Équipe d'Iran de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe d'Iran de football féminin.

Drapeau : Iran Équipe d'Iran

Écusson de l' Équipe d'Iran
Généralités
Confédération AFC
Couleurs Blanc et rouge
Surnom تیم ملی, Tim-e melli-e (en français : « Équipe nationale »)
Classement FIFA en diminution 49e (17 juillet 2014)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Portugal Carlos Queiroz
Capitaine Javad Nekounam
Plus sélectionné Ali Daei (149)
Meilleur buteur Ali Daei (109)

Rencontres officielles historiques

Premier match 1er janvier 1941 (Afghanistan Drapeau : Afghanistan, 0-0)
Plus large victoire 19-0 (Drapeau : Guam Guam, 24 novembre 2000)
Plus large défaite 1-6 (Drapeau : Turquie Turquie, 28 mai 1950)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 4
1er tour (4) en 1978, 1998, 2006 et 2014
Coupe d'Asie Phases finales : 11
Vainqueur (3) en 1968, 1972 et 1976
Jeux olympiques 1er tour (3) en 1964, 1972 et 1976

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Iran à la Coupe du monde 2014

L'équipe d'Iran de football (en persan : تیم ملی فوتبال ایران, Tim-e melli-e footbāll-e Irān) est la sélection de joueurs iraniens représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération d'Iran de football (en persan : فدراسیون فوتبال ایران).

L'Iran a remporté la Coupe d'Asie des nations à trois reprises, en 1968, 1972 et 1976. Il honore en 2011 sa 12e participation en quinze éditions, un record qu'il partage avec la Corée du Sud.

La Tim melli, comme elle est surnommée en Iran, a participé à quatre phases finales de la Coupe du monde, en 1978, 1998, 2006 et 2014, sans dépasser le stade du 1er tour. Régulièrement placée au premier rang des sélections de la Confédération asiatique de football au classement mondial de la FIFA, elle en atteint la 15e place en juillet 2005, son record.

Parmi les joueurs de football ayant marqué l'histoire de la sélection, Ali Daei détient le record mondial du nombre de buts en compétitions internationales (109) et compte le plus grand nombre de sélections avec l'Iran.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts du football en Iran[modifier | modifier le code]

Le football est introduit en Iran au début du XXe siècle par les Britanniques, alors nombreux à travailler dans le pays, que ce soit des ouvriers de l'industrie pétrolière que des marins et dockers. En 1907 une Tehran Football Association Club est fondée par les Britanniques. En 1920, deux ans après la fin de la Première Guerre mondiale, une association iranienne de football (Majmaa-i Football-i Iran) est à son tour créée dans le but d'organiser la pratique du sport par les Iraniens. Un premier club iranien est créé à Téhéran, l'Iran Club (en). En 1926, une sélection de joueurs des clubs de Téhéran est rassemblée pour participer à un tournoi à Bakou, alors en Union soviétique. Elle comprend notamment Hossein Sadaghiani, un Iranien formé dans des clubs européens, qui repartira bientôt faire carrière en Belgique et en Turquie. En 1929, les Transcaucasiens font le chemin inverse jusqu'à Téhéran. Pendant ces deux tournées, les Iraniens jouent sept rencontres, pour six défaites et un seul match nul[2].

Sadaghiani revient en Iran en 1936. Le 25 août 1941, il est l'entraineur d'une sélection iranienne qui affronte à Kaboul l'Ariana (en), qui se présente alors comme l'équipe d'Afghanistan. Ce match, qui se solde sur un 0-0, est souvent présenté comme le premier match officiel des deux sélections, bien qu'il ne soit pas reconnu par la FIFA. À leur retour, les joueurs retrouvent un pays en guerre, envahi par les Britanniques et les Soviétiques[3]. En novembre 1942, la sélection est de nouveau réunie pour affronter une sélection militaire britannique, battue grâce à un but d'Ahmad Izadpanah (en).

La fédération iranienne est finalement fondée en 1946 et obtient son affiliation à la Fédération internationale de football association (FIFA) deux ans plus tard[2]. Dès lors, le développement du football en Iran accélère, les clubs se multiplient, notamment dans la capitale. La sélection retrouve les terrains en affrontant quatre fois la Turquie entre 1947 et 1950. Le 28 mai 1950, pour son premier match officiel aux yeux de la FIFA, l'Iran concède face à la Turquie la plus large défaite de son histoire (1-6). Le 26 octobre, il remporte sa première victoire officielle, contre l'Afghanistan (4-0)[4].

L'Iran participe à sa première compétition de football lors Jeux asiatiques de 1951 à New Delhi. Il accède à la finale en battant la Birmanie (2-0) puis le Japon après un match d'appui (0-0, puis 3-2), mais s'y incline face à l'Inde, pays hôte (0-1)[r 1]. En 1958 la fédération rejoint la Confédération asiatique de football (AFC), fondée quatre ans plus tôt. La sélection, qui n'a plus été réunie depuis six ans (le pays a été l'objet d'un coup d'État en 1953), fait le déplacement aux Jeux asiatiques de 1958 (en) de Tokyo, dont elle est sèchement éliminée par Israël (0-4) et la Corée du Sud (0-5)[r 2]. Les Iraniens participent dans la foulée pour la première fois au tour préliminaire à la Coupe d'Asie mais sont devancés dans le groupe Ouest par Israël.

Quatre ans de quasi-interruption sont seulement entrecoupés par un premier duel avec l'Irak, le grand rival politique, en juin 1962. Les deux matchs se concluent par un nul et une défaite, un bilan décevant qui provoque des réactions politiques importantes[5]. L'équipe d'Iran fait finalement son retour pour les qualifications aux Jeux olympiques de 1964, qu'elle remporte en dominant successivement le Pakistan, l'Irak et l'Inde. Le tournoi olympique au Japon, interdit aux joueurs professionnels, est plus difficile avec deux défaites face à l'Allemagne olympique et la Roumanie, et un match nul face au Mexique[r 3].

Champion d'Asie trois fois de suite[modifier | modifier le code]

Le milieu des années 1960 marque l’avènement du football iranien au plus haut niveau continental. En 1964, l'Iran, le Pakistan et la Turquie fondent l'organisation de Coopération pour le développement régional (en) (RCD), sous l'égide duquel un tournoi (en) est organisé. Cinq éditions sont organisées entre 1965 et 1974, dont deux sont remportées par les Iraniens, en 1965 et 1970. Ils participent également aux Jeux asiatiques de 1966 (en) à Bangkok. Vainqueur de la Malaisie et de l'Inde, puis de l'Indonésie, l'Iran atteint les demi-finales malgré deux défaites face au Japon et la Birmanie. Il y bat cette fois le Japon mais s'incline en finale du tournoi, de nouveau face aux Birmans (0-1)[r 4].

Les Iraniens sont qualifiés pour la première fois à la Coupe d'Asie en 1968 en tant que pays hôte. Vainqueur de ses trois premières rencontres à l'Amjadieh Stadium (en), face à Hong-Kong, Taïwan et la Birmanie, l'Iran affronte Israël, le tenant du titre, lors d'un dernier match décisif. Menés à vingt minutes du terme, les Iraniens gagnent le match (2-1) et remportent leur première couronne continentale[6]. Homayoon Behzadi est co-meilleur buteur du tournoi[r 5].

Cérémonie d'ouverture des Jeux asiatiques de 1974 à Téhéran.

En 1972 en Thaïlande, l'équipe d'Iran de football conserve son titre continental en battant la République khmère (le Cambodge), deux fois, l'Irak et la Thaïlande, puis en finale la Corée du sud (2-1 a. p.)[r 6]. Hossein Kalani est cette fois seul à la première place du classement des buteurs. Qualifié aux Jeux olympiques de Munich, l'Iran y enregistre une des plus larges défaites de son histoire contre la Hongrie (5-0), futur vainqueur, suivi d'une autre face au Danemark (4-0). Les Iraniens se rattrapent quelques jours plus tard en battant la sélection olympique du Brésil (1-0), sans cependant pouvoir se qualifier pour la suite[r 7]. Le même été, la sélection iranienne est invitée à la Coupe de l'Indépendance du Brésil, à laquelle participent des équipes du monde entier. Les Iraniens s'inclinent face à l'Irlande (1-2), le Portugal (0-3) et le Chili (1-2), et ne résistent qu'à l'Équateur (1-1)[r 8].

En 1974 l'Iran fait son retour aux Jeux asiatiques (en), organisés à Téhéran, où est construit pour cette occasion le stade Aryamehr. Les coéquipiers de Mohammad Reza Adelkhani (en) survolent la compétition, se qualifie pour la finale avec six victoires de rang et y bat Israël devant près de 100 000 spectateurs (1-0)[r 9]. En 1976, l'Iran reçoit pour la 2e fois la compétition. Il remporte pour la 3e fois d'affilée la couronne continentale en battant le Yémen du Sud, l'Irak, la Chine (2-0 a. p.) et en finale le Koweït (1-0, but de Ali Parvin)[r 10]. L'Iran devient le premier pays à remporter trois victoires en Coupe d'Asie des nations de football[7].

La première participation à la Coupe du monde en 1978[modifier | modifier le code]

Le niveau de la sélection continue à progresser et profite de la création progressive d'un championnat national, dominé par les clubs de Téhéran : le Tadj, le Pas et le Shahin, le plus populaire[3].

Non inscrit aux tours préliminaires des Coupes du monde de 1962, 1966 et 1970, l'Iran y fait finalement ses débuts pour l'édition 1974, où l'Asie et l'Océanie doivent se partager une seule place. L'Iran sort vainqueur de sa phase de groupe mais s'incline face à l'Australie en finale de la « zone B » (0-3 en Australie, 2-0 à Téhéran)[8].

L'équipe d'Iran en 1977.

Quatre ans plus tard, l'Iran sort de nouveau vainqueur de sa phase de groupe et doit affronter lors d'une seconde poule la Corée du Sud, le Koweït, l'Australie et Hong-Kong. Sorti vainqueur avec six victoires et deux nuls en huit matchs, l'Iran obtient de son premier billet pour une Coupe du monde de football[r 11].

Lors du tournoi en Argentine, l'Iran peut notamment compter sur son gardien de but Nasser Hejazi et son petit milieu de terrain Ali Parvin. Pour son premier match face aux Pays-Bas, finaliste du tournoi en 1974, les Iraniens s'inclinent logiquement (3-0). Puis ils affrontent l'Écosse de Kenny Dalglish, également battue lors de son premier match. Le match est haché, les Iraniens s'évertuant à bien défendre. Après l'ouverture des Écossais sur un but contre son camp, les Iraniens poussent et parviennent à égaliser par Iraj Danaifar, à la surprise des observateurs (1-1). Pour leur dernier match, la Tim Melli s'incline, logiquement encore, face au Pérou de Teófilo Cubillas, auteur d'un triplé (1-4, but de Hassan Rowshan)[3].

Cinq mois plus tard, c’est la Révolution iranienne. Le football, vu comme un sport occidental, n'est plus que toléré par les nouvelles autorités iraniennes. Le championnat est arrêté et la sélection en pâtit rapidement[3]. Qualifiée pour les Jeux olympiques de 1980, organisés à Moscou, la sélection doit laisser sa place à la Syrie suite au boycott décidé par le gouvernement.

Les difficiles années d'après la Révolution[modifier | modifier le code]

Alors que s'engage la Guerre Iran-Irak, la sélection défend son titre continental lors de la Coupe d'Asie de 1980. Préoccupés par la situation de leur pays, les Iraniens sont battus en demi-finale par le Koweït (1-2), pays hôte, et terminent à la 3e place[r 12]. La situation du pays empire vite. La sélection ne s'inscrit pas aux tours préliminaires de la Coupe du monde 1982 et en est disqualifiée en 1986 car sa fédération refuse de jouer ses matchs sur terrain neutre comme l'exige la Confédération asiatique du fait de la guerre avec l'Irak[r 13].

L'Iran réussit cependant à se qualifier pour les compétitions continentales, où il connaît des performances irrégulières : quart de finale aux Jeux asiatiques de 1982 et de 1986, 4e de la Coupe d'Asie en 1984 (battu par l'Arabie saoudite puis par le Koweït aux tirs au but), 3e en 1988 (battu par l'Arabie saoudite encore), éliminé au 1er tour en 1992 après un défaite décisive face au Japon. En 1990 l'Iran remporte les Jeux asiatiques de Pékin en battant en finale la Corée du Nord aux tirs au but.

La sélection fait par ailleurs son retour dans les tours préliminaires à la Coupe du monde. Pour l'édition 1990, elle est devancée de justesse en phase de poule par la Chine ; pour 1994 elle se qualifie pour le tour final mais s'y avère trop juste pour prétendre à l'un des deux billets pour le Mondial[9].

En 1998, le retour en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Un championnat national est remis sur pied en 1989, baptisé Ligue Qods. Deux ans plus tard, il est pérennisé sous le nom Ligue Azadegan. Le niveau de la sélection s'en ressent progressivement. Après l'échec de 1992, la Coupe d'Asie 1996 à Abou Dabi voit l'Iran redevenir une puissance asiatique du football, en battant sèchement l'Arabie saoudite (3-0) en poule puis la Corée du Sud (6-2) en quart de finale. De nouveau opposés aux Saoudiens en demi-finale, pour la 3e fois en quatre éditions, les Iraniens s'inclinent encore, aux tirs au but (0-0, t.a.b. 3-4). En petite finale ils battent le Koweït, aux tirs au but également (1-1, t.a.b 3-2).

L'année suivante, ils réalisent un solide parcours de qualification pour la Coupe du monde 1998, en dominant notamment la Chine[10] mais sont devancés finalement par l'Arabie saoudite et le Japon, vainqueur d'un match de barrage sur un but en or (3-2). Quatrième de la zone Asie, l'Iran affronte l'Australie en barrage inter-zones, et se qualifie après deux matchs nuls grâce à la règle des buts marqués à l'extérieur (1-1, 2-2)[3],[11]. Le pays est en liesse[12].

Avec des joueurs comme Ali Daei (attaquant aux 109 buts en équipe nationale), Karim Bagheri et Mehdi Mahdavikia, l'équipe d'Iran de football démontre ses progrès à la Coupe du monde en France. Elle s'incline de justesse contre la RF Yougoslavie (1-0, but sur coup franc de Siniša Mihajlović) avant de jouer avec les États-Unis un match chargé de symboles étant donné les tensions politiques entre les deux pays. L'Iran l'emporte grâce à deux buts de Hamidreza Estili et Mehdi Mahdavikia (2-1)[3],[13]. Pour son dernier match, l'Iran s'incline logiquement face à l'Allemagne (2-0) et termine 3e de son groupe.

Depuis 1998, des performances irrégulières[modifier | modifier le code]

En 2000, la Fédération iranienne co-fonde la Fédération d'Asie de l'Ouest de football, qui organise dès lors le Championnat d'Asie de l'Ouest environ tous les deux ans. L'Iran en remporte la première édition en 2000, puis celles de 2004, 2007 et 2008.

Lors de la Coupe d'Asie des nations 2000, l'Iran est éliminé au stade des quarts de finale par la Corée du Sud (1-2 a. p.). Quelques semaines plus tard, elle remporte au cours des qualifications pour la Coupe du monde 2002 une victoire record sur Guam : 19 buts à 0. Début 2001, la fédération fait appel au Croate Miroslav Blažević pour diriger sa sélection. Installé à la première place de son groupe, directement qualificative pour le Mondial, l'Iran s'incline à Bahreïn en octobre 2001 de façon inattendue (1-3)[14],[15]. Les jours suivants, des émeutes secouent Téhéran[16]. Finalement 3e de la zone Asie derrière la Chine et l'Arabie Saoudite (le Japon et la Corée du Sud étant déjà qualifiés en tant qu'organisateurs), Tim Melli doit jouer un match de barrage contre l'Irlande pour accéder à la phase finale. À Dublin, l'Iran s'incline 0-2. À Téhéran, au match retour, l'Iran gagne le match (1-0) mais laisse la place en Coupe du monde à son adversaire, qui s'impose sur l'ensemble des deux matchs.

Blažević laisse la place à son adjoint Branko Ivanković. Ce dernier mène la sélection à la Coupe d'Asie des nations 2004, où l'Iran prend sa revanche sur la Corée du Sud en quart de finale (4-3) mais s'incline en demi-finale face à la Chine, pays hôte, aux tirs au but après un match dont l'arbitrage fait polémique, et termine à la 3e place du tournoi. Ivanković conduit ensuite le pays à sa troisième qualification en Coupe du monde. Comme huit ans avant, cette performance conduit à des grandes scènes de liesse populaire. Cinq personnes trouvent la mort après la victoire face au Japon en mars 2005[17].

Scène d'Iran-Angola, en 2006.

La performance des Iraniens lors du Mondial en Allemagne fait polémique : avec la même ossature qu'en 1998, complétée par le joueur du Bayern Munich Ali Karimi, l'équipe d'Iran de football ne ramène qu'un seul point, celui d'un match nul contre l'Angola (1-1) après deux défaites contre le Mexique (1-3, alors que le score est encore de 1-1 à la pause) et le Portugal (0-2). Ivanković est sévèrement critiqué par les médias du pays, notamment pour le premier match contre le Mexique, notamment son choix de titulariser Ali Daei, âgé alors de 37 ans, au poste d'attaquant. Les buteurs iraniens durant cette compétition sont Sohrab Bakhtiarizadeh et Yahya Golmohammadi avec un but chacun.

Le 17 juillet 2006, l'AFC refuse de reconnaître les nouvelles autorités du football iranien, en vertu des règlements de la FIFA qui interdisent toute ingérence politique. Cette décision fait suite au remplacement du président de la Fédération d'Iran par le Ministre des sports en personne. L'Iran est banni par la FIFA, mais la sanction est levée au bout de quelques semaines[18].

Durant la Coupe d'Asie des nations 2007, la sélection d'Amir Ghalenoei échoue en quart de finale contre la Corée du Sud, aux tirs au but (0-0). Quatre ans plus tard, les Iraniens s'arrêtent au même stade face aux mêmes adversaires (1-0, au bout de la prolongation). Entre temps, l'Iran, dominé par les deux Corées et l'Arabie saoudite, ne s'était pas qualifié pour la Coupe du monde 2010. En juin 2009, plusieurs joueurs portent un bracelet vert en signe de soutien du soulèvement postélectoral en Iran, dont la vedette Javad Nekounam[19], et certains se voient forcés de se mettre en retrait de la sélection, comme Ali Karimi et Mehdi Mahdavikia, le capitaine lors de la dernière Coupe du monde[20].

Avec le Portugais Carlos Queiroz sur le banc, l'Iran réalise un solide parcours de qualification, disputant un duel âpre avec la Corée du Sud[21], et obtient finalement son billet pour la Coupe du monde 2014 au Brésil[22]. Les Iraniens, très défensifs, commencent le tournoi par un match nul (0-0) contre le Nigeria[23]. Ils résistent ensuite longtemps contre l'Argentine, future finaliste de la compétition, mais encaissent un but de Lionel Messi à la 91e minute[24]. L'Iran perd son troisième match contre la Bosnie-Herzégovine sur le score de 3-1, marquant son unique but de la compétition par Reza Ghoochannejhad. L'équipe termine au quatrième rang du groupe F avec un point et est éliminé de la Coupe du monde[25].

Résultats[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde
Phases finales Qualifications
Année Résultat Class. MJ V N* D bp bc MJ V N* D bp bc
1930 à 1970 Non inscrit - - - - - - - - - - - - -
Drapeau : Allemagne de l'Ouest 1974 Non qualifié - - - - - - - 8 5 1 2 9 6
Drapeau de l’Argentine 1978 1er tour 14e 3 0 1 2 2 8 12 10 2 0 20 3
Drapeau de l'Espagne 1982 Forfait - - - - - - - - - - - - -
Drapeau du Mexique 1986 Disqualifié - - - - - - - - - - - - -
Drapeau de l'Italie 1990 Non qualifié - - - - - - - 6 5 0 1 12 5
Drapeau des États-Unis 1994 Non qualifié - - - - - - - 11 5 3 3 23 13
Drapeau de la France 1998 1er tour 20e 3 1 0 2 2 4 17 8 6 3 57 17
Drapeau de la Corée du Sud Drapeau du Japon 2002 Non qualifié (barrages) - - - - - - - 14 9 3 2 36 9
Drapeau de l'Allemagne 2006 1er tour 25e 3 0 1 2 2 6 12 9 1 2 29 7
Drapeau de l'Afrique du Sud 2010 Non qualifié - - - - - - - 14 5 8 1 15 9
Drapeau du Brésil 2014 1er tour 28e 3 0 1 2 1 4 16 10 4 2 30 7
Total - 4/20 12 1 3 8 5 22 110 66 28 16 230 76
Parcours en Coupe d'Asie
Phases finales Qualifications
Année Résultat MJ V N* D bp bc MJ V N* D bp bc
Drapeau de Hong Kong 1956 Non inscrit - - - - - - - - - - - -
Drapeau de la Corée du Sud 1960 Non qualifié - - - - - - 6 3 1 2 12 10
Drapeau d’Israël 1964 Non inscrit - - - - - - - - - - - -
Drapeau de l'Iran 1968 Vainqueurs 4 4 0 0 11 2 Qualifié comme organisateur
Drapeau de la Thaïlande 1972 Vainqueurs 5 5 0 0 12 4 Qualifié comme tenant du titre
Drapeau de l'Iran 1976 Vainqueurs 4 4 0 0 13 0 Qualifié comme tenant du titre
Drapeau du Koweït 1980 3e 6 3 2 1 16 6 Qualifié comme tenant du titre
Drapeau de Singapour 1984 4e 6 2 4 0 8 3 5 5 0 0 21 2
Drapeau du Qatar 1988 3e 6 2 2 2 3 4 4 2 2 0 6 1
Drapeau du Japon 1992 1er tour 3 1 1 1 2 1 2 2 0 0 10 0
Drapeau des Émirats arabes unis 1996 3e 6 3 2 1 14 6 6 6 0 0 27 1
Drapeau du Liban 2000 1/4 finale 4 2 1 1 7 3 6 4 1 1 16 2
Drapeau de la République populaire de Chine 2004 3e 6 3 3 0 14 8 6 5 0 1 16 5
Drapeau de l'IndonésieDrapeau de la MalaisieDrapeau de la ThaïlandeDrapeau de la République socialiste du Viêt Nam 2007 1/4 finale 4 2 2 0 6 3 6 4 2 0 12 2
Drapeau du Qatar 2011 1/4 finale 4 3 0 1 6 2 6 4 1 1 11 2
Drapeau de l'Australie 2015 Qualifié - - - - - - 6 5 1 0 18 5
Total 3 titres 58 34 17 7 112 41 53 40 8 5 143 30

Historique des adversaires[modifier | modifier le code]

Sélections affrontées 20 fois et plus[26]
Sélection MJ V N D Bp Bc Diff
Drapeau : Koweït Koweït 28 12 9 7 34 27 7
Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 27 11 7 9 30 32 −2
Drapeau : Syrie Syrie 24 14 9 1 38 13 25
Drapeau : République populaire de Chine Chine 20 11 5 4 35 18 17
Drapeau : Irak Irak 20 12 4 4 27 15 12

Les adversaires les plus courants de la sélection iranienne sont logiquement celles qui disputent de longue date les compétitions continentales avec l'Iran, au sein de la Confédération asiatique de football.

Fin mars 2014, les cinq adversaires les plus récurrents sont le Koweït, la Corée du Sud, la Syrie, la Chine et l'Irak, face auxquels les bilans sont soit équilibrés, soit clairement à l’avantage des Iraniens.

Hors Asie, la sélection la plus souvent rencontrée est la Turquie, membre de l'UEFA, rencontrée à huit reprises (pour une seule victoire et cinq défaites).

Identité[modifier | modifier le code]

Surnoms[modifier | modifier le code]

La sélection iranienne a plusieurs surnoms. Le plus commun est Tim Melli, écrit Team Melli dans les pays anglophones, qui en persan signifie littéralement « équipe nationale ». Des surnoms plus imagés sont parfois utilisés : Persian Stars[27],[28], Shiran e Iran[29] que l'on peut traduire par les « Lions iraniens » ou les « Lions de Perse »[30], ou encore les Princes of Persia[31],[32],[33] sont également utilisés dans les médias.

Couleurs[modifier | modifier le code]

Le maillot principal de l'Iran est traditionnellement blanc.

Principaux maillots de la sélection iranienne.
Couleurs de l’équipe
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1978 Dom[34].
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1978 Ext.
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1998 Dom[35].
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1998 Ext.
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2006 Dom[36].
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2006 Ext.
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2011 Dom.
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2011 Ext.
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2011 Alt.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Les trois sélectionneurs couronnés en Coupe d'Asie avec l'Iran sont Mahmoud Bayati en 1968, Mohammad Ranjbar en 1972, qui assure alors l'intérim après le licenciement de Parviz Dehdari (en), et Heshmat Mohajerani en 1976. Ce dernier conduit également l'Iran à sa première Coupe du monde en 1978. En 1998, le sélectionneur s'appelle Jalal Talebi ; en 2006, c'est le Croate Branko Ivanković ; en 2014, le Portugais Carlos Queiroz.

Ivanković, arrivé comme adjoint de Miroslav Blažević, est avec 52 matchs (entre 2002 et 2006) l'entraineur à avoir dirigé le plus de matchs de l'Iran. Il devance Mohammad Mayeli Kohan (en) (38 matchs en 1996-1997), Carlos Queiroz (série en cours), Ali Parvin (34 entre 1989 et 1993) et Afshin Ghotbi (30 entre 2009 et 2011).

Liste des sélectionneur de l'Iran[37]
Nom De À Mj V N D  % V
Drapeau de l'Iran Hossein Sadaghiani 15 janvier 1941 5 mars 1951 5 2 0 3 40
Drapeau de l'Iran Mostafa Salimi 5 mars 1951 2 avril 1952 5 2 2 1 40
Drapeau de la Hongrie József Mészáros 5 décembre 1957 18 décembre 1959 6 3 1 2 50
Drapeau de l'Iran Hossein Fekri 1 juin 1961 16 mars 1966 7 2 3 2 28.57
Drapeau de la Hongrie György Szűcs 10 septembre 1966 24 novembre 1967 7 4 0 3 57.14
Drapeau de l'Iran Hossein Fekri 24 novembre 1967 26 novembre 1967 2 1 0 1 50
Drapeau de l'Iran Mahmoud Bayati 26 novembre 1967 7 mars 1969 4 4 0 0 100
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Zdravko Rajkov 7 mars 1969 17 septembre 1970 5 4 0 1 80
Drapeau de l'URSS Igor Netto 4 novembre 1970 10 septembre 1971 3 0 1 2 0
Drapeau de l'Iran Parviz Dehdari 10 septembre 1971 7 mai 1972 2 1 0 1 50
Drapeau de l'Iran Mohammad Ranjbar 7 mai 1972 25 juin 1972 9 5 1 3 55.56
Drapeau de l'Iran Mahmoud Bayati 26 juin 1972 17 janvier 1974 9 5 2 2 55.56
Drapeau : Écosse Danny McLennan 17 janvier 1974 3 septembre 1974 2 1 0 1 50
Drapeau de l'Irlande Frank O'Farrell 3 septembre 1974 10 août 1975 9 7 0 2 77.78
Drapeau de l'Iran Heshmat Mohajerani 10 août 1975 6 septembre 1978 28 15 7 6 53.57
Drapeau de l'Iran Hassan Habibi 12 mars 1979 25 février 1982 12 9 2 1 75
Drapeau de l'Iran Jalal Cheraghpour (int.) 1 mars 1982 25 novembre 1982 4 2 0 2 50
Drapeau de l'Iran Mahmoud Yavari 7 août 1984 1 décembre 1984 6 6 0 0 100
Drapeau de l'Iran Nasser Ebrahimi (int.) 1 décembre 1984 16 février 1985 8 2 4 2 25
Drapeau de l'Iran Fereydoun Asgarzadeh 11 février 1986 21 février 1986 2 2 0 0 100
Drapeau de l'Iran Parviz Dehdari 1 mars 1986 22 janvier 1989 20 10 6 4 50
Drapeau de l'Iran Reza Vatankhah 22 janvier 1989 17 mars 1989 3 3 0 0 100
Drapeau de l'Iran Mehdi Monajati 30 mai 1989 22 juillet 1989 3 2 0 1 66.67
Drapeau de l'Iran Ali Parvin 1 novembre 1989 28 octobre 1993 34 15 11 8 44.12
Drapeau de la Croatie Stanko Poklepović 3 octobre 1994 26 avril 1996 4 1 2 1 25
Drapeau de l'Iran Mohammad Mayeli Kohan 26 avril 1996 7 novembre 1997 38 23 9 6 60.53
Drapeau du Brésil Valdeir Vieira 16 novembre 1997 28 novembre 1997 3 0 2 1 0
Drapeau de la Croatie Tomislav Ivić 28 novembre 1997 22 avril 1998 5 1 2 2 20
Drapeau de l'Iran Jalal Talebi 3 juin 1998 13 octobre 1998 4 1 0 3 25
Drapeau de l'Iran Mansour Pourheidari 3 juin 1998 13 octobre 1998 17 9 5 3 52.94
Drapeau de l'Iran Jalal Talebi 22 mars 2000 1 janvier 2001 4 1 0 3 25
Drapeau du Brésil Ademar Braga 1 janvier 2001 19 janvier 2001 3 3 0 0 100
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Miroslav Blažević 24 avril 2001 6 février 2002 19 10 4 5 52.63
Drapeau de la Croatie Branko Ivanković 6 février 2002 4 février 2003 10 4 4 2 40
Drapeau de l'Iran Homayoun Shahrokhi (int.) 4 février 2003 26 septembre 2003 5 1 1 3 20
Drapeau de la Croatie Branko Ivanković 26 septembre 2003 21 juin 2006 42 29 6 7 69.05
Drapeau de l'Iran Amir Ghalenoei 8 août 2006 22 décembre 2007 17 10 6 1 58.82
Drapeau de l'Iran Parviz Mazloomi 16 juin 2007 24 juin 2007 4 3 1 0 75
Drapeau de l'Iran Mansour Ebrahimzadeh (int.) 10 janvier 2008 20 mars 2008 3 0 3 0 0
Drapeau de l'Iran Ali Daei 20 mars 2008 28 mars 2009 24 15 6 3 62.5
Drapeau de l'Allemagne Erich Rutemöller (int.) 28 mars 2009 22 avril 2009 1 0 1 0 0
Drapeau de l'Iran Afshin Ghotbi 22 avril 2009 22 janvier 2011 30 16 6 8 53.33
Drapeau de l'Iran Ali Reza Mansourian (int.) 22 janvier 2011 4 avril 2011 1 1 0 0 100
Drapeau du Portugal Carlos Queiroz 4 avril 2011[38] 34 19 10 5 55.88

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Ali Daei, meilleur buteur et joueur le plus sélectionné.
Javad Nekounam, 2e joueur le plus sélectionné.

La FIFA considère sur son site Internet que les trois « stars du passé » de la sélection sont les attaquants Ali Daei, qui est à la fois le meilleur buteur et le joueur le plus sélectionné de l'histoire de la sélection (109 buts en 149 matchs), Khodadad Azizi et le milieu de terrain offensif Karim Bagheri[39]. Tous trois ont réalisé leur carrière professionnelle dans les années 1990 et 2000. Daei est le capitaine de la sélection lors de la Coupe du monde 2006,

Ali Daei fait ses débuts en sélection lors de la Coupe de l'OCE 1993 (en) et s'y impose vite. Il est le meilleur buteur du tour final des qualifications asiatiques pour la Coupe du monde 1994. En 1996, il inscrit 22 buts avec l'Iran, dont un fameux quadruplé contre la Corée du Sud en Coupe d'Asie[40]. Il tient un rôle important dans la qualification de sa sélection à la Coupe du monde 1998, alors qu'il débute une carrière en Allemagne. Il est en 1999 élu Footballeur asiatique de l'année. En novembre 2003, il inscrit lors d'un match qualificatif pour la Coupe d'Asie contre le Liban son 85e but avec la sélection, dépassant ainsi le record du Hongrois Ferenc Puskás[41]. Un an plus tard, il dépasse la barre des cent buts après un quadruplé contre le Laos. Devenu capitaine de la sélection, il poursuit sa carrière internationale jusqu'à la Coupe du monde 2006, qu'il attaque à 37 ans comme titulaire. Le parcours décevant de l'Iran lui vaut cependant d'être la cible de critiques des médias[42]. Il prend sa carrière internationale après la compétition.

Khodadad Azizi et Karim Bagheri sont les deux buteurs et héros du fameux barrage de qualification à la coupe du monde 1998 remporté sur l'Australie[43]. Azizi inscrit 11 buts en 47 sélections avec l'Iran entre 1992 et 2004. Il est élu meilleur joueur de la Coupe d'Asie puis Footballeur asiatique de l'année en 1996. Émigré en Allemagne en 1997, il connaît une fin de carrière plus difficile, ternie par ses sautes de caractère. Bagheri fait lui ses débuts en 1993 lors des qualifications pour la Coupe du monde 1994, et devient vite titulaire au milieu de terrain. Il brille lui aussi pendant la Coupe d'Asie de 1996, dont l'Iran termine à la 3e place. En 1997 il marque sept buts contre les Maldives, égalisant le record existant pour un match qualificatif de Coupe du monde. Très bon tireur, il marque régulièrement de loin, par exemple contre la Corée du Sud lors de la Coupe d'Asie 2000. Il annonce sa retraite internationale après la défaite de l'Iran lors des qualifications pour la Coupe du monde 2002 face à l'Irlande, à seulement 28 ans. Appelé peu de temps avant la Coupe du monde 2006, il refuse l'invitation. En 2008, son ancien coéquipier Ali Daei, devenu sélectionneur, le convainc de revenir pour les qualifications à la prochaine Coupe du monde. Il officialise son arrêt définitif après un match amical contre le Brésil en octobre 2010.

Lors des trois premières Coupes du monde disputées par l'Iran, les capitaines ont été le milieu de terrain Ali Parvin en 1978, le gardien de but Ahmad Reza Abedzadeh (en) en 1998, et Ali Daei en 2006. En 2014 le capitaine est le milieu Javad Nekounam.

Outre Azizi en 1996 et Daei en 1999, deux Iraniens ont remporté le titre de Footballeur asiatique de l'année, décerné depuis 1988 : Mehdi Mahdavikia en 2003 et Ali Karimi en 2004[44]. Mahdavikia est célèbre pour avoir marqué contre les États-Unis lors de la Coupe du monde 1998. Tous deux participent à la Coupe du monde 2006. Le 24 juin 2009, à la suite du soulèvement postélectoral en Iran en 2009, Mahdavikia, Karimi et plusieurs coéquipiers portent un brassard en geste de soutien à Mir Hossein Moussavi, le candidat malheureux de l'élection iranienne, lors du match contre la Corée du Sud. Suite à ce geste, ils sont sanctionnés et privés de sélection nationale iranienne. Mahdavikia n'y est jamais revenu.

Joueurs les plus sélectionnés[45]
Sélections Joueur Période Buts
149 Ali Daei 1993-2010 109
136 Javad Nekounam 2000- 37
127 Ali Karimi 1998–2013 38
111 Mehdi Mahdavikia 1996–2009 13
89 Hossein Kaebi 2002– 2
87 Karim Bagheri 1993-2010 50
Meilleurs buteurs[45]
Buts Joueur Période Sél.
109 Ali Daei 1993–2006 149
50 Karim Bagheri 1993–2010 87
38 Ali Karimi 1998–2013 127
37 Javad Nekounam 2000– 136
19 Gholam Hossein Mazloumi 1969–1977 40
Farshad Pious (en) 1984–1994 34

Mis à jour le 5 mars 2014. Les joueurs en gras sont encore en activité.

(voir aussi Catégorie:Footballeur international iranien)

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Sélection iranienne contre la Guinée, le 5 mars 2014[46]
# Poste Nom Date de naissance Sél. Club
22 Gardien Alireza Haghighi 2 mai 1988 (26 ans) 6 Drapeau du Portugal FC Penafiel
12 Gardien Daniel Davari 6 janvier 1988 (26 ans) 3 Drapeau de la Suisse Grasshopper Club Zurich
1 Gardien Sosha Makani 18 novembre 1986 (28 ans) 2 Drapeau de l'Iran Foolad
4 Défenseur Jalal Hosseini 3 février 1982 (32 ans) 83 Drapeau de l'Iran Persepolis
3 Défenseur Ehsan Hajsafi 25 février 1990 (24 ans) 58 Drapeau de l'Iran Sepahan
2 Défenseur Khosro Heydari 14 septembre 1983 (31 ans) 46 Drapeau de l'Iran Esteghlal
15 Défenseur Pejman Montazeri 6 septembre 1983 (31 ans) 20 Drapeau du Qatar Umm-Salal
23 Défenseur Mehrdad Pooladi 26 février 1987 (27 ans) 17 Drapeau de l'Iran Persepolis
5 Défenseur Amir Hossein Sadeghi 6 septembre 1981 (33 ans) 14 Drapeau de l'Iran Esteghlal
17 Défenseur Mohammad Reza Khanzadeh 20 janvier 1992 (22 ans) 5 Drapeau de l'Iran Zob Ahan
20 Défenseur Mehrdad Beitashour 1er février 1987 (27 ans) 4 Drapeau du Canada Vancouver Whitecaps
6 Milieu Javad Nekounam cap. 7 septembre 1980 (34 ans) 136 Drapeau de l'Espagne CA Osasuna
7 Milieu Masoud Shojaei 9 juin 1984 (30 ans) 49 Drapeau de l'Espagne Las Palmas
8 Milieu Mojtaba Jabbari 16 juin 1983 (31 ans) 31 Drapeau du Qatar Al-Ahli
11 Milieu Ghasem Haddadifar 12 juillet 1983 (31 ans) 14 Drapeau de l'Iran Zob Ahan
21 Milieu Ashkan Dejagah 5 juin 1986 (28 ans) 11 Drapeau de l'Angleterre Fulham FC
18 Milieu Yaghoub Karimi 31 août 1991 (23 ans) 6 Drapeau de l'Iran Sepahan
19 Milieu Reza Haghighi 31 janvier 1989 (25 ans) 5 Drapeau de l'Iran Persepolis
14 Milieu Alireza Jahanbakhsh 8 octobre 1993 (21 ans) 4 Drapeau des Pays-Bas N.E.C.
13 Milieu Ali Karimi 11 février 1994 (20 ans) 0 Drapeau de l'Iran Sepahan
9 Attaquant Mohammad Reza Khalatbari 14 septembre 1983 (31 ans) 58 Drapeau de l'Iran Persepolis
10 Attaquant Karim Ansarifard 3 avril 1990 (24 ans) 39 Drapeau de l'Espagne CA Osasuna
16 Attaquant Reza Ghoochannejhad 20 septembre 1987 (27 ans) 11 Drapeau de l'Angleterre Charlton Athletic

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Azadi.

L'Iran est résident à domicile du stade Azadi, construit à l'ouest de Téhéran pour recevoir les Jeux asiatiques de 1974. De son inauguration en 1971 à la Révolution de 1979, il est appelé « stade Aryamehr ». Sa capacité, initialement d'environ 100 000 places, a été réduite depuis à environ 84 000. Son record d'affluence date du 22 novembre 1997 lors du barrage de qualification à la Coupe du monde 1998 contre l'Australie : 128 000 spectateurs, soit bien plus que la capacité théorique, se tassent dans le stade[11],[47]. Depuis la Révolution de 1979, l'accès au stade est interdit aux femmes par le régime[48].

Avant la construction du stade Aryamehr, la sélection utilise le stade Amjadieh (en), construit à Téhéran au début des années 1940. Il accueille notamment les matchs de la Coupe d'Asie des nations de football 1968 remportée par l'Iran.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références générales
  1. « Classement mondial », sur fr.fifa.com,‎ 17 juillet 2014 (consulté le 17 juillet 2014).
  2. a et b (en) « History of Iran’s Football », sur ffiri.ir, Fédération d'Iran de football (consulté le 19 mars 2014)
  3. a, b, c, d, e et f Thomas Fourquet, « Les cinq matches qui ont fait le football iranien », Les Cahiers du football,‎ 7 aout 2012 (consulté le 19 mars 2014)
  4. (en) « Iran - International Matches », RSSSF.com (consulté le 18 mars 2014)
  5. Coll. (Houchang E Chehabi), Fringe nations in soccer, Routledge,‎ 2013 (lire en ligne), « The politics of Football in Iran »
  6. (en) Nader Jahanfard, « The face-off! Remembering “Mother of all games” », sur footballmedia.net (consulté le 19 mars 2014)
  7. Depuis 1976, l'Arabie saoudite et le Japon ont à leur tour gagné trois trophées et plus en Coupe d'Asie des nations de football
  8. (en) « The Road to the 1974 World Cup », sur Australian Online Football Museum (consulté le 25 mars 2014)
  9. « Arabie Saoudite VS Iran - Les prémices du succès saoudien », FIFA.com (consulté le 20 mars 2014)
  10. « 13 septembre 1997 : Mahdavikia réveille l'Iran », FIFA.com (consulté le 20 mars 2014)
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  12. Christian Bromberger, « Les sports, un révélateur des tensions de la société iranienne », sur efdeportes.com, Lecturas, Educación Física y Deportes (consulté le 22 mars 2014)
  13. Yvan Gastaut, « États-Unis/Iran 1998 (un jour un match) », sur wearefootball.org (consulté le 20 mars 2014)
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  15. Mohammad Noun, « IRAN-BAHREÏN Les trois buts bahreïniens qui ont ébranlé l'Iran », Al-Hayat, Courrier international,‎ 31 octobre 2001 (lire en ligne)
  16. (en) « Iran football clashes continue », BBC,‎ 23 octobre 2001 (consulté le 21 mars 2014)
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  18. (en) « Fifa suspends Iran for 'government meddling' », the Guardian,‎ 24 novembre 2006 (consulté le 20 mars 2014)
  19. Rémi Dupré, « Javad Nekounam, le réformateur du football iranien », Le Monde.fr,‎ 06 mars 2014 (consulté le 25 mars 2014)
  20. (en) « Iran bans election protest footballers », the Guardian,‎ 23 juin 2009 (consulté le 21 mars 2014)
  21. « Entre fleurs et "larmes de sang", la Corée du Sud et l'Iran se disputent un billet pour le Brésil », Le Monde.fr,‎ 18 juin 2013 (consulté le 25 mars 2014)
  22. « L'Iran et la Corée du Sud qualifiés », L'Équipe.fr,‎ 18 juin 2013 (consulté le 20 mars 2014)
  23. « FIFA Mondial: match nul soporifique entre le Nigeria et l'Iran », Radio télévision suisse,‎ 16 juin 2014 (consulté le 27 juillet 2014)
  24. « FIFA Mondial: Messi perce la muraille iranienne à la 91e », Radio télévision suisse,‎ 21 juin 2014 (consulté le 27 juillet 2014)
  25. « FIFA Mondial: l'Argentine reçue trois sur trois, le Nigeria qualifié », Radio télévision suisse,‎ 25 juin 2014 (consulté le 27 juillet 2014)
  26. Mise à jour le 24 mars 2014. Cf. (en) « Statistics: Iran », sur teammelli.com (consulté le 24 mars 2014)
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