Épeire diadème

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Araneus diadematus

Araneus diadematus, l'Épeire diadème, est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Araneidae.

Très commune en Europe et Amérique du Nord, elle est parfois appelée Araignée des jardins ou Araignée porte-croix.

Description[modifier | modifier le code]

Elle est facilement reconnaissable au dessin en forme de croix, de couleur claire, que l'on trouve sur son abdomen, qui lui est de couleur brune. La partie la plus large de l'abdomen se trouve dans le tiers supérieur.

Les deux sexes de l'espèce ont un aspect assez différent, principalement au niveau de la taille (dimorphisme sexuel). Ainsi, les individus mâles font moins d'un centimètre alors que les femelles peuvent atteindre deux centimètres et ont un abdomen plus volumineux, de forme arrondie.

Une autre de ses particularités est la création de toiles très grandes par rapport à sa propre taille, puisqu'elles peuvent atteindre exceptionnellement un mètre. La toile est refaite tous les jours : l'épeire ne répare pas sa toile et la recommence tous les matins (Jean-Henri Fabre[réf. nécessaire]).

Biologie[modifier | modifier le code]

L'espèce a une durée de vie d'un an.

La toile pèse cinq dix-millième de gramme. La première toile d'une jeune épeire mesure à peine 3 cm d'envergure[1].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Un mâle est dévoré par une femelle durant la parade nuptiale (vidéo, 1m 38s).

Du fait de sa taille réduite, le mâle doit faire extrêmement attention lorsqu'il souhaite approcher la femelle car elle risque de l'attaquer et de le dévorer comme n'importe quelle autre proie. La femelle est réceptive trois ou quatre jours dans sa vie. Jusqu'à 60 mâles différents peuvent défiler, jour après jour sur une même toile[2]. Elle se reproduit en fin d'été[3].

Une fois fécondée, la femelle dépose ses œufs dans un cocon protecteur avant de se laisser tomber pour mourir d'épuisement. À l'éclosion de l'œuf, la jeune épeire a déjà toutes les caractéristiques d'un adulte, en dehors de la taille et des organes génitaux.

Toxicité[modifier | modifier le code]

L'Épeire diadème est très peu agressive. Elle peut occasionnellement mordre la peau humaine aux endroits où celle-ci est fine, mais son venin n'est guère différent d'une piqûre de moustique. Attention parfois l'intensité de la morsure peut atteindre celle d'une piqûre de guêpe[réf. souhaitée].

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl Alexander Clerck en 1757 [4]

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Liste des sous-espèces
  • Araneus diadematus diadematus Clerck, 1757
  • Araneus diadematus islandicus (Strand, 1906)
  • Araneus diadematus nemorosus Simon, 1929
  • Araneus diadematus soror (Simon, 1874)
  • Araneus diadematus stellatus (C.L. Koch, 1836)

Distribution et habitats[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en zone holarctique, en Europe et en Amérique du Nord.

habitats[modifier | modifier le code]

Elle est abondante dans les jardins, sur les barrières et les haies, elle se cache souvent sous une feuille à proximité de sa toile[5]. Il y a généralement un arbre à proximité de la toile[6].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Dans un album de Tintin, L'Étoile mystérieuse, le professeur Calys découvre une épeire diadème sur sa lunette d'observation, et pense qu'il s'agit d'une comète monstrueuse (page 4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Déom, La Hulotte : n°73, Le petit guide des Araignées à toiles géométriques, 1ère partie, Charleville-Mézières, Editions Passerage,‎ second semestre 1996, 35 p. (ISSN 0337-2154), p. 12
  2. Pierre Déom, Op. Cit. p.13
  3. Michel Lodewijck, Araignée du mois (3) : Araneus diadematus, 7 décembre 2011
  4. Clerck, 1757 : Svenska spindlar, uti sina hufvud-slågter indelte samt under några och sextio särskildte arter beskrefne och med illuminerade figurer uplyste. Stockholmiae, p. 1-154. pl. 1, f. 4 (D♀)
  5. Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale (sic), Flammarion,‎ mai 2005, 320 p. (ISBN 978-2-0820-1375-8), p. 303
  6. Pierre Déom, Op. Cit. p.12


Liens externes[modifier | modifier le code]

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