Épaphrodite (affranchi)

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Épaphrodite (Tiberius Claudius Epaphroditus) (né v. 20/25, mort v. 95) est un affranchi et secrétaire impérial qui servit sous les règnes de huit empereurs Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus et Domitien. Il est célèbre pour avoir aidé Néron à se donner la mort en lui enfonçant une épée dans la gorge. Il fut exécuté par Domitien pour cette raison.

Son nom[modifier | modifier le code]

Son nom provient de la langue grecque Ἐπαφρόδιτος et signifie « favori d'Aphrodite », formé du préfixe grec « EP » qui veut dire « pour » combiné avec le nom de la déesse Aphrodite.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Épaphrodite se distingue dès son plus jeune âge au service de l'empereur Claude mais il atteint son apogée à l'accession au trône de Néron qui le nomme son secrétaire impérial. Au cours de la conspiration qui met un terme à la dynastie des Julio-Claudiens, Néron se réfugie chez Épaphrodite, mais apprenant que les armées du vieux Galba le cherchent pour l'exposer au triomphe de ce dernier et ensuite l'exécuter publiquement par fustigation, il tente de se suicider ; manquant de courage, il demande l'aide de son affranchi, qui lui enfonce son couteau dans la gorge[1].

Galba et ses deux éphémères successeurs le laissent en vie, se contentant de lui interdire l'Italie. Mais Vespasien le rappelle en 71, lui confiant divers tâches jusqu'à le nommer pour la deuxième fois secrétaire personnel ; Titus l'y maintient ainsi que Domitien. Mais après la révolte d'Antonius Saturninus l'empereur devient suspicieux ce qui entraine la mort de plusieurs sénateurs et généraux. Jusque là les fonctionnaires l'aimaient ou du moins le respectaient par crainte mais comme le rapporte Suétone « Quand Domitien se souvint que son secrétaire Épaphrodite avait aidé Néron à se suicider il le fit tout de suite exécuter afin qu'il n'en prenne pas l'habitude[2]. » Cela entraine une conjuration au sein du palais et met fin au règne despotique de cet empereur haï de tous.

Épaphrodite eut comme esclave Épictète et le maltraita[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Suétone, Néron, 49 ; Dion Cassius, Histoire romaine, livre 63, 29 ; Aurelius Victor, Epitome de Caesaribus, V Néron
  2. Suétone, Domitien, 14 ; Dion Cassius, livre 67
  3. Arrien, Entretiens, livre I, 26

Liens externes[modifier | modifier le code]