Équation de Mason-Weaver
L'équation de Mason-Weaver est une équation décrivant la sédimentation et la diffusion de solutés sous l'action d'une force uniforme, typiquement un champ de pesanteur[1].
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[modifier] Expression mathématique
En supposant que la pesanteur est un champ orienté dans la direction z (Fig. 1), l'équation de Mason-Weaver peut s'écrire
où t est le temps, c est la concentration linéaire du soluté (moles par unité de longueur dans la direction z) et les paramètres D, s et g représentent respectivement le coefficient de diffusion du soluté, le coefficient de sédimentation et l'accélération de la pesanteur (supposée constante).
L'équation de Mason-Weaver est complétée par des conditions aux limites. Si la cellule est supposée rectangulaire et aligné sur un syustème de coordonnées cartésiennes (Figure 1) on a
au sommet et au fond de la cellule notée respectivement
and
(Fig. 1). Ces conditions aux limites correspondent au fait que physiquement il est impossible à un soluté de passer à travers les parois de la cellule et que le flux doit donc y être nul. De même le flux sur les parois latérales doit être nul. En conséquence la quantité totale de solutés contenus dans la cellule
est conservée, i.e.
.
[modifier] Obtention de l'équation de Mason-Weaver
Une particule de masse m se déplaçant à la vitesse verticale v est soumise à trois forces (Fig. 1) : la force de traînée
, son poids
et la poussée d'Archimède
, où g est l'accélération de la pesanteur, V est le volume de la particule de soluté et
est la masse volumique du solvant. À l'équilibre mécanique (typiquement atteint en 10 ns pour des solutés moléculaires), les particules atteignent une vitesse limite
pour laquelle les trois forcent se compensent.
Étant donné que le volume V est égal à la masse m de la particule multipliée par son volume massique
, la condition d'équilibre mécanique peut être écrite
où
est la masse apparente du soluté compte tenu de la poussée d'Archimède.
On peut définir le coefficient de sédimentation de Mason-Weaver
. Comme le coefficient de traînée f est relié au coefficient de diffusion D par la relation d'Einstein
,
la rapport s sur D est égal à
où
est la constante de Boltzmann et T est la température temperature en kelvin.
Le flux J en un point quelconque est donné par
le premier terme décrit le flux dû à la diffusion de la matière sous l'effet d'un gradient de concentration, tandis que le second terme décrit le flux convectif dû à la vitesse moyenne
des particules. Un flux net positif en dehors d'un petit volume produit une diminution locale de la concentration dans ce volume :
En remplaçant J par son expression dans l'équation précédente on obtient l'équation de Mason-Weaver
[modifier] L'équation de Mason-Weaver sans dimension
Les paramètres D, s et g déterminent une longueur caractéristique 
et un temps caractéristique 
En définissant les grandeurs sans dimension
et
, l'équation de Mason-Weaver devient :
soumise aux conditions aux limites
au sommet et au fond de la cellule, respectivement
et
.
[modifier] Solution de l'équation de Mason-Weaver
Cette équation peut être résolue par une méthode de séparation des variables. En posant
, on obtient deux équations couplées par une constante 
où les valeurs possibles de
sont définies par les conditions aux limites
aux frontières supérieure et inférieure
et
respectivement. Puisque l'équation en T admet les solutions
où
est une constante la résolution de l'équation de Mason-Weaver se réduit à trouver la fonction
.
Les équations différentielles ordinaires pour P et ses conditions satisfont les critères de la théorie de Sturm-Liouville ce qui amène à plusieurs conclusions. Tout d'abord il existe un ensemble orthonormé de fonctions propres
qui est solution des équations différentielles et satisfait les conditions aux limites. De plus les valeurs propres correspondantes
sont réelles, limitées inférieurement par la valeur propre
et croissent asymptotiquement comme
où l'entier naturel k est le rang de la fonction propre. Dans le cas présent la plus petite valeur propre est zéro, correspondant à l'équilibre. Enfin, les fonctions propres forment un ensemble complet ; toute solution pour
peut être exprimée comme une combinaison linéaire des fonctions propres
où
sont des coefficients constants déterminés à partir de la distribution initiale 
À l'équilibre par définition
et la distribution de concentration à l'équilibre est :
ce qui est en accord avec la distribution de Boltzmann.
Les fonctions
sont solutions des équations différentielles et satisfont aux conditions aux limites pour toutes les valeurs de
(ce que l'on peut vérifier par substitution) et la constante B peut-être déterminée à partir de la quantité totale de soluté.
Pour trouver les valeurs propres hors équilibre
, nous procédons comme suit. L'équation en P équation a la forme d'un oscillateur harmonique simple de solutions
où
Suivant la valeur de
,
est soit purement réel (
) ou imaginaire pur (
). Seule une solution imaginaire pure peut satisfaire les conditions aux limites, c'est-à-dire la solution à l'équilibre. En conséquence les fonctions propres hors équilibre s'écrivent
où A et B sont des constantes et
est un réel strictement positif.
En introduisant l'amplitude de l'oscillateur
et la phase
comme nouvelles variables,
l'équation du second degré en P est factorisée en deux équations du premier degré
De façon remarquable les conditions aux limites obtenues sont indépendantes de
ainsi que des points extrêmes
et 
En conséquence on obtient l'équation
donnant une solution exacte pour les fréquences 
Les fréquences propres
sont positives puisque
et consistent en un jeu d'harmoniques e la fréquence fondamentale
. Finalement les valeurs propres
peut être tirées de 
Prises ensembles les composantes de la solution hors équilibre correspondent à une décomposition en séries de Fourier de la distribution de concentration initiale
pondérée par les
. Chaque composante de Fourier décroît comme indépendamment comme
où
est donné plus haut en termes de fréquence de série de Fourier
.
[modifier] Notes et références
[modifier] Références
- M Mason, « The Settling of Small Particles in a Fluid », dans Physical Review, vol. 23, 1924, p. 412–426
[modifier] Notes
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mason-Weaver equation » (voir la liste des auteurs)




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![\frac{\partial^{2} P}{\partial \zeta^{2}} +
\left[ \beta - \frac{1}{4} \right] P = 0](http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/math/7/3/6/7362c04dd9333370d3b69af7b4106b8c.png)
















