Épigé

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En écologie, zoologie et botanique, pour mieux les décrire, les milieux de vie sont parfois catégorisés en strates horizontales ; les espèces épigées y sont celles qui vivent sous la strate herbacée, en surface du sol ou d'un substrat naturel (sable, sédiments émergés..).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot a pour origine le grec epigaios (« ἐπίγαιος »), qui signifie « qui est sur terre » ; epi = sur, et = terre)

Définitions[modifier | modifier le code]

En botanique, on parle par exemple de germinations épigées pour les arbres (hêtre, érable, résineux divers, etc.) dont les graines germent en étant simplement posées sur le sol.
Celles des arbres dont les graines doivent être enfouies (chêne, châtaignier) sont dites hypogées[1]. Le gui qui germe sur des écorces d'arbres, dans la strate arborée sera dit « exogé »

Les invertébrés vivant sur le sol (ex : collemboles) sont épigés, et ceux qui vivent dans le sol sont dits « endogés» (ex ; la plupart des fourmis ou termites), ou « épi-endogés» pour ceux qui exploitent la couche la plus superficielle de ce sol.

Ceux qui passent leur vie dans l'air plutôt qu'au sol sont dits exogés aériens (ex : Papillons, Sauterelles, Libellules),

Chez les vertébrés passant toute leur vie (ex rat-taupe) ou une grande partie de leur vie (ex : blaireau) sous le niveau du sol, on parle plutôt d'animaux fouisseurs (correspondant aux épi-endogés).

Remarque : Chez les espèces cavernicoles, on parle de troglobie pour celles qui se sont adaptées à la vie souterraine et de trogloxénie pour les espèces qui effectuent des passages temporaires dans les milieux souterrains.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cochet, Bois, 1963, p. 20

Articles connexes[modifier | modifier le code]