Énergie en Finlande

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Énergie en Finlande
Centrale hydroélectrique de Merikoski sur la rivière Oulujoki.
Centrale hydroélectrique de Merikoski sur la rivière Oulujoki.
Bilan énergétique (2011)
Offre d'énergie primaire (TPES) 34,7 M tep
(1 454,9 PJ)
par agent énergétique pétrole : 26,4 %
électricité : 24 %
charbon : 16,4 %
gaz naturel : 9,7 %
Énergies renouvelables 3,2 %
Consommation totale (TFC) 23,8 M tep
(997,8 PJ)
par habitant 6,45 tep/hab
par secteur ménages : 21,2 %
industrie : 44,5 %
transports : 18,2 %
services : 7,8 %
agriculture : 2,7 %
pêche : 0,2 %
Électricité (2011)
Production 73,48 TWh
par filière thermique : 34,9 %
nucléaire : 31,6 %
hydro : 16,9 %
biomasse/déchets : 15,6 %
éoliennes : 0,7 %
autres : 0 %
Combustibles (2011)
Production pétrole : 42 ktep
charbon : 1688 ktep
Commerce extérieur (2011)
Importations électricité : 17656 GWh
pétrole : 11787 ktep
gaz naturel : 3359 ktep
charbon : 4617 ktep
Exportations électricité : 3804 GWh
charbon : 5 ktep
Sources
[1]

Le secteur de l'énergie en Finlande est caractérisé par une assez grande diversité de sa production : biomasse 47 %, nucléaire 35 %, charbon et tourbe 10 %, hydroélectricité 6 %. La production d'électricité finlandaise en 2011 se partage entre le nucléaire à 31,6 %, l'hydroélectricité à 17 %, le charbon à 16,4 %, le gaz naturel à 13 %, la tourbe à 5 % et le reste (essentiellement les combustibles ligneux) à 17 %. Les importations nettes représentaient 55 % de l'approvisionnement totale en énergie primaire en 2011, notamment à cause des importantes importations de pétrole, de charbon et de gaz naturel ; les importations nettes d'électricité en 2011 représentaient 19 % de la production électrique[1].

La Finlande a une consommation moyenne d'énergie par habitant très élevée : en 2011 elle atteignait 6,45 tep, alors que celle de l'Allemagne était de 3,81 tep par habitant ; celle d'électricité était de 15,74 MWh (Allemagne : 7,08 MWh)[2].

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie sont donc élevées : 10,32 tonnes CO2 par habitant (Allemagne : 9,14 tCO2/hab, France : 5,04 tCO2/hab)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre 1990 et 2006, la consommation d'énergie a augmenté 30 % et celle d'électricité de 44 %, soit plus que le total de la production hydroélectrique du pays. Mais la part de l'électricité produite à partir d'énergies renouvelables en Finlande a été stable de 1998 à 2005, restant autour de 24 %. Les énergies renouvelables en Finlande ont été issues de la combustion du bois et de ses dérivés à 57 % en 1990 et à 67 % en 2005, le reste provenant principalement de l'énergie hydraulique. Ainsi les déchets, résidus et la liqueur noire ont produit près de 8000 GWh en 2005. Cependant entre 1990 et 2005, l'industrie forestière consommait près de 30 % de la production électrique de la Finlande.

Combustibles fossiles[modifier | modifier le code]

La centrale thermique de Salmisaari à Helsinki.

Pétrole[modifier | modifier le code]

Le pétrole représente près de 24 % de la consommation totale d'énergie en Finlande, principalement pour le secteur des transports alors qu'environ 260 000 foyers sont chauffés au mazout. Neste Oil est le seul raffineur de pétrole en Finlande, qui est non seulement responsable du raffinage, mais aussi de la commercialisation de produits pétroliers dans le pays. En 2007, les importations de pétrole étaient estimées à environ 11 millions de tonnes. En 2006, les importations de pétrole venaient de Russie à 64 %, de Norvège à 11 %, du Danemark à 11 %, et le reste du Royaume-Uni, du Kazakhstan et d'Algérie. Le pays exporte cependant des produits pétroliers vers les pays baltes et vers l'Amérique du Nord. En 2006, les importations de pétrole étaient évaluées à 6,5 milliards d'euros et les exportations à 3 milliards d'euros.

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

En 2006, le gaz naturel représentait 11 % de la consommation d'énergie finlandaise, soit près de 4,52 milliards de tonnes, la totalité est importée de Russie. Gasum est l'exploitant du réseau de distribution de gaz naturel en Finlande, il est ainsi le principal importateur, et revendeur.

Charbon[modifier | modifier le code]

En 2007, 5,6 millions de tonnes de charbon ont été utilisées en Finlande. Ce charbon est principalement importé de Russie et de Pologne.

Nucléaire[modifier | modifier le code]

Le premier réacteur est entré en service en 1977. En 2008, la Finlande avait quatre réacteurs nucléaires dans deux centrales électriques, l'une à Loviisa, l'autre étant la centrale nucléaire d'Olkiluoto. En 2007, ces quatre réacteurs ont fourni 28,4 % de l'électricité de la Finlande, avec un taux de disponibilité de 94 % sur l'ensemble des années 1990, soit l'un des élevés du monde. La Finlande possède en outre un petit réacteur de recherche situé à Otaniemi. En 2007, la central de Loviisa a vu son exploitation étendu jusqu'en 2027. Un cinquième réacteur nucléaire (un EPR) est en construction à Olkiluoto et devait entrer en production en 2012, date repoussée plusieurs fois et actuellement (2014) prévue pour 2018, avec 9 ans de retard ; la construction serait terminée à la mi-2016, mais les essais dureraient jusqu'à 2018[3].

Le 21 avril 2010, le gouvernement finlandais a décidé d'accorder des permis pour la construction d'un sixième et d'un septième réacteur.

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

En 2011, les énergies renouvelables se partageaient entre l'hydroélectricité : 12,4 TWh, la biomasse : 10,9 TWh d'électricité et 62 PJ de chaleur (liqueur noire, résidus de bois, etc), les déchets : 0,5 TWh d'électricité et 4,5 PJ de chaleur et l'énergie éolienne : 0,5 TWh[1].

La Finlande disposait de 288 MW d'éoliennes en 2012, produisant 492 GWh ; avec 53,4 W/habitant, la Finlande se classait au 21e rang européen (Danemark : 746 W/hab, Espagne : 489 W/hab, Suède : 395 W/hab, Allemagne : 383 W/hab, France : 115 W/hab)[4].

La production d'énergie photovoltaïque est très faible : 5 GWh en 2011[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en)Finland : Balances for 2011, sur le site de l'Agence internationale de l'énergie consulté le 25 novembre 2013.
  2. a et b (en) [PDF] International Energy Agency (IEA) - Agence internationale de l’énergie Key World Energy Statistics 2013, consulté le 25 novembre 2013.
  3. Areva annonce un retard de neuf ans pour son EPR finlandais, Libération d'après AFP, 1er septembre 2014
  4. Baromètre éolien 2012, sur le site d'Eurobserv'ER consulté le 16 septembre 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]