Épave d'Uluburun

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Uluburun
Maquette en bois du bateau naufragé à Uluburun
Maquette en bois du bateau naufragé à Uluburun
Localisation
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Province Antalya
District Kaş
Coordonnées 36° 07′ 43″ N 29° 41′ 09″ E / 36.12872, 29.68575 ()36° 07′ 43″ Nord 29° 41′ 09″ Est / 36.12872, 29.68575 ()  

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)
Uluburun
Uluburun

Uluburun (en turc : grand cap) est un site archéologique sous-marin, situé au sud de Kaş en Turquie dans la Mer Méditerranée, où a été retrouvée une épave d'un navire marchand de l'âge du bronze récent (XIVe ‑ XIIIe siècle av. J.-C.). L'épave repose à plus de 40 mètres de profondeur. Elle a été fouillée de 1984 à 1994. Il s'agit de la plus vieille épave fouillée au monde[1].

Circuit commercial[modifier | modifier le code]

Le bateau, large et rond comme les navires marchands de l'époque, mesurait neuf mètres[2]. Il était impliqué dans les circuits d'échanges du bassin oriental de la Méditerranée. On y a trouvé une grande quantité d'objets de provenances diverses : Levant, Chypre, Crète, Grèce continentale, Égypte. La richesse de la cargaison a fait penser qu'il pouvait s'agir d'un bateau affrété par un pouvoir royal. Il est fort probable que le bateau venait de Chypre (connue à cette époque sous le nom d'Alashiya), vu la quantité de cuivre transportée. L'origine de l'équipage reste indéterminée du fait des provenances diverses des objets personnels retrouvés dans l'épave.

Il s'agit d'une source très intéressante offrant des points de comparaison avec les échanges maritimes documentés dans les archives contemporaines d'Ugarit et d'el-Amarna.

Contenu de l'épave[modifier | modifier le code]

Parmi les objets mis au jour dans l'épave, on peut noter :

  • 354 lingots de cuivre chypriote, dont on connaît l'importance de la diffusion par les trouvailles archéologiques et les archives contemporaines, et aussi des lingots d'étain ;
  • des lingots en verre de cobalt bleu turquoise et lavande, parmi les plus anciens connus dans cette matière ;
  • de l'ivoire d'éléphant, des dents d'hippopotame, divers coquillages ;
  • des céramiques chypriotes de diverses qualités ;
  • de la vaisselle en faïence, en bronze et cuivre ;
  • divers bijoux riches, provenant pour beaucoup du Levant, ainsi qu'un scarabée au nom de la reine égyptienne Néfertiti ;
  • des outils et armes en bronze ;
  • deux tablettes en bois à l'origine recouvertes d'une surface de cire sur laquelle on écrivait.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frances Linzee Gordon 2007, p. 267
  2. Alain Guillerm, La marine dans L'Antiquité, PUF, 1995, p. 95

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frances Linzee Gordon, Turquie, Lonely Planet,‎ 2007, 700 p. (ISBN 978-2-84070-651-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Cemal Pulak, « The Uluburun Shipwreck and Late Bronze Age Trade », dans Joan Aruz, Kim Benzel et Jean M. Evans (dir.), Beyond Babylon. Art, Trade, and Diplomacy in the Second Millenium B.C., New York, New Haven et Londres,‎ 2008, p. 289-310