Épidémie de choléra à Haïti en 2010

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19° 06′ 00″ N 72° 20′ 00″ O / 19.1, -72.33333333

Alors que la maladie n'avait jamais été observée dans le pays[1], une épidémie de choléra se déclare en Haïti, au nord de Port-au-Prince le 14 octobre sur les rives de la rivière Meye, à proximité de Mirebalais [2], Après trois semaines d'épidémie, la situation, déjà très préoccupante, se complique à cause du passage de l'ouragan Tomas[3]. Alors qu'il est fait état de 183 morts le 22 octobre[4] et de 284 morts le 24 octobre 2010, un rapport de l'Organisation mondiale de la santé du 24 novembre fait état de 1 415 morts au 20 novembre[5] pour se monter à 3 333 morts et 148 787 personnes infectées au 26 décembre 2010 selon le ministère de la santé haïtienne[6]. Le premier cas en République dominicaine était signalé à la mi-novembre[7] pour 139 cas déclarés au 26 décembre 2010[8] et 408 début octobre 2012[9]. Un cas était également signalé en Floride sur une personne qui revenait d'Haïti[10].

Origine[modifier | modifier le code]

Un groupe d'experts nommés par l'ONU a conclu que l'épidémie de choléra en Haiti était due à la contamination de la rivière Meye, affluent du fleuve Artibonite, par une souche pathogène de Vibrio choléra d'origine Sud-Asiatique, à la suite d'activités humaines [11]. Selon le ministre de la santé haïtien, Alex Larsen, il s'agit d'une souche de type O1, la plus dangereuse[12]. Une étude publiée peu après a démontré l'identité parfaite des souches isolées au Népal et en Haiti au début de l'automne 2010[13]. Selon une synthèse publiée début 2012, les données épidémiologiques et génétiques montrent que la source du choléra en Haiti provient de la relève d'un bataillon de casques bleus Népalais au début du mois d'octobre 2010[14].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Mi-novembre 2010, des incidents ont éclaté entre une partie de la population et les casques bleus. Les manifestants reprochaient à ces derniers de mal gérer l'épidémie ou de la répandre dans le pays[15]. À la même période, l'ONU affirme qu'environ 200 000 nouveaux cas pourraient se déclarer dans les prochains mois[16]. Au 14 octobre 2011, un bilan faisait état, un an après le début de l'épidémie, de 473 649 cas recensés pour 6 631 décès[17]. Deux ans après la déclaration de la maladie et bien que l'augmentation du nombres de victimes ai baissé, le bilan s'élève à 7 550 morts pour 685 000 personnes infectées selon les chiffres connus à la fin du mois d'octobre 2012[18].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]