Épinay

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Épinay (homonymie).
Épinay
La mairie (XIXe siècle)
La mairie (XIXe siècle)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Beaumesnil
Maire
Mandat
Daniel Groult
2014-2020
Code postal 27330
Code commune 27221
Démographie
Population
municipale
337 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 55″ N 0° 38′ 34″ E / 48.9819, 0.6428 ()48° 58′ 55″ Nord 0° 38′ 34″ Est / 48.9819, 0.6428 ()  
Altitude Min. 148 m – Max. 194 m
Superficie 13,54 km2
Localisation

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Épinay

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Épinay

Épinay est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village du pays d'Ouche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous la forme latinisée Spinetum au XIIe siècle[1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing[2] expliquent ce type toponymique fréquent par le terme roman epinay signifiant « lieu planté d'(arbres à) épines ». On disait en ancien français un epinay, comme on disait un chesnay, un saussay, etc.

Pour eux, les Épinay (homonymie) de la partie nord de la France et les Épinoy du Nord (cf. Épinoy, Spinetum 880) remontent tous au gallo-roman *SPINETU, basé sur les deux éléments d'origine latine spina, « épine » et -etu(m) suffixe collectif servant à désigner un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce. Ce suffixe explique les terminaisons -ey, -ay, (parfois -et, et -oy). Une forme féminisée -ETA a abouti au suffixe du français moderne -aie de même sens (cf. Chênaie, Saulaie, etc.)

Les anciennes paroisses de Brézay, Long-Essart et Mont-Pinchon ont été rattachées à Épinay en 1792.

  • Brézay remonte à un type gallo-roman *BRISACU, basés sur le nom de personne gaulois *Brisos et le suffixe gaulois -acon[3] (celtique *-āko-). Homonymie avec Brézay, Brézé, Neuf-Brisach et Breisach-am-Rhein.
  • Long-Essart remonte peut-être à un ancien Longtuit (cf. Longtuit) ou Lanquetuit (plusieurs noms de ce type en Normandie).

En effet, le terme t(h)uit signifiait précisément « essart » en normanique (mot issu du vieux norrois thveit, même sens, cf. vieil anglais thwaith, idem)[4]. Ces types toponymiques en -tuit / Thuit sont fréquents dans le Roumois et la campagne du Neubourg contigus. Pourtant, ils ne semblent pas attestés dans le pays d'Ouche[5].

Cependant, la formation Long-Essart parait surtout propre à la Normandie, ce qui indique peut-être une influence et sans doute un défrichement plus tardif du pays d'Ouche, lorsque l'anglo-norrois (ou normanique), n'était plus pratiqué.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Gilles Cordier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 337 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337 603 668 580 594 576 564 567 539
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
513 505 469 450 446 404 380 356 355
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
310 315 343 288 319 335 341 352 307
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
283 228 222 244 252 272 270 269 325
2011 - - - - - - - -
337 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard. p. 104.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 266.
  3. François de Beaurepaire, op cit.
  4. Jean RENAUD, La toponymie normanique : Reflet d'une colonisation in Anne-Marie FLAMBARD HÉRICHER, La progression des Vikings, des raids à la colonisation, Publications de l'Université de Rouen, 2003.
  5. Åse Kari H. Wagner, Les noms de lieux issus de l'implantation scandinave en Normandie : le cas des noms en -tuit in Les fondations scandinaves en occident et les débuts du duché de Normandie., Actes publiés sous la direction de Pierre Bauduin. Colloque de Cerisy-la-Salle.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]