Épinay-sur-Seine

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Épinay-sur-Seine
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Épinay-sur-Seine
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton Épinay-sur-Seine (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine-Commune[Note 1]
Maire
Mandat
Hervé Chevreau
2014-2020
Code postal 93800
Code commune 93031
Démographie
Gentilé Spinassiens
Population
municipale
54 540 hab. (2011)
Densité 11 934 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 19″ N 2° 18′ 33″ E / 48.95528, 2.3091748° 57′ 19″ Nord 2° 18′ 33″ Est / 48.95528, 2.30917  
Altitude Min. 22 m – Max. 60 m
Superficie 4,57 km2
Localisation

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Épinay-sur-Seine
Liens
Site web epinay-sur-seine.fr

Épinay-sur-Seine est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Elle se trouve à l'extrémité occidentale du département, à la limite des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise. Ses habitants sont appelés les Spinassiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire d'Épinay-sur-Seine en rouge.
Localisation d'Épinay-sur-Seine dans la petite couronne.
Épinay vers 1780 (carte de Cassini).

La commune d'Épinay-sur-Seine est la plus occidentale du département de la Seine-Saint-Denis. Située à 12 km au nord de Paris sur la rive droite de la Seine, elle est limitrophe des communes de Saint-Denis, Villetaneuse et L'Île-Saint-Denis dans le même département de la Seine-Saint-Denis, Argenteuil, Saint-Gratien, Enghien-les-Bains, Deuil-la-Barre et Montmagny dans le département du Val-d'Oise.

Communes limitrophes d’Épinay-sur-Seine
Saint-Gratien Enghien-les-Bains, Deuil-la-Barre Montmagny
Argenteuil Épinay-sur-Seine Villetaneuse
L'Île-Saint-Denis Saint-Denis

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine, au début du XXe siècle
Au début du XXe siècle, les eaux du Lac d'Enghien s'écoulaient dans le Ru d'Enghien à travers Épinay, où elles se rejetaient dans la Seine

Le territoire communal est limité au sud par la Seine. Il est également traversé sur toute sa longueur du nord au sud-est par un petit cours d'eau : le ru d'Enghien, ainsi que par un de ses affluents, le ru des Haras ou ru d'Arra[1].

D'une longueur de 14,2 kilomètres, le ru d'Enghien prend sa source en forêt de Montmorency au nord de la commune dans le Val-d'Oise et se jette dans la Seine après avoir traversé, canalisé pour l'essentiel, les territoires de Montlignon, Margency, Enghien-les-Bains et Épinay-sur-Seine et alimenté l'étang de la chasse, en amont en forêt, puis les étangs du parc de Maugarny (en limite de Montlignon et Margency), ceux du parc de Bury à Margency et le bassin de retenue des Moulinets à Eaubonne. Il se dirige ensuite vers le lac d'Enghien avant d'atteindre Épinay[2].

Le ru des Haras ou ru d'Arra, d'une longueur de 6,3 kilomètres, naît dans le vallon des Haras à l'est de Montmorency (Val-d'Oise) et se jette dans le ru d'Enghien à peu de distance de la Seine après avoir traversé, en souterrain pour une grande part, les territoires de Groslay, Montmagny et Villetaneuse[3]. La Direction de l'eau et de l'assainissement du département de la Seine-Saint-Denis a engagé plusieurs études en vue de la requalification de ce ruisseau, notamment dans sa partie où il se trouve en limite communale de Montmagny et de Villetaneuse. La réalisation de ce projet implique une amélioration significative de la qualité de l'eau en amont.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l'autoroute A 15, l'A 86 passant à proximité, ainsi que par les RN 14 (qui constitue l'axe principal de la ville), RN 214, RN 310 et RN 328.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Hier[modifier | modifier le code]

Le tramway Enghien-Trinité

Article détaillé : Tramway Enghien - Trinité.
Billet du Tramway Enghien Trinité, montrant les principaux arrêts desservis
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Le tramway Enghien (Cygne d'Enghien) - Trinité (Église de la Trinité à Paris) a été mis en service par la Compagnie des Tramways électriques du Nord-Parisiens le 26 septembre 1900. Il a été prolongé le 19 avril 1908 jusqu'à la Gare d'Enghien.

Lors de la fusion des diverses compagnies tramways parisiens[4] dans la STCRP, la ligne pris le no 54.

Elle a été supprimée le 25 mars 1935 et remplacée par des lignes de bus. L'indice de ligne 54 sert néanmoins toujours, avec les lignes RATP actuelles 154 et 254, qui desservent toujours Épinay…

Le dépôt des trams était appelé le dépôt de la Briche et était situé à proximité du Carrefour des Mobiles, sur l'actuel Boulevard Foch. Désaffecté le 28 janvier 1935, puis loué à des entreprises, a été démoli en 1966 pour faire place à des logements[5]

En 1921, la ligne de 14,9 km était parcourue en 65 minutes par les 17 rames de tramway qui la desservaient, avec un intervalle minimal de 15 minutes à l'heure de pointe.

En 1902, la ligne transportait 6.626.000 voyageurs, puis, en 1909, 8.754.000 voyageurs, qui, en 1926, n'étaient plus que 6.376.000 [6].

La Grande Ceinture

Article détaillé : Ligne de Grande Ceinture.

La ligne de Grande Ceinture, est une ligne de chemin de fer qui fait tout le tour de Paris.

Épinay avait deux gares : Celle dite Épinay-Grande Ceinture, qui était sur le parvis de la gare d'Épinay - Villetaneuse, et Le Grand Sentier, à l'emplacement de l'actuelle station RER d'Épinay-sur-Seine.

Ce secteur de la ligne de Grande Ceinture a accueilli les voyageurs du 2 janvier 1882 au 15 juillet 1939. Cette ligne est désormais réservée au trafic de fret[7].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]
La gare d'Épinay - Villetaneuse se trouve en limite nord de la commune.

La commune possède deux gares :

Épinay est également desservie par les bus :

Malgré l'apparente diversité de cette offre de transports en communs, la ville se ressent comme enclavée et demande la création de nouvelles infrastructures pour satisfaire aux besoins de ses habitants.

Demain[modifier | modifier le code]

Deux projets de tram-train et de tramway devraient voir le jour à moyen terme :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville d'Épinay-sur-Seine est divisée en sept quartiers : centre-ville, Les Mobiles-La Briche-Les Béatus-Blumenthal, Les Écondeaux, La Source-Les Presles, Orgemont, Gros Buisson et Le Cygne d'Enghien[8].

La commune, marquée par la présence de nombreux grands ensembles tels que les Cités d'Orgemont, de la Source et des Presles, mais la ville a conservé des zones pavillonnaires traditionnelles, comprenant également des cités-jardins (Blumenthal, en limite de Villetaneuse, Orgemont, en limite d'Argenteuil)[9].

Le secteur du Cygne d'Enghien, bordant cette ville et son lac, est le quartier le plus cher de la ville avec le quartier Blumenthal, fort de ses maisons très au calme, et qui constitue l'une des trois cités-jardins de la ville. Le quartier d'Orgemont est quant à lui le moins huppé de la ville. Un autre quartier très résidentiel, au calme et peu connu, se trouve le long des berges de Seine en suivant le chemin de halage.

Le centre ville, urbanisé dans les années 1960-1980, extrêmement dense et complexe, fait l'objet d'un projet de très profonde restructuration conventionnée avec l'ANRU. Ce projet de rénovation urbaine concerne quatre quartiers, et concerne trois thématiques majeures : le centre ville et son rôle central, la diversification de l'offre d'habitat et le renouvellement des espaces, équipements et services publics.

La restructuration d'Épicentre, le centre commercial du centre-ville, est un élément incontournable de la rénovation du centre ville.

Dans ce cadre, le grand ensemble du 77 avenue d'Enghien est restructuré en 2008. Le programme de démolition de 323 logements du bailleur OGIF est engagé, et 455 logements (maisons de ville, appartements locatifs et en accession à la propriété) sont en construction[10].

Retenue au titre de la politique de la ville, la commune compte une zone franche urbaine (ZFU) et plusieurs zones urbainse sensibles (ZUS).

Par ailleurs, la ville, qui a une longue façade sur la Seine, bénéficie d'un atout majeur pour son cadre de vie : ses berges. Préservées de toute voirie routière, la ville profite d'un des plus long linéaires de berges préservées et transformées d'une part en parc de la proche couronne parisienne et d'autre part en un habitat résidentiel à l'abri des nuisances sonores. Elles sont d'ailleurs protégées de toute urbanisation et classées en zone naturelle au plan local d'urbanisme de la ville et au schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Plaine Commune, et font l'objet de plusieurs programmes de réhabilitation avec le soutien de la Région d'Île-de-France. Elles sont le lieu d'animations tout au long de l'année. L'ambition du projet de ville est notamment de « tourner la ville vers la Seine », en ouvrant des perspectives vers le fleuve.

Un autre des volets novateur de cette démarche est la construction, route de Saint-Leu, d'un programme d'une quinzaine de maisons à 100 000 euros du programme éponyme de Jean-Louis Borloo, livré fin 2008.

L'ensemble de ces projets est porté par la Communauté d'agglomération Plaine Commune, en accord avec la Ville.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous les formes Spinogelo au VIIe siècle et Spinogilium 862[11]. Ipinacum est une mauvaise latinisation du VIIe siècle, par confusion avec le suffixe *-ACU.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[12] expliquent cet archétype toponymique fréquent par le terme roman epinay signifiant « lieu planté d'(arbres à) épines ». On disait en ancien français un epinay, comme on disait un chesnay, un saussay, etc.

Pour eux, les Épinay (homonymie) (cf. Épinay, Spinetum XIIe siècle) de la partie nord de la France et les Épinoy du Nord (cf. Épinoy, Spinetum 880) remontent tous au gallo-roman *SPINETU, basé sur les deux éléments d'origine latine spina, épine et -etu(m) suffixe collectif servant à désigner un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce. Ce suffixe explique les terminaisons -ey, -ay, (parfois -et, et -oy). Il est devenu féminin en français moderne -aie (Chênaie, Saulaie, etc.).

Cependant, pour Ernest Nègre[13], les différents Épinay de l'Île-de-France et du Centre admettent une autre explication, d'après leurs formes anciennes latinisées. En effet, on y distingue une autre finale -gelo, -olium, -gilo qui renvoie à l'évidence aux noms en -ueil / -euil (Type Verneuil « clairière des aulnes »), issu de l'appellatif gaulois ialon 'clairière', 'défrichement', puis 'village'[14]. Xavier Delamarre[15] souligne l'extension récente de cet appellatif en Gaule qui a bien pu se combiner avec un élément d'origine latine.

Cependant, il est probable qu'il n'ait plus été compris au Haut Moyen Âge, d'où son remplacement par -ay.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine en ces lieux est attestée dès l'âge du fer celtique par la découverte au XIXe siècle d'épées en fer et en bronze dans le lit de la Seine.

Le plus ancien établissement attesté sur le site de la commune remonte à l'époque mérovingienne au VIIe siècle. Le lieu est mentionné dans un document rédigé en latin médiéval pour la première fois l'existence du village de Spinogelum par le chroniqueur Frédégaire, en l'an 638.

Dagobert Ier fit son testament à « Ipinacum » ; il donna sa terre à l'abbaye de Saint-Denis, mais les Montmorency en volèrent une partie[16].

Au XIIe siècle, les spinassiens vivent des activités portuaires sur la Seine, ainsi que des cultures maraîchères et céréalières et de la viticulture.

La Glacière d'Épinay était implantée près de l'étang de Coquenard, sensiblement à l'emplacement du château de Madame d'Épinay.
L'église Saint-Médard, au début du XXe siècle
La rue de Paris dans les années 1900.
Le tracé historique de la RN 14 est alors parcourue par le tramway Enghien - Trinité dont on voit les rails de la voie unique. C'est l'ancêtre du T8.

En 1741, la seigneurie d'Epinay fut achetée par Louis Denis Lalive de Bellegarde, mais le prince de Condé, héritier des Montmorency, y conserva des droits féodaux, et donna des fonds pour reconstruire l'église terminée en 1743.

Au XVIIIe siècle, une société brillante fréquente les propriétés du lieu, les séjours de Diderot, Grimm ou encore Jean-Jacques Rousseau chez Madame d'Épinay sont fréquents.

Par la suite, Gian Battista Sommariva acquit la terre seigneuriale d'Epinay.

Au XIXe siècle, il y avait une ferme située sur la commune d'Épinay du nom de Temps Perdu située au nord du fort de la Briche[16].

Au XIXe siècle, la commune perd une partie de son territoire : le château de la Briche est donné à Saint-Denis et la création de la commune d'Enghien-les-Bains le 7 août 1850 lui faire perdre les rives sud du lac d'Enghien.

Après la bataille dite du Combat d'Épinay (30 novembre 1870), commémoré au carrefour des Mobiles par un monument, et la difficile occupation par les prussiens durant l'hiver 1870/1871, la commune s'industrialise peu à peu.

La commune est notamment connue pour avoir abrité en 1971 le 58e congrès de la SFIO, dit le Congrès d'Épinay, qui vit la « réunification » de la « famille » socialiste.

Elle est aussi connue pour les Studios Eclair, réputés dans le cinéma et pour le traitement des pellicules, etc.

Le 27 octobre 2005, au premier jour des « émeutes de 2005 », Jean-Claude Irvoas, un employé d'une firme de mobilier urbain est battu à mort par deux individus de 19 et 23 ans au moment des faits dans le quartier d'Orgemont. Il était occupé à photographier un lampadaire pour le catalogue de la compagnie havraise ETI, qui fabrique des lampadaires anti-vandalisme. Le 30 novembre, deux suspects ont été mis en examen, pour « vol suivi de violences ayant entraîné la mort ». Ceux-ci étaient déjà connus des services de police pour vols, recels, trafic de drogue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville a subi d'importants combats durant la Guerre franco-prussienne de 1870, dont le carrefour des Mobiles garde le souvenir. Ici, une maison de l'ancien bourg qui gardait des impacts de balles, plus de 30 ans après la fin des combats
L'ancien centre-ville, avant sa rénovation

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[17], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Épinay-sur-Seine[18]
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1995 Gilbert Bonnemaison PS conseiller général (1973-1988)
député (1981-1993)
1995 2001 Bruno Le Roux PS conseiller général (1992-1997)
député (depuis 1997)
2001 en cours Hervé Chevreau UDF, puis MoDem, puis UDI conseiller général depuis 2011

Lors des élections municipales de 2008, la liste conduite par Hervé Chevreau, maire sortant MoDem, a été élue dès le premier tour avec 60,3 % des suffrages exprimés[19]. La position de Bruno Le Roux, ancien maire, sur la liste du PS ne lui a pas permis d'être élu conseiller municipal d'opposition.

Sécurité[modifier | modifier le code]

En 2005, le taux de criminalité de la circonscription de police d'Épinay-sur-Seine incluant Villetaneuse[20] (crimes et délits, chiffres 2005) est de 113,70 pour 1000 habitants (avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 24,23 %) ce qui est très supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et du département de la Seine-Saint-Denis de 95,67/1000[21].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 22 juin 2014, Épinay-sur-Seine est jumelée avec :

Dans le cadre de la coopération décentralisée, la ville d’Epinay-sur-Seine est en lien avec deux villes du Proche-Orient : Ramallah en Palestine et Mevasseret Tsion en Israël.

Le 18 juin 2013 Ramallah et Epinay-Sur-Seine ont signé un accord de coopération.

Mevasseret Zion et Épinay-sur-Seine ont signé un accord de coopération en 2008.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 54 540 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
851 745 805 756 866 1 069 1 119 1 176 1 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 238 1 290 1 584 1 526 1 698 2 307 2 362 2 591 2 860
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 438 4 222 5 912 8 912 11 475 14 505 15 889 16 269 17 611
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
34 167 41 774 46 578 50 314 48 762 46 409 51 598 54 540 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Immigration[modifier | modifier le code]

En 1999, 56,5 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune[28],[29].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux lycées sont présents à Épinay :

  • le lycée d'enseignement général Jacques-Feyder, qui comprend 4 classes préparatoires aux études supérieures, des classes de BTS et un partenariat avec Sciences Po.
  • le lycée professionnel et technique Louise-Michel

ainsi que quatre collèges, de 15 écoles primaires et de 13 maternelles[30].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Laboratoires Éclair.
Le studio Éclair au début du XXe siècle

Épinay est une commune principalement consacrée au logement, mais comprend néanmoins un tissu économique significatif, avec ses 7 695 salariés[31] et 695 entreprises[32]. Les Laboratoires Éclair et les Studios Éclair sont les plus connues de ces entreprises, compte tenu de leur rôle historique majeur dans l'histoire du film français et, aujourd'hui, dans l'économie du cinéma et de la production télévisuelle. Ils comptent 400 emplois[32].

Plusieurs films ont eu des séquences tournées à Épinay, parmi lesquels Léon Morin, prêtre, de Jean-Pierre Melville avec Jean-Paul Belmondo, Le Mouton, de Pierre Chevalier avec Fernand Raynaud et Le Plus Beau Métier du monde de Gérard Lauzier avec Gérard Depardieu. Les deux premiers montrent la pittoresque église avec son arche ronde marquée DOMUS DEI (la maison du Seigneur).

D'autres entreprises doivent être signalées, telles que Naf Naf - Chevignon (300 emplois[32]), la chimie (Seratec), le commerce international (Métalarc), l’ingénierie industrielle (Sidérurgie Forges et Fonderies), l’alimentation (Gelati Marsala), le service (Star’s service), la Polyclinique des Presles…

Toutefois, les entreprises de moins de cinq salariés sont majoritaires et on a connu une diminution de près de 9 % du nombre d'établissements au cours de la dernière décennie

La principale zone d'activité est située en bordure de Saint-Denis avec une zone plus ancienne Route de Saint Leu (RN 328), en limite de Villetaneuse. La création d'une zone de bureaux à Épinay a été tentée sous les précédentes municipalités (zone Épinay-Intégral), mais s'est soldée par un échec.

La commune compte une zone franche urbaine (ZFU) dans le quartier d'Orgemont[32].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Mairie, ancien château du Roi d'Espagne


Mairie[modifier | modifier le code]

La mairie occupe depuis le 19 juillet 1908 l'ancien hôtel seigneurial du fief d'Ormesson. Depuis la disparition du château de la Briche en 1870, c'est le seul survivant des anciens châteaux d'Épinay. L'existence d'une demeure à cet emplacement est mentionnée dès 1306 ; les seigneurs du village y résident alors. Reconstruit en 1760 par le marquis du Terrail, fils d'un riche financier, en forme de « T » qui rappelle son nom, c'est une élégante construction caractéristique du XVIIIe siècle. Les fenêtres de l'aile ouest sont ornées de mascarons sur les clefs de voûte représentant les quatre continents. D'importants travaux ont été réalisés par l'architecte Bouwens de 1881 à 1889 (dont adjonction de marquises).

Après la mort du roi d'Espagne François d'Assise de Bourbon, le château et son parc est acheté en 1906 par le maire de l'époque Georges Thibout à titre personnel pour la somme de 210 000 francs. Il revend le château et la moitié du terrain (un hectare) à la commune pour la somme de 50 000 francs, et donne les communs du château à la commune pour y faire une école maternelle publique[33]. La commune installe la mairie dans le château (décor de la salle du conseil de 1911 [34], antérieurement implantée dans une petite maison de deux étages située près de l'église Saint-Médard, rue de Paris[35]. La maison du concierge fut mise à disposition des anciens combattants d'Epinay par Georges Thibout et, après la Seconde Guerre mondiale, donnée à la commune pour agrandir le parc de la mairie. C'est la Maison des combattants actuelle[36].

Église Notre-Dame des Missions[modifier | modifier le code]

L'Église Notre-Dame des Missions, située au 102 avenue Joffre, était la chapelle des missions catholiques, édifiée par l'architecte de l'archevêché Paul Tournon, présentée à l'exposition coloniale de 1931 au bois de Vincennes : « à la gloire de la conquête missionnaire de l'église catholique à travers les pays et les siècles ».

Elle présente une étonnante diversité de styles, avec une façade mi annamite, mi Art déco. En 1932, à la suite d'une souscription nationale lancée par le maréchal Lyautey, le pavillon est reconstruit en béton armé (le pavillon d'origine étant en matériaux légers) à Épinay. Pour la façade, le maître-verrier Marguerite Huré utilise un nouveau procédé, la brique huré, breveté en 1930. Les vitraux, peintures et sculptures sont réalisés par des artistes des Ateliers d'Art sacré (fondés en 1919 par les peintres Maurice Denis et Georges Desvallières) sous la direction d'Henri de Maistre[34].

Église Saint-Médard[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Médard, édifiée en 1743 par le Duc de Bourbon, Prince de Condé et en partie détruite pendant la Guerre franco-prussienne de 1870, lors du Combat d'Épinay.

Berges de Seine[modifier | modifier le code]

Les berges de la Seine au début du XXe siècle

Les berges de Seine sont en cours de reconquête paysagère et environnementale. En 2008, 2,3 km sont ainsi accessibles au public après leur requalification par le Conseil général entre le port de Saint-Denis et Épinay, comprenant une consolidation des berges érodées. Ces aménagements, menés depuis une dizaine d'années, ont valu à la municipalité de recevoir en 2008 le label villes Seine avec 3 « canards » (sur quatre possibles) de l'association La Seine en partage. La création d'une passerelle pour permettre aux piétons de rejoindre le parc départemental de l'Île-Saint-Denis est envisagée[37].

Usine MOKAREX[modifier | modifier le code]

Bien que l'usine de café Mokarex soit fermée et désaffectée, ses vestiges sont encore visible au 101 avenue Jean JAURES.

Autres[modifier | modifier le code]

Principaux équipements[modifier | modifier le code]

La ville abrite notamment le centre départemental d'archéologie de la Seine-Saint-Denis[38].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose de l'Espace lumière (salle de spectacle de 650 places), de la Maison du théâtre et de la danse, d'un conservatoire de musique et de danse, du Pôle musical d'Orgemont, ainsi que d'un multiplexe à l'enseigne CGR.

Quatre médiathèques du réseau de lecture publique de Plaine Commune desservent la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(dans l'odre alphabétique des noms de famille)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Épinay-sur-Seine

Les armes de la commune d’Épinay-sur-Seine se blasonnent ainsi :
Coupé : au premier d'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, au second d'argent au pin arraché de sinople accosté de deux étoiles de six rais de gueules[40].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Épinay-sur-Seine : notice historique et renseignements administratifs, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle »,‎ 1896, 71 p. (lire en ligne)
  • André Clipet, Épinay-sur-Seine. Son histoire. De l'origine jusqu'à notre époque avec ceux qui l'ont aimé ou haï dans ses bons et ses mauvais jours., Épinay-sur-Seine, Maison d'édition propre,‎ 1970, 350 p.
  • Jacques Delattre, Histoire d'Épinay par le Document. Préface de Georges Poisson, conservateur au Musée de l'Île de France, Épinay-sur-Seine,‎ 1er Trimestre 1963 (réimpr. Entre Jeunes, 13, rue Lacépède, Épinay-sur-Seine, No Editeur 25 793), 62 p.
  • Roger Mansuy, Épinay-sur-Seine. Ma Ville, Épinay-sur-Seine, Éditions Ipanema, Michel Duplessier. Pour le compte de la ville d`Épinay-sur-Seine,‎ Juin 2011 (réimpr. la Ville d´Épinay-sur-Seine), 232 p. (ISBN 978-2-3647-8006-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les cartographies du Val-d'Oise le dénomment Ru des Haras, alors qu'en Seine-Saint-Denis, il est appelé Ru d'Arra
  2. SANDRE - Cours d'eau : ru d'Enghien
  3. SANDRE - Cours d'eau : ru des haras
  4. La Compagnie des tramways Nord-Parisiens ayant été racheté en 1910 par la Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine (TPDS)
  5. Source :Jean Robert, les dépôts de tramways à Paris, dossier dans la revue Chemins de fer régionaux et urbains no 117 (1973), édité par la FACS-UNECTO
  6. Source : Jean Robert, Les tramways parisiens, édition Jean Robert Paris 1992
  7. Source : J. Banaudo, Trains oubliés, éditions du Cabri, Menton, 1982
  8. http://www.epinay-sur-seine.fr/les_quartiers.html
  9. Benoît Pouvreau, Marc Couronné, Marie-Françoise Laborde, Guillaume Gaudry, Les cités-jardins de la banlieue du nord-est parisien, Éditions du Moniteur,‎ 2007 (ISBN 978-2-281-19331-2)
  10. Carole Sterlé, « Epinay-sur-Seine : Fadela Amara revient au 77, rue d’Enghien », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 21 avril 2008
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1990. p. 183.
  12. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 266.
  13. Op. cité.
  14. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. Entrée ialon.
  15. Op. cité.
  16. a et b Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  17. Journal Officiel, Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  18. Liste des maires de Épinay-sur-Seine sur www.francegenweb.org
  19. Résultats des élections municipales 2008 - 1er tour
    Votants 57,1 %
    Exprimés 55,9 %
    Liste Trigance (PS) - 32,8 % des exprimés - 7 élus
    Liste Tavares (Divers Gauche) - 6,9 % des exprimés - 1 sièges
    Liste Hervé Chevreau (MoDem) - 60,3 % des exprimés - 35 sièges
    Source Le Parisien
  20. Préfecture de Seine-Saint-Denis : le commissariat d'Épinay-sur-Seine
  21. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 de la Seine-Saint-Denis
  22. http://www.epinay-sur-seine.fr/les_villes_jumelles.html
  23. http://www.epinay-sur-seine.fr/les_villes_jumelles.html
  24. http://www.epinay-sur-seine.fr/les_villes_jumelles.html
  25. http://www.epinay-sur-seine.fr/les_villes_jumelles.html
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  28. Michèle Tribalat, Immigration et démographie des pays d’accueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 à 35
  29. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, Denoël, 2010
  30. Portail des écoles d'Épinay-sur-Seine - Épinay-sur-Web
  31. Source : Recensement général de la population - 1999
  32. a, b, c et d « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎ Mai 2008
  33. Bulletin municipal d'Epinay-sur-Seine n°72 de février 2008." p.30
  34. a et b Source : notice de la base Mérimée des monuments historiques
  35. Service des Beaux-Arts du Département de la Seine, Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, vol. 1 : Arrondissement de Saint-Denis, Chaix et Cie,‎ 1879
  36. Mémoires et Conseils du Docteur Georges Thibout" (non publié)
  37. Eric Bureau, « Les nouvelles berges de Seine plaisent aux promeneurs », Le Parisien édition Seine-Saint-Denis,‎ 20 août 2008
  38. Cet équipement n'est pas ouvert au public.
  39. Mémoire et Conseils du Docteur Georges Thibout (non publiés)
  40. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f93031