Énergie en Italie

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Énergie en Italie
La raffinerie SARAS, près de Sarroch, en Sardaigne.
La raffinerie SARAS, près de Sarroch, en Sardaigne.
Bilan énergétique (2012)
Offre d'énergie primaire (TPES) 158,8 M tep
(6 648,6 PJ)
par agent énergétique gaz naturel : 38,6 %
pétrole : 35 %
charbon : 10,3 %
électricité : 9,6 %
Énergies renouvelables 7,2 %
Consommation totale (TFC) 114,8 M tep
(4 805 PJ)
par habitant 2,61 tep/hab
par secteur ménages : 27,3 %
industrie : 24,6 %
transports : 31,7 %
services : 13,9 %
agriculture : 2,3 %
pêche : 0,2 %
Électricité (2012)
Production 299,28 TWh
par filière thermique : 67,5 %
hydro : 14,7 %
autres : 8,4 %
biomasse/déchets : 4,9 %
éoliennes : 4,5 %
Combustibles (2012 - ktep)
Production pétrole : 5629
gaz naturel : 7046
charbon : 51
Commerce extérieur (2012)
Importations électricité : 45407 GWh
pétrole : 75693 ktep
gaz naturel : 55451 ktep
charbon : 15978 ktep
Exportations électricité : 2304 GWh
pétrole : 2181 ktep
gaz naturel : 114 ktep
charbon : 213 ktep
Sources
IEA[1]

L'Italie est un pays très dépendant des importations pour son approvisionnement en énergie : en 2012, 83,5 % de l'énergie consommée dans le pays provenait de l'étranger ; l'Italie est le plus gros importateur net d'électricité au monde en 2011 et le 3e importateur de gaz naturel en 2012. Elle a cependant été pionnière dans l'exploitation de l'hydroélectricité, qui fournit 15 % de son électricité, et développe ses autres énergies renouvelables : elle détenait en 2012, pour la production d'électricité, le 2e rang mondial pour le solaire, le 8e rang mondial pour l'éolien, le 6e rang pour la géothermie et le 8e rang pour la biomasse.

Comparaisons internationales[modifier | modifier le code]

Dans les classements que publient l'Agence internationale de l'énergie et Observ'ER, l'Italie apparaît parmi les dix premiers pays du monde pour plusieurs des indicateurs :

Place de 'Italie dans les classements mondiaux
Source d'énergie indicateur rang année quantité unité % monde commentaires
Pétrole brut[K 1] Importation nette 7e 2011 77 Mt 3,7 % 1er : États-Unis (500 Mt)
Gaz naturel[K 2] Importation nette 3e 2012 68 Mds m³ 8,2 % 1er : Japon (122 Mds m³)
Charbon[K 3] Importation nette 9e 2012 24 Mt 2,0 % 1er : Chine (278 Mt)
Hydroélectricité[K 4] Puissance installée 10e 2010 22 GW 2,2 % 1er : Chine (194 GW)
Prod.élec.fossiles*[K 5] Gaz naturel 7e 2011 145 TWh 3,0 % 1er : États-Unis (1045 TWh)
Électricité[K 6] Importation nette 1er 2011 46 TWh 16,3 % 2e : États-Unis (37 TWh)
Énergie éolienne[O 1] Production 8e 2012 13,4 TWh 2,5 % 1er : États-Unis (140,9 TWh)
Biomasse**[O 2] Production élec. 8e 2012 10,2 TWh 3,1 % 1er : États-Unis (63,3 TWh)
Géothermie[O 3] Production élec. 6e 2011 5,7 TWh 8,1 % 1er : États-Unis (18,2 TWh)
Solaire[O 4] Production élec. 2e 2012 18,9 TWh 18,0 % 1er : Allemagne (28,0 TWh)
* production d'électricité à partir de combustibles fossiles
** production d'électricité à partir de biomasse

La consommation italienne d'énergie primaire par habitant en 2011 était de 2,76 tep[K 7] ; pour comparaison, celle de la France était de 3,88 tep, celle de l'Allemagne de 3,81 tep[K 8] et celle des États-Unis de 7,02 tep[K 9].

La consommation italienne d'électricité par habitant en 2011 était de 5 393 kWh[K 7] ; celle de la France était de 7 318 kWh, celle de l'Allemagne de 7 083 kWh[K 8] et celle des États-Unis de 13 227 kWh[K 9].

Les émissions de CO2 de l'Italie atteignaient 6,47 tonnes par habitant en 2011[K 7] (France : 5,04 ; Allemagne : 9,14[K 8] ; États-Unis : 16,94[K 9]).

Ressources énergétiques[modifier | modifier le code]

Réserves[modifier | modifier le code]

Les réserves de combustibles fossiles de l'Italie sont modestes, mais son potentiel dans le domaine des énergies renouvelables est important, en particulier pour l'hydroélectricité et le solaire.

  • les réserves de pétrole prouvées et économiquement récupérables sont évaluées en 2011 à 76 Mt, et les ressources potentielles supplémentaires à 250 Mt ; la production cumulée jusqu'à 2011 atteint 175 Mt : l'Italie a donc déjà très largement entamé ses ressources ; au rythme de la production actuelle (5,3 Mt en 2011), les réserves seraient épuisées en 2025[2] ;
  • les réserves de gaz prouvées et économiquement récupérables sont évaluées en 2011 à 62 Mrds m3, et les ressources potentielles supplémentaires à 405 Mrds m3 ; la production cumulée jusqu'à 2011 atteint 728 Mrds m3 : l'Italie a donc là aussi très largement entamé ses ressources ; au rythme de la production actuelle (7,7 Mrds m3 en 2011), les réserves prouvées seraient épuisées en 2019[2] ;
  • pour le charbon, l'Italie a seulement 10 Mt de réserves.

L'Italie bénéficie d'un potentiel hydroélectrique important, en particulier dans les Alpes, mais il est déjà presque entièrement exploité ; pendant la première moitié du XIXe siècle, l'hydroélectricité couvrait la quasi-totalité des besoins d'électricité du pays.

La carte des radiations solaires en Italie (cf section solaire) révèle des potentiels élevés dans le sud de l'Italie, en particulier en Sicile et en Sardaigne.

Production d'énergie nationale[modifier | modifier le code]

Production d'énergie primaire 2011 en Italie
source données : Ministère du Développement Économique italien[B 1]

En 2011, la production énergétique du pays se composait de [B 1] :

  • combustibles fossiles : 40,6 %, dont :
    • gaz naturel : 69,2 téracalories (10⁹ calories), soit 18,2 % (couvrant 10,8 % de la consommation nationale de gaz) ;
    • pétrole : 77,8 téracalories, soit 20,5 % (couvrant 7,6 % de la consommation nationale de pétrole) ;
    • charbon : 7,1 Tcal, soit 1,9 % (couvrant 4,3 % de la consommation nationale de charbon) ;
  • énergies renouvelables : 59,4 %, dont :
    • énergie hydroélectrique : 100,8 Tcal(26,6 %) ;
    • géothermie : 12,4 Tcal (3,3 %) ;
    • éolien + solaire : 45,4 Tcal (12 %) ;
    • déchets : 15 Tcal (4 %) ;
    • bois : 23,4 Tcal (6,2 %) ;
    • biomasse : 23,2 Tcal (6,1 %) ;
    • biodiesel : 5,3 Tcal (1,4 %).

L'ensemble de ces ressources couvraient seulement 19,3 % des besoins du pays[B 2].

Énergies importées[modifier | modifier le code]

L'Italie dépend de ses importations pour une part très élevée de ses besoins d'énergie : en 2011, ses importations d'énergie atteignaient 175,7 Mtep ; après déduction de 27,6 Mtep d'exportations (produits pétroliers pour l'essentiel), les importations nettes représentaient 80,5 % de la consommation totale d'énergie du pays, alors que sa production nationale ne couvrait que 19,3 % de ses besoins[B 2].

Le pétrole est la principale énergie importée : en 2011, les importations nettes de pétrole brut ont atteint 72 Mt, soit 96 % de la consommation de pétrole du pays. Cependant, le bilan des échanges de produits pétroliers est exportateur (autrement dit, la production des raffineries italiennes : 80,2 Mt, dépasse les besoins nationaux : 69,2 Mt) : 25,6 Mt d'exportations contre 11,4 Mt d'importations.

Le gaz naturel est la deuxième énergie importée : en 2011, les importations de gaz naturel ont atteint 57,6 Mtep, soit 90,3 % de la consommation de gaz du pays[B 2].

L'Italie importe aussi 15,5 Mtep de charbon, essentiellement pour les centrales électriques (11,8 Mtep), le coke et les centrales de production de chaleur.

Même l'électricité est largement importée : 13,7 % de l'approvisionnement brut total en 2011.

Consommation énergétique[modifier | modifier le code]

De l'énergie primaire consommée à l'énergie finale consommée[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques de la consommation d'énergie d'un pays peuvent être étudiées selon deux points de vue :

  • soit au niveau de leur acquisition initiale (production en Italie ou importation) : on parle alors de « consommation d'énergie primaire » ; afin de restreindre l'analyse à la seule consommation intérieure, on en soustrait les exportations d'énergie et les soutes (consommations des avions et bateaux à destination de l'étranger) ; dans les statistiques italiennes, on conserve les soutes dans la consommation nationale, alors que dans les statistiques internationales on les en soustrait ;
  • soit au niveau de leur consommation par l'utilisateur final, après toute la cascade de transformations (raffinage, production d'électricité, etc), de transport et distribution qu'elles ont subi avant de lui parvenir ; on parle alors de « consommation finale d'énergie ».

Les flux de production, échanges internationaux et transformation des énergies se résument en un tableau sous forme de bilan Ressources/Emploi, dénommé "bilan énergétique national" :

BILAN ÉNERGÉTIQUE 2011[B 2]
RESSOURCES Mtep % EMPLOIS Mtep %
Production d’énergie primaire 35,5 19,3 Consommation et pertes branche énergie 49,3 26,8
Importations 175,7 95,4 Soutes 3,4 1,8
Exportations -27,6 15,0 Consommation finale non énergétique 6,9 3,7
Prélèvt sur stocks 0,6 0,3 Consommation finale énergétique 124,6 67,6
Total ressources 184,2 100 Total emplois 184,2 100
Détail consommation branche énergie Détail consommation finale
Pertes de conversion - - Industrie 32,7 26,2
Usage propre branche énergie - - Transport 42,5 34,1
Résidentiel + Tertiaire 46,5 37,3
Agriculture 3,0 2,4

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Consommation d'énergie primaire de l'Italie en 2011
source données : Ministère du Développement Économique italien[B 1]

Le total des ressources primaires produites en Italie ou importées était en 2011 de 184,2 Mtep[B 2].

La consommation d'énergie primaire est massivement dominée par les énergies fossiles : 85,5 % en 2011 ; les énergies renouvelables ne couvrent que 12,5 % des besoins, et le solde importateur d'électricité couvre les 2 % restants[B 1].

Les énergies fossiles se décomposent en :

  • charbon : 8,6 % ;
  • pétrole : 44,4 % ;
  • gaz naturel : 32,5 %.

Les énergies renouvelables se décomposent en :

  • énergie hydroélectrique : 5,1 % ;
  • géothermie : 0,6 % ;
  • éolien + solaire : 2,3 % ;
  • déchets : 0,8 % ;
  • bois : 1,8 % ;
  • biomasse : 1,2 % ;
  • biodiesel : 0,7 %.

Consommation finale d'énergie[modifier | modifier le code]

Consommation finale d'énergie de l'Italie en 2011
source données : Ministère du Développement Économique italien[B 1]

La consommation finale d'énergie était en 2011 de 134,9 Mtep[B 2].

Elle se répartissait en 77 % d'énergies fossiles, 3,6 % d'énergies renouvelables et 19,4 % d'électricité ; sur ces 19,4 % d'électricité, 14,7 % étaient produits à partir de combustibles fossiles et 4,7 % à partir d'énergies renouvelables ; au total, la consommation finale est à 91,7 % d'origine fossile et à 8,3 % d'origine renouvelable (hydro : 2,9 % ; bois : 2,7 % ; éolien +solaire : 1,3 % ; biodiesel : 1 % ; géothermie : 0,4 %[B 1].

Sa répartition par usages était[B 2] :

  • usages non énergétiques : 5,1 % (chimie surtout) ;
  • soutes : 2,5 % (consommations des avions hors vols et intérieurs et bateaux lignes interntionales) ;
  • usages énergétiques intérieurs : 124,6 Mtep (92,4 %), dont :
    • industrie : 32,66 Mtep (26,2 %) ;
    • transport : 42,47 Mtep (34,1 %) ;
    • résidentiel-tertiaire : 46,45 Mtep (37,3 %) ;
    • agriculture : 3,0 Mtep (2,4 %).

Secteur de l'électricité[modifier | modifier le code]

Évolution de la production d'électricité en Italie 1950-2011.
Source données : Terna

L'Italie produit son électricité au moyen de centrales thermiques, de centrales hydrauliques et autres installations d'énergies renouvelables. Elle est importatrice nette d'électricité[3].

Le graphique ci-contre fait bien ressortir :

  • l'essor très rapide de la demande, stoppé en 2008 par la crise économique ;
  • la prépondérance écrasante des combustibles fossiles ;
  • le recours massif aux importations d'électricité ;
  • la contribution récente, encore modeste mais rapidement croissante, des nouvelles énergies renouvelables.

Production[modifier | modifier le code]

En 2013, la production brute d'électricité (nette du pompage) en Italie atteignait 287,9 TWh, en baisse de 3 % ; les centrales thermiques fossiles ont assuré 61,1 % de la production et les énergies renouvelables 38,9 % : hydraulique 18,3 %, solaire 7,5 %, éolien 5,2 %, biomasse 5,9 % et géothermie 2,0 %[4].

En 2012, la production brute d'électricité en Italie atteignait 295,7 TWh, en baisse de 2 % à cause de faibles précipitations ; les centrales thermiques fossiles ont assuré 68,2 % de la production, l'hydraulique 14,8 % et les autres énergies renouvelables 16,3 % (solaire 6,4 %, éolien 4,5 %, biomasse 3,4 % et géothermie 1,9 %)[5].

La production nette d'électricité en Italie a été de 291,4 térawattheures (TWh) en 2011 (+0,9 %), dont 75 % assurés par les centrales thermiques, 16,2 % par les centrales hydrauliques et 8,8 % par les autres énergies renouvelables[TS 1].

Évolution de la production italienne d'électricité[S 1]
TWh 1960 1970 1980 1990 2000 2005 2009 2010 2011 2012 2013 % 2013
Thermique classique 8,0 70,2 133,3 178,6 220,5 253,1 226,6 231,2 228,5 217,6 193,0 66,6
Thermique nucléaire 3,2 2,2
Hydraulique 46,1 41,3 47,5 35,1 50,9 42,9 53,4 54,4 47,8 43,9 54,7 18,9
Géothermique 2,1 2,7 2,7 3,2 4,7 5,3 5,3 5,4 5,7 5,6 5,7 2,0
Éolien+Photovoltaïque 0,6 2,3 7,2 11,0 20,7 32,3 36,5 12,6
Total éner.renouv. 48,2 44,0 50,2 38,3 56,1 50,6 66,0 70,9 74,1 81,7 96,8 33,4
Production brute 56,2 117,4 185,7 216,9 276,6 303,7 292,6 302,1 302,6 299,3 289,8 100,0
Consommation propres 1,4 5,0 9,0 11,6 13,3 13,1 11,5 11,3 11,1 11,5 11,0 3,8
Pompage nd 1,4 3,3 4,8 9,1 9,3 5,8 4,5 2,5 2,7 2,5 0,9
Production nette 54,9 111,1 173,5 200,5 254,2 281,3 275,3 286,3 288,9 285,1 276,3 95,4
la biomasse est incluse dans le thermique classique, ce qui fausse le total EnR.

La crise économique de fin 2008 a fait baisser la demande d'électricité de 5,7 % en 2009.

Évolution de la puissance installée[DS 1]
Puissance
brute (MW)
1960 1980 2000 2010 2011 Variation
2011 (%)
FC
(%)*
Thermique classique 4 556 30 654 56 431 78 341 79 711 +1,7 33,0
Thermique nucléaire 1 471
Hydraulique 11 468 15 904 20 658 21 893 22 109 +1,0 24,7
Géothermique 287 440 627 772 772 0 83,6
Éolien+Photovoltaïque 370 9 284 19 710 +112,3 16,3
Puissance totale 16 311 48 469 78 086 110 380 122 302 +10,9 29,7
* Facteur de charge 2011 : le calcul prend en compte l'échelonnement des mises en service.

Centrales thermiques fossiles[modifier | modifier le code]

Évolution de la production thermique par combustible en Italie, 1963-2011
source données : Terna
La Centrale thermique Eugenio Montale près de La Spezia en Ligurie, une des plus grandes d'Italie (1,3 GW), en service depuis 1962[6].

Les centrales thermiques à combustibles fossiles assurent la majeure partie de la production d'électricité en Italie, avec un total de 227,7 TWh en 2011, soit 75 % de l'électricité produite dans le pays. Au cours de la décennie 1997-2007, les centrales à gaz ont connu une forte progression passant de 24 à 55 % de la production d'électricité totale ; en 2011 elles ont légèrement reculé à 48,2 %, mais représentent encore 63,5 % de la production thermique ; le reste de cette production est assuré par le charbon (19,6 %), en hausse de 13 % par rapport à 2010 comme dans toute l'Europe du fait de la baisse des prix du charbon causée par le boom du gaz de schiste aux États-Unis, les gaz dérivés des process (2,4 %), les produits pétroliers (3,7 %), les autres combustibles (orimulsion, gaz de raffinerie, etc) représentant (10,8 %)[DS 2], dont environ 24,4 TWh, soit 8 % de la production totale, sont des énergies renouvelables (biomasse, biogaz, déchets, ...)[TS 2].

Leur puissance installée totale atteignait 79711 MW fin 2011 ; en 2010, sur un total de 78341 MW (puissance maximale brute), on comptait 1146 unités, d'une puissance totale de 53965 MW, consacrées uniquement à la production électrique et 1391 unités, d'une puissance totale de 53965 MW, de cogénération (production combinée chaleur+électricité). Les unités à cycle combiné (gaz) étaient au nombre de 161 et totalisaient une puissance de 39645 MW (dont 107 unités de cogénération : 16538 MW), et les turbines à gaz 191 unités (3409 MW); les unités à condensation de vapeur (charbon) étaient 148 (21803 MW)[TR 1].

Les combustibles consommés pour la production d'électricité étaient en 2011[DS 3] de :

  • 16 614 kt de charbon et lignite ;
  • 27 857 millions de m³ de gaz naturel et 10 016 de gaz dérivés ;
  • 1 802 kt de produits pétroliers ;
  • 18 387 kt d'autres combustibles solides.

Énergie nucléaire[modifier | modifier le code]

À la suite d'un référendum approuvé par 62 % de la population, l'Italie a renoncé à l'utilisation du nucléaire civil en 1987. Les centrales nucléaires alors en activité (1312 MW) ont été progressivement arrêtées. En mai 2008, le gouvernement de Silvio Berlusconi annonce un retour à l'énergie nucléaire afin de résoudre la dépendance énergétique du pays. Un accord est signé le 24 février 2009 visant à la création d'une société détenue à moitié par Électricité de France et Enel. L'objectif était la construction d'au moins quatre réacteurs de type EPR[7]. L'émotion soulevée par la catastrophe de Fukushima de mars 2011 a contraint le gouvernement à abandonner ce projet[8].

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Production d'électricité à partir des EnR en Italie, 2000-2012
source données : GSE

En 2012, les énergies renouvelables ont assuré 31,1 % de la production d'électricité en Italie, soit 91,9 TWh sur 295,7 TWh ; l'hydraulique apporte près de la moitié de cette part, avec 14,8 %, suivi par le solaire : 6,4 %, l'éolien : 4,5 %, la biomasse : 3,4 % et la géothermie : 1,9 % ; en dix ans (2002-2012), la part des EnR dans la production d'électricité est passée de 19,7 % à 31,1 %, malgré une baisse des précipitations en 2012 (production hydraulique : -8,2 %)[5].

Le rapport statistique annuel 2011 de GSE (Gestore dei servizi energetici), agence chargée de la promotion des énergies renouvelables, dénombre 335 151 unités de production EnR à la fin 2011, totalisant une puissance installée de 41 399 MW contre 18 335 MW en 2000, soit +126 % en 11 ans ; leur production a atteint 82 961 GWh, en hausse de 8 % en un an[G 1].

En 2012 (données provisoires), leur puissance installée a atteint 47 092 MW et leur production 92 460 GWh, soit 27,5 % de la consommation brute finale[9].

Unités de production d'énergie renouvelable en Italie[G 2]
Filière 2010 2011 variation % 2012prov.
nombre MW nombre MW nombre MW MW
Hydraulique 2 729 17 876 2 909 18 092 6,3 1,2 18 200
Éolien 487 5 814 807 6 936 65,7 19,3 7 970
Solaire 155 977 3 470 330 196 12 773 111,7 268,1 16 350
Géothermie 33 772 33 772 0 0 772
Bioénergie
Biomasse 142 1 243 170 1 289 19,7 3,7
Biogaz 451 508 819 773 81,6 52,3
Bioliquides 97 601 275 763 183,5 27,0
total bioénergie 669 2 352 1 213 2 825 81,3 20,1 3 800
total EnR 159 895 30 284 335 151 41 399 109,6 36,7 47 092
Production d'énergie renouvelable en Italie[G 3]
Filière 2010 2011 variation % 2012
GWh réelle corrigée* réelle corrigée* réelle corrigée* réelle prov.
Hydraulique 51 117 43 393 45 823 44 012 -10,4 +1,4 41 940
Éolien 9 126 8 787 9 856 10 266 +8,0 +16,8 13 900
Solaire 1 906 1 906 10 796 10 796 +466,5 +466,5 18 800
Géothermie 5 376 5 376 5 654 5 654 +5,2 +5,2 5 570
Bioénergie
Biomasse 4 308 4 308 4 730 4 730 +9,8 +9,8
Biogaz 2 054 2 054 3 405 3 405 +65,7 +65,7
Bioliquides 3 078 3 078 2 697 2 697 -12,4 -12,4
total bioénergie 9 440 9 440 10 832 10 832 +14,7 +14,7 12 250
total EnR 76 964 68 902 82 961 81 561 +7,8 +18,4 92 460
part de la consommation finale brute 22,4 % 20,1 % 24,0 % 23,5 % 27,5 %
* production corrigée des effets des variations des précipitations (hydro) et des vents (éolien).

La part des EnR dans la consommation finale brute d'électricité italienne est passée de 14 % en 2005 à 24 % en 2011 (production EnR corrigée des variations climatiques)[G 4].

Facteur de charge (%) des centrales à énergies renouvelables[G 5]
Filière 2007 2008 2009 2010 2011 moyenne
Hydro 21,4 26,9 31,7 32,7 28,9 28,3
Éolien 20,4 18,8 18,0 20,0 17,8 19,0
Solaire 13,7 13,2 13,3 13,6 15,1 13,8
Géothermie 89,4 88,4 84,0 81,2 83,6 85,3
Bioénergie 43,3 44,9 43,7 45,6 43,4 44,2
facteur de charge = production / (puissance installée x nombre d'heures de l'année).

Le facteur de charge est une caractéristique technique essentielle d'un moyen de production d'électricité : selon ce critère, la géothermie est de loin la meilleure énergie, et le solaire la moins bonne ; mais d'autres critères sont aussi importants, en particulier la dispatchabilité (possibilité pour le gestionnaire du système électrique d'arrêter/démarrer rapidement une centrale, ou au moins de moduler sa puissance, en fonction de la demande instantanée des consommateurs) ; de ce point de vue, les centrales hydrauliques dotées d'un réservoir sont très précieuses ; enfin, le critère du coût de production est bien évidemment crucial.

Selon le Plan d'Action National Énergies Renouvelables de 2011, l'Italie n'atteindra pas en 2020 son objectif de 17% d'électricité renouvelable. L'objectif de l'Italie pour l'électricité renouvelable est de 100 TWh en 2020, dont 20 TWh d'éolien, 42 TWh d'hydro, 19 TWh de biomasse, 12 TWh de solaire et 7 TWh de géothermie[10].

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]
Barrage de Chiotas à Entracque
Lac d'Elio, réservoir supérieur de la centrale de pompage de Roncovalgrande.
Réservoir inférieur de la centrale de pompage d'Edolo.

En 2012, la production hydraulique a baissé de 8,2 % à 43,9 TWh, du fait de la faiblesse des précipitations ; elle a assuré 14,8 % de la production électrique du pays ; le potentiel hydroélectrique, déjà bien exploité, augmente néanmoins régulièrement[5]. Les centrales hydrauliques ont produit 47 702 GWh en 2011, soit 16,2 % de l'électricité produite dans le pays ; en 2010, elles avaient produit 53 795 GWh ; la baisse de 12,3 % de cette production en 2011 donne la mesure des variations des précipitations[TS 3].

En 2011, les 2 902 centrales hydrauliques italiennes totalisaient une puissance installée de 18 092 MW ; en un an, le nombre de centrales a augmenté de 6,3 % et leur puissance de 1,2 % ; les 301 centrales de plus de 10 MW totalisent 15196 MW, soit 84 % du total, alors que les 1858 centrales de moins de 1 MW (64 % en nombre) ne totalisent que 568 MW (3,1 %)[G 6]. Depuis 2000, le nombre de centrales s'est accru de 48,2 % et leur puissance totale de 8,7 % ; ce développement est marqué surtout par la mise en service de nombreuses petites centrales au fil de l'eau, et ce trait devrait rester dominant à l'avenir[G 7].

De 2000 à 2011, les petites centrales (≤ 1 MW) ont augmenté leur production de 41 % (de 1 553 GWh à 2 190 GWh), les centrales de taille moyenne (1 à 10 MW) de 19 % (de 6 577 GWh à 7 858 GWh) et les grandes centrales (> 10 MW) n'ont pas connu d'évolution significative, les fortes variations dues au climat (précipitations) dissimulant la tendance de l'évolution (36 070 GWh en 2000, 35 775 GWh en 2011, mais 40 160 GWh en 2010)[G 8] ; la production normalisée (corrigée des effets des variations climatiques, selon la directive 2009/28/EC) est passée de 43314 GWh en 2004 à 44012 GWh en 2011, soit +1,6 % en 7 ans[G 9].

Les principales régions productrices sont en 2011[G 8] d'abord les provinces alpines qui regroupent 79 % de la production nationale :

Mais les Apennins ont un apport non négligeable :

  • Abruzzes : 1840 GWh ;
  • Ombrie : 1574 GWh ;
  • Calabre : 1470 GWh, etc

Les centrales hydroélectriques italiennes sont réparties selon leurs caractéristiques techniques en trois types[G 10] :

  • centrales au fil de l'eau (qui turbine simplement les apports naturels) : 43 % de la production 2011 pour 27 % de la puissance installée totale ;
  • centrales d'éclusée (doté d'une capacité de modulation faible : réservoir de capacité inférieure à une journée de production) : 31 % de la production pour 28 % de la puissance installée totale ;
  • centrales de lac (ou de réservoir) : 26 % de la production pour 45 % de la puissance installée totale.

Dans cette dernière catégorie, il convient de distinguer les centrales de pompage-turbinage qui ont pour fonction de stocker de l'eau par pompage dans un réservoir supérieur pendant les heures de faible demande pour pouvoir la turbiner pendant les heures de forte demande. L'Italie est le pays européen qui dispose du plus grand nombre de grandes centrales (puissance > 1000 MW) de ce type : 4 centrales, d'une puissance totale de 4333 MW[11] ; il s'agit des quatre premières centrales du tableau ci-dessous.

Principales centrales hydroélectriques en Italie
Exploitant Centrale Puissance
(MW)
Localité Province
Enel Entracque 1317 Entracque Cuneo
Enel Roncovalgrande[12] 1016 Maccagno Varèse
Enel Domenico Cimarosa (Presenzano) 1000 Presenzano Caserte
Enel Edolo 1000 Edolo Brescia
Enel San Fiorano 568 Sellero Brescia
Endesa Italia Centrale di Galleto 530 Terni Terni
Enel Centrale di San Giacomo 448 Fano Adriano Teramo
A2A Centrale di Grosio 428 Grosio Sondrio
Edipower Nucleo di Mese - C.le Mese 377 Mese Sondrio
Edipower Nucleo di Udine - C.le di Somplago 309 Cavazzo Carnico Udine

Le graphique ci-dessous permet de bien voir l'importance considérable qu'a eue l'hydroélectricité depuis les débuts de l'histoire de l'électricité en Italie jusqu'au boom des énergies fossiles des années 1960 :

Evolution de la répartition en % des sources d'électricité en Italie.
Source : Terna
Géothermie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Larderello.
Centrale géothermique de Larderello en Toscane.

En 2012, la production géothermique a diminué de 1,1 %, à 5,6 TWh, par rapport à 2011, son année record ; un grand projet, à l'étude en Sicile, pourrait ajouter 1000 MW au parc géothermique italien[5].

L'Italie détient en 2012 le 6e rang mondial pour la production d'électricité géothermique : 5,6 TWh, soit 7,9 % de la production géothermique mondiale ; les États-Unis, au 1er rang, produisent 19,6 TWh (27,9 %)[O 3].

En 1818, François de Larderel, un Français considéré comme le père de la géothermie, met au point une technique permettant de recueillir la vapeur émise par les "lagoni" et de la faire sortir à une pression suffisante pour alimenter les chaudières d'évaporation nécessaires à l'extraction de l'acide borique des boues naturellement riches en substances boriquées. La technique sera perfectionnée en 1827, puis en 1833, lorsque seront effectués les premiers travaux de forage qui permettront d'augmenter la quantité de vapeur qui, plus tard, conduira à produire de l'électricité. Le grand-duc Léopold II de Habsbourg-Toscane soutient l'entreprise de Larderel et lui accorde le titre de comte de Montecerboli. Une ville, baptisée Larderello en hommage à l'action de l'industriel, est fondée pour accueillir les ouvriers travaillant dans l'usine de production de l'acide borique.

La production d'énergie à partir des sources géothermales sera expérimentée pour la première fois en 1904, lorsque cinq ampoules seront allumées grâce à l'électricité produite par la vapeur émergeant des trous dans le sol - première démonstration pratique du pouvoir de la géothermie. En 1911, la première centrale géothermique était construite dans la Valle del Diavolo ("la Vallée du Diable"). Elle restera la seule usine d'électricité géothermique du monde jusqu'en 1958, date à laquelle la Nouvelle-Zélande s'en dotera à son tour. Rappelons toutefois que c'est sans doute aux États-Unis, à Boise, dans l'Idaho, qu'on utilisa pour la première fois l'énergie géothermique à d'autres fins, en 1890 et 1891, lorsque la ville creusa deux puits géothermiques dans le but de fournir de l'eau chaude à la ville.

Larderello produit aujourd'hui 8 % de la production mondiale d'énergie géothermique, soit plus de 5000 GWh/an, fournissant en électricité environ 1 million de foyers italiens. Sa géologie exceptionnelle lui permet de produire de l'énergie géothermique grâce à des roches de granite chaudes affleurant à la surface du sol et produisant de la vapeur dont la température peut atteindre 220 degrés Celsius. Néanmoins, au cours des dernières années, des doutes se sont fait jour quant à la durabilité de ses réserves de vapeur, car une baisse de 30 % du niveau de pression a été enregistrée par rapport aux niveaux records des années 1950.

L'Italie compte, en 2011, 33 centrales géothermiques, toutes situées en Toscane, d'une puissance installée totale de 772 MW ; 27 centrales ont moins de 20 MW et 4 plus de 40 MW ; de 2000 à 2011, le nombre de centrales n'a pas changé, leur puissance s'est accrue de 627 MW à 772 MW (+23 %) et leur production de 4705 GWh à 5654 GWh (+20 %) ; la disponibilité de la source géothermale est constante, si bien que le facteur de charge est élevé (7500 heures de facteur d'utilisation, soit 86 %)[G 11].

Éolien[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Énergie éolienne en Italie.
Solaire[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Énergie solaire en Italie.
Biomasse[modifier | modifier le code]

L'Italie figure en 2012 au 8e rang mondial pour la production d'électricité à partir de la biomasse : 10,2 TWh, soit 3,1 % de la production mondiale, à comparer avec l'Allemagne : 41,4 TWh (12,7 % - 3e rang derrière les États-Unis et le Brésil) et le Royaume-Uni : 15,2 TWh (4,7 % - 5e rang)[O 2].

Unités de production d'électricité à bioénergie en Italie[G 12]
Source 2010 2011 variation %
nombre MW nombre MW nombre MW
Biomasse 142 1 243 170 1 289 19,7 3,7
déchets urbains 71 798 71 828 0 3,7
autres 71 445 99 461 39,4 3,7
Biogaz 451 508 819 773 81,6 52,3
de déchets 228 341 260 356 14,0 4,4
de boues 47 15 60 30 27,7 104
d'excréments animaux 95 41 165 89 73,7 116
de déchets agricoles et forestiers 81 110 334 298 312 170
Bioliquides 97 601 275 763 183,5 27,0
huiles végétales 86 510 234 654 172 28,2
autres 11 91 41 110 273 20,1
total bioénergie 669 2 352 1 213 2 825 81,3 20,1

Le tableau ci-dessus ne prend pas en compte les centrales hybrides, qui produisent de l'électricité à partir de combustibles fossiles avec un appoint de biomasse. En nombre de centrales, le biogaz (65 %) domine, mais en capacité installée c'est la biomasse (46 %) qui arrive en tête. Les unités à biogaz ont une capacité moyenne d'un peu plus de 1 MW, alors que les unités à biomasse sont en moyenne de 8 MW ; les unités à bioénergie représentaient 6,8 % de la capacité totale des centrales EnR en 2011[G 12].

De 2000 à 2011, le nombre d'unités à bioénergie s'est accru au rythme de 19 % par an, et leur capacité à 14 % par an ; cette croissance s'est accélérée au cours des 3 dernières années, avec une forte baisse de la taille moyenne des unités : 2,3 MW en 2011 contre 4,8 MW en 2009[G 13].

Production d'électricité en bioénergie en Italie[G 14]
GWh 2010 2011 variation %
Biomasse 4 308 4 730 9,8
déchets urbains 2 048 2 218 8,3
autres 2 260 2 512 11,2
Biogaz 2 054 3 405 65,7
de déchets 1 415 1 528 8,0
de boues 28 63 121
d'excréments animaux 221 362 63,6
de déchets agricoles et forestiers 390 1 453 272
Bioliquides 3 078 2 697 -12,4
huiles végétales 2 682 2 531 -5,6
autres 397 166 -58,1
total bioénergie 9 440 10 832 14,7

En 2011, la bioénergie a fourni 13 % de la production d'électricité EnR ; la baisse de 12 % de la production à partir de bioliquides s'explique par les prix élevés des combustibles (huile de palme surtout) qui ont dégradé sa rentabilité malgré les subventions ; la très forte hausse du biogaz et surtout due aux centrales utilisant les résidus de l'agriculture et de la sylviculture[G 14].

Les principales régions productrices sont en 2011 ;

  • la Lombardie (biogaz et déchets urbains) : 2 319 GWh ;
  • l'Émilie-Romagne : 1 543 GWh ;
  • les Pouilles (surtout bioliquides) : 1 414 GWh.

De 2000 à 2011, la production a progressé au rythme de 32 % l'an, passant de 1 505 GWh à 10 832 GWh ; les biogaz ont crû de 25 % par an et l'incinération des déchets urbains de 33 % l'an ; les bioliquides, quasiment inexistant jusqu'en 2008, ont connu une croissance explosive en 2009*2010, puis un tassement de 12 % en 2011 à cause de la hausse du prix de l'huile de palme[G 15].

Transport et distribution[modifier | modifier le code]

Le transport de l'électricité en haute tension est assuré par Terna, société cotée à la bourse italienne, qui se présente comme « le 1er opérateur de réseau de Transport en Europe et le 6ème au monde en termes de km de lignes gérées ». Le réseau de transport compte 63 500 km de lignes HT, 22 lignes d'interconnexion avec l'étranger, 445 stations de transformation[13]. Terna est également responsable du dispatching économique.

Évolution de la longueur des réseaux HT[DS 1]
Longueur (km) 1960 1980 2000 2010 2011
120-150 kV 23 395 36 268 44 046 45 758 45 649
220 kV 9 889 14 470 11 980 11 284 10 327
380 kV 4 813 9 782 10 713 10 254
Longueur totale 33 284 55 551 65 808 67 755 66 230

Échanges internationaux[modifier | modifier le code]

En 2011, l'Italie a importé 47,5 TWh d'électricité (+3,3 %) et exporté 1,8 TWh ; le solde importateur de 45,7 TWh représente 13,7 % de la demande du pays[TS 3].

Echanges physiques internationaux d'électricité de l'Italie
GWh Importations Exportations Soldes
Pays 2009 2010 2009 2010 2009 2010
Drapeau de la France France 11 939 11 678 1 238 1 140 10 701 10 538
Drapeau de la Suisse Suisse 24 975 23 185 502 493 24 473 22 692
Drapeau de l'Autriche Autriche 1 192 1 328 0 2,5 1 192 1 325
Drapeau de la Slovénie Slovénie 6 772 7 484 60 124 6 712 7 360
Drapeau de la Grèce Grèce 2 192 2 312 311 67 1 881 2 245
Total 47 070 45 987 2 111 1 827 44 959 44 160
Source: Terna, statistiques 2011[TR 2].
solde des échanges extérieurs : négatif si exportateur

Les exportations vers la France sont destinées à la Corse, via deux câbles 220 kV sous-marins, l'un depuis la Sardaigne, l'autre depuis le continent, près de l'Ile d'Elbe.

Consommation[modifier | modifier le code]

Consommation d'électricité par secteur en Italie, évolution 1963-2011.
Source données : Terna[DS 4]

Le graphique montre :

  • la prépondérance de l'industrie, et sa sensibilité à la conjoncture économique (chute de 6 % en 2009) ;
  • l'ascension ininterrompue et très rapide du tertiaire ;
  • le ralentissement de la progression du résidentiel depuis les années 1990.

La consommation d'électricité en 2011 a été de 313,8 térawattheures (TWh), en hausse de 1,3 % ; sa répartition par secteur est la suivante[TS 3] :

  • industrie : 140 TWh (+1,2 %), soit 44,6 % de la consommation totale ;
  • résidentiel : 70,1 TWh (+0,8 %), soit 22,4 % de la consommation totale ;
  • services : 97,7 TWh (+1,5 %), soit 31,1 % de la consommation totale ;
  • agriculture : 5,9 TWh (+5,3 %), soit 1,9 % de la consommation totale.

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie en Italie sont passées de 397,4 Mt CO2 en 1990 à 398,5 Mt CO2 en 2010, en très faible progression de 0,3 % sur 20 ans, alors que celles de l'Union européenne baissaient de 9,6 %. Cependant, après une forte croissance jusqu'en 2005 (460,8 Mt, soit +16 % en 15 ans), elles ont reculé à 435 Mt en 2008, puis se sont effondrées en 2009 du fait de la crise : -8,4 %[14].

Par habitant, l'Italie émettait 6,59 tonnes de CO2 en 2010 (émissions de CO2 liées à l'énergie), soit 10 % de moins que la moyenne de l'Union européenne (7,29 t/hab) ; l'Allemagne émettait 9,135 tonnes/hab, la France 5,518 t/hab, les États-Unis 17,3 t/hab et la Chine 5,39 t/hab[15].

L'Agence internationale de l’énergie fournit la répartition de l'ensemble des émissions par secteur de consommation (après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation)[15] : pour l'Italie, en 2010 :

  • industrie et construction : 1,88 t CO2/hab (28,6 % des émissions totales) ; en France : 1,16 t/hab, et en Allemagne : 2,99 t/hab ;
  • transport : 1,85 t/hab (28 %), dont transport routier : 1,685 t/hab (25,6 %) ; en France : 1,93 t/hab, et en Allemagne : 1,88 t/hab ;
  • résidentiel (ménages) : 1,31 t/hab (20 %) ; en France : 1,15 t/hab, et en Allemagne : 2,384 t/hab ;
  • autres (services, agriculture) : 1,065 t/hab (16 %) ; en France : 0,986 t/hab, et en Allemagne : 1,65 t/hab.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. p. 11
  2. p. 13
  3. p. 15
  4. p. 19
  5. p. 25
  6. p. 27
  7. a, b et c p. 53
  8. a, b et c p. 51
  9. a, b et c p. 57
  1. p. 9
  2. a et b p. 13
  3. a et b p. 22
  4. p. 17
  1. a, b, c, d, e et f p. 16
  2. a, b, c, d, e, f et g p. 2
  1. p. 1
  2. p. 4
  3. a, b et c p. 3
  1. p. 38-41
  2. p. 8
  1. p. 157
  1. a et b p. 161
  2. p. 162-165
  3. p. 169
  4. p. 172-181
  1. p. 2
  2. p. 5
  3. p. 7
  4. p. 13
  5. p. 10
  6. p. 32
  7. p. 33
  8. a et b p. 34
  9. p. 36
  10. p. 35
  11. p. 46-48
  12. a et b p. 39
  13. p. 40
  14. a et b p. 41
  15. p. 42
  • Autre références :
  1. (en)Italy : Balances for 2012, IEA, 7 octobre 2014.
  2. a et b (de)[PDF]Rapport annuel 2012 sur les réserves de matières premières de l'Agence Fédérale Allemande pour les Sciences de la Terre et les Matières Premières, consulté le 11 février 2013.
  3. Office fédéral de l'énergie (Suisse), Magazine Energeia, mai 2009, L'Italie à la recherche d'une plus grande autonomie énergétique.
  4. (it)Dati statistici - Dati generali, site de Terna
  5. a, b, c et d La production d'électricité d'origine renouvelable dans le monde - 15ème inventaire - Édition 2013 - chapitre 3 : détails par région et pays - Italie, site Observ'ER consulté le 7 février 2014.
  6. La centrale "Eugenio Montale", sur le site de l'ENEL.
  7. Yann Le Guernigou, « EDF va aider Enel à construire des centrales EPR en Italie », Bourse.fr,‎ 24 février 2009 (lire en ligne).
  8. Nucléaire : l'Italie fera sans, journal Libération du 20/04/2011.
  9. (it)[PDF]Impianti a fonti rinnovabili settore elettrico : dati provvisori 2012, sur le site de GSE.
  10. Rapport EWEA sur la politique énergétique de l'Union européenne, mars 2011 pages : tableaux 43-47, plan national : 58
  11. voir Liste de centrales de pompage-turbinage
  12. (it)« Impianti: Roncovalgrande - Maccagno », Enel (consulté le 12 janvier 2012)
  13. (en)About Terna, version anglaise du site de Terna.
  14. (en)CO2 Emissions from fuel combustion - Highlights, page 48, sur le site de l'AIE.
  15. a et b (en)« CO2 Emissions from fuel combustion - Highlights », sur IEA (consulté le 22 avril 2013), p. 105

Liens externes[modifier | modifier le code]