Épagneul bleu de Picardie

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Épagneul bleu de Picardie
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Épagneul bleu de Picardie
Épagneul bleu de Picardie

Espèce Chien (Canis lupus familiaris)
Région d’origine
Région Drapeau de la France France
Caractéristiques
Taille entre 57 et 60 cm
Poil Plat, raide et légèrement ondulé.
Robe Tricolore: bleu (gris pour certains chiens) noir et blanc.
Tête Large et ronde, museau de taille moyenne
Yeux Yeux foncés, grands, bien ouverts.
Oreilles Attachées un peu au-dessus de la ligne de l’œil, tombantes.
Queue Ne dépassant pas le jarret, sans crochet.
Caractère Intelligent et attentif.
Autre
Utilisation Chien de chasse
Nomenclature FCI
  • groupe 7
    • section 1
      • no 106

L'épagneul bleu de Picardie est une race de chien épagneul originaire de l'embouchure de la Somme, en Picardie, apparue au cours du XXe siècle. Il descend de l'épagneul picard et du setter anglais, et est considéré comme un chien calme qui requiert beaucoup d'exercice. Il est spécialement affectueux avec les enfants. Semblable à l'épagneul de Picardie, il s'en détache par la couleur particulière de sa robe. Seule une poignée de clubs canins le reconnaissent, principalement en France et au Canada.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premiers épagneuls[modifier | modifier le code]

L'épagneul français est une race très ancienne, qui semble être apparu après les croisades au XIe siècle[1], et c'est cette race qui est décrite au XIVe siècle dans l’œuvre de Gaston III de Foix-Béarn, Livre de Chasse[2]. Suite à la Révolution française les roturiers sont autorisés à élever leurs propres chiens de chasse. C'est à ce moment que l'épagneul français commence à se diviser en diverses races suivant sa région d'élevage[1].

À l'aube du XXe siècle, l'embouchure de la Somme était un lieu très apprécié des chasseurs de petit gibier. Au début du XXe siècle, des mesures de quarantaine prises en Angleterre ont conduit les chasseurs anglais à venir mettre leurs chiens de chasse en pension en France, souvent en Picardie et à l'embouchure de la Somme[3]. C'est probablement à ce moment-là que les épagneuls locaux ont été croisés avec des setters anglais, et qu'est donc apparu l'épagneul bleu de Picardie[4],[5]. L'épagneul picard et le setter Gordon sont utilisés pour créer la race[6].

Il faut alors un demi-siècle pour que la race soit standardisée, et trente années supplémentaires pour fixer son homogénéité. En Picardie, il faut attendre 1897 pour que l'on mentionne pour la première fois des épagneuls à la couleur spécifique en Picardie. Jusqu'en 1904, épagneuls picards et épagneuls bleu de Picardie concourent dans la même race, et il faut attendre 1907 pour que les deux races soient officiellement scindées. L'épagneul bleu de Picardie commence dès lors à être reconnu[7].

Ainsi, l'épagneul bleu de Picardie est finalement reconnu comme une race à part entière en 1938[8], et l'on compte actuellement environ 1 000 naissances de chiots de la race chaque année en France[9].

Diffusion[modifier | modifier le code]

L'épagneul bleu de Picardie a été exportée au Canada par Ronald Meunier de Saint-Julien, vers 1987, et la race a depuis été reconnue par le Canadian Kennel Club le 1er juin 1995[10]. La race est reconnue par l'American Rare Breed Association, qui utilise le standard fixé par la Fédération cynologique internationale[11]. La race est très peu connue, même dans son bassin d'origine et est considérée comme en danger d'extinction[6].

Standard[modifier | modifier le code]

Apparence[modifier | modifier le code]

Gros plan de la tête d'un épagneul bleu de Picardie.

Un épagneul bleu de Picardie mesure entre 56 et 61 cm au garrot pour un poids d'environ 20 kg[12]. Sa robe est tachetée de gris et de noir sur fond blanc, ce qui lui donne des reflets plus ou moins bleutés[13]. Les poils sont plaqués au corps, avec quelques mèches ondulant sur les oreilles, les pattes et sous la queue[14]. Il a de longues pattes similaires à celles des setters[15].

Son museau est long et large, et ses larges oreilles sont couverts de poils soyeux. Son poitrine est de taille moyenne et descend au niveau de ses coudes. L'avant et l'arrière de l'animal sont bien musclés. Sa queue ne descend pas en dessous du jarret et est généralement raide[1].

Cette race comporte des similitudes avec l'épagneul picard car ils ont une longue histoire commune. La principale différence entre ces deux races et la couleur de la robe, qui est marron chez l'épagneul picard quand elle est grise et noire chez l'épagneul bleu de Picardie. Cette coloration particulière est liée à l'introduction de sang setter dans la race[16]. Par ailleurs le bleu de Picardie est un peu plus rapide et a un museau légèrement plus fin[9].

Tempérament[modifier | modifier le code]

C'est un chien de chasse polyvalent, intéressant pour sa capacité à localiser et ramener le gibier dans des marais ou des terrains difficiles d'accès[17]. Il n'est pas spécialisé dans un type de terrains particulier[9]. Le bleu de Picardie est un chien calme, mais qui a besoin de beaucoup d'exercice pour se dépenser. Il adore jouer, et est très obéissant, ce qui en fait un chien de compagnie apprécié. Il est particulièrement affectueux avec les enfants[12].

Santé[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas de maladies génétiques propres à cette race[18]. L'épagneul bleu de Picardie est sujet aux infections de l'oreille[1] qui sont très communes chez les chiens aux oreilles tombantes, comme les autres races d'épagneuls[19]. Son espérance de vie est de 13 ans[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Blue Picardy Spaniel Information », Sarah's Dogs (consulté le 8 janvier 2010)
  2. (en) Édouard de Norwich, The Master of Game, Ballantyne, Hanson & Co,‎ 1909, 195 p.
  3. « L'épagneul bleu de Picardie » (consulté le 10 mars 2011)
  4. (en) « Blue Picardy Spaniel », Pet Style (consulté le 8 janvier 2010)
  5. (en) « European Gundog Breeds: French Spaniels », Irish Field Sports.com (consulté le 8 janvier 2010)
  6. a et b Isabelle Collin, Marie-Paule Daniels-Moulin, Florence Desachy, Claire Dupuis, Giovanni Falsina et Valetta Rossi, L'encyclopédie mondiale des chiens, De Vecchi,‎ 2008 (ISBN 978-2-7328-9223-8)
  7. « Historique du bleu de Picardie » (consulté le 10 mars 2011)
  8. (en) « A Brief History of the Blue Picardy Spaniel », Alex Cyrill Sporting Dogs (consulté le 8 janvier 2010)
  9. a, b et c (de) « Rasinfo », Nederlandse Vereniging Epagneul Bleu de Picardie (consulté le 9 janvier 2010)
  10. (en) Don Fath, « The Blue Picardy Spaniel in Canada », Canada's Guide to Dogs (consulté le 9 janvier 2010)
  11. (en) « FCI-Standard N° 106 / 07. 09. 1998 / GB », American Rare Breeds Association (consulté le 8 janvier 2010)
  12. a et b (en) Juliette Cunliffe, The Encyclopedia of Dog Breeds, Parragon,‎ 1999 (ISBN 9-780752-580180), p. 262
  13. (en) « FCI-Standard No 106 / 07. 09. 1998 / GB », sur Fédération cynologique internationale,‎ 7 septembre 1998 (consulté le 8 janvier 2010)
  14. (en) « Blue Picardy Spaniel », The Furry Critter Network (consulté le 8 janvier 2010)
  15. (en) « Blue Picardy Spaniel », Canada's Guide to Dogs (consulté le 8 janvier 2010)
  16. (en) « Picardy Spaniel Information », Sarah's Dogs (consulté le 9 janvier 2010)
  17. (en) « Blue Picardy Spaniel », Complete Guide to Dogs,‎ 2007 (consulté le 9 janvier 2010)
  18. (en) « Blue Picardy Spaniel », Complete Dogs Guide (consulté le 25 mars 2010)
  19. (en) « Pet Care: Ear infections », Healthy Pet.com (consulté en 9 février 2010)
  20. (en) « Blue Picardy Spaniel (Epagneul Bleu de Picardie) », dogsindepth.com (consulté le 10 janvier 2010)

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Taricco, Les Épagneuls de Picardie: l'Épagneul picard, l'Épagneul bleu de Picardie, Méd. vét.--Paris 12--Alfort,‎ 1984, 98 p.
  • Nicolas Saint-Alby, Saint Alby Nicolas, Les chiens d'arrêt, Editions Artemis,‎ 2007 (ISBN 9782844166012), p. 59-60