuse. Sandrine Gruda et Céline Dumerc sont également honorées à titre individuel en étant élues dans le meilleur cinq de la compétition[7].

Les années 2010[modifier | modifier le code]

Après le titre européen 2009, la France est qualifiée pour le Mondial 2010, qu'elle aborde avec une sélection renouvelée à l'aile, suite à la retraite de Cathy Melain[8]. Mais sans sa MVP de 2009 Sandrine Gruda, c'est une sixième place un peu décevante qui attend l'équipe après son élimination en quarts contre l'Espagne. En juin 2011, le titre de 2009 est remis en jeu aux Championnats d'Europe qui se déroulent en Pologne, avec un objectif de qualification aux Jeux olympiques de Londres, c'est-à-dire une place dans les cinq premières.

La France réalise une compétition en dents de scie, enregistrant une victoire initiale de 46 points sur la Croatie, des défaites inquiétantes face à la Lettonie et le Monténégro, mais aussi des performances intéressantes, notamment contre l'Espagne où elle score un 33-7 dans le dernier quart-temps et une victoire finale de 19 points. Victorieuse en quart de finale face à la Lituanie, l'équipe de France échoue en demi-finale face à une surprenante Turquie. Pour son dernier match, elle domine la République tchèque, décrochant sa première médaille de bronze européenne et une place pour le tournoi pré-olympique 2012.

Aux Jeux olympiques de Londres, la France accomplit une performance historique en atteignant la finale olympique[9]. Opposées aux Américaines, les Françaises s'inclinent sur le score de 86 à 50. L'été suivant, elle atteint à nouveau la finale, à domicile, mais s'incline face à l'Espagne 70 à 69, pour ce qui constitue son quatrième podium et sa troisième finale sur les cinq dernières compétitions internationales.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux mondiaux
  • Champion du monde le 11 août 1934 (4es Jeux mondiaux féminins - Londres)
  • 3e place : 1930 (3es Jeux mondiaux féminins)
Championnats du monde
Jeux olympiques
Championnats d’Europe
Jeux méditerranéens

Sélectionneurs successifs[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs [10]
Période Sélectionneur Bilan
19381938 Drapeau : France Paul Geist -
19381946 aucun match disputé
19461957 Drapeau : France Robert Busnel 39 v. 1 n et 28 d.
19571966 Drapeau : France Georgette Coste-Venitien 28 v. et 51 d.
19661976 Drapeau : France Joë Jaunay 116 v. et 108 d.
19761984 Drapeau : France Jean-Paul Cormy 36 v. et 77 d.
19841986 Drapeau : France Jacqueline Delachet 29 v. et 39 d.
19861989 Drapeau : France Michel Bergeron 24 v. et 30 d.
19891997 Drapeau : France Paul Besson 80 v. et 64 d.
1997déc. 2006 Drapeau : France Alain Jardel 150 v. et 42 d.
déc. 2006fév. 2008 Drapeau : France Jacques Commères 12 v. et 9 d.
fév. 2008-2013 Drapeau : France Pierre Vincent 99 v. et 15 d.[11].
Dep. 2013 Drapeau : France Valérie Garnier -

Après un premier sélectionneur, Paul Geist qui officie en 1938, Robert Busnel prend la direction des deux équipes de France masculines et féminines. Sous sa direction, cette dernière remporte la médaille de bronze du championnat du monde 1953 disputé au Chili.

C'est Georgette Coste-Venitien qui prend sa succession en 1958, poste qu'elle va occuper jusqu'en 1966. Le poste est repris par Joë Jaunay, qui cumulera ensuite ce poste avec le poste d'entraîneur des « Demoiselles de Clermont » où la plupart des internationales françaises évoluent.

Alain Jardel en 2006
Alain Jardel en 2006

C'est ensuite Jean-Paul Cormy qui lui succède, puis l'ancienne internationale Jacqueline Delachet qui cède sa place au bout de deux années à Michel Bergeron. C'est ensuite Paul Besson qui prend en charge l'équipe de France, de 1989 à 1997.

En 1997, l'entraîneur de Mirande, Alain Jardel, reprend une équipe qui doit disputer le championnat d'Europe B. Sous sa direction, la France retrouve les sommets européens, remportant une médaille d'argent au championnat d'Europe 1999 puis le titre européen lors de l'édition suivante. La France dispute son premier tournoi olympique en 2000, terminant meilleure nation européenne. Il dispute sa dernière compétition lors du championnat du monde 2006 où la France termine à la cinquième place.

À la suite de ce mondial, le président de la Fédération française de basket-ball (FFBB) Yvan Mainini, accompagné du directeur technique national, Jean-Pierre De Vincenzi, annonce la nomination de Jacques Commères à la tête de la sélection française[12],[13]. Ancien entraîneur adjoint de Jardel, il succède à celui-ci, la Fédération justifiant ce choix par un souci de préparer l'avenir. Lors de sa première saison, le nouveau sélectionneur n'obtient pas les résultats escomptés et décide de démissionner.

L'entraîneur de Bourges, et ancien assistant de Commères, Pierre Vincent prend la direction de l'équipe de France[14]. Il a alors pour objectif de qualifier celle-ci pour le prochain championnat d'Europe, objectif obtenu aisément avec une seule défaite des Françaises lors de cette phase de qualification. Sous sa direction, la France obtient un second titre européen en triomphant de la Russie. Après une sixième place au mondial de la saison suivante, la France obtient une nouvelle médaille européenne avec le bronze lors du championnat d'Europe 2011. Puis la sélection française renoue avec les jeux olympiques douze ans après sa dernière participation à Sydney. Elle remporte une médaille d'argent. Après une nouvelle médaille, l'argent lors du championnat d'Europe 2013, il décide de mettre un terme à sa collaboration avec l'équipe de France. Son bilan avec la sélection française est de quatre médailles, une médaille d'argent olympique, et trois médailles consécutives en championnat d'Europe.

Il est remplacé par Valérie Garnier, son assistante depuis deux ans, et ancienne internationale[15].

Résultats dans les grandes compétitions[modifier | modifier le code]

L'équipe de France comptabilise huit médailles dans les trois compétitions internationales majeures : deux médailles d'or, quatre médailles d'argent, et deux de bronze.

Elle obtient une médaille de bronze lors de la première édition des championnat du monde. Sur la scène européenne, elle remporte deux titres européens, en 2001 et 2009, quatre médailles d'argent, en 1970, 1993, 1999, 2013 et une médaille de bronze en 2011.

Elle remporte la première médaille olympique de son histoire lors des Jeux olympiques de 2012 disputés à Londres.

Parcours chronologique de l'équipe de France de basket-ball en compétitions internationales
Jeux olympiques Championnat du monde Championnat d'Europe
1953 : médaille de bronze, monde 3e 1938 : 4e 1950 : 4e
1957 : Non qualifiée 1952 : 7e 1954 : 6e
1959 : Non qualifiée 1956 : 7e 1958 : 6e
1964 : 10e 1960 : Non qualifiée 1962 : 8e
1967 : Non qualifiée 1964 : 10e 1966 : 11e
1971 : 6e 1968 : 11e 1970 : médaille d'argent, Europe 2e
1976 : Non qualifiée 1975 : Non qualifiée 1972 : 4e 1974 : 7e
1980 : Non qualifiée 1979 : 7e 1976 : 4e 1978 : 4e
1984 : Non qualifiée 1983 : Non qualifiée 1980 : 11e 1981 : Non qualifiée
1988 : Non qualifiée 1986 : Non qualifiée 1983 : Non qualifiée 1985 : 8e
1992 : Non qualifiée 1990 : Non qualifiée 1987 : 8e 1989 : 8e
1996 : Non qualifiée 1994 : 9e 1991 : Non qualifiée 1993 : médaille d'argent, Europe 2e
2000 : 5e 1998 : Non qualifiée 1995 : 11e 1997 : Non qualifiée
2004 : Non qualifiée 2002 : 8e 1999 : médaille d'argent, Europe 2e 2001 : médaille d'or, Europe 1er
2008 : Non qualifiée 2006 : 5e 2003 : 5e 2005 : 5e
2012 : médaille d'argent, Jeux olympiques 2e 2010 : 6e 2007 : 8e 2009 : médaille d'or, Europe 1er
2016 : 2014 : 2011 : médaille de bronze, Europe 3e 2013 : médaille d'argent, Europe 2e

Effectif[modifier | modifier le code]

La sélection 2014 est composée de :

Numéro Joueuse Poste Naissance Taille Club 2013-2014
4 Anaël Lardy 1 24 octobre 1987 1,70 m Drapeau : France Arras
5 Nwal-Endéné Miyem 3-4 15 mai 1988 1,88 m Drapeau : France Tango Bourges Basket
6 Diandra Tchatchouang 3-4 14 juin 1991 1,87 m Drapeau : France Tango Bourges Basket
7 Sandrine Gruda 4-5 25 juin 1987 1,95 m Drapeau : Russie UMMC Iekaterinbourg
8 Ingrid Tanqueray 1 25 août 1988 1,64 m Drapeau : France Lattes Montpellier
9 Céline Dumerc Capitaine 1 9 juillet 1982 1,69 m Drapeau : France Tango Bourges Basket
10 Ana Cata-Chitiga 4-5 20 juin 1989 1,94 m Drapeau : France Charleville
11 Émilie Gomis 2-3 18 octobre 1983 1,80 m Drapeau : France Saint-Amand
12 Marielle Amant 4-5 9 décembre 1989 1,90 m Drapeau : France Nantes-Rezé Basket 44
13 Gaëlle Skrela 2-3 24 janvier 1983 1,77 m Drapeau : France Lattes Montpellier
14 Paoline Salagnac 2 13 mars 1984 1,76 m Drapeau : France Tango Bourges Basket
15 Héléna Ciak 5 15 décembre 1989 1,97 m Drapeau : France Lattes Montpellier
Sélectionneur : Valérie Garnier
Assistée de : Grégory Halin, Olivier Lafargue

Records de sélections[modifier | modifier le code]

NB : Sont présentées ici les joueuses qui totalisent plus de 200 sélections pour un match officiel de l'équipe de France. Ces données sont arrêtées au mois de juillet 2013.
# Joueuse Sélections Période Points
1 Paoline Ékambi 254[16] 1980 - 1993 2 321
2 Élisabeth Riffiod 247[17] 1967 - 1980 2 432
3 Yannick Souvré 243[18] 1989 - 2002 1 428
4 Cathy Melain 241[19] 1993 - 2009 2 437
5 Jacqueline Delachet 239[20] 1963 - 1976 290
6 Nathalie Lesdema 223[21] 1994 - 2006 1 299
7 Sandra Le Dréan 214[22] 1996 - 2007 1 647
8 Halima Soussi 211[23] 1983 - 1996 910
9 Edwige Lawson-Wade 210[24] 1998 - 2013 1367
10 Colette Passemard 209[25] 1966 - 1976 752
11 Irène Guidotti 205[26] 1967 - 1980 2 259
12 Isabelle Fijalkowski 204[27] 1990 - 2001 2 562
13 Audrey Sauret-Gillespie 202[28] 1994 - 2007 1 635
13 Céline Dumerc 202[29] 2003 - 1 284

Joueuses marquantes[modifier | modifier le code]

Années 1930
Années 1940-1950
Années 1960
Années 1970
Années 1980
Années 1990
Années 2000
Années 2010

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Ranking Women after the 2012 London Olympics », sur www.fiba.com,‎ décembre 2012.
  2. a et b La grande histoire du basket français, Pierre-Marie Descamp, L'Équipe 2007, (ISBN 2915535566)
  3. « Des filles de rêve », le livre de l'année 1999, l'Équipe
  4. « Reines d'Europe », le livre de l'année 2001, l'Équipe
  5. « Equipe de France féminine 2008 », FFBB (consulté le 9 juin 2011)
  6. « Une courte victoire pour finir », FFBB,‎ 13 septembre 2008 (consulté le 9 juin 2011)
  7. (en) « Gruda, Dumerc Highlight All-Tournament Team », eurobasketwomen2009.com (consulté le 21 juin 2009)
  8. « Les 12 Bleues pour le Mondial », Fédération française de basket-ball,‎ 11 septembre 2010 (consulté le 12 septembre 2010)
  9. « JO (F) : La France en finale ! », Catch & Shoot,‎ 9 août 2012 (consulté le 10 août 2012)
  10. D'après les informations de la Fédération française de basket-ball: Annonce des nouveaux sélectionneurs, Dossier de presse, sur le site basketfrance.com
  11. « Valérie Garnier remplace Pierre Vincent au poste de sélectionneur de l’équipe de France féminine », sur Catch & Shoot,‎ 27 août 2013
  12. Jacky Commères succède à Alain Jardel, sur le site basquetebol.org
  13. [PDF] Communiqué de presse, sur le site de la Fédération française de basket-ball
  14. Le retour de Gomez, sur le site du Figaro
  15. « Valérie Garnier remplace Pierre Vincent », sur lequipe.fr,‎ 27 août 2013
  16. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  17. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  18. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  19. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  20. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  21. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  22. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  23. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  24. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  25. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  26. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  27. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  28. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB
  29. (fr) Sa fiche sur le site de la FFBB

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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