Équipe d'Australie de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe d'Australie de football féminin.

Drapeau : Australie Équipe d'Australie

Écusson de l' Équipe d'Australie
Généralités
Confédération AFC
Couleurs jaune et vert
Surnom Socceroos
Stade principal Sydney Football Stadium
Classement FIFA en diminution 76e (17 juillet 2014)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Australie Ange Postecoglou
Capitaine Mile Jedinak
Plus sélectionné Mark Schwarzer (109)
Meilleur buteur Tim Cahill (34)

Rencontres officielles historiques

Premier match Nouvelle-Zélande Drapeau : Nouvelle-Zélande 3 - 1 Drapeau : Australie Australie
(17 juin 1922)
Plus large victoire Australie Drapeau : Australie 31 - 0 Drapeau : Samoa américaines Samoa américaines
(11 avril 2001)
Plus large défaite Australie Drapeau : Australie 0 - 8 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud
(17 septembre 1955)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 4
Huitièmes de finale (1) en 2006
Coupe d'Asie Phases finales : 2
Deuxième (1) en 2011
Coupe d'Océanie Phases finales : 6
Vainqueur (4) en 1980, 1996, 2000 et 2004

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Australie à la Coupe du monde 2014

L'équipe d'Australie de football (Australia national football (soccer) team) est la sélection de joueurs australiens représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération d'Australie de football.

L'équipe nationale dispute la première rencontre de son histoire le 17 juin 1922 face à la Nouvelle-Zélande, match perdu sur le score de trois buts à un. Affiliée à la FIFA en 1963, la Fédération est membre fondateur de la Confédération du football d'Océanie en 1966. La sélection néo-zélandaise dispute ses premières qualifications à une phase finale de Coupe du monde en 1966.

L'Australie remporte son premier trophée continental avec la Coupe d'Océanie en 1980. Elle compte trois autres victoires dans cette compétition en 1996, 2000 et 2004, ainsi que quatre participations à une phase finale de la Coupe du monde, en 1974, en 2006, en 2010 et en 2014. L'Australie est considérée comme la meilleure nation de la Confédération du football d'Océanie jusqu'à son rattachement en 2006 à la Confédération asiatique de football, dont le niveau et le nombre de places qualificatives en Coupe du monde sont plus élevés. En septembre 2009, elle atteint le 14e rang du classement mondial de la FIFA, son plus haut historique.

Les Australiens, surnommés les « Socceroos », disputent leurs rencontres à domicile à l'ANZ Stadium, stade de 82 500 places situé à Sydney, ou également au Sydney Football Stadium, d'une capacité de 45 500 places. L'équipe est entraînée depuis 2013 par l'Australien Ange Postecoglou.

Histoire[modifier | modifier le code]

1922-1964 : les débuts de l'Australie[modifier | modifier le code]

L'équipe d'Australie en 1924.

La première équipe nationale australienne est constituée en 1922 pour une tournée en Nouvelle-Zélande. Elle joue son premier match le 17 juin 1922 à Dunedin, contre sa voisine, la Nouvelle-Zélande, perdu 3 buts à 1. Les Socceroos font match nul (1-1) face aux mêmes Néo-Zélandais la semaine suivante puis s'inclinent une seconde fois, trois buts à un, le 8 juillet[2]. L'année suivante, en mai 1923, les Néo-Zélandais se rendent en Australie pour une tournée de trois mois au cours de laquelle ils disputent trois rencontres face à l'Australie. La sélection néo-zélandaise remporte « The Ashes[note 1] », un trophée remis en jeu à chaque confrontation entre les deux nations jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, en s'imposant à deux reprises pour une défaite[5],[6].

L'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud deviennent des adversaires réguliers lors de match amicaux au cours des décennies suivantes. En 36 ans, l'Australie affronte l'Afrique du Sud à 14 reprises lors de trois différentes tournées, et la Nouvelle-Zélande à 21 occasions au cours de sept tournées. En 1924, l'Australie accueille la première tournée du Canada, qui perd son premier match officiel le 7 juin à Brisbane sur le score de 3 buts à 2. L'Australie remporte finalement la tournée, avec trois victoires, un match nul et deux défaites[7]. La sélection néo-zélandaise se rend de nouveau en Australie en 1933 et repart avec trois défaites[8],[9]. Trois ans plus tard, l'Australie fait le chemin inverse et conserve « The Ashes » en s'imposant lors des trois rencontres organisées[10]. Lors du deuxième match à Wellington, le 11 juillet 1936, l'Australie bat notamment la Nouvelle-Zélande sur le large score de dix buts à zéro[11],[12]. En 1938, l'Australie, qui n'a pas disputé de rencontres internationales depuis deux ans, accueille pour la première fois l'Inde. La sélection australienne remporte trois des cinq confrontations pour une seule défaite[13].

Les confrontations internationales s'interrompent avec la Seconde Guerre mondiale et ne reprennent qu'en 1947, avec la tournée de l'Afrique du Sud sur le sol australien. Les Bafana Bafana disputent leur première rencontre internationale le 10 mai 1947 devant 40 000 spectateurs au Sydney Cricket Ground, qu'ils remportent deux buts à un. L'Australie s'incline encore deux fois lors des quatre matchs suivants, pour une seule victoire[14]. En 1948, l'Australie effectue sa troisième tournée sur le sol néo-zélandais. Les Socceroos disputent 13 matchs, neuf contre des clubs et sélections locales et quatre contre l'équipe nationale du pays hôte, qu'ils remportent tous assez nettement[15]. Deux ans plus tard, les Australiens quittent pour la première fois le continent pour l'Afrique du Sud. Après deux défaites initiales, les Australiens s'imposent deux fois, à Port Elizabeth et au Cap[16]. En 1954 et 1955, l'Australie est encore l'hôte de tournées néo-zélandaise et sud-africaine. Contre la Nouvelle-Zélande, les Australiens remportent deux victoires et sont défaits une fois[17]. L'année suivante, les Bafana Bafana remportent les cinq duels[18]. Lors du troisième match de cette tournée, le 17 septembre à Adélaïde, les Australiens sont battus sur le score de 8 buts à 0. C'est à ce jour la plus large enregistrée par la sélection.

À un an des Jeux olympiques de Melbourne, la sélection australienne de football paraît en grande difficulté. Afin de préparer le tournoi olympique - le premier tournoi majeur auquel la sélection, qualifiée en tant que pays hôte, participe - les Australiens organisent une série de rencontres amicales, d'abord contre la plupart des États et territoires de l'Australie, puis contre des sélections du reste du monde : Union soviétique (défaite 15-1), Grande-Bretagne, Yougoslavie et l'Inde, deux fois[19]. Le tournoi olympique est organisé en une unique phase à élimination directe. La sélection australienne, entraînée par Richard Telfer (en), affronte le Japon pour son entrée en lice. Deux buts de Graham McMillan, sur pénalty, et Frank Loughran (en) suffisent à l'emporter (2-0)[20]. Face à l'Inde en quart de finale, les Australiens sont menés deux fois mais égalisent par Bruce Morrow (en). Neville D’Souza puis Krishna Kittu scellent la victoire des Indiens[21]. L'inexpérience des joueurs explique en partie cette élimination décevante[22]. L'Union soviétique remporte finalement le tournoi.

En 1958, l'Australie se rend une nouvelle fois en Nouvelle-Zélande, pour une victoire et un match nul[23]. Mais l'avènement du voyage aérien et la baisse des coûts du transport dans les années 1960 va bientôt permettre à l'Australie de diversifier ses adversaires, en dépit de son isolement géographique. La Fédération d'Australie de football (Football Federation Australia Ltd.) est finalement fondée en 1961. Elle s'affilie à la FIFA en 1963 et fonde avec son homologue de Nouvelle-Zélande la Confédération du football d'Océanie (OFC) en 1966.

1965-1995 : premières campagnes de qualification à la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Échecs en 1966 et 1970[modifier | modifier le code]

En 1965, l'Australie effectue sa première tentative de qualification pour une Coupe du monde. Quatre équipes s'affrontent dans la zone Asie-Océanie : la Corée du Nord, la Corée du Sud, l'Australie et l'Afrique du Sud. L'Afrique du Sud, suspendue par la FIFA, ne peut finalement pas participer aux éliminatoires et la Corée du Sud se retire lorsque l'AFC décide d'organiser le tournoi au Cambodge et non plus au Japon. La Corée du Nord et l'Australie s'affrontent donc en deux matchs à Phnom Penh. Le 21 novembre, les Nord-Coréens l'emportent nettement (1-6), Les Scheinflug sauvant l'honneur sur penalty. Les Australiens s'inclinent de nouveau au match retour, malgré l'ouverture du score de Scheinflug (1-3), et laisset les Chollimas partir en Angleterre[24],[25].

À la suite de cette élimination, l'Australie dispute plusieurs matchs contre des sélections asiatiques : Cambodge, Hong Kong, Taïwan et la Malaisie, battue deux fois[26]. En 1967, les Australiens disputent la Quoc Khanh Cup (en) organisée au Viêt Nam du Sud lors de la Guerre du Viêt Nam[27]. Ils remportent la compétition amicale en s'imposant en finale contre la Corée du Sud (3-2). Les Aussies disputent ensuite et remportent trois rencontres amicales en Asie du sud-est, contre l'Indonésie, Singapour et la Malaisie[28]. En 1968, les Australiens reçoivent le Japon. La série de trois rencontres s'achève sur un bilan équilibré (une victoire, un nul, une défaite)[29].

L’Australie débute la préparation pour les qualifications du Mondial 1970 par trois matchs amicaux contre la sélection grecque. Les Aussies remportent cette première confrontation à une sélection européenne sur la plus petite des marges (grâec à un but sur penalty d'Attila Abonyi), puis concédent un match nul (2-2) et une défaite (0-2). En octobre 1969, le Japon, l'Australie et la Corée du Sud se disputent le billet pour le deuxième tour de qualification de la zone Asie-Océanie, lors de rencontres aller-retour organisées à Séoul. L'Australie termine en tête de la poule après deux victoires et deux matchs nuls la poule et se qualifie à un premier barrage contre la Rhodésie, organisé sur terrain neutre au Mozambique. Après deux matchs nuls (1-1 puis 0-0), les Australiens remportent le match d'appui disputé le 1er décembre (3-1), grâce à Willie Rutherford (en), Johnny Warren et un but contre son camp rhodésie. Au dernier tour, l'Australie affronte Israël, qui remporte le match aller à Tel Aviv (1-0). Les Australiens concèdent le match nul au retour à Sydney (1-1), offrant la qualification à Israël pour le Mondial[30],[31].

Les Australiens organisent en 1970 une tournée lointaine : ils l'emportent en Israël, puis à Athènes contre la Grèce, et enfin face au Mexique, le 2 décembre à Mexico[32]. En 1971, les Israéliens effectuent une tournée de trois matchs en Australie, pour une victoire et une défaite[33]. L'année suivante, les Australiens remportent cinq de leur six matchs amicaux disputés à travers l'Asie, contre l'Indonésie, la Nouvelle-Zélande, le Sud-Vietnam, la Corée du Sud deux fois, et les Philippines[34].

Première Coupe du monde en 1974[modifier | modifier le code]

La route vers la Coupe du monde 1974 débute un an plus tôt, par une phase de groupe qui se dispute en Australie et en Nouvelle Zélande[35]. L'Australie y devance son plus illustre adversaire, la Nouvelle-Zélande, ainsi que l'Indonésie et l'Irak, et se qualifie pour la demi-finale du tournoi de qualification face au vainqueur de la poule du Moyen-Orient, l'Iran. Vainqueurs 3-0 à Sydney, les Socceroos sont dominés au Stade Azadi de Téhéran mais sauvent leur qualification en ne s'inclinant que deux buts à zéro. Pour le match final de la zone Asie-Océanie, les Australiens affrontent la Corée du Sud. L'aller à Sydney se conclue sur un match nul et vierge. Menés rapidement 2-0 à Séoul, les Australiens parviennent finalement à égaliser. Un match d'appui est organisé à Hong Kong, au cours duquel Jimmy Mackay marque le seul but, offrant à son pays un billet pour une Coupe du monde pour la première fois[36],[37].

Début 1974, les Australiens organisent quatre matchs amicaux afin de se préparer à la plus prestigieuse des compétitions de football, dont deux confrontations contre les Uruguayens[38], champions du monde en 1930 et 1950 : le premier match à Melbourne s'achève sans but, le second à Sydney voit la victoire des Aussies (2-0), malgré des gestes d'une rare violence. Luis Garisto est expulsé après avoir porté un coup si violent à l'Australien Ray Baartz qu'il met fin à la carrière de ce dernier[39].

Lors de la Coupe du monde en Allemagne, les Australiens affrontent la Allemagne de l'Est, la Allemagne de l'Ouest et le Chili. Pour leur entrée dans la compétition, les Aussies sont opposés à la RDA, un autre novice en Coupe du monde, qui impose un football d'engagement rude. Après une première période sans but, l'Australie s’incline après un but contre son camp de l'arrière Curran et un autre, remarquable, de la vedette est-allemande Joachim Streich[40], malgré les bonnes performances d'Alston et Bulgevic[41]. Les Australiens s'inclinent plus sèchement lors de leur seconde rencontre, face à la nation hôte et futur vainqueur de l'épreuve (0-3)[42]. Déjà éliminée, l'Australie dispute un dernier match sans enjeu contre le Chili qui s'achève sans but[43]. L'Australie repart d'Allemagne avec un seul point et sans avoir marqué le moindre but, au dernier rang du groupe A.

De nouveaux échecs en qualification en 1978, 1982 et 1986[modifier | modifier le code]

Les qualifications pour la Coupe du monde 1978 se déroulent en 1977[44]. L'Australie est versé dans le groupe Océanie en compagnie de la Nouvelle-Zélande et de Taïwan. Sur le terrain neutre de Ba aux Îles Fidji, les Aussies dominent deux fois les Taïwanais et profitent de leur présence sur l'île pour jouer contre les Fidji, vainqueurs surprise. Les Australiens battent ensuite difficilement les All whites à Sydney (2-1) et obtiennent au retour le match nul suffisant à leur qualification pour le tour final. L'Australie y retrouve les autres sélections vainqueur de leur groupe de qualification, Hong Kong, l'Iran, la Corée du Sud et le Koweït. Les Iraniens, qui l'emportent à Sydney grâce à un but de Hassan Rowshan puis à Téhéran grâce à Ghafour Djahani, enlèvent le seul billet pour la Coupe du monde[45],[46]. En 1978, l'Australie reçoit de nouveau la Grèce, qui remporte deux des trois duels de sa tournée.

En 1980, l'Australie remporte la 2e édition de la Coupe de l'Océanie, la première à laquelle elle participe, en battant en finale Tahiti (6-2). Puis elle organise de nombreux matchs amicaux pour préparer les qualifications pour la Coupe du monde 1982, contre la Tchécoslovaquie, l'Angleterre, l'Irlande du Nord et le Mexique notamment[47]. L'Australie se trouve dans le groupe Océanie en compagnie de la Nouvelle-Zélande, de Taïwan, de l'Indonésie et des Fidji. Tenus en échec à Auckland par les Néo-Zélandais (3-3), les Australiens sont surpris lors du match retour au Sydney Cricket Ground et battus (0-2). Les Australiens enchaînent sur des victoires nécessaires face à l'Indonésie et Taïwan à domicile, face à la sélection fidjienne à Suva puis à Melbourne, sur le score éclatant de dix buts à zéro, dont sept buts de Gary Cole. Mais la large victoire des Néo-Zélandais face aux mêmes Fidjiens (13-0) à Auckland élimine les Australiens à deux journées de la fin du tournoi[48],[49]. En 1982 et 1983, les Australiens remportent les deux premières éditions de la Merlion Cup (en) à Singapour. En 1983 ils reçoivent de nouveau les Anglais, pour deux nuls et une défaite. Enfin ils démarrent cette même année la Trans-Tasman Cup (en), un tournoi avec la Nouvelle-Zélande qui prend la place de la Coupe d'Océanie.

Les tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1986 débute à l'automne 1985 pour l'Australie[50], qui retrouve dans le groupe « Océanie » la Nouvelle-Zélande, Taïwan et Israël. Après un nul à Auckland, une victoire à Tel Aviv-Jaffa et un nouveau match nul au retour contre les Israéliens et deux victoires faciles face aux Taïwanais, les Australiens répondent aux attentes mais doivent jouer un match décisif face aux Néo-Zélandais. Un nouveau succès (2-0) permet à l'Australie de remporter sa poule et se qualifier pour un barrage intercontinental face au moins bon deuxième de la zone UEFA[51],[52]. Elle affronte pour ce barrage l'Écosse, où Alex Ferguson vient de succéder au célèbre Jock Stein, mort sur le banc lors d'un match contre le pays de Galles. À l'Hampden Park de Glasgow, devant plus de 60 000 supporteurs, les Socceroos résistent jusqu'aux deux buts de Davie Cooper et Frank McAvennie peu après la pause. Au retour, le 4 décembre à l'Olympic Park Stadium de Melbourne, ils ne parviennent pas à forcer le verrou écossais et concèdent un match nul (0-0) qui qualifie les Écossais à la Coupe du monde[53].

En 1987, l'Australie est invitée par la Corée du Sud à la President's Cup (en) dont elle est battue en finale par la sélection hôte, aux tirs au but, après avoir écarté l’Égypte en demi-finale.

Jeux olympiques d'été 1988[modifier | modifier le code]

L'Australie fait son retour dans les tournois qualificatifs aux Jeux d'olympiques pour l'édition 1988[54]. Les Socceroos débutent leur campagne de pré-qualification à Taipei le 15 novembre 1987 par une nette victoire (3-0)[55], confirmée au retour, avant de devancer la Nouvelle-Zélande, Israël et Taïwan, encore, à domicile et en Nouvelle-Zélande. Le 27 mars, lors de l'ultime rencontre de qualification disputée à l'Eden Park d'Auckland, les Australiens s'ouvrent les portes des Jeux olympiques en battant une dernière fois Taïwan[56]. Quelques semaines avant de rejoindre Séoul pour les JO, les Australiens rencontrent dans le cadre de l'Australia Bicentenary Gold Cup (en) le Brésil, deux fois, l'Argentine et l'Arabie saoudite, battues respectivement 4-1 et 3-0[57].

Pour le tournoi olympique, le sélectionneur yougoslave Frank Arok (en) convoque Alan Davidson, ancien défenseur de Nottingham Forest, John Kosmina, l'attaquant du Sydney Olympic, mais aussi Graham Arnold, Frank Farina ou encore Charlie Yankos. Le tirage au sort place la sélection australienne dans le groupe D en compagnie du Brésil, de Yougoslavie et du Nigeria. Le 18 septembre à Gwangju, les Australiens débutent leur tournoi par une courte victoire, leur premier en tournoi olympique, sur la Yougoslavie, grâce au seul but de Frank Farina[58]. Deux jours plus tard, ils s'inclinent face au Brésil sur un triplé de Romário[59]. L'ultime match de poule contre le Nigeria est décisif et les Australiens l'emportent grâce à un but de Kosmina[60]. En quart de finale les Australiens affrontent l'Union soviétique, tout juste finaliste de l'Euro 1988, en quart de finale. Après une période vierge de but, les Australiens s'effondrent et s'inclinent 3-0[61] face au futur vainqueur du tournoi. Par la suite le tournoi olympique est limité non plus aux joueurs amateurs mais à ceux de moins de 23 ans, ce qui entraîne la création d'une sélection olympique australienne spécifique.

Nouveaux échecs en 1990 et 1994[modifier | modifier le code]

Les tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1990 débutent dans la foulée des JO pour l'Australie[62]. Après avoir remporté leur duel habituel avec la Nouvelle Zélande en Trans-Tasman Cup (en), les Aussies écartent logiquement les Fidji au premier tour des qualifications, malgré une défaite surprise à Nadi au match aller, et retrouvent au second tour la Nouvelle-Zélande et d'Israël. L'Australie débute bien en battant la Nouvelle Zélande à domicile puis en obtenant le match nul en Israël, mais elle s'incline à Auckland pour son 3e match. La réception de la sélection de l'État hébreu est décisive : les Australiens concèdent l'ouverture du score et ne parviennent à égaliser qu'à la 88e minute par Paul Trimboli[63]. Le match nul élimine l'Australie et qualifie Israël pour le barrage intercontinental, perdu face à la Colombie[64].

Début 1992, la sélection dispute une série de matchs amicaux rassurants, avec des victoires contre la Suède et la Croatie, deux fois chacune, et les États-Unis, battus sur leur terrain, notamment. En septembre 1992, l'Australie attaque les Tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1994 aux États-Unis[65]. Au premier tour de qualification, les Australiens affrontent Tahiti et des îles Salomon. Accrochés lors de leur premier match aux îles Salomon, les Australiens remportent finalement les quatre rencontres et se qualifient pour le second tour, où ils retrouvent les Néo-Zélandais. Vainqueurs à Auckland (1-0) puis au retour (3-0), les Aussies doivent affronter au tour suivant le finaliste de la zone Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes (CONCACAF) : le Canada. Ils s'inclinent à l'aller à Edmonton (1-2) mais s'impose sur le même score au retour, grâce à Frank Farina et Mehmet Durakovic. La qualification se joue aux tirs au but, au cours desquels le jeune Mark Schwarzer repousse deux tirs canadiens et qualifie les siens pour le tour suivant[66].

Le 31 octobre 1993, les Australiens affrontent lors d'un dernier barrage l'Argentine, 5e de la zone Amérique du Sud. À Sydney, Abel Balbo donne l'avantage aux Argentins sur un centre du revenant Diego Maradona, mais Aurelio Vidmar égalise pour l'Australie. Lors du match retour au Monumental de Buenos Aires, les Australiens s'inclinent sur un but contre son camp d'Alex Tobin et sont éliminés aux portes du mondial américain[67],[68],[69].

L'Australie dispute au Japon la Coupe Kirin 1994, remportée par la France. En 1995, la sélection dispute une nouvelle série de matchs amicaux, notamment contre la Colombie (un nul et une défaite), le Ghana (deux victoires et une défaite) et l'Argentine (une défaite). En fin d'année elle remporte face à la Nouvelle-Zélande la dernière édition de la Trans-Tasman Cup (en), qui laisse la place l'année suivante au retour de la Coupe d'Océanie.

Le décollage de l’Australie (1996-2003)[modifier | modifier le code]

Le mandat mitigé de Terry Venables[modifier | modifier le code]

En novembre 1996, la fédération recrute l'Anglais Terry Venables, ancien entraîneur du FC Barcelone et ancien sélectionneur de son pays, pour diriger la sélection lors de la finale de la Coupe d'Océanie de football 1996, la première édition à être considérée ocmme un compétition continentale par la FIFA. Les Australiens remportent le trophée en écrasant la sélection de Tahiti en deux parties (6-0, 5-0).

La sélection de Venables attaque à partir de juin 1997 les tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1998. Après avoir écarté sans mal les îles Salomon et Tahiti, elle affronte au second tour la Nouvelle-Zélande, vainqueur de l'autre groupe de qualification d’Océanie. Deux victoires nettes (3-0 à Auckland, puis 2-0 au retour à Syndeney) lui offrent les portes d'un barrage intercontinental face à l'Iran[70],[71]. Le match aller se déroule le 22 novembre au stade Azadi de Téhéran. Devant 100 000 spectateurs, les Australiens ouvrent le score par Harry Kewell, avant que Khodadad Azizi n'égalise. Ce match nul paraît favorable. Au match retour une semaine plus tard, 85 000 personnes sont présents au Melbourne Cricket Ground. Kewell ouvre encore le score, puis Aurelio Vidmar double la mise après la pause. Mais les Australiens encaissent deux buts en cinq minutes, par Karim Bagheri et Khodadad Azizi à quinze minutes du terme. Le score ne bouge pas et la sélection australienne est éliminée à cause de la règle des buts marqués à l'extérieur[72],[73].

Feuille de match de la finale de la Coupe des confédération 1997.

Quelques jours après cette grande déception, les Australiens sont invités en tant que champions d'Océanie à leur première Coupe des confédérations, où ils retrouvent les différents champions continentaux. Venables s'appuie sur les qualités défensives de ses joueurs et bâtit un système de jeu prudent, misant sur les contre-attaques pour marquer[74]. Au premier tour, ils affrontent l'Arabie saoudite (nation hôte et vainqueur de la Coupe d'Asie des nations 1996), le Brésil (vainqueur de la Coupe du monde 1994) et le Mexique (vainqueur de la Gold Cup 1996). Face aux Mexicains, Mark Viduka permet aux siens d'atteindre la pause avec un but d'avance. John Aloisi puis Damian Mori scelle la victoire des Australiens (3-1)[75]. Le 14 décembre, face aux quadruples champions du monde brésiliens, les Australiens obtiennent le match nul (0-0)[76]. Malgré une dernière défaite face à l'Arabie saoudite[77], à Riyad, les Australiens sont qualifiés pour les demi-finales. Ils yrencontrent l'Uruguay. Alors que le temps réglementaire s'est achevé sans but, le joueur du Leeds Harry Kewell trompe l'Uruguayen Claudio Flores (en) en prolongation. Ce but en or qualifie les Aussies pour la finale, où ils retrouvent la Seleção brésilienne[78]. Cette fois le Brésil s'impose largement (6-0), grâce à deux triplés de ses attaquants Romário et Ronaldo[79]. Après une dernière et lourde défaite en Croatie juste avant la Coupe du monde (0-7), Venables quitte la sélection[80].

Avec l'Argentin Raul Blanco sur le banc, les Australiens attaquent fin 1998 une nouvelle édition de la Coupe d'Océanie. Le 28 septembre, ils l'emportent 16-0 face au Îles Cook, approchant le record mondial détenu par l'Iran en match officiel FIFA. En finale à Brisbane, ils s'inclinent face à la Nouvelle-Zélande (0-1). En juin 1999 l'Australie reçoit une sélection mondiale de la FIFA pour l'inauguration du Stade olympique de Sydney, construit pour les Jeux olympiques d'été de 2000[81].

Nouvelle déception avec Frank Farina[modifier | modifier le code]

Frank Farina, sélectionneur de 1999 à 2005.

Frank Farina, ancienne vedette de la sélection, est nommé entraineur fin 1999. Il débute par deux matchs face à la sélection olympique du Brésil. L'année 2000 est marquée par la 3e édition de la Coupe d'Océanie, organisée à Papeete, à Tahiti. Retrouvant la Nouvelle-Zélande en finale, l'Australie s'impose cette fois (2-0) et est invitée à ce titre à la Coupe des confédérations 2001. Privés de leurs deux vedettes, Harry Kewell et Mark Viduka, les Australiens y évoluent dans un système en 4-4-2 en phase offensive et en 4-5-1 en phase défensive[82]. Ils sont versés dans le groupe A en compagnie de la Corée du Sud, nation hôte, de l'France, vainqueur de l'Euro 2000, et du Mexique, tenant du titre, face auquel ils débutent le tournoi par une victoire nette (2-0, buts de Shaun Murphy et Josip Skoko)[83]. Face aux champions du monde et d'Europe en titre français, qui présentent une équipe bis, les Socceroos remportent une victoire surprise mais méritée (1-0, but de Clayton Zane)[84]. Malgré leur défaite face aux Sud-Coréens pour le 3e match (0-1)[85], ils sont qualifiés pour les demi-finales à la différence de buts. Ils y rencontrent le Japon, co-organisateur du tournoi. À Yokohama, sous une pluie diluvienne, les Australiens s'inclinent sur un but sur coup franc d'Hidetoshi Nakata[86]. En petite finale face au Brésil, ils sont plutôt dominés mais tiennent grâce au bon match de leur gardien de but Mark Schwarzer. En fin de match Shaun Murphy marque et offre la 3e place à l'Australie (1-0)[87].

Les tours préliminaires à la Coupe du monde de football 2002 se déroulent à partir d'avril 2001[88]. Les Australiens prennent très facilement la tête de leur poule de premier tour, composée des Fidji, des Samoa, des Samoa américaines et des Tonga. L'ensemble des matchs du groupe 1 se sont déroulés du 7 au 16 avril à Coffs Harbour en Australie. L'Australie inscrivent notamment 22 buts face aux Tonga[89], 31 buts face aux Samoa américaines[90], dont treize du seul Archie Thompson, un record en match international[91]. Les Australiens retrouvent au 2e tour leur adversaire traditionnel en Océanie, la Nouvelle-Zélande. Les Aussies s'imposent nettement, que ce soit à l'aller à Wellington (2-0)[92] qu'au retour à Sydney (4-1)[93] et se qualifient ainsi pour un barrage intercontinental décisif[94],[95].

L'Australie y affronte cette fois l'Uruguay, cinquième de la zone sud-américaine. À l'aller au Melbourne Cricket Ground, aucune des deux sélections ne parvient à prendre l'avantage jusqu'à ce que l'attaquant australien Paul Agostino obtienne un pénalty, transformé par Kevin Muscat. Cinq jours plus tard, au Stade Centenario de Montevideo devant 62 000 Uruguayens, la Celeste fait rapidement son retard grâce à Darío Silva. À vingt minutes du terme, Richard Morales double la mise, puis clôt la marque dans les arrêts de jeu, assurant ainsi le billet pour le mondial 2002 à son équipe. Une nouvelle fois écartée sur la dernière marche, la sélection connaît son 7e échec d'affilée en qualification. Malgré cet échec, Frank Farina est confirmé à son poste.

En 2002, la sélection atteint la finale de la Coupe d'Océanie organisée en Nouvelle-Zélande mais s'y incline cette fois contre la sélection hôte. Ryan Nelsen est le seul buteur en finale.

2004-2006, « la génération dorée »[modifier | modifier le code]

Après une année 2003 quasi blanche, la sélection australienne dispute la Coupe d'Océanie 2004. Le tournoi se joue en plusieurs tours, du 29 mai au 12 octobre[96],[97]. Exempt de premier tour, l'Australie rejoint lors du tour final, qui sert également d'éliminatoires à la Coupe du monde 2006, la Nouvelle-Zélande, Tahiti, Fidji, Vanuatu et les îles Salomon. Après une victoire initiale sur la Nouvelle-Zélande (1-0)[98], les Australiens déroulent. Ils concèdent seulement lors de leur dernier match un nul (2-2) face aux îles Salomon, qui permet à cette sélection surprise de devancer d'un point la Nouvelle-Zélande pour la place dauphin. Une finale en deux matchs est organisée entre les deux premiers, remportée facilement par les Australiens (5-0 puis 6-1)[99]. C'est le quatrième titre de champion d'Océanie pour l'Australie et une 3e qualification pour la Coupe des confédérations.

Australie face à l'Allemagne pendant la coupe des confédérations 2005

Lors de la Coupe des confédérations 2005, l'équipe australienne affronte l'Allemagne, nation hôte, l'Argentine, qualifiée en tant que finaliste de la Copa América 2004, et la Tunisie, vainqueur de la Coupe d'Afrique 2004. Face à la Mannschaft, elle s'incline à l'issue d'un match spectaculaire, où elle a égalisé à deux reprises (4-3)[100]. Face à l'Albiceleste, les Australiens sont menés de deux buts à la pause. Revenus de 3-0 à 3-2 en seconde période en profitant d'erreurs de la défense, ils s'inclinent finalement un 4e but qui clôt la marque[101]. Son équipe étant éliminée, Farina troque pour le dernier match face à la Tunisie sa formation en 4-1-4-1 pour un 3-5-2 largement remanié[102]. Les Australiens s'inclinent une troisième fois (0-2)[103], poussant Frank Farina à la démission.

Guus Hiddink, sélectionneur de l'Australe de 2005 à 2006.

Le 22 juillet, Guus Hiddink est officiellement annoncé sélectionneur de l'Australie, avec pour mission de la mener à la Coupe du monde à venir[104]. Cette annonce intervient après d'intenses spéculations dans les médias. Hiddink continue d'entrainer le PSV Eindhoven en parallèle. À la suite de la Coupe d'Océanie 2004, l'Australie doit livrer avec les îles Salomon un nouveau duel pour décider du vainqueur de la zone Océanie. Sans surprise, les Australiens en sortent largement vainqueurs (7-0 à Sydney[105], 2-1 à Honiara[106]) et s'offre un nouveau barrage intercontinental contre le cinquième de la zone CONMEBOL : l'Uruguay, déjà tombeur des Australiens au même stade de la compétition quatre ans plus tôt[107].

John Aloisi transformant le tir au but décisif face à l'Uruguay.

Pour le match aller du barrage, le 12 novembre, les Australiens se déplacent à l'Estadio Centenario de Montevideo en Uruguay. Le défenseur Darío Rodríguez ouvre le score à la 37e minute sur un service d'Álvaro Recoba. En seconde période, le gardien de but australien Mark Schwarzer permet aux siens de ne pas perdre tout espoir avant le match retour en réalisant deux parades sur Richard Morales puis sur Recoba. L'Australie s’incline finalement 1-0[108]. Le match retour se déroule quatre jours plus tard à Sydney devant plus de 80 000 spectateurs. Mark Bresciano profite peu après la demi-heure de jeu d'une frappe ratée de Mark Viduka pour tromper le gardien uruguayen Fabián Carini. Plus rien n'est marqué, poussant les deux équipes à la séance des tirs au but. En stoppant les tentatives de Darío Rodríguez et Marcelo Zalayeta, Schwarzer offre la qualification aux Australiens[109], qui provoque des scènes de liesse dans le pays, les Socceroos se qualifiant pour une Coupe du monde pour la première fois depuis 32 ans[110].

L'Australie est versée dans le Groupe F en compagnie du Japon, de la Croatie et du tenant du titre, le Brésil. Le sélectionneur Guus Hiddink s'adjoint pour le tournoi de l'ancien international Johan Neeskens. De nouveaux maillots sont dessinés, rappelant ceux de 1974. Pendant la préparation, l'Australien Tony Vidmar doit mettre un terme à carrière au haut niveau après la découverte d'une maladie cardiaque. Plusieurs matchs amicaux sont organisés, notamment contre la Grèce, alors champion d'Europe en titre, battue (1-0) dans un Melbourne Cricket Ground bondé[111]. Aux Pays-Bas, une des meilleures sélections du moment, les Australiens obtiennent un match nul prometteur (1-1)[112].

L'Australie face au Japon Coupe du Monde 2006.

Lors de la Coupe du monde, l'équipe nationale australienne est basée dans le Bade-Wurtemberg, à Öhringen. Quelques jours avant le premier match de l'Australie contre le Japon, qui s'annonce décisif, il est rapporté par la presse les propos du président de la Fédération japonaise de football Saburō Kawabuchi selon lequel les joueurs australiens sont coupables de fautes grossières et qu'ils ciblent les chevilles en particulier[113]. Ces propos sont vite démentis. Le 12 juin au Fritz-Walter-Stadion de Kaiserslautern, les Socceroos, menés 1-0 à un quart de la fin, battent le Japon (3-1) grâce à un doublé de Tim Cahill et à une réalisation de John Aloisi, tous deux entrés en jeu en seconde période. L'ouverture du score de Shunsuke Nakamura fait polémique, les Australiens considérant qu'il aurait du être refusé pour une charge sur le gardien de but[114]. Ces buts sont les premiers jamais inscrits par l'Australie en phase finale de Coupe du monde[115].

Quelques heures avant la deuxième rencontre, face au Brésil, un journal britannique affirme que des joueurs australiens ont effectué des paris entre eux, ce qui serait interdit par les règlements de la FIFA[116]. Les joueurs confirment, le gardien de but Zeljko Kalac tenant le rôle du bookmaker. La FIFA clôt l'affaire en précisant ses règlements interdisent les paris auprès de bookmakers professionnels et non au sein d'une équipe[117]. À Munich, les Australiens mettent en échec les Brésiliens jusqu'à la pause, mais encaissent deux buts en deuxième mi-temps, par Adriano et Fred (2-0)[118] et de se qualifier pour les huitièmes de finale. Harry Kewell est mis en cause pour une altercation avec l'arbitre, mais l'incident est clos sans sanction[119]. Le dernier match face à la Croatie, le 22 juin, s'annonce décisif. Menés deux fois, les Australiens reviennent chaque fois au score, grâce à Craig Moore sur pénalty et Harry Kewell, à la « limite du hors-jeu »[120]. L'arbitrage de cette rencontre fait polémique[121]. Grâce à ce match nul, l'Australie se qualifie pour le premier huitième de finale de son histoire.

Australie face à l'Italie en Coupe du Monde 2006.

Le 26 juin, l’Australie affronte l'Italie au Fritz-Walter-Stadion de Kaiserslautern. La vedette australienne Kewell est forfait[122]. L'Australie tient son rang, la mi-temps est atteinte sur un score vierge. L'Italie, bien aue réduite à dix après l'expulsion de Marco Materazzi pour un tacle violent, pousse en fin de match. Au bout des arrêts de jeu, Fabio Grosso obtient un pénalty controversé, transformé par Francesco Totti. L'Australie s'incline[123]. Guus Hiddink quitte son poste et prend peu après la direction de la sélection russe[124]. Cette sélection est considérée a posteriori comme la « génération dorée » de l'histoire de l'équipe nationale[125].

Depuis 2007, la confirmation au sein de la Confédération asiatique[modifier | modifier le code]

À la suite de ses nombreuses non-qualifications, du fait que le vainqueur des tours qualificatifs de la Confédération du football d'Océanie doit généralement effectuer un match de barrage contre une sélection asiatique ou sud-américaine, la fédération australienne quitte l'OFC pour rejoindre la Confédération asiatique de football (AFC) le 1er janvier 2006. Le parcours réalisé lors de la Coupe du monde lui vaut immédiatement d'être désignée « équipe nationale de l'année de l'AFC »[126].

L'Australie participe pour la première fois à la Coupe d'Asie des nations en 2007. Au premier tour, l'Australie fait match nul contre l'Oman (1-1), est battue par l'Irak (1-3) et bat la Thaïlande (4-0). Qualifiée pour les quarts de finale, elle y est éliminée par le Japon (1-1, tab 4-3)[127]. L'année suivante, l'Australie prend part au tournoi qualificatif pour la Coupe du monde 2010 au sein de l'AFC. Elle devance la Chine et l'Irak au 3e tour, Bahreïn, le Qatar et l’Ouzbékistan au tour final et assure assez brillamment son billet pour la Coupe du monde[128].

Du fait sa lourde défaite d'entrée face à l'Allemagne (4-0), l'Australie est éliminée dès le premier tour de la Coupe du monde à la différence de buts. Elle avait pourtant réussi la suite de son parcours avec un match nul face au Ghana (1-1, but de Brett Holman et égalisation du Ghana sur pénalty) et une victoire sur la Serbie (2-1, buts de Tim Cahill et Brett Holman)[129].

Début 2011, l'Australie dispute sa deuxième Coupe d'Asie à Doha. Sortis en tête du premier tour, les Aussies écartent ensuite l'Irak, tenant du titre, en prolongation (1-0) puis l'Ouzbékistan (6-0) et atteignent la finale. Face au Japon, ils se créent de nombreuses occasions sans marquer et s'inclinent finalement au bout de la prolongation sur un but de Tadanari Lee[130]. Entre 2011 et 2013, la sélection dispute les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 et s'en sort sans frayeur en laissant à la Jordanie la place pour les barrages. L'Australie est également invitée à la Coupe d'Asie de l'Est de football 2013, où elle est battue au tour final par le Japon (2-3) et la Chine (3-4).

L'Australie tombe dans un groupe considéré comme difficile puisqu'elle rencontre notamment l'Espagne et les Pays-Bas, finalistes de l'édition précédente. Les Australiens perdent leur premier match contre le Chili sur le score de 3-1. Ils mettent ensuite en difficulté les Néerlandais puisque, après un but de Tim Cahill et un penalty transformé par le capitaine Mile Jedinak, ils mènent sur le score de 2-1 pendant la deuxième période. Les Bataves remportent finalement le match sur le score de 2-3 et, après deux défaites, l'Australie est sûre d'être éliminée au terme du premier tour[131]. Le troisième match, sans enjeu, est perdu contre l'Espagne sur le score de 0-3[132].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

La sélection australienne dispute le 21 novembre 1965 face à la Corée du Nord sa première rencontre de qualification à une Coupe du monde[133]. Engagée à treize reprises dans les éliminatoires de la compétition, elle devient en 1974 la première nation d'Océanie à se qualifier pour une phase finale de Coupe du monde. Elle réussit sa meilleur performance en 2006, en atteignant les huitièmes de finale de la compétition.

Meilleurs buteurs en Coupe du monde
Joueur Édition(s) Buts Matchs
Tim Cahill Allemagne 2006, Afrique du Sud 2010, Brésil 2014 5 8
Brett Holman Afrique du Sud 2010 2 3
Craig Moore Allemagne 2006 1 6
John Aloisi Allemagne 2006 1 4
Harry Kewell Allemagne 2006 1 4
Mile Jedinak Brésil 2014 1 4
Phases finales Phases qualificatives
Année Résultat Class. M V N* D Bp Bc M V N D Bp Bc
1930 à 1962 Non inscrit
Drapeau de l'Angleterre 1966 Non qualifié 2 0 0 2 2 9
Drapeau du Mexique 1970 9 3 5 1 12 8
Drapeau : Allemagne de l'Ouest 1974 1er tour 14e 3 0 1 2 0 5 11 5 5 1 21 10
Drapeau de l’Argentine 1978 Non qualifié 12 6 2 4 20 11
Drapeau de l'Espagne 1982 8 4 2 2 22 9
Drapeau du Mexique 1986 8 4 3 1 20 4
Drapeau de l'Italie 1990 6 2 2 2 11 7
Drapeau des États-Unis 1994 10 7 1 2 21 7
Drapeau de la France 1998 8 6 2 0 34 5
Drapeau de la Corée du Sud Drapeau du Japon 2002 8 7 0 1 73 4
Drapeau de l'Allemagne 2006 Huitième de finale 16e 4 1 1 2 5 6 9 7 1 1 31 5
Drapeau de l'Afrique du Sud 2010 1er tour 21e 3 1 1 1 3 6 14 9 3 2 19 4
Drapeau du Brésil 2014 1er tour 30e 3 0 0 3 3 9 14 8 4 2 25 12
Drapeau de la Russie 2018 A déterminer
Drapeau du Qatar 2022
Total 4/20 0 titres 13 2 3 8 11 26 119 68 30 21 311 95

Parcours à la Coupe des confédérations[modifier | modifier le code]

La sélection australienne dispute à trois reprises la Coupe des confédérations en tant que vainqueur de la Coupe d'Océanie. Son bilan dans la compétition est de cinq victoires, un nul et sept défaites. Les Socceroos sont finalistes de la compétition en 1997[134] et sont troisièmes en 2001[135].

Meilleurs buteurs en Coupe des confédérations
Joueur Édition(s) Buts Matchs
John Aloisi Arabie saoudite 1997, Allemagne 2005 5 9
Josip Skoko Corée du Sud-Japon 2001, Allemagne 2005 2 9
Shaun Murphy Corée du Sud-Japon 2001 2 3
Mark Viduka Arabie saoudite 1997 1 7
Damian Mori Arabie saoudite 1997 1 3
Harry Kewell Arabie saoudite 1997 1 3
Clayton Zane Corée du Sud-Japon 2001 1 3
Statistiques en Coupe des confédérations
Année Résultat Class. M G N P bp bc
Drapeau de l'Arabie saoudite 1992 Non qualifié
Drapeau de l'Arabie saoudite 1995
Drapeau de l'Arabie saoudite 1997 Finaliste 2e 5 2 1 2 4 8
Drapeau du Mexique 1999 Non qualifié
Drapeau de la Corée du Sud Drapeau du Japon 2001 Troisième 3e 5 3 0 2 4 2
Drapeau de la France 2003 Non qualifié
Drapeau de l'Allemagne 2005 1er tour 8e 3 0 0 3 5 10
Drapeau de l'Afrique du Sud 2009 Non qualifié
Drapeau du Brésil 2013
Drapeau de la Russie 2017 A déterminer
Drapeau du Qatar 2021
Total 3/9 0 titres 13 5 1 7 13 20


Parcours en Coupe d'Océanie[modifier | modifier le code]

La Coupe d'Océanie est créée en 1973. Après une seconde édition en 1980, elle disparaît jusqu'en 1996 où elle est recréée sur un rythme bisannuel, servant de qualification pour la Coupe des confédérations. L'Australie compte quatre victoires dans la compétition, dont un succès en tant que pays organisateur[136].

Meilleurs buteurs en Coupe d'Océanie
Joueur Édition(s) Buts Matchs
Damian Mori 1996, Australie 1998, Nouvelle-Zélande 2002 14 9
Kris Trajanovski 1996, Australie 1998 11 6
Paul Trimboli 1996, Australie 1998, Nouvelle-Zélande 2002 6 12
Joel Porter Nouvelle-Zélande 2002 6 4
Tim Cahill Australie 2004 6 4
Ian Hunter Nouvelle-Calédonie 1980 5 4
Eddie Krnčević Nouvelle-Calédonie 1980 5 4
Craig Foster Tahiti 2000 5 5
Clayton Zane Tahiti 2000 5 4
Bobby Despotovski Nouvelle-Zélande 2002 5 4
Parcours en Coupe d'Océanie
Année Résultat Class. M G N P bp bc
Drapeau de la Nouvelle-Zélande 1973 Non inscrit
Drapeau de la Nouvelle-Calédonie 1980 Vainqueur 1er 4 4 0 0 24 4
1996 Vainqueur 1er 4 3 1 0 14 0
Drapeau de l'Australie 1998 Finaliste 2e 4 3 0 1 23 3
Drapeau de la Polynésie française 2000 Vainqueur 1er 4 4 0 0 26 0
Drapeau de la Nouvelle-Zélande 2002 Finaliste 2e 5 4 0 1 23 2
Drapeau de l'Australie 2004 Vainqueur 1er 7 6 1 0 32 4
Total 6/7 4 titres 28 24 2 2 142 13

En rouge encadré et en gras italique, les éditions de la Coupe d'Océanie des nations que l'équipe d'Australie a disputées à domicile.

Parcours en Coupe d'Asie[modifier | modifier le code]

La sélection australienne dispute pour la première fois la Coupe d'Asie en 2007, à la suite de son intégration à Confédération asiatique de football en 2006. Après deux participations son bilan dans la compétition est de cinq victoires, trois nuls et deux défaites. Les Socceroos réussissent de bonnes performances dans cette compétition, en étant quart-de-finaliste en 2007[137] et finaliste en 2011[138].

Meilleurs buteurs en Coupe d'Asie
Joueur Édition(s) Buts Matchs
Harry Kewell 2007, Qatar 2011 4 10
Mark Viduka 2007 3 4
Tim Cahill 2007, Qatar 2011 3 10
Mile Jedinak Qatar 2011 2 6
Michael Beauchamp 2007 1 2
John Aloisi 2007 1 4
Brett Holman 2007, Qatar 2011 1 9
Parcours en Coupe d'Asie des nations
Année Résultat Class. M G N P bp bc
Drapeau de l'IndonésieDrapeau de la MalaisieDrapeau de la ThaïlandeDrapeau de la République socialiste du Viêt Nam2007 Quart de finale 7e 4 1 2 1 7 5
Drapeau du Qatar 2011 Finale 2e 6 4 1 1 13 2
Drapeau de l'Australie 2015 Qualifié
Total 3/3 0 Titres 10 5 3 2 20 7

En rouge encadré et en gras italique, les éditions de la Coupe d'Asie que l'équipe d'Australie a disputées à domicile.


Parcours aux Jeux olympiques d'été[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'été
Année Tour Classement M G N P Bp Bc
19001952 Non participante
Drapeau : Australie 1956 Quart de finale 5e 2 1 0 1 4 4
Drapeau : Italie 1960 Forfait
Drapeau : Japon 1964 Non inscrite
Drapeau : Mexique 1968
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1972
Drapeau : Canada 1976
Drapeau : URSS 1980
Drapeau : États-Unis 1984
Drapeau : Corée du Sud 1988 Quart de finale 7e 4 2 0 2 2 6
1992 – aujourd'hui Voir Équipe d'Australie olympique
Total 2/20 0 titres 6 1 0 3 6 10

Identité[modifier | modifier le code]

Surnoms[modifier | modifier le code]

Le surnom australien, Socceroos, a été inventé en 1967 par un journaliste de Sydney, Tony Horstead lors de sa couverture de la Quoc Khanh Cup (en) en 1967, qui se déroulait Viêt Nam du Sud lors de la Guerre du Viêt Nam[27]. Il est couramment utilisé par les Australiens et par les membres de la FFA. Le surnom représente une tendance culturelle australienne qui est l'utilisation des expressions familières. Ce surnom représente aussi l'utilisation historique de Soccer en Anglais australien.

Le surnom en lui-même est similaire à la plupart des autres surnoms représentatifs des équipes nationales australiennes, ces surnoms sont utilisés de manière informelle pour faire référence à l'équipe, dans les médias ou dans les conversations. De même, le nom est dérivé d'un symbole bien connu de l'Australie, dans ce cas, le kangourou. Les mots football et kangourou sont combinés en un mot le soccer-roo, c'est aussi le cas pour l'Équipe d'Australie olympique de football, les 'Olyroos' .

Couleurs[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Australie.

La tenue traditionnelle de l'Australie est un maillot or, accompagné de short vert, les couleurs nationales de l'Australie qui sont associés pour la plupart des équipes nationales du pays. La couleur des chaussettes a changé dans les années 1970, 1980 et 1990 du blanc, au même vert que le short puis à la même couleur que le maillot. La tenue extérieure des Socceroos est un maillot bleu foncé accompagné d'un short et des chaussettes bleu foncé également. Les tenues de l'Australie ont été produits par de nombreux fabricants, comme Umbro, Adidas, KingRoo (de 1990 à 1993), Adidas nouveau (de 1994 à 2003) et, plus récemment Nike (depuis 2004).

La tenue d'origine, celle porté en 1922, ne comporté les couleurs vert et or traditionnel des équipes nationales Australienne, l'équipe portait un maillot et chaussettes bleu ciel et un short blanc pour cette rencontre. . L'apparence du maillot a été copié à partir des des tenues de l'Équipe d'Australie de rugby à XIII (notamment pour les bandes du maillot). Plutôt que d'afficher le logo de Fédération australienne de football, le maillot de l'Australie dispose traditionnellement le blason de l'Australie sur la poitrine gauche des joueurs. La tenue des Socceroos pour la Coupe du Monde de la FIFA 1974, ce sera d'ailleurs le cas pour toutes les autres tenue de ce tournoi, Adidas parrainant l'événement.

Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1922
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1998
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2001
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2004
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2007
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2008
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2012
Extérieur
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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2004
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
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2004
Couleurs de l’équipe
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2007
Couleurs de l’équipe
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2008
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2012
Emblèmes de l'équipe d'Australie

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Localisation des principaux stades utilisés par la sélection.


À la différence de nombreuses sélections, les Socceroos n'ont pas de stade national attitré. Que ce soit pour les matchs qualificatifs pour la Coupe du monde ou pour les matchs amicaux, ils tournent à travers le pays et évolue dans de nombreux stades cependant les grandes rencontres internationales ont généralement lieu à l'ANZ Stadium de Sydney. D'autres grands stades ont été utilisés pour accueillir les Socceroos ces dernières années, notamment le Sydney Football Stadium qui se situe également à Sydney, le Etihad Stadium de Melbourne ainsi que le Suncorp Stadium de Brisbane. D'autres matches internationaux ont également été joué au Melbourne Cricket Ground et au AAMI Park de Melbourne, au Hindmarsh Stadium et à l'Adelaide Oval à Adélaïde, au Subiaco Oval de Perth ainsi qu'au Canberra Stadium de Canberra.

L'équipe d'Australie joue historiquement au Brisbane Cricket Ground à Brisbane qui a accueilli le premier match international de l'Australie sur son sol le 9 Juin 1923. Les autres lieux historiques qui ont accueilli régulièrement les matchs à domicile internationaux de l'Australie sont l'Olympic Park Stadium de Melbourne mais aussi le Sydney Cricket Ground ou aussi à l'Agricultural Oval de Sydney.

L'Australie délocalise parfois ses matchs amicaux en Europe, l'Australie a joué plusieurs matchs à « domicile » ces dernières années au Craven Cottage de Fulham (Stade à domicile du Fulham Football Club) et au Loftus Road de Shepherd's Bush (Stade à domicile du Queens Park Rangers Football Club) en raison du fait qu'il y a une importante communauté d'expatriés Australiens dans l'ouest de Londres et qu'une grande partie de l'équipe senior joue dans les grands championnats européens.

Supporters[modifier | modifier le code]

La Green and Gold Armée

Le principal club de supporteurs de l'équipe nationale australienne est le Terrace Australis. Le groupe a été fondé par la Fédération d'Australie de football et les fans en 2013, au cours des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2014. La naissance de Terrasse Australis a vu l'Armée Vert et Or (GGA) renoncer au statut qu'il réclamait depuis sa création en 2001, celui de principal groupe de supporteurs des Socceroos.

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Les matches de l'équipe d'Australie sont diffusés la chaine en accès libre SBS et par la chaîne de sport payante Fox Sports, avec la diffusion des matchs de l'équipe d'Australie de football, les deux chaines ont réussi de nombreux records d’audience. Le match de barrage qualificatif pour la Coupe du monde 2006 contre l'Uruguay est le record d'audience historique de la chaîne SBS avec 3,4 millions de spectateurs[139] tandis que le match de qualification pour la Coupe du monde 2010 contre l'Ouzbékistan établi le record de la plus forte audience de la télévision par abonnement, avec une moyenne de 431 000 téléspectateurs au cours de la rencontre[140].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Vingt-sept techniciens ont occupé le poste de sélectionneur de l'équipe d'Australie depuis son premier match en 1922[141].Si la majorité d'entre eux sont de nationalité australienne, l'équipe nationale a connu plusieurs entraîneurs étrangers dont le premier est l'anglais Harry Brophy, engagé pour accompagner les Socceroos lors de la préparation des Jeux Olympiques 1956. Plusieurs sélectionneurs ont effectué plusieurs mandats, ce qui est le cas de Raul Blanco entre 1996 et 1999 ou même cinq mandats, comme Les Scheinflug, sur le banc australien entre 1981 et 1983 puis en 1983, 1990, 1992 et 1994.En revanche, peu d'entre eux sont restés en place sur une longue période : les plus long mandat ont été effectués par Frank Arok en poste entre 1983 et 1989, Eddie Thomson entre 1990 et 1996, et Frank Farina en poste entre 1999 et 2005. Pour ce qui est du nombre de matchs dirigés, c'est Frank Farina, qui détient le record avec 58 rencontres sur le banc australien.

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Les plus grands joueurs de l'histoire des Socceroos ont été intronisés au Football Hall of Fame [142]. Judy Masters[143] est le joueur emblématique des débuts des Socceroos, né en 1892, il fut combattant lors de la Première Guerre mondiale, à Gallipoli notamment, cet attaquant a connu 6 sélection et inscrit 5 but entre 1923 et 1927, il fut également capitaine à 5 reprises. Il a été intronisé au Hall of Champions du Football Hall of Fame en 1999. Alf Quill[144] est un des plus grands joueurs australiens des années 1930, intronisé la même année que Judy Masters, cet attaquant intérieur a connu deux sélections et a inscrit deux buts en A, en 1938 face à l'Inde, son total de sélection se porte a 7 et son nombre de buts a 8 si on tiens compte des matchs ne comptant pas comme des sélections A[145].

Équipe de la décennie 60[146]: Ron Corry — George Keith, Alan Marnock, Stan Ackerley — Pat Hughes, Bill Votjek, John Watkiss, Les Scheinflug — Tom McColl, John Warren (c), Alan Westwater.

Reg Date[147] est le grand footballer australien de la fin des années 1940 et du début des années 1950, cet attaquant a inscrit 8 buts pour les Socceroos en seulement cinq sélections. Ron Lord[148] fut le gardien de but australien dans les années 1950, il défendit le but de son pays lors des Jeux olympiques de Melbourne en 1956. Joe Marston[149] a connu 37 sélections entre 1947 et 1964, dont 13 en A. Ce défenseur et le premier joueur australien à disputer une finale de FA Cup, en 1954 avec son club de Preston North End. Bob Bignall[150] est lui aussi un défenseur australien des années 1950, il compte 8 sélections avec les Socceroos. C'est lui qui était le capitaine de la sélection australienne en 1956 à Melbourne.

Équipe de la décennie 70[151]: ReillyUtjesenovi, Schäfer, Wilson (c), CurranMackay, Rooney, Richards, BaartzAlston, Abonyi.

Parmi les footballeurs emblématiques des Socceroos et des membres du Football Hall of Fame nombreux ont les joueurs ayant participé à la Coupe du monde 1974. Johnny Warren[152], fut international australien à 42 reprises, il a inscrit un total de 6 buts au cours de sa carrière. Il est un des joueurs les plus important de la fin des années 1960 et du début des années 1970, ce milieu de terrain participe à la Coupe du monde 1974, où il joue un match face à la RDA en tant que titulaire[153]. Attila Abonyi[154] qui jouait au poste d’ailier connu 61 élections et il inscrivit 25 but pour son équipe, il participa également au mondial 1974. Peter Wilson[155] est le défenseur emblématique de la sélection australienne des années 1970, sélectionner à 65 reprises entre 1970 et 1979,il a inscrit 3 buts, il a été à 60 reprises capitaine de Socceroos, notamment lors du mondial allemand. Jimmy Rooney[156] a connu entre 1971 et 1980, il compte 99 sélection et a marqué 20 buts (dont 57 sélection et 3 buts en A). Il participe à la Coupe du monde de football de 1974, où il joue tous les matchs en tant que titulaire.

Équipe de la décennie 80[157]: GreedyDavidson, Henderson, Yankos, JenningsWatson, Barnes, Crino, OdžakovKosmina (c), Krnčević.

John Kosmina[158] était l'attaquant des Socceroos de 1976 à 1988, ce joueur a effectué la majorité de sa carrière en Australie, sélectionner 60 fois, il a inscrit 25 buts (le cinquième meilleur total). En comptant les match non officiel, il fait partis des 3 joueurs australien atteignant les 100 capes, il a également porté entre 1982 et 1988 le brassard de capitaine a 25 reprises. Alan Edward Davidson[159] est lui aussi un des joueurs australien majeur des années 1980, il jouait au poste de défenseur, il a connu 51 sélection en A et il a inscrit 2 buts. Il a été un homme clé de l'Australia Bicentenary Gold Cup 1988 remporté à Sydney. Graham Arnold[160] fut l'attaquant des Socceroos, il a porté a 56 reprise le maillot australien et il a inscrit 19 buts (85 sélection, 33 buts en incluant les match non officiel).

Équipe de la décennie 90[161]: BosnichDurakovic, Ivanović, Tobin (c), LazaridisSlater, Okon, ZelicVidmar, Viduka, Farina.

L'Australie malgré l'absence de qualification pour une coupe du monde, a connu dans les années 1990 de nombreux grands joueurs. Robert Zabica[162] était le titulaire dans les cages australienne entre 1990 et 1994, il dispute 28 matchs au cours de cette période avant d'être barré par Milan Blagojevic, 19 élections entre 1991 et 2002, puis par Mark Bosnich (17 sélection et un but) qui est élu gardien de but océanien du siècle par l'IFFHS[163], ce dernier cède sa place à Mark Schwarzer. Au cours des années 1990, l'Australie connait de nombreux bon défenseur, Alex Tobin apparait au cours de cette période 87 fois sous le maillot australien, il était accompagné en défense par les autres membres du Hall of Champion du Hall of Fame, Milan Ivanović[164], 59 sélections entre 1991 et 1998, Ned Zelic[165] comptant 34 sélections et 3 buts inscrit, qui s'est particulièrement distingué en 1997, avec 14 sélection et 2 but cette année là. Tony Vidmar[166] a également disputé de nombreux match pour la sélection australienne entre 1991 et 2006, il est devenu une pièce central de la défense australienne lors de la mandature de Frank Farina. Le milieu de terrain Paul Wade[167] est un joueur majeur des Socceroos entre 1986 et 1996, il est toujours aujourd'hui le cinquième joueur le plus capé, il a disputé 84 matchs avec le maillot jaune et vert et il a inscrit 10 buts, il a également porté le brassard de capitaine à 46 reprises, Paul Wade fait partie de joueurs vainqueurs de la Coupe d'Océanie 1996, il fut intronisé en 2000 au Hall of Champions du Hall of Fame. Robbie Slater[168] évoluait aussi au milieu de terrain, il a disputé 44 rencontres pour les Soccerros et il a inscrit un but, il a reçu à deux reprise la distinction de meilleur joueur océanien, en 1991[169] et en 1993[170] il est nommé en 2005 au Hall of Fame[171]. Aurelio Vidmar[172] a porté en 12 ans le maillot australien à 44 reprises, nommé Footballeur océanien de l'année en 1994[173], il fait partie des meilleurs réalisateur de l'histoire de sa sélection avec 17 réalisations.

Équipe de la décennie 2000[174]: SchwarzerVidmar, Neill (c), Moore, ChipperfieldWilkshire, Bresciano, EmertonCahill, Aloisi, Kewell.

Le défenseur Paul Okon[175] est un joueur emblématique des Soccerros des années 2000, ce joueur qui compte 28 sélections a connu son heure de gloire au sein de sa sélection en remportant Coupe d'Océanie 2000, il fut également nommé Footballeur océanien de l'année en 1996[176], Okon est intégré en 2009 au Hall of Champions du Hall of Fame de la Fédération d'Australie de football. Introniser l'année suivante, Stan Lazaridis[177] est un autre joueur majeur de la décennie, ce joueur du couloir gauche a connu 60 sélections, également vainqueur de la Coupe d'Océanie 2000, il a participé à la Coupe du monde 2006. Plus récemment deux autres joueurs ont fait apparition au temple de la renommée du football australien pour la décennie 2000, le défenseur Craig Moore[178] et le milieu de terrain Scott Chipperfield[179]. Ces deux joueurs ont participé aux Coupe du monde 2006 et 2010. Comme la plupart des meilleurs footballers australiens, ces deux joueurs sont partis évolués en Europe, principalement au Glasgow Rangers pour Moore et au FC Bâle pour Chipperfield.

Joueurs records[modifier | modifier le code]

Mark Schwarzer détient le record de sélection avec l'équipe d'Australie avec ses 109 capes. Il est le seul joueur Australien à avoir atteint les 100 sélections. Lucas Neill est le second joueur le plus capé de l'histoire des Socceroos. Brett Emerton est le troisième joueur comptant le plus de sélections avec une unité de moins que Lucas Neill.

Damian Mori et Tim Cahill partage le record de meilleur buteur avec 29 unités chacun. Damian Mori a marqué 29 buts entre 1992 et 2002, période durant laquelle il a joué pour l'Australie à 45 reprises. Tim Cahill a également marqué 29 buts depuis sa première apparition pour l'Australie en mars 2004. Au cours de cette période, il a joué pour l'Australie à 66 reprises. Archie Thompson est le troisième meilleurs buteurs avec 28 buts.

L'Australie détient actuellement le record du monde de la plus large victoire et du plus grand nombre de buts marqués par un joueur dans un match international[180]. Les deux records ont été obtenus au cours des éliminatoires de la Coupe du monde 2002, lors d'une rencontre face aux Samoa américaines le 11 avril 2001. L'Australie a gagné 31-0 avec Archie Thompson marquant 13 buts et David Zdrilic marquant 8 buts[180]. Deux jours avant la victoire 31-0, l'Australie avait battu le record de la plus large victoire avec une victoire de 22-0 sur les Tonga[181]. Les deux victoires ont dépassé le précédent record détenu par le Koweït qui a battu 20-0 Bhoutan le 14 février 2000. Avec 13 et 8 buts respectivement, Thompson et Zdrilic ont battu conjointement le précédent record co-détenu par un autre Australien, Gary Cole, qui a marqué sept buts contre les Fidji en 1981 [182], et par l'Iranien Karim Bagheri qui a aussi marqué sept buts contre Maldives en 1997[183].

Joueurs les plus capés[modifier | modifier le code]

Mark Schwarzer joueur le plus capé de l'histoire de la sélection australienne

Mis à jour le 18 juin 2014.

Rang Nom Période Sélections Buts
1 Mark Schwarzer 1993-2013 109 0
2 Lucas Neill 1996- 96 1
3 Brett Emerton 1998-2012 95 20
4 Alex Tobin 1988-1998 87 2
5 Paul Wade 1986-1996 84 10
6 Luke Wilkshire 2004- 80 8
7 Tony Vidmar 1991-2006 76 3
8 Mark Bresciano 2001- 76 13
9 Tim Cahill 2004- 71 34
10 Scott Chipperfield 1998-2010 68 12

Meilleurs buteurs[modifier | modifier le code]

À la suite de son doublé face à la sélection équatorienne le 5 mars 2014, Tim Cahill dépasse avec 31 unités le record de Damian Mori[184], vieux de douze ans.

Mis à jour le 18 juin 2014.

Rang Joueur Période Buts (sélections)
1 Tim Cahill 2004- 34 (71)
2 Damian Mori 1992-2002 29 (45)
3 Archie Thompson 2001- 28 (54)
4 John Aloisi 1997-2008 27 (55)
5 John Kosmina 1976-1988 25 (60)
Attila Abonyi 1967-1977 25 (61)
7 David Zdrilic 1997-2005 20 (30)
Brett Emerton 1998-2012 20 (95)
9 Graham Arnold 1985-1997 19 (56)
10 Ray Baartz 1967-1974 18 (48)

Capitaines[modifier | modifier le code]

L'Australie a été dirigée par au moins 56 joueurs différents qui jusqu'ici ont ayant commencé un match international en tant que capitaine. Le joueur qui a commencés le plus souvent en tant que capitaine est Lucas Neill (61 fois). Il devance d'un capitanat Peter Wilson, capitaine dess Socceroos lors de la Coupe du monde 1974

Rang Joueur Capitanats Premier capitanat Dernier capitanat
1 Lucas Neill (actuel) 61 7 octobre 2006 19 novembre 2013
2 Peter Wilson 60 11 novembre 1971 13 juin 1979
3 Paul Wade 46 25 août 1990 1er novembre 1996
4 Alex Tobin 30 11 février 1995 6 novembre 1998
Charlie Yankos 30 25 octobre 1986 16 avril 1989
6 John Kosmina 25 6 octobre 1982 9 mars 1988
7 Johnny Warren 24 5 novembre 1967 1er décembre 1970
Paul Okon 24 9 octobre 1996 7 septembre 2003
9 Mark Viduka 17 3 août 2005 21 juillet 2007
10 Craig Moore 13 18 février 2004 6 janvier 2010

Mis à jour le 10 eptembre 2014.

Dans le tableau suivant sont indiqués les différents joueurs australien ayant débuté un match international en tant que capitaine. Les joueurs ayant porté le brassard de capitaine à la suite d'un remplacement ou d'une expulsion en cours de match ne sont pas mentionnés.

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Effectif et encadrement de l'équipe d'Australie au 25 mai 2014[185],[186]
Joueurs     Encadrement technique
P. Nom Date de naissance Sél. But(s) Club Depuis
1 G Mathew Ryan, Mathew Ryan 8 296 8/4/1992 (22 ans) 5 0 Drapeau : Belgique FC Bruges 2012
12 G Mitchell Langerak, Mitchell Langerak 9 621 22/8/1988 (26 ans) 3 0 Drapeau : Allemagne Borussia Dortmund 2013
18 G Eugene Galeković, Eugene Galeković 12 249 12/6/1981 (33 ans) 8 0 Drapeau : Australie Adelaïde United 2009
28 G Mark Birighitti, Mark Birighitti 8 653 17/4/1991 (23 ans) 1 0 Drapeau : Australie Newcastle Jets 2011
2 D Ivan Franjić, Ivan Franjić 9 968 10/9/1987 (27 ans) 7 0 Drapeau : Australie Brisbane Roar 2012
3 D Jason Davidson, Jason Davidson 8 580 29/6/1991 (23 ans) 5 0 Drapeau : Pays-Bas Heracles Almelo 2012
6 D Matthew Špiranović, Matthew Špiranović 9 677 27/6/1988 (26 ans) 17 0 Drapeau : Australie Sydney Wanderers 2008
8 D Luke Wilkshire, Luke Wilkshire 12 138 1/10/1981 (33 ans) 79 8 Drapeau : Russie Dynamo Moscou 2004
19 D Ryan McGowan, Ryan McGowan 9 263 15/8/1989 (25 ans) 8 0 Drapeau : République populaire de Chine Shandong Luneng Taishan 2012
22 D Alex Wilkinson (football), Alex Wilkinson (football) 11 091 13/8/1984 (30 ans) 1 0 Drapeau : Corée du Sud Jeonbuk Hyundai Motors 2014
27 D Curtis Good, Curtis Good 7 947 23/3/1993 (21 ans) 1 0 Drapeau : Angleterre Newcastle 2004
33 D Bailey Wright, Bailey Wright 8 185 28/7/1992 (22 ans) 0 0 Drapeau : Angleterre Preston North
5 M Mark Milligan, Mark Milligan 10 735 4/8/1985 (29 ans) 27 2 Drapeau : Australie Melbourne Victory 2006
10 M Tom Rogić, Tom Rogić 8 044 16/12/1992 (22 ans) 9 0 Drapeau : Écosse Celtic Glasgow 2012
11 M Tommy Oar, Tommy Oar 8 416 10/12/1991 (23 ans) 13 1 Drapeau : Pays-Bas FC Utrecht 2010
13 M Adam Sarota, Adam Sarota 9 493 28/12/1988 (25 ans) 3 0 Drapeau : Pays-Bas FC Utrecht 2011
14 M James Troisi, James Troisi 9 671 3/7/1988 (26 ans) 9 1 Drapeau : Italie Atalanta Bergame 2008
15 M Mile Jedinak, Mile Jedinak Capitaine 11 101 3/8/1984 (30 ans) 43 4 Drapeau : Angleterre Crystal Palace 2008
16 M James Holland, James Holland 9 355 15/5/1989 (25 ans) 12 0 Drapeau : Autriche Austria Vienne 2008
17 M Matt McKay, Matt McKay 11 671 11/1/1983 (31 ans) 45 1 Drapeau : Australie Brisbane Roar 2006
20 M Dario Vidošić, Dario Vidošić 10 123 8/4/1987 (27 ans) 21 2 Drapeau : Suisse FC Sion 2009
21 M Massimo Luongo, Massimo Luongo 8 126 25/9/1992 (22 ans) 1 0 Drapeau : Angleterre Swindon Town FC 2014
23 M Mark Bresciano, Mark Bresciano 12 736 11/2/1980 (34 ans) 73 13 Drapeau : Qatar Al-Gharafa SC 2001
25 M Joshua Brillante, Joshua Brillante 7 945 25/3/1993 (21 ans) 1 0 Drapeau : Australie Newcastle Jets 2013
30 M Oliver Bozanic, Oliver Bozanic 9 482 8/1/1989 (25 ans) 2 0 Drapeau : Suisse FC Lucerne 2013
31 M Ben Halloran, Ben Halloran 8 229 14/6/1992 (22 ans) 0 0 Drapeau : Allemagne Fortuna Düsseldorf
4 A Tim Cahill, Tim Cahill 12 803 6/12/1979 (35 ans) 37 31 Drapeau : États-Unis New York Red Bulls 2004
7 A Mathew Leckie, Mathew Leckie 8 725 4/2/1991 (23 ans) 6 1 Drapeau : Allemagne FSV Francfort 2012
9 A Joshua Kennedy, Joshua Kennedy 11 815 20/8/1982 (32 ans) 35 17 Drapeau : Japon Nagoya Grampus 2006
24 A Adam Taggart, Adam Taggart 7 876 2/6/1993 (21 ans) 4 3 Drapeau : Australie Newcastle Jets 2012
Sélectionneur
Sélectionneur(s) adjoint(s)
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : Australie Tony Franken



Légende


Statistiques[modifier | modifier le code]

Nations rencontrées[modifier | modifier le code]

Bilan de l’Australie face aux sélections affrontées plus de dix fois[187],[188]
Adversaire Victoires Matchs nuls Défaites Total
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 40 11 13 64
Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 10 10 6 26
Drapeau : Japon Japon 7 8 7 22
Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 6 3 11 20
Drapeau : Israël Israël 5 9 3 17
Drapeau : Indonésie Indonésie 11 3 1 15
Drapeau : Taipei chinois Taïwan 11 1 0 12
Drapeau : Koweït Koweït 3 2 5 10
Drapeau : Îles Salomon Îles Salomon 9 1 0 10

Au niveau mondial[modifier | modifier le code]

La sélection australienne a eu l'occasion de rencontrer de nombreuses équipes à travers le monde, majoritairement lors de matchs amicaux. Après avoir affronté les autres dominions britanniques, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l'Inde et l'Afrique du Sud à ses débuts, l'Australie affronte sa première nation asiatique, le Japon lors du tournoi olympique de 1956. Elle rencontre ensuite sa première nation européenne le 20 juillet 1969, la Grèce lors d'une rencontre amicale remportée 1 à 0 devant 30 115 spectateurs du Sydney Cricket Ground[189], la Rhodésia est la première nation africaine affrontée, en 1969 lors des qualifications de la Coupe du monde 1970. L'Australie affronte sa première nation nord-américaine, le Mexique, lors d'un match amical joué le 2 décembre 1970 au Stade Azteca de Mexico[190]. Les Socceroos affrontent finalement leurs première nation sud-américaine l'Uruguay en avril 1974 dans l'optique de préparer la première participation de l'équipe à un Coupe du Monde[191].

La sélection australienne obtient le premier grand succès de son histoire en battant l'Argentine quatre buts à un le 14 juillet 1988. Elle obtient deux nouveaux grands succès en compétition officielle cette fois-ci, lors de la Coupe des confédérations 2001 face au champion du monde en titre, la France, le 1er juin à Daegu sur le score de 1 à 0 puis face au Brésil, le 11 juin à Ulsan sur le même score[192],[193]. Les australiens ont connu d'autre succès important, en amical face à de grande sélection européenne comme lors de sa victoire sur le score de trois buts à un au Boleyn Ground de Londres face à l'Angleterre[194] ou encore lors de sa victoire (2-1) face à l'Allemagne le 29 mars 2011 sur le terrain Borussia-Park de Mönchengladbach.

En Asie[modifier | modifier le code]

L'Australie qui est membre de la Confédération asiatique de football depuis le 1er janvier 2006 a disputé le plus de rencontres face à des sélections membres de cette Confédération. Les Socceroos ont disputé un total de 176 contre des nations membre de la AFC, le bilan est de 100 victoires, 36 matchs nuls et 40 défaites. La sélection indienne est la première sélection affiliée à la confédération asiatique affronté par les Australiens. Sue les 45 membres présent dans cette confédération, l'Australie en a affronté 25[note 2]. La première sélection d'Asie orientale affrontée est le Japon lors des Jeux olympiques 1956. Pour sa première participation aux qualification à une Coupe du monde, les Australiens rencontrent la Corée du Nord à deux reprises à Phnom Penh (deux défaites (6-1) puis (3-1)). C'est également en 1965 que l'Australie dispute sa première tournée en Asie, affrontant tour à tour le Cambodge, Hong Kong, Taïwan et finalement la Malaisie. En 1967, l’Australie dispute au Viêt Nam du Sud dans le cadre de la Quoc Khanh Cup (en) son première tournoi amical. Moins de deux mois après son intégration dans l'AFC, l’Australie débute sa première campagne de qualification au sein de la confédération asiatique, pour la Coupe d'Asie 2007. Cette dernière est la première compétition continentale asiatique pour laquelle les Socceroos sont qualifiés.

En Océanie[modifier | modifier le code]

# Score Adversaire Compétition Date
1 31–0 Drapeau des Samoa américaines Samoa américaines éliminatoires de la Coupe du monde 2002 11 avril 2001
2 22–0 Drapeau des Tonga Tonga éliminatoires de la Coupe du monde 2002 9 avril 2001
3 17–0 Drapeau des Îles Cook îles Cook Coupe d'Océanie 2000 19 juin 2000
4 16–0 Drapeau des Îles Cook îles Cook Coupe d'Océanie 1998 28 septembre 1998
5 13–0 Drapeau des Îles Salomon îles Salomon éliminatoires de la Coupe du monde 1998 11 juin 1997

L'Australie a disputé fort logiquement un nombre important de rencontres face à des sélections membres de la Confédération du football d'Océanie. En dehors de l'équipe de Nouvelle-Zélande, rencontrée pour la première fois en 1922, et qui est l'adversaire le plus affronté avec 64 rencontres, elle affronte pour la première fois l'équipe de Fidji en 1977, match perdu sur le score de un à zéro. Les troisième, quatrième et cinquième équipes de la Confédération du football d'Océanie affrontées au cours de la Coupe d'Océanie de football 1980, sont l'équipe de Nouvelle-Calédonie battue sur le score de huit à zéro le 24 février, l'équipe de Papouasie-Nouvelle-Guinée battue sur le score de onze à un, deux jours plus tard, et l'équipe de Vanuatu que l'Australie bat lors de son ultime match de poule. Sur l’ensemble des matchs disputés lors de cette Coupe d'Océanie de football 1980, seule la rencontre disputée contre l'équipe de Papouasie-Nouvelle-Guinée a été reconnue comme une rencontre internationale par la FIFA[195]. Elle affronte pour la première fois les équipes des Îles Salomon et de Tahiti dans les cadre des qualifications de la Coupe du monde 1994. Lors de sa première Coupe d'Océanie à domicile, l'Australie affronte pour la première fois les îles Cook en phase de poule, l’Australie remporte cette partie sur le score fleuve de 16 à 0. Lors des qualifications de la Coupe du monde 2002, les Socceroos affrontent pour la première fois les sélections des Tonga, des Samoa américaines et des Samoa.

L'Australie a souvent remporté ses confrontations face aux autres nations de l'OFC en enregistrant seulement quinze défaites (treize contre les 'all white' et deux contre les Fidji. L'Australie a enregistré le plus large succès de son histoire le 11 avril 2001 face aux Samoa américaines, une victoire 31 buts à zéro lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2002 qui est d’ailleurs un record mondial. L'Australie a souvent remporté de très larges succès face aux nations membres de l'OFC, comme en témoigne le tableau ci-dessous.

Rivalité avec la Nouvelle-Zélande puis le Japon[modifier | modifier le code]

vue d'un match de football entre une équipe évoluant en blanc et une en jaune dans un stade aux tribunes à moitié pleine
Match Australie-Nouvelle-Zélande disputé à Craven Cottage, stade de Londres le 9 juin 2005.

L'Australie entretient une rivalité en football avec la Nouvelle-Zélande comme dans les autres sports où les rencontres entre les deux pays sont nombreuses, notamment le rugby à XV, le rugby à XIII et le cricket[196]. La Nouvelle-Zélande est la première nation rencontrée par la sélection australienne le 17 juin 1922. Elle s'inclina dans ce premier match sur le score de trois buts à un[197]. Un trophée, « The Ashes », est mis en jeu entre les deux nations à chaque tournée. Dominés lors des premières rencontres en 1922 et 1923 les Australiens font subir à partir de 1933 de nombreuses défaites face à leur voisin notamment un dix buts à zéro à domicile en 1936, le plus lourd revers de leur histoire en matches officiels.

Régulièrement éliminés des compétitions internationales par l'Australie, les « Kiwis » créent la surprise lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1982 en s'imposant chez leur voisin sur le score de deux buts à zéro, ce qui provoque la démission du sélectionneur australien Rudi Gutendorf[198].

En 1983, un nouveau trophée, la Coupe Trans-Tasman, est mis en jeu entre les deux sélections. Six éditions sont disputées entre 1983 et 1995, dont quatre sont remportées par l'Australie[199]. En 1996 l'Australie élimine la Nouvelle-Zélande en demi finale de la Coupe d'Océanie, les Australiens feront tomber une nouvelle fois les « Kiwis » mais en finale lors de cette édition 2000 mais en 2002, en finale de la Coupe d'Océanie, la Nouvelle-Zélande connaît un nouveau succès de prestige en s'imposant sur le score d'un but à zéro sur les « Socceroos ». Avec le départ de l'Australie vers la Confédération asiatique de football en 2005, les confrontations entre les deux nations se font ensuite plus rares mais restent cependant des matchs de prestige[200].

Après avoir rejoint l'AFC, l'Australie a commencé à développer une rivalité féroce avec la plus grande puissance footballistique asiatique, le Japon. Cette rivalité a commencé lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2006, où les deux pays sont placés dans le même groupe. La rivalité a continué entre les deux pays car ils se rencontrent régulièrement dans diverses compétitions de l'AFC[201].

La première rencontre décisive opposant Australiens et Japonais eut lieu lors des demi finales de la Coupe des confédérations 2001, lors de ce match, les Nippons à domicile s'imposent. Lors du Mondial 2006, les deux sélections sont opposées lors de leur première rencontre, cette fois-ci, ce sont les Socceroos qui prennent le dessus (3-1). Le 21 juillet 2007 à Hanoï au Vietnam, Nippon et Australiens se retrouvent de nouveau pour les quarts de finale de la Coupe d'Asie 2007, les deux équipes ne parvenant pas à se départager lors des 120 premières minutes, une séance de tirs aux buts est disputée, le Japon s'impose (4-3). Le 29 janvier 2011 à Doha, les deux équipes disputent la finale de la Coupe d'Asie 2011, les Australiens s'inclinent (1-0) en prolongation.

Classements FIFA[modifier | modifier le code]

La sélection australienne a longtemps été la meilleure nation océanienne devant la Nouvelle Zélande. Depuis son départ vers la Confédération asiatique de football en 2006, elle ne s'est classée que trois fois au premier rang du classement mondial de la FIFA annuel pour la Confédération asiatique de football.

Au niveau mondial, les « Socceroos » obtiennent leur meilleur classement en 2009 en atteignant la 14e place, le 14 septembre 2009. Dès l'année suivante, elle se maintient alors aux alentours de la 20e place jusqu'au début de l'année 2012 mais en raison de contre-performances et du peu de matchs amicaux disputés face à des équipes mieux classées, elle connaît une chute aux classement en retombant à la 59e place du classement FIFA en novembre 2013, son pire classement depuis 2005. L'Australie atteint en juin 2000, son plus mauvais classement avec une 92e place qui la situe alors malgré tout toujours au premier rang de l'OFC

.

Classement FIFA de l'Équipe d'Australie
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement mondial[fifa 1] 49 58 51 50 35 39 89 73 48 50 82 58 48 39 48 28 21 26 23 36 58
Classement en Océanie[fifa 2] 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1 1
Classement en Asie 2 4 1 1 1 2 3 4

Légende du classement mondial :

  •      de 1 à 49
  •      de 50 à 99
  •      de 100 à 149

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes
  1. The Ashes, en français « les cendres », sont à l'origine une boîte à cigares que le secrétaire de la Queensland Football Association se trouvait avoir sur lui lors de la bataille de Gallipoli, en 1915. Lors des deux réceptions organisées pendant la tournée de 1923, les capitaines des deux sélections fument un cigare dont les cendres sont recueillies dans cette boîte, qui est ensuite montée sur un support composé d'érable australien et de chèvrefeuille néo-zélandais. Remis en jeu à chaque confrontation entre les deux nations jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, ce trophée n'est plus mentionné par la suite[3],[4].
  2. Déduction faite du Sud-Vietnam et d'Israël qui font plus partie de l'AFC.
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