Équipe d'Argentine de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe d'Argentine de football féminin.

Drapeau : Argentine Équipe d'Argentine

Écusson de l' Équipe d'Argentine
Généralités
Confédération CONMEBOL
Couleurs bleu ciel, blanc et noir
Surnom L'Albiceleste
Stade principal Stade Monumental
Estadio Mario Alberto Kempes
Classement FIFA en augmentation 2e (17 juillet 2014)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Argentine Alejandro Sabella
Capitaine Lionel Messi
Plus sélectionné Javier Zanetti (145 sélections)
Meilleur buteur Gabriel Batistuta (56 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match 16 mai 1901 (Uruguay, 3-2)
Plus large victoire 12-0, Équateur (22 janvier 1942)
Plus large défaite 6-1, Tchécoslovaquie (15 juin 1958)
6-1, Bolivie (1er avril 2009)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 16
Vainqueur en 1978 et 1986
Copa América Phases finales : 39
Vainqueur en 1921, 1925, 1927, 1929, 1937, 1941, 1945, 1946, 1947,1955, 1957, 1959, 1991 et 1993
Jeux olympiques Phases finales : 7
Médaille d'or en 2004 et 2008

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Coupe du monde 2014

L'équipe d'Argentine de football (Selección de fútbol de Argentina) est la sélection de joueurs argentins représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de l'Asociación del Fútbol Argentino.

La sélection argentine est, avec la France, l'unique sélection à avoir remporté toutes les compétitions internationales les plus importantes : Coupe du monde de football, Jeux olympiques, Coupe des confédérations et coupe continentale (la Copa América dans le cas de l'Argentine). Elle compte à son palmarès deux Coupes du monde, remportées à domicile en 1978 et au Mexique en 1986, portée cette année-là par les exploits de Diego Maradona, considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire de ce sport. La sélection Argentine olympique remporte la médaille d'or aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004 et de Pékin en 2008.

L'Argentine a également disputé trois finales mondiales, lors des Jeux olympiques de 1928 puis lors des Mondiaux de 1930, 1990 et 2014, et compte quatorze victoires en Copa América depuis 1921 (soit une de moins que l'Uruguay, détenteur du record en la matière).

La sélection argentine est surnommée l'Albiceleste, d'après les couleurs de son maillot qui provient de celle du drapeau national (albe c'est-à-dire blanc et bleu ciel).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts de l'Argentine[modifier | modifier le code]

L'Association du football argentin (Asociación del Fútbol Argentino) est fondée en 1893 par l'Écossais Alexander Watson Hutton (en), émigré en Argentine dans les années 1880. Elle a pour but d'organiser le championnat local de football, qui oppose plusieurs clubs de Buenos Aires à partir 1891. Dans le même temps, le football se développe de de l'autre côté du rio de la Plata, à Montevideo, la capitale de l'Uruguay. Alors qu'un championnat s'y crée à son tour en 1900, les contacts entre les clubs des deux capitales se multiplient.

Le 15 août 1899, une rencontre oppose une sélection des meilleurs joueurs de Montevideo à une sélection venue de Buenos Aires, pour les 70 ans de la reine Victoria du Royaume-Uni. Les Argentins l'emportent 3-0[2]. Le 16 mai 1901, un nouveau match est organisé à Montevideo entre une sélection argentine et une sélection uruguayenne (montée par le club d'Albion Football Club), qui se solde par une victoire sur le score de 3 buts à 2. Cette rencontre est parfois considérée comme une première internationale hors de Grande-Bretagne mais elle n'est aujourd'hui pas reconnue par les fédérations uruguayenne et argentine[3],[4]. La première rencontre officielle entre les sélections des deux fédérations voisines a lieu le 20 juillet 1902 à Montevideo. L'Uruguay s'incline 6 buts à 0, ce qui reste à ce jour sa plus large défaite[5].

Entre 1902 et fin 1915, l'Argentine dispute 43 matchs, dont 34 avec l'Uruguay. Ces duels, organisés à Montevideo, Buenos Aires ou Avellaneda en Argentine, sont l'objets de trophées amicaux, Copa Lipton et Copa Newton notamment[6]. La première autre équipe rencontrée est le Chili en 1910, à l'occasion de la Copa Centenario Revolución de Mayo (en), le prédecesseur de la Copa América[7], que les Argentins remportent.

De 1912 à 1914, une association dissidente est fondée : la Federación Argentina de Football. Elle dispute notamment en 1914 les premiers matchs contre la sélection du Brésil, aujourd'hui reconnus par la FIFA. La Copa Roca, du nom du président argentin le général Julio Argentino Roca, est instituée entre les deux sélections[8].

L'Association du football argentin s'affilie à la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1912, en même temps que le Chili et trois ans après l'Afrique du Sud, le premier pays non-européen à l'avoir intégré.

Années 1920-1930 : la rivalité avec l'Uruguay[modifier | modifier le code]

L'équipe d'Argentine en 1916.

En 1916, l'Association du football argentin fonde avec ses homologues uruguayenne, chilienne et brésilienne la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL), qui se charge d'organiser dès lors un Campeonato Sul-Americano (en français : « Championnat sud-américain des nations ») chaque année. La première édition en 1916 a lieu à Buenos Aires. Vainqueurs du Chili (6-1) mais tenus en échec par le Brésil (1-1), les Argentins doivent battre les Uruguayens lors du dernier match pour remporter le trophée. Dans une ambiance étouffante[n 1], les deux équipes se séparent sur un match nul et vierge qui fait le bonheur des Uruguayens. Ces derniers remportent trois des quatre premières éditions du tournoi, celui de 1919 n'étant remporté à domicile par le Brésil qu'après un match d'appui.

La sélection à la Copa América 1929

L'équipe d'Argentine remporte finalement son premier titre en championnat d'Amérique du Sud en 1921, à domcile, après avoir battu ses trois adversaires. Julio Libonatti marque trois fois, dont deux fois le seul but du match (Libonatti émigre peu de temps après en Italie où il poursuivra sa carrière internationale avec la sélection italienne). Dépossédés de leur titre par le Brésil en 1923, les Argentins remportent de nouveau la couronne continentale en 1925 (en l'absence de l'Uruguay, forfait) et 1927 (grâce à une victoire arrachée sur leur grands rivaux, 3 buts à 2).

Finale olympique Argentine-Uruguay en 1928

Après le triomphe de l'Uruguay lors des Jeux de 1924 à Paris (le premier tournoi mondial de l'histoire), l'Argentine s'inscrit aux Jeux de 1928 à Amsterdam. Comme quatre ans auparavant, les Sud-Américains infligent une leçon à leurs adversaires d'Europe et du reste du monde. Leur jeu collectif basé sur des passes courtes, une bonne technique individuelle et une occupation intelligente de l'espace ne laisse aucune chance à leurs adversaires[9]. Vainqueurs des États-Unis (11-2), de la Belgique (6-3) et de l'Égypte (6-0), les Argentins retrouvent en finale l'Uruguay. Le match fait l'événement populaire. Après une première finale achevée sur un score nul (1-1), l'Uruguay conserve sa couronne olympique en l'emportant 2-1, de justesse. Domingo Tarasconi est meilleur buteur du tournoi avec onze buts en cinq matchs[10].

Devant le succès populaire de ces tournois mondiaux, la FIFA décide en 1928 d'organiser sa propre compétition, qui soit ouverte aux joueurs professionnels[n 2]. En 1929, il confie à l'Uruguay l'organisation de la première édition de la Coupe du monde de football, pour fêter le centenaire de l'indépendance du pays. Double champion olympique en titre et jouant à domicile, l'Uruguay est favori avec l'Argentine, qui a conservé en 1929 son titre continental[11],[12].

Les Argentins répondent aux attentes en battant la France (1-0, but de Luis Monti), dans une ambiance tellement hostile qu'ils menacent les organisateurs de ne pas continuer la compétition[13], le Mexique (6-3), le Chili (3-1), puis les États-Unis (réduits à dix) en demi-finale (6-1)[14]. En finale, l'Argentine retrouve son hôte et grand rival, l'Uruguay. Dans une ambiance folle, devant 93 000 spectateurs[15] et de nombreux journalistes, les Argentins mènent à la pause avant de céder et de s'incliner 4 buts à 2. Les buteurs argentins sont Guillermo Stábile, meilleur buteur du tournoi, et Carlos Peucelle[16],[17]. Outre Stábile, les joueurs vedettes des Albicelestes sont Luis Monti, Mario Evaristo ou Francisco Varallo.

L'inimitié entre les fédérations d'Uruguay et d'Argentine devient tel qu'il empêche le déroulement du championnat sud-américain pendant les années suivantes, tandis que le football n'est pas au menu des Jeux olympiques de 1932. Quatre ans plus tard, l'Argentine se présente à la Coupe du monde en Italie sans deux de ses vedettes, Stábile et Monti, exilées en Europe, et échoue dès son premier tour face à la Suède (3-2, buts d'Alberto Galateo et d'Ernesto Belis). Monti, qui porte désormais les couleurs de l'équipe italienne, est sacré lui champion du monde, en l'absence de l'Uruguay qui a refusé de défendre son titre.

Il faut attendre 1935 pour voir se disputer une édition spéciale du Campeonato sudamericano, que l'Uruguay remporte (le tournoi est officiellement rétabli en 1939). L'Argentine, ainsi que l'Uruguay, ne se déplace pas aux Jeux olympiques de 1936 à Berlin[18] puis refuse de disputer les éliminatoires de la Coupe du monde de football de 1938 en protestation de la décision de la FIFA d'organiser la compétition en France et non en Amérique du Sud.

Années 1940-1950 : le repli en Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Victoire en Copa América 1957

Outre le forfait de 1938, l'Argentine décide de ne pas participer aux deux Mondiaux qui suivent, en 1950 (au Brésil) et 1954. Ces décisions la privent d'une reconnaissance mondiale, au profit de l'Uruguay, vainqueur d'une 2e Coupe du monde en 1950, et du Brésil, seule sélection à avoir disputé les cinq premières éditions de la Coupe du monde. Pourtant la sélection argentine dispose ces années-là d'une équipe redoutable, basée sur la légendaire Máquina et ses successeurs à River Plate, vainqueur de neuf titres de champion d'Argentine entre 1937 et 1957. Parmi ses brillants représentants, on peut citer José Manuel Moreno, Adolfo Pedernera et Ángel Labruna.

L'Argentine se replie sur le continent sud-américain en limitant ses apparitions internationales à la championnat sud-américain, épreuve qu'elle remporte six fois dans les années 1940 et 1950, en 1941, 1945, 1946 et 1947, puis en 1955 et 1957. Lors de l'édition 1942 du tournoi, dont elle termine au 2e rang, l'Argentine enregistre sa plus large victoire contre l'Équateur, sur le score de 12 buts à 0 (grâce à 5 buts de Moreno et 4 de Masantonio).

De 1958 aux années 1970 : des résultats mitigés[modifier | modifier le code]

Champions d'Amérique du Sud en titre, les Argentins font leur retour en Coupe du monde en 1958 en Suède avec une certaine ambition. Les Albicelestes ont en effet écrasé le championnat sud-américain de 1957 à Lima, remportant cinq larges victoires contre la Colombie (8-2), l'Équateur (3-0), l'Uruguay (4-0), le Chili (6-2) et le Brésil (3-0). Enrique Sívori est élu meilleur joueur du tournoi[19], au cours duquel Humberto Maschio et Antonio Valentín Angelillo ont inscrit respectivement 9 et 8 buts. Mais suite à leur départ dans le championnat italien, ces trois joueurs ne sont pas convoqués par la fédération[20]. Au premier tour du tournoi, l'Argentine s'incline d'abord face aux champions du monde en titre, l'Allemagne (3-1), se rattrape en dominant une étonnante Irlande du Nord avant de s'effondrer et recevoir une des plus larges défaites de son histoire, le 15 juin 1958, contre la Tchécoslovaquie (6-1). L'événement est connu en Argentine comme le desastre de Suecia (en français : « désastre de Suède »)[21]. Le seul buteur argentin du match est Oreste Corbatta[22].

Sélection argentine en 1964

Quatre ans plus tard au Chili, les Argentins ne parviennent pas à dépasser le premier tour non plus, malgré la présence dans leurs rangs du buteur José Francisco Sanfilippo. Après une victoire face à la Bulgarie (1-0), une défaite face à l'Angleterre (1-3), les Argentins doivent l'enporter face à la Hongrie pour poursuivre leur route. L'Albiceleste ne parvient pas forcer le vérou hongrois et se trouve devancée à la moyenne de buts[23].

Lors de la Coupe du monde 1966 en Angleterre, l'Argentine de Luis Artime et Ermindo Onega franchit cette fois le premier tour, grâce à un succès tardif face à l'Espagne, champion d'Europe en titre, et un match nul contre l'Allemagne, notamment[24]. En quart de finale, elle est éliminée par le pays hôte et futur vainqueur, l'Angleterre, à Wembley sur le score de 1-0, sur un but de l'Anglais Geoffrey Hurst. Ce match, au cours duquel le capitaine argentin Antonio Rattín est expulsé pour contestations dès la demi-heure de jeu, est resté célèbre pour son âpreté et sa brutalité[25],[26].

Trois ans plus tard, pendant l'été 1969, l'Argentine passe à côté des qualifications à la Coupe du monde de football 1970, organisée au Mexique. 3e et dernière de son groupe de qualification, derrière la Bolivie et le Pérou, elle ne participe pas au tournoi survolé par son rival brésilien.

Parallèlement à ces performances décevantes en Coupe du monde, l'Argentine perd son leadership continental et en ne remporte plus de couronne continentale après celle de 1959, gagnée à domicile[n 3]. Lors du 2e tournoi de l'année 1959, en Équateur, l'Argentine enregistre une humiliante défaite contre l'Uruguay, 5 buts à 0.

Pourtant les motifs d'espoir existent. Les années 1960 sont fertiles pour les clubs argentins : Independiente, le Racing Club et Estudiantes remportent six fois la Copa Libertadores, la coupe des clubs champions d'Amérique du Sud, entre 1964 et 1970. Et en juillet 1966, l'Argentine se voit confiée par la FIFA l'organisation de la Coupe du monde de 1978.

1974-1982 : l'ère Menotti et la consécration mondiale en 1978 à domicile[modifier | modifier le code]

But de René Houseman contre l'Italie à la Coupe du monde 1974

L'Argentine se présente à la Coupe du monde 1974 avec un effectif renouvelé et prometteur, dirigé par un jeune entraineur, César Luis Menotti. Les jeunes Mario Kempes et René Houseman sont encadrés par des joueurs plus chevronnés comme Hector Yazalde et Roberto Perfumo. Elle devance à la différence de buts l'Italie, vice-championne du monde en titre, en phase de groupe mais est éliminée ensuite par les Pays-Bas de Johan Cruyff (0-4), qui marquent le tournoi par l'application de leur « football total, » et le Brésil, tenant du titre (1-2). À la sortie du tournoi, la sélection dispose de quatre années pour préparer « sa » coupe du monde, qu'elle se prépare à organiser pour la première fois.

Les généraux au pouvoir depuis le coup d'état de 1976 gardent leur confiance en Menotti et lui confient la mission de remporter le titre mondial, afin de redorer le blason du régime dictatorial. À l'orée de la compétition, Menotti hésite un temps à s'appuyer sur un tout jeune joueur de 18 ans, nommé Diego Maradona. Il renonce finalement à sélectionner le prodige et fait confiance à des joueurs comme Daniel Passarella, le défenseur et capitaine, Oswaldo Ardiles, Daniel Bertoni ou encore Mario Kempes, qui brille par son efficacité en Liga espagnole avec le FC Valence. L'équipe d'Argentine ne termine que deuxième de son groupe du premier tour, derrière l'Italie qui la bat 1-0 à Buenos Aires, mais devant la France et la Hongrie, défaites chacune 2-1. Lors du second tour les Argentins prennent le dessus sur la Pologne (2-0, doublé de Kempes), partagent les points avec le Brésil (0-0) avant de jouer un match décisif contre le Pérou. Les Argentins doivent l'emporter largement pour espérer devancer le Brésil à la différence de buts et se qualifier pour la finale ; ils l'emportent six buts à rien ce qui ne va pas sans créer quelques soupçons dans un pays gangrené par la violence[27]. Mario Kempes et Leopoldo Luque inscrivent chacun un doublé. La finale les oppose aux Pays-Bas au stade Monumental de Buenos Aires, où volent des milliers de papelitos. Kempes, auteur d'un nouveau doublé, offre à son pays sa première Coupe du monde (3-1 après prolongation) et se voit élu meilleur joueur du tournoi. Daniel Bertoni est l'autre buteur du match pour les Argentins[28],.

César Luis Menotti est toujours à la tête de la sélection qui débarque en Espagne avec pour mission de conserver son titre lors de la Coupe du monde 1982. Malgré Diego Maradona, cette fois incontournable, les Argentins quittent la compétition au deuxième tour après deux défaites contre l'Italie (2-1, but de Daniel Passarella) et le Brésil (3-1, but de Ramón Díaz). Pour Maradona, expulsé contre le Brésil, ce premier Mondial est à oublier.

1983-1994 : l'ère Maradona, de l'apogée de 1986 au déclin[modifier | modifier le code]

Au sortir de cette Coupe du monde décevante, la fédération argentine offre le poste de sélectionneur à Carlos Bilardo, récent champion d'Argentine avec Estudiantes de La Plata, en remplacement de César Luis Menotti. L'objectif assigné au nouveau sélectionneur est de gagner une nouvelle Coupe du monde après le triomphe de 1978, en appliquant les principes de jeu qui ont fait le succès d'Estudiantes les années précédentes. Bilardo fait appel à de nouveaux joueurs, venant notamment de son ancien club et du CA Independiente[29]. Sa première compétition à la tête de l'équipe, la Copa América 1983, voit les Argentins, sans Maradona ni Passarella, battre le Brésil mais être éliminée en phase de groupe suite à deux matchs nuls face à l'Équateur.

Bilardo fait du meneur de jeu Diego Maradona son capitaine, au détriment de Daniel Passarella, capitaine des deux derniers mondiaux mais dont les relations avec Maradona et Bilardo deviennent difficiles. Les résultats décevants de l'Albiceleste lors des éliminatoires de la Coupe du monde avive le scepticisme des médias. Finalement Passarella offre d'une passe décisive le but crucial à Ricardo Gareca (en) face au Pérou en juin 1985, assurant la qualification de la sélection.

But de Brown contre l'Allemagne en 1986

Pour la Coupe du monde 1986 au Mexique, dont l'Argentine n'est pas particulièrement favorite, Bilardo met en place un nouveau système de jeu en 3-5-2 qui surprend les observateurs, avec un libero et deux stoppeurs, cinq milieux de terrains et deux attaquants. Il va bénéficié de la forme exceptionnelle de Diego Maradona, qui fait désormais le bonheur du club italien de SSC Naples, entouré efficacement par l'attaquant Jorge Valdano, le milieu Jorge Burruchaga ou le défenseur Oscar Ruggeri notamment. Après quatre premiers matches bien menés (contre la Corée du Sud 3-1, l'Italie 1-1, la Bulgarie 2-0 et l'Uruguay 1-0), l'équipe d'Argentine passe avec succès le test anglais en quart de finale, en gagnant 2-1 grâce à deux buts extraordinaires de Maradona : un de la main à l'insu de l'arbitre, connu comme la « Main de Dieu », et un autre après un slalom exceptionnel au cœur de la défense adverse - un but qui sera élu le plus beau but de toute l'histoire de la coupe du monde. Après avoir écarté facilement la Belgique en demi-finale (2-0, doublé de Maradona), l'Argentine remporte la finale face à la Allemagne au Stade Azteca de Mexico (3-2, buts de Jorge Burruchaga, de Jorge Valdano et de José Luis Brown). Si ce succès porte avant tout la marque de Diego Maradona, auteur de cinq buts et six passes décisives et élu meilleur joueur de la compétition, il permet aussi à Carlos Bilardo de rejoindre César Luis Menotti dans le cœur des supporteurs argentins[30],[31]. L'entraîneur, qui a signé une prolongation de quatre ans à la tête de séléection, écrit quelques mois plus tard le livre Así Ganamos (en français : « Comment nous avons gagné »), qui raconte dans les détails cette victoire.

Lors de la Copa América 1987, organisée en Argentine, l'Albiceleste se qualifie pour les demi-finales mais est éliminée à domicile par l'Uruguay (0-1), avant de s'incliner deux jours plus tard lors du match pour la troisième place, face à la Colombie. Deux ans plus tard, la Copa América 1989 est organisée par le Brésil. Les Argentins se qualifient pour le groupe final de quatre équipes mais s'y inclinent face au Brésil et l'Uruguay, ce qui les repoussent sur la troisième place du podium.

Diminuée par les blessures de plusieurs joueurs mais renforcée par l'éclosion de plusieurs jeunes (Caniggia, Goycochea), la sélection argentine de la coupe du monde 1990, en Italie, est moins brillante que sa devancière mais montre du caractère. L'Argentine a l'occasion de remporter une troisième coupe du monde en douze ans, un exploit qui n'a été réalisé que par le Brésil entre 1958 et 1970. En dépit d'une défaite lors du match d'ouverture face au Cameroun, l'équipe de Bilardo monte en régime tout au long de la compétition en battant un Brésil poussif en huitièmes (1-0, but de Claudio Caniggia), dans des circonstances troubles[32], la Yougoslavie en quarts (aux tirs au but) et surtout le pays hôte, l'Italie, dans le stade San Paolo de Naples acquis à Diego Maradona, encore aux tirs au but. En finale à Rome, la RFA de Lothar Matthäus empêche l'Argentine de remporter une troisième coupe, en s'imposant 1-0 sur un pénalty contesté d'Andreas Brehme. Les Argentins finissent le match avec deux expulsés[33] et lors de la remise des prix, Maradona est conspué par le public romain qui avait déjà sifflé l'hymne argentin[34].

Après la Coupe du monde 1990, Alfio Basile remplace Bilardo. Son début de mandat est marqué par un coup de tonnerre : le 29 mars 1991, Maradona, hors de forme depuis le Mondial, est contrôlé positif à la cocaïne. Suspendu pendant plus d'un an, le meneur de jeu quitte la sélection[35]. Pendant ce temps, l'Argentine, qui s'appuie sur Leonardo Rodríguez, Claudio Caniggia et Diego Simeone et bénéficie de l'éclosion du buteur Gabriel Batistuta, va enrichir son palmarès. Pendant l'été 1991, elle remporte assez facilement la Copa América au Chili, en remportant six victoires en sept matchs. C'est son premier titre continental depuis 32 ans. Batistuta, auteur de six buts, est meilleur buteur du tournoi[36]. Puis la sélection enchaîne avec la Coupe du Roi Fahd (bientôt renommée Coupe des confédérations) face à l'Arabie saoudite, championne d'Asie, la Coupe intercontinentale des nations en 1993 face au Danemark, champion d'Europe, et la Copa América 1993. Portée par les exploits de son gardien Sergio Goycoechea, héroïque en 1990, elle s'impose finalement 2-1 face au Mexique en finale, grâce à un doublé de Batistuta.

L'Argentine de Basile réalise une série de 33 rencontres sans défaite, avant de sombrer brutalement 5-0 au Monumental le 5 septembre 1993 face à la Colombie de Valderrama, Cordoba et Asprilla, lors d'un match décisif pour la qualification à la Coupe du monde[37]. Obligés de passer par les barrages, les Argentins, rejoints par Diego Maradona redevenu capitaine, se sortent de justesse du piège tendu par l'Australie, grâce au but contre son camp d'un Australien[38].

La vedette argentine, 34 ans, gagne ainsi sa place pour le Mondial 1994 aux États-Unis. L'Argentine remporte ses deux premiers matches (4-0 contre la Grèce et 2-1 contre le Nigeria) avant que Maradona ne soit exclu par la FIFA pour dopage à l'éphédrine[39]. La sélection ne s'en remet pas et s'incline prématurement contre la Roumanie (3-2, buts d'Abel Balbo et de Gabriel Batistuta) dès les huitièmes de finale[40].

Depuis 1995 : De désillusions en désillusions[modifier | modifier le code]

Basile cède sa place à Daniel Passarella, capitaine emblématique de l'Argentine victorieuse en 1978. Il débute son mandat par une nouvelle édition de la Coupe du roi Fahd, où l'Argentine s'incline en finale contre le Danemark. La Copa América 1995, en Uruguay, est un échec. Lourdement défaits par les États-Unis en poule (3-0), les Argentins sont éliminés en quart de finale par le Brésil aux tirs aux buts (2-2, 4-2 tab). Deux ans plus tard, Pasarella subit un nouveau revers avec une sélection bis, son équipe s'inclinant encore une fois dès les quarts de finale, face au Pérou (2 buts à 1). Malgré tout, l'Argentine réalise un bon parcours de qualifications pour la Coupe du monde, et l'AFA fait confiance à Passarella pour emmener la sélection en France.

Sélectionneur autoritaire, Pasarella entretient des relations conflictuelles avec certains joueurs. Fernando Redondo, un des meilleurs joueurs du moment[41], n'est pas sélectionné pour la Coupe du monde 1998[42]. Malgré cela, l'Argentine, qui compte nombre de grands joueurs (les défenseurs Ayala, Sensini, Zanetti, les milieux Simeone, Verón, Ortega, Claudio López et Batistuta), est un favori attendu. Victorieuse du Japon (1-0), de la Jamaïque (5-0, avec un triplé de Batistuta) et de la Croatie (1-0), l'Albiceleste affronte en 8e de finale l'Angleterre, qu'elle élimine très difficilement (2-2 dans le temps réglementaire, puis 4 tirs aux buts à 3) au bout d'un match marqué par un but exceptionnel de Michael Owen et l'expulsion de David Beckham, aux prises avec Simeone[43],[44]. L'Argentine s'incline finalement au tour suivant face aux Pays-Bas. Au bout d'un match indécis - les équipes sont à égalité (1-1) et comptent chacune une expulsion - Dennis Bergkamp force la décision d'un but exceptionnel, à la réception d'une ouverture de 50 m[45].

Marcelo Bielsa, surnommé El loco (en français : « Le fou ») reprend les rênes de la sélection pour quatre ans, avec la même mission de remporter un 3e titre mondial. Lors de la Copa América 1999, sa sélection bis s'incline en quart de finale contre le Brésil. Auparavant, elle avait perdu lourdement contre la Colombie (3-0), lors d'un match marqué par les trois penaltys manqués par Martín Palermo[46]. En 2001, la Copa Amarica a lieu en Colombie et face au contexte terroriste, l'Argentine décide de ne pas y participer.

À la tête d'une Argentine séduisante, emmenée par Batistuta, Verón, Ortega et Hernán Crespo, il obtient aisément la qualification pour le Mondial 2002 avec 13 victoires et 4 matchs nuls en 18 rencontres[47]. L'Argentine débarque en favorite au Japon mais elle tombe de haut en ne parvenant pas à passer le premier tour : après une petite victoire sur le Nigeria, finaliste de la dernière Coupe d'Afrique des nations (1-0), elle s'incline face à l'Angleterre sur un but de Beckham[48] et n'obtient pas la victoire qui lui est nécessaire face à la Suède (1-1). Le « groupe de la mort » a été fatal aux Argentins[49].

Affecté par cet échec, Bielsa est cependant reconduit à la tête de la sélection. Il engage un changement de génération avec les retraites de Simeone, Batistuta et les déclins d'Ortega, Lopez et Verón, et obtient deux résultats majeurs en 2004, avec une finale en Copa América, perdue face au Brésil aux tirs au but (2-2, tab 4-2), puis une médaille d'or aux Jeux olympiques d'Athènes avec la sélection olympique. Cette dernière, limitée aux joueurs de moins de 23 ans encadrés par Ayala et Kily González, est portée par le talent de Carlos Tévez, meilleur buteur du tournoi[50]. Quelques semaines plus tard, Bielsa quitte son poste à la surprise générale. Il est remplacé par José Pekerman, chargé de longue date de la sélection des moins de 20 ans, triple championne du monde en 1995, 1997 et 2001[51]..

Match contre l'Allemagne en amical le 9 février 2005.

L'Argentine de Pekerman se qualifie sans souci pour la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Le meneur de jeu Juan Román Riquelme, absent en 2002, en est devenu une pièce importante. Lionel Messi, ailier de 18 ans présenté comme l'héritier de Maradona, est du voyage. Après une première victoire contre la Côte d'Ivoire (2-1), l'Argentine impressionne contre la Serbie-Monténégro, battue 6-0, où Messi devient le 5e plus jeune buteur de l'histoire de la Coupe du monde. Maxi Rodríguez inscrit le plus beau but du tournoi en huitièmes de finale contre le Mexique (battu 2-1 a.p.). Le parcours de cette équipe séduisante s'arrête pourtant en quart de finale face à l'Allemagne, pays hôte. Alors que sa sélection mène au score grâce à Ayala, Pekerman fait sortir Riquelme et son buteur Crespo pour tenter de tenir le score. Les Allemds égalisent finalement et l'emportent aux tirs au but (4-2). À la suite de cet échec, Pekerman décide de démissionner et Riquelme prend sa retraite internationale.

Lionel Messi en 2008

L'AFA propose à Basile, dernier sélectionneur ayant gagné un trophée avec la sélection, treize ans plus tôt, de reprendre du service. À la Copa América 2007, l'Argentine et son trio offensif Riquelme (de retour)-Messi-Crespo bat avec aisance ses différents adversaires (États-Unis, Paraguay, Colombie, Pérou et Mexique) jusqu'à la finale contre le Brésil, qui tourne mal une nouvelle fois (défaite 3-0). Basile enchaîne avec les éliminatoires de la Coupe du monde. Après un bon départ, il connait plusieurs résultats décevants et démissionne finalement en octobre 2008 après une inquiétante défaite contre le Chili[52].

Sélection en 2009

Désespérée par la peur de manquer la Coupe du monde, la fédération se tourne vers celui qui, en tant que joueur, lui a apporté tous les succès : Diego Maradona. Sa nomination provoque une grande médiatisation. Maradona décide de retirer le brassard de capitaine à Zanetti, qui compte près de 130 sélections, pour le confier à Mascherano. Vainqueur amical de l'Écosse (1-0) et de la France (2-0), en Europe, puis du Venezuela (4-0) lors des qualifications, l'Albiceleste semble retrouver la voie du succès. L'état de grâce de Maradona prend fin quelques jours plus tard, quand son équipe s'incline à La Paz en Bolivie, à 3 600 m d'altitude, 6 buts à 1[53]. C'est la plus lourde défaite argentine depuis 50 ans. Après une victoire contre la Colombie et trois nouvelles défaites contre l'Équateur, le Brésil et le Paraguay, l'Argentine est 5e, le rang du barragiste, à deux journées de la fin. Mais deux victoires arrachées face au Pérou et à l'Uruguay offrent aux Argentins leur billet pour la Coupe du monde en Afrique du Sud.

Après ses difficultés en qualification, l'Argentine n'est cette fois qu'outsider, d'autant que Maradona se passe notamment de ses trois champions d'Europe (Zanetti, Cambiasso et Milito). Trois victoires maitrisées, contre le Nigeria (1-0), la Corée du Sud (4-1) et la Grèce (2-0) lui offrent la tête du groupe. En phase à élimination directe, l'Argentine retrouve les mêmes adversaires qu'en 2006. Son huitième de finale face au Mexique rassure (3-1). Mais le quart de finale contre l'Allemagne tourne à l'humiliation. Messi, ballon d'or 2009 placé en position de meneur de jeu, n'a pas influé sur le match[54], largement dominé par une enthousiasmante équipe allemande. Maradona démissionne à son tour.

Avant le match amical contre le Portugal, 9 février 2011

Sergio Batista, ancien coéquipier de Maradona et vainqueur des Jeux olympiques de Pékin en 2008, prend sa succession. Arrivé en interim, il est confirmé après la victoire de sa sélection contre l'Espagne, championne du monde en titre (4-1). Rassuré par des victoires sur le Brésil, au Qatar (1-0) et le Portugal (2-1), il attaque la Copa América 2011, organisée par l'Argentine, avec ambition. Accrochés par la Bolivie (1-1) et la Colombie (0-0), malgré une grande domination, ils se qualifient pour les quarts de finale en battant largement le Costa Rica (3-0). Mais en quart de finale, ils s'inclinent face à l'Uruguay, demi-finaliste du dernier Mondial et futur vainqueur du tournoi, aux tirs au but. Une semaine plus tard, Batista est démis de ses fonctions[55].

Son remplaçant Alejandro Sabella parvient à qualifier la sélection pour la Coupe du monde 2014 au Brésil avec une certaine facilité. Avec neuf victoires et cinq matchs nuls en seize matchs, les coéquipiers de Messi, promu capitaine, n'ont quasiment pas quitté la 1re place du groupe[56]. En dépit de prestations mitigées, l'Albiceleste parvient à remporter les trois matchs de premier tour contre la Bosnie-Herzégovine (2-1), l'Iran (1-0) et le Nigeria (3-2), puis à se qualifier pour les quarts de finale en écartant la Suisse (1-0 a. p.), grâce notamment aux coups d'éclat de Messi. La finale sera atteinte après avoir disposé de la Belgique (1-0), puis des Pays-Bas après une séance de tirs au but (4-2), mais la sélection s'inclinera finalement contre l'Allemagne, durant les prolongations (1-0).

Résultats[modifier | modifier le code]

L'Argentine a disputé cinq finales de Coupes du monde (seuls le Brésil, l'Allemagne et l'Italie en ont joué plus), dont deux victorieuses en 1978 et 1986, et trois perdues en 1930, 1990 et 2014[57]. Elle a également disputé la finale des Jeux olympiques de 1928, qui faisaient alors office de championnat du monde.

Compétitions mondiales[modifier | modifier le code]

Parcours aux Jeux olympiques
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1900 à 1924 Non invité
Drapeau : Pays-Bas 1928 Finaliste 2e 5 3 1 1 25 7
Drapeau : Allemagne 1936 à Drapeau : Australie 1960[n 4] Ne participe pas
Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau : Uruguay 1930 Finale 2e 5 4 0 1 18 9
Drapeau : Italie 1934 1er tour 9e 1 0 0 1 2 3
1938, 1950 et 1954 Forfait
Drapeau : Suède 1958 Phase de groupe 13e 3 1 0 2 5 10
Drapeau : Chili 1962 Phase de groupe 10e 3 1 1 1 2 3
Drapeau : Angleterre 1966 Quart de finale 5e 4 2 1 1 4 2
Drapeau : Mexique 1970 Non qualifié
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1974 2e tour 8e 6 1 2 3 9 12
Drapeau : Argentine 1978 Champion 1er 7 5 1 1 15 4
Drapeau : Espagne 1982 2e tour 11e 5 2 0 3 8 7
Drapeau : Mexique 1986 Champion 1er 7 6 1 0 14 5
Drapeau : Italie 1990 Finale 2e 7 2 3 2 5 4
Drapeau : États-Unis 1994 8e de finale 10e 4 2 0 2 8 6
Drapeau : France 1998 Quart de finale 6e 5 3 1 1 10 4
Drapeau : Japon Drapeau : Corée du Sud 2002 Phase de groupe 18e 3 1 1 1 2 2
Drapeau : Allemagne 2006 Quart de finale 6e 5 3 2 0 11 3
Drapeau : Afrique du Sud 2010 Quart de finale 5e 5 4 0 1 10 6
Drapeau : Brésil 2014 Finale 2e 7 5 1 1 8 4
Parcours en Coupe des confédérations
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau : Arabie saoudite 1992 Vainqueur 1er 2 2 0 0 7 1
Drapeau : Arabie saoudite 1995 Finale 2e 3 1 1 1 5 3
1997 à 2003 Non qualifié
Drapeau : Allemagne 2005 Finale 2e 5 2 2 1 10 10
2009 et 2013 Non qualifié

Parcours en compétitions continentales[modifier | modifier le code]

L'Argentine a gagné le championnat sud-américain des nations, connu comme la Copa América depuis 1975, à quatorze reprises.


Parcours en Campeonato Sudamericano
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau de l’Argentine 1916 Finale 2e 3 1 2 0 07 02
Drapeau de l'Uruguay 1917 Finale 2e 3 2 0 1 05 03
Drapeau du Brésil 1919 3e 3e 3 1 0 2 07 07
Drapeau du Chili 1920 Finale 2e 3 1 2 0 04 03
Drapeau de l’Argentine 1921 Vainqueur 1er 3 3 0 0 05 00
Drapeau du Brésil 1922 4e 4e 4 2 1 1 06 03
Drapeau de l'Uruguay 1923 Finale 2e 3 2 0 1 06 06
Drapeau de l'Uruguay 1924 Finale 2e 3 1 2 0 04 04
Drapeau de l’Argentine 1925 Vainqueur 1er 4 3 1 0 011 04
Drapeau du Chili 1926 Finale 2e 4 2 1 1 14 3
Drapeau du Pérou 1927 Vainqueur 1er 3 3 0 0 15 4
Drapeau de l’Argentine 1929 Vainqueur 1er 3 3 0 0 09 01
Drapeau du Pérou 1935 Finale 2e 3 2 0 1 8 5
Drapeau de l’Argentine 1937 Vainqueur 1er 6 5 0 1 14 5
Drapeau du Pérou 1939 Forfait
Drapeau du Chili 1941 Vainqueur 1er 4 4 0 0 010 02
Drapeau de l'Uruguay 1942 Finale 2e 6 5 0 1 21 6
Drapeau du Chili 1945 Vainqueur 1er 6 5 1 0 22 05
Drapeau de l’Argentine 1946 Vainqueur 1er 5 5 0 0 17 03
Drapeau de l'Équateur 1947 Vainqueur 1er 7 6 1 0 28 04
Drapeau du Brésil 1949 Forfait
Drapeau du Pérou 1953 Forfait
Drapeau du Chili 1955 Vainqueur 1er 5 4 1 1 18 6
Drapeau de l'Uruguay 1956 3e 3e 5 3 0 2 05 03
Drapeau du Pérou 1957 Vainqueur 1er 6 5 0 1 25 6
Drapeau de l’Argentine 1959 Vainqueur 1er 6 5 1 0 19 5
Drapeau de l'Équateur 1959 Finale 2e 4 2 1 1 9 09
Drapeau de la Bolivie 1963 3e 3e 6 3 1 2 015 010
Drapeau de l'Uruguay 1967 Finale 2e 5 4 0 1 12 03
Total 12 Titres 26/29 113 82 15 16 316 112
Parcours en Copa América
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Location South America.png1975 Groupe 5e 4 2 0 2 17 4
Location South America.png1979 Groupe 8e 4 1 1 2 7 6
Location South America.png1983 Groupe 6e 4 1 3 0 5 4
Drapeau de l’Argentine 1987 4e 4e 4 1 1 2 5 4
Drapeau du Brésil 1989 3e 3e 7 2 3 2 2 4
Drapeau du Chili 1991 Vainqueur 1er 7 6 1 0 16 6
Drapeau de l'Équateur 1993 Vainqueur 1er 6 2 4 0 6 2
Drapeau de l'Uruguay 1995 Quart de finale 5e 4 2 1 1 8 6
Drapeau de la Bolivie 1997 Quart de finale 5e 4 2 1 1 4 3
Drapeau du Paraguay 1999 Quart de finale 8e 4 2 0 2 6 6
Drapeau de la Colombie 2001 Forfait
Drapeau du Pérou 2004 Finale 2e 6 4 1 1 16 6
Drapeau du Venezuela 2007 Finale 2e 6 5 0 1 16 6
Drapeau de l’Argentine 2011 Quart de finale 7e 4 1 3 0 5 2
Drapeau du Chili 2015 Qualifiée
Drapeau des États-Unis 2016 Qualifiée
Drapeau du Brésil 2019 Qualifiée
Total 2 Titres 13/14 64 31 19 14 113 59

Autres compétitions[modifier | modifier le code]

Couleurs[modifier | modifier le code]

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1911–1974
Maillot traditionnel argentin

La sélection argentine porte traditionnellement, et depuis 1911, un maillot blanc et bleu ciel à rayures verticales, un short noir et des bas blancs (ou noirs). Ces couleurs vaut à la sélection son habituel surnom d'Albiceleste[57]. Le maillot extérieur est généralement de couleur bleu foncé.

Il est arrivé que les Argentins d'autres maillots. Leur premier match, en 1901 contre l'Uruguay, est joué avec un maillot blanc. Le 3 juin 1919, lors d'un match pour la mémoire de Roberto Chery, un joueur uruguayen mort quelques semaines plus tôt pendant un match, Argentine et Brésil portent respectivement le maillot uni bleu ciel de l'Uruguay, et le maillot jaune et noir de Peñarol[58]. Lors de la Coupe du monde de 1958 en Suède, la sélection doit emprunter les maillots jaunes du club local, l'IFK Malmö, pour affronter l'Allemagne, car elle n'a pas apporté avec elle son jeu de maillots extérieurs[59].

Le maillot porte en écusson l'emblème de l'AFA, la fédération argentine de football.



Infrastructures[modifier | modifier le code]

Vue de l'Estadio Monumental

Le stade Antonio Vespucio Liberti, surnommé Estadio Monumental (en français : « stade Monumental »), est l'enceinte utilisée principalement par la sélection lorsqu'elle joue à domicile. Situé à Buenos Aires et utilisé par le club de River Plate, c'est le plus grand stade d'Argentine avec 74 700 places assises. Inauguré le 25 mai 1938, il a notamment accueilli la finale de la Coupe du monde de football 1978, remportée par l'Argentine, ainsi que celles des championnats sud-américains de 1946, 1987 et 2011.

Pour ses matchs moins importants, la sélection argentine utilise parfois d'autres stades, notamment à Avellaneda, où se trouvent les stades de deux autres grands clubs argentins, le CA Independiente et le Racing, mais aussi à Mendoza, Córdoba, La Plata ou encore Santa Fé.

Par ailleurs, la sélection dispose d'un centre d'entrainement appartenant à la fédération, le Complejo habitacional Deportivo de Ezeiza, également utilisé comme centre de formation.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Record de sélections[60]
Sél. Nom Période Buts
145 Javier Zanetti 1994-2011 5
115 Roberto Ayala 1994-2007 7
106 Diego Simeone 1988-2002 11
103 Javier Mascherano 2003- 3
97 Oscar Ruggeri 1983-1994 7
92 Lionel Messi 2005- 42
91 Diego Maradona 1977-1994 34
87 Ariel Ortega 1993-2010 17
78 Gabriel Batistuta 1991-2002 56
76 Juan Pablo Sorín 1995-2006 12
Meilleurs buteurs[60]
Buts Nom Période Sél.
56 Gabriel Batistuta 1991-2002 78
42 Lionel Messi 2005- 92
35 Hernán Crespo 1995-2007 65
34 Diego Maradona 1977-1994 91
24 Luis Artime 1961-1967 25
22 Leopoldo Luque 1975-1981 45
22 Daniel Passarella 1976-1986 70
22 Gonzalo Higuaín 2009- 42
21 Herminio Masantonio 1935-1942 19
21 José Sanfilippo 1956-1962 29
Mis à jour le 10 juillet 2014. En gras les joueurs toujours actifs

La FIFA distingue comme des « joueurs de légende » de l'Argentine les joueurs suivants[61] :

  • Diego Maradona, considéré comme l'un des meilleurs joueurs de football de l'histoire (en 2000, il arrive en tête d'un vote sur Internet organisé par la FIFA pour élire le meilleur joueur du XXe siècle[62]), vainqueur de la Coupe du monde 1986 et finaliste malheureux en 1990[63].
  • José Moreno, vedette de River Plate, il remporte les éditions 1941, 1945 et 1947 du Championnat d'Amérique du Sud, dont il est officiellement le meilleur joueur en 1947[64].
  • Mario Kempes, la vedette des champions du monde de 1978, dont il est meilleur buteur du tournoi[65].
  • Daniel Passarella, el Gran Capitán, défenseur et excellent meneur d'homme, vainqueur de la Coupe du monde de 1978 comme capitaine à 25 ans. Il est convoqué pour la Coupe du monde 1986 mais, blessé, ne peut participer au succès de son équipe[66].
  • Osvaldo Ardiles, milieu de terrain « essentiel » à la victoire argentine lors de la Coupe du monde 1978[67].
  • El Pájaro (en français : « l'oiseau ») Claudio Caniggia, qui formera des brillants duos d'attaquants avec son ami Maradona puis Batistuta. Joueur majeur de la Coupe du monde 1990, il marque en quart et en demi-finale mais se voit privé de la consécration en finale pour un carton jaune évitable[68].
  • L'attaquant Gabriel Batistuta, meilleur buteur de l'histoire de la sélection avec 56 réalisations en 78 matchs entre 1991 et 2002, vainqueur de la Copa América en 1991 et 1995[69].
  • Enfin, Alfredo Di Stéfano est également cité parmi ces joueurs de légende, moins pour sa carrière en sélection d'Argentine que pour sa carrière au Real Madrid CF (il ne compte que six sélections, pour autant de buts, lors du Championnat d'Amérique du Sud de 1947 qu'il remporte à 19 ans).


Le gardien de but Ubaldo Fillol, vainqueur de la Coupe du monde en 1978 est également cité parmi les « stars du passé » de la sélection[57]. Premier gardien de but à être élu joueur de l'année en Argentine (en) (Olimpia de Plata) en 1977, il participe aussi aux Coupes du monde de 1974 et 1982.

En 2000, le principal quotidien argentin, El Clarín, organise une enquête auprès de cent personnalités pour élire l'équipe du XXe siècle de la sélection argentine. Les élus sont les suivants : Ubaldo Fillol comme gardien de but ; Carlos Sosa  (en), Roberto Perfumo, Daniel Passarella et Silvio Marzolini en défense ; Miguel Brindisi, Néstor Rossi, Diego Maradona dans l'entrejeu ; René Houseman, Gabriel Batistuta et Mario Kempes en attaque[70].

En 2007, l'AFA publie sa Galería de la Fama (en français : « temple de la renommée ») du football argentin, sur son site Internet. Elle comprend 24 noms parmi lesquels[71], outre Maradona, Houseman, Kempes, Marzolini, Sívori, Fillol, Passarella et Batistuta cités ci-dessus, elle ajoute Américo Tesorieri, le premier grand gardien de but argentin dans les années 1920, Antonio Sastre, un joueur « complet » vainqueur du championnat sud-américain en 1937 et 1941, les attaquants Ángel Labruna et Félix Loustau, joueurs emblématiques de La Máquina de River Plate, vainqueurs du championnat sud-américain respectivement en 1946 et 1955, et en 1945, 1946 et 1947, leurs coéquipiers de l'époque Norberto Méndez, Rinaldo Fioramonte Martino et Natalio Agustín Pescia, Ernesto Grillo, milieu de terrain vainqueur du championnat sud-américain en 1955, le défenseur des années 1960 Federico Sacchi, connu pour l'« élégance » de son jeu, Ricardo Bochini et Jorge Burruchaga, deux des coéquipiers préférés de Maradona dans les années 1980, et Diego Simeone, le patron de l'équipe dans les années 1990[n 5].

La FIFA publie en 2004 le FIFA 100, la liste par Pelé des 125 footballeurs vivants ayant marqué leur génération. Outre Batistuta, Kempes, Maradona, Passarella et Di Stéfano, la liste honore l'Argentino-Italien Omar Sívori, vainqueur de la Copa América en 1957, ainsi que les plus contemporains Hernán Crespo et Javier Saviola, deux attaquants, Juan Sebastián Verón, un milieu de terrain élu meilleur joueur sud-américain de l'année en 2008 et 2009, et Javier Zanetti, un défenseur comptant le plus de sélections pour l'Argentine.

Depuis 2007, un joueur s'est imposé comme le meilleur joueur mondial du moment, bien qu'il n'ait gagné aucun titre avec la sélection A : Lionel Messi, quadruple vainqueur du Ballon d'or entre 2009 et 2012[n 6]. Début 2014, à 26 ans, il compte 37 buts en 83 sélections avec l'Argentine.

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Guillermo Stábile, le meilleur buteur de la Coupe du monde de 1930, est le sélectionneur à avoir dirigé le plus de rencontres de l'Argentine : 127, pour 85 victoires, entre 1939 et 1960. Lancé dans la carrière d'entraîneur au Red Star en France, il retourne dans son pays natal alors que la Seconde Guerre mondiale menace et se voit offrir les rênes de la sélection. Il remporte le championnat sud-américain des nations à six reprises (1941, 1945, 1946, 1947, 1955 et 1957), tout en dirigeant divers clubs . Après l'échec rencontré lors de sa première Coupe du monde, en 1958, il laisse progressivement la main et meurt en 1966, à 61 ans[72].

Au classement du nombre de matchs encadrés, Stábile est suivi par César Luis Menotti, vainqueur de la Coupe du monde de 1978, qui dirige 85 matchs entre 1974 et 1982, Marcelo Bielsa, 83 matchs entre 1999 et 2004, Carlos Bilardo, vainqueur de la Coupe du monde 1986, qui dirige 85 matchs entre 1974 et 1982, et Alfio Basile, 76 matchs de 1991 à 1994 puis de 2006 à 2008.

Statistiques des mandats de sélectionneurs de l'Argentine
Période Sélectionneur MJ V N D Bp Bc Diff.
1924-1925 Angel Vázquez 11 5 6 0 18 8 +10
1927-1928 José Lago Millán 13 8 3 2 44 15 +29
1929 Francisco Olazar 2 0 1 1 1 2 -1
1929-1930 Olazar - Tramutola 9 7 1 1 28 11 +17
1934 Felipe Pascucci 1 0 0 1 2 3 -1
1935-1937 Manuel Seoane 10 7 1 2 20 8 +12
1938-1939 Ángel Fernández Roca 4 3 0 1 11 6 +5
1939 à 1960 Guillermo Stábile 127 85 21 21 323 145 +191
1940 Carlos Calocero 2 2 0 0 7 1 +6
1959 Spinetto - Torre-Barreiro 6 5 1 0 19 5 +14
1959 José Moreno 5 2 1 2 11 13 -2
1960-1961 Victorio Spinetto 10 5 3 2 23 12 +11
1961-1963 José D'Amico 4 2 0 2 12 6 +6
1962-1966 Juan Carlos Lorenzo 11 4 4 3 9 10 -1
1962 Néstor Rossi 1 1 0 0 3 1 +2
1962-1967 Jim López 7 5 1 1 14 4 +10
1963 Horacio Amable Torres 8 4 1 3 20 17 +3
1964 à 1968 José María Minella (en) 23 11 8 4 44 21 +23
1965 Osvaldo Zubeldía 1 0 1 0 1 1 0
1967 Carmelo Faraone 2 0 0 2 1 3 -2
1967-1968 Renato Cesarini 5 1 1 3 5 8 -3
1969 Humberto Maschio 4 1 3 0 4 3 +1
1969 Adolfo Pedernera 4 1 1 2 4 6 -2
1970-1972 Juan José Pizzuti 23 10 8 5 35 28 +7
1972-1973 Omar Sivori 13 8 2 3 26 16 +10
1973 Miguel Ignomirielo 3 1 2 0 3 2 +1
1974 Vladislao Cap 10 3 3 4 15 19 -4
1974-1982 César Luis Menotti 85 46 21 18 161 83 +78
1975 Miguel Juárez 3 2 1 0 9 1 +8
1979 Federico Sacchi 1 0 1 0 2 2 0
1983-1990 Carlos Bilardo 81 28 30 23 91 74 +17
1991-1994 Alfio Basile 48 25 17 6 75 44 +31
1993 Reinaldo Merlo 1 0 0 1 1 2 -1
1994-1998 Daniel Passarella 57 34 13 10 104 42 +62
1999 Claudio Vivas 2 2 0 0 4 1 +3
1999-2004 Marcelo Bielsa 83 54 18 11 160 69 +91
2004-2006 José Pekerman 28 15 7 6 53 32 +21
2006-2008 Alfio Basile 28 14 8 6 44 25 +19
2008-2010 Diego Maradona 25 18 0 7 47 31 +16
2010-2011 Sergio Batista 17 8 5 4 30 17 +13
2011-? Alejandro Sabella 25 14 7 4 49 21 +28

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Liste mise à jour le 15 juin 2013, pour le match amical contre le Guatemala.

Pos Nom Date de naissance Sélections Buts Club
1 GB Sergio Romero 22 février 1987 (27 ans) 37 0 Drapeau : France AS Monaco
26 GB Mariano Andújar 30 juillet 1983 (30 ans) 8 0 Drapeau : Italie Calcio Catane
20 DF Fabián Monzón 13 avril 1987 (27 ans) 7 0 Drapeau : Italie Calcio Catane
4 DF Pablo Zabaleta 16 janvier 1985 (29 ans) 31 0 Drapeau : Angleterre Manchester City
4 DF Daniel Díaz 13 mars 1979 (35 ans) 24 1 Drapeau : Espagne Atletico Madrid
6 DF Clemente Rodríguez 31 juillet 1981 (32 ans) 17 1 Drapeau : Argentine Boca Juniors
13 DF Marcos Rojo 20 mars 1990 (24 ans) 17 0 Drapeau : Portugal Sporting CP
15 DF Federico Fernández 21 février 1989 (25 ans) 15 2 Drapeau : Italie Napoli
3 DF Ezequiel Garay 10 novembre 1986 (27 ans) 12 0 Drapeau : Portugal Benfica
17 DF Hugo Campagnaro 27 juin 1980 (34 ans) 9 0 Drapeau : Italie Inter
5 ML Fernando Gago 10 avril 1986 (28 ans) 46 0 Drapeau : Espagne Valencia
18 ML Maxi Rodríguez 2 janvier 1981 (33 ans) 47 13 Drapeau : Argentine Newell's Old Boys
8 ML José Ernesto Sosa 19 juin 1985 (29 ans) 14 1 Drapeau : Ukraine Metalist Kharkiv
16 ML Eduardo Salvio 13 juillet 1990 (24 ans) 5 0 Drapeau : Portugal Benfica
14 ML Javier Mascherano 8 juin 1984 (30 ans) 84 2 Drapeau : Espagne FC Barcelone
8 ML Javier Pastore 20 juin 1989 (25 ans) 13 0 Drapeau : France Paris Saint-Germain
11 AT Gonzalo Higuaín 10 décembre 1987 (26 ans) 32 20 Drapeau : Italie Napoli
10 AT Lionel Messi Capitaine 24 juin 1987 (27 ans) 82 35 Drapeau : Espagne FC Barcelone
9 AT Sergio Agüero 2 juin 1988 (26 ans) 45 18 Drapeau : Angleterre Manchester City
7 AT Ezequiel Lavezzi 3 mai 1985 (29 ans) 26 2 Drapeau : France Paris Saint-Germain

Rivalités[modifier | modifier le code]

Bilan de l'Argentine contre ses rivaux[73]
Adversaire M V N D
Drapeau : Uruguay Uruguay 180 84 41 55
Drapeau : Brésil Brésil 95 36 24 35
Drapeau : Allemagne Allemagne 20 9 5 6
Drapeau : Angleterre Angleterre 14 2 6 6
Mis à jour au 16 janvier 2014

L'équipe d'Argentine nourrit une rivalité particulière avec celle d'Uruguay[3], leurs deux capitales n'étant séparées que par le río de la Plata. C'est le plus vieux duel de sélections hors Grande-Bretagne[74]. Les deux équipes s'affrontent régulièrement à l'occasion de trophées mis en jeu entre les deux pays, notamment la Copa Lipton (entre 1905 et 1992)[75] et la Copa Newton (entre 1906 et 1976)[76], et se sont disputées deux finales mondiales, lors des Jeux olympiques de 1928 puis lors de la Coupe du monde de 1930[77].

Duel entre Messi et Rafinha aux JO de 2008.

Le duel entre Argentine et Brésil fait partie des classiques du football sud-américain. La rivalité entre les deux pays au football ne fait que prolonger, en la pacifiant, celle qui existait entre les deux voisins, depuis la guerre de Cisplatine et la guerre de la Plata. Illustration de cette rivalité, les deux sélections ne s'affrontent plus pendant dix années après les incidents de 1946, suite auxquels le capitaine argentin José Salomón, blessé, doit arrêter sa carrière. Leurs confrontations sont l'objet d'un trophée, le Superclásico de las Américas, qui prend depuis 2011 la suite de la Copa Roca, une coupe organisée de manière discontinue de 1914 à 1971[78]. La rivalité se prolonge enfin dans le débat sans fin de savoir qui de Pelé ou Diego Maradona est le meilleur joueur de l'histoire du football.

Expulsion de Rattin contre l'Angleterre en 1966.

Comme avec le Brésil, la rivalité sportive de l'Argentine et l'Angleterre se nourrit des conflits ayant opposé les deux pays, notamment sur la question de la propriété des îles Malouines, occupées depuis 1833 par les Anglais et réclamées depuis par l'Argentine.

Sur les terrains de football, les sélections se sont peu rencontrées mais plusieurs de leurs duels ont généré d'importantes polémiques. Après plusieurs matchs amicaux dans les années 1950 et une première rencontre officielle lors de la Coupe du monde de 1962, les deux équipes se rencontrent en quart de finale de la Coupe du monde 1966, organisée par l'Angleterre. L'ambiance est délétère, les Argentins particulièrement rugueux. Leur capitaine Antonio Rattín, expulsé après des contestations à répétition, refuse de sortir du terrain jusqu'à l'intervention de la police. Les Anglais l'emportent finalement, 1-0. Leur sélectionneur Alf Ramsey traite les Argentins d'animaux après le match, tandis les Argentins se considèrent volés[79],[25]. Vingt ans plus tard, peu de temps après la guerre des Malouines qui a causé près d'un millier de morts, les deux sélections se retrouvent au même stade de la compétition. Maradona qualifie les siens en inscrivant deux buts extraordinaires : le premier est la célèbre « Main de Dieu », le second est élu but du siècle par la FIFA en 2002[80]. Lors des mondiaux de 1998 et 2002, Argentins et Anglais se sont de nouveau rencontrés lors de matchs décisifs, objets de nouvelles polémiques[81].

La rivalité tient essentiellement au hasard des rencontres entre les deux sélections en Coupe du monde, et particulièrement les deux finales de 1986 et 1990. La première est remportée largement par les coéquipiers d'un Maradona intenable ; la revanche par ceux de Lothar Matthäus, qui musèlent cette fois le meneur de jeu argentin et inscrivent en fin de match le seul but de la partie, sur un pénalty contesté. Les deux pays se retrouvent en quart de finale des mondiaux de 2006 et 2010, pour deux qualifications allemandes[82].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes
  1. Le match Argentine-Uruguay du 16 juillet 1916 doit être arrêté au bout de cinq minutes à cause de bagarres entre spectateurs. L'émeute s'est propagée sur le terrain et a déclenché un incendie dans les tribunes (en bois) du stade GEBA. Le match est donc déclaré nul et rejoué (à partir de la 6e minute de jeu) le lendemain à l'Estadio Racing Club à Avellaneda.
  2. Le Comité international olympique (CIO) exige que seuls les joueurs amateurs prennent part au tournoi olympique, alors que la FIFA veut ouvrir la compétition à ses meilleurs joueurs, de nombreux pays européens disposant alors de championnats professionnels.
  3. Le championnat sud-américain des nations, qui se dispute jusqu'en 1959 sur un rythme pratiquement annuel, connaît par la suite d'importants remous. Il n'est organisé qu'à deux reprises dans les années 1960, en 1963 et 1967, avant d'être purement suspendu. Il ne revient qu'en 1975, sous la forme d'un tournoi quadri-annuel et sous le nom Copa América.
  4. En 1999, la FIFA décide que les matchs de football disputés dans le cadre des Jeux olympiques à partir des Jeux olympiques de Rome de 1960 ne comptent pas comme sélection nationale en équipe A. Cf. (en) Roberto Mamrud, Karel Stokkermans, « Olympic Matches », sur rsssf.com,‎ 12 août 2009 (consulté le 8 septembre 2009)
  5. La Galería de la Fama ne se limite pas aux performances en sélection. Quatre personnalités sont à l'évidence dans cette liste davantage pour leur performance en clubs qu'en sélection. Il s'agit de Bernabé Ferreyra, buteur insatiable de River Plate dans les années 1930, d'Hugo Gatti, gardien de but populaire et inoxydable (sa carrière s'étale de 1962 à 1988), de Carlos Bianchi, grand buteur argentin des années 1970 devenu entraineur à succès et d'Amadeo Carrizo, gardien de but de River Plate des années 1950 et 1960
  6. Avant Lionel Messi, les seuls vainqueurs argentins du Ballon d'or étaient Alfredo Di Stéfano et Omar Sívori, suite à leur naturalisation, à une époque où le trophée récompensait le meilleur joueur européen de l'année
Références
  1. « Classement mondial », sur fr.fifa.com,‎ 17 juillet 2014 (consulté le 17 juillet 2014).
  2. (es) « Vamo’ arriba la celeste... y blanca », sur Pagina12,‎ 12 octobre 2009
  3. a et b (es) Un clásico, cinco recuerdos, FIFA.com, 10 octobre 2012
  4. Raisons d’exclusion ou d’admission aux matches internationaux "A" (1901-1910) : Uruguay - Argentine 1901, IFFHS
  5. Uruguay - Argentina 0:6 (0:2), IFFHS
  6. (en) Uruguay - International Results, RSSSF
  7. (en) Copa Centenario Revolución de Mayo 1910, RSSSF
  8. Brésil et Argentine pour le trône américain, FIFA.com, 13 septembre 2011
  9. (en) « Football's debt to Uruguay », BBC Sport,‎ 8 avril 2002 (consulté le 29 décembre 2013)
  10. Tournoi olympique de football masculin 1928, FIFA.com
  11. Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées : 1930. Une esquisse qui reste le chef-d'oeuvre de l'Uruguay. », Libération,‎ 22 mai 1998 (lire en ligne)
  12. « Premières pour l'Uruguay (lequipe.fr) » (sur l'Internet Archive)
  13. Un siècle de football, Calmann-Lévy,‎ 2005 (ISBN 2-7021-3616-8), « Coupe du monde 1930 », p. 48-49
  14. Coupe du Monde de la FIFA, Uruguay 1930, FIFA.com
  15. [PDF] « Origine de la Coupe du monde de la FIFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association
  16. 30 juillet 1930 - L'Uruguay remporte la première Coupe du monde, herodote.net
  17. Coupe du Monde de la FIFA, Uruguay 1930 - Finale, FIFA.com
  18. (en) Southamerican Championship 1935, RSSSF
  19. Copa América Best Players, RSSSF
  20. (en) Rob Fielder, Angelillo, Maschio And Sivori: Angels with Dirty Faces, Southamericanfootball.co.uk, 6 juillet 2012
  21. (es) El desastre de Suecia, ESPN.com, 19 juin 2013
  22. (en) FIFA World Cup 1958 Group 1, Historical Football Kits
  23. (en) FIFA World Cup 1962 Group 4, Historical Football Kits
  24. (en) FIFA World Cup 1966 Group 2, Historical Football Kits
  25. a et b Angleterre-Argentine, Round 1, Marcelo Assaf, So Foot.com, 23 juillet 2013
  26. (en) England v Argentina revisited, BBC.co.uk, 29 mars 2002
  27. Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées (11). Argentine 1978. Les oubliés d'un triomphe planifié. », Libération,‎ 3 juin 1998 (lire en ligne)
  28. « Kempes soulève le trophée sous les papelitos (Coupe du Monde de la FIFA, Argentine 1978 », FIFA.com
  29. (en) Copa América 1983, RSSSF
  30. « Maradona illumine la compétition malgré les débats (Coupe du Monde de la FIFA, Mexique 1986 », FIFA.com
  31. Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées (13). Mexique 1986. La fête malgré tout. », Libération,‎ 5 juin 1998 (lire en ligne)
  32. Le staff argentin est accusé d'avoir fourni aux joueurs brésiliens des bouteilles d'eau contenant des somnifères. Cf. par exemple « Foot - Brésil et Argentine refont le Mondial 90 », sur lequipe.fr,‎ 19/01/2005 (consulté le 1er décembre 2010) ou (es) « En Brasil piden sancionar a Bilardo por "dopar" a los brasileños en el Mundial'90 », sur elpais.com,‎ 19/01/2005 (consulté le 1er décembre 2010)
  33. « Maradona illumine la compétition malgré les débats (Coupe du Monde de la FIFA, Mexique 1986) », FIFA.com
  34. Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées (14). Italie 1990. Qu'as-tu fait, Diego? », Libération,‎ 6 juin 1998 (lire en ligne)
  35. Le premier jour de la chute de Diego Maradona, So Foot.com, 29 mars 2013
  36. (es) La Copa América del '91, El Grafico.com.ar
  37. 1993 : L'Argentine torréfiée par la Colombie, So Foot.com, 7 juin 2013
  38. Sur le fil du rasoir pour entrer dans l'histoire, FIFA.com, 12 novembre 2013
  39. Stéphane Pinguet, Maradona 1994, le dernier cri, Les Cahiers du football, 17 septembre 2012
  40. « Le Brésil retrouve sa place sur le toit du monde (Coupe du Monde de la FIFA, USA 1994) », FIFA.com
  41. Les 100 meilleurs joueurs « So Foot » - no 8 : Fernando Redondo, So Foot.com, 26 octobre 2012
  42. Alex BOUROUF, « Pourquoi Fernando REDONDO a refusé la sélection »
  43. Olivier VILLEPREUX, « 8e de Finale, ARGENTINE-ANGLETERRE: 2-2, 4 tirs au but à 3 », Libération,‎ 1er juillet 1998 (lire en ligne)
  44. Match Argentine-Angleterre de la Coupe du monde 1998, FIFA.com
  45. Simon Capelli-Welter, Ces buts qui ont marqué le football - 1er : Dennis Bergkamp, et même le temps s’arrête, So Foot.com, 1er janvier 2013
  46. La malédiction de Martin « EL LOCO » Palermo , oldschoolpanini.com
  47. Henri Haget, « Argentine: Le ballon d'orgueil », L'Express,‎ 2002 (lire en ligne)
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  49. « L'Argentine victime du groupe de la mort », La Dépêche du Midi,‎ 12 juin 2002 (lire en ligne)
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  51. « Pekerman, le théoricien du football », L'Humanité,‎ 24 juin 2006 (lire en ligne)
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  54. Naïm Beneddra, Mondial 2010, Argentine - Messi, tel un fantôme, Goal.com, 3 juillet 2010
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  67. Ardiles, l'homme qui simplifiait la difficulté, FIFA.com
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  81. Guy Truite, « Angleterre – Argentine : histoire d’une rivalité »,‎ 28 mars 2011
  82. (en) Michael Yokhin, « The great history of Germany vs Argentina », Goal.com,‎ 3 juillet 2010

Lien externe[modifier | modifier le code]