Énergie en Espagne

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Énergie en Espagne
Cheminée de la raffinerie de Petronor (Biscaye). Une des principales raffineries d'Espagne[1].Le pétrole est de loin la principale énergie utilisée en Espagne.
Cheminée de la raffinerie de Petronor (Biscaye).
Une des principales raffineries d'Espagne[1].
Le pétrole est de loin la principale énergie utilisée en Espagne.
Bilan énergétique (2011)
Offre d'énergie primaire (TPES) 125,6 M tep
(5 257,4 PJ)
par agent énergétique pétrole : 43,7 %
gaz naturel : 23,1 %
électricité : 18,1 %
charbon : 9,9 %
autres renouvelables : 5,7 %
Énergies renouvelables 11,8 %
Consommation totale (TFC) 81,8 M tep
(3 425,8 PJ)
par habitant 2,72 tep/hab.
par secteur ménages : 19,8 %
industrie : 25 %
transports : 39,2 %
agriculture : 2,5 %
Électricité (2011)
Production 291,36 TWh
par filière thermique : 49,5 %
nucléaire : 19,8 %
éoliennes : 14,6 %
hydro : 11,3 %
autres : 3 %
Combustibles (2011)
Production pétrole : 102 kt
gaz naturel : 45 ktep
charbon : 2649 ktep
Commerce extérieur (2011)
Importations électricité : 7932 GWh
pétrole : 57.48 Mt
gaz naturel : 30.87 Mtep
charbon : 9.5 Mtep
Exportations électricité : 14023 GWh
gaz naturel : 1.5 Mtep
charbon : 0.9 Mtep
Sources
AIE[2]

La branche énergie en Espagne représente approximativement 2,3 % du PIB du pays[3]. Un des facteurs qui ont limité le développement économique de l'Espagne a été la pauvreté en ressources énergétiques[4], en particulier le manque d'hydrocarbures liquides et gazeux et la mauvaise qualité du charbon existant. La rareté des ressources a condamné le système énergétique national à une situation de déficit et de dépendance extérieure[4]. Le taux de dépendance énergétique national se chiffrait en 2012 à 73,2 %[E 1].

L'énergie primaire consommée en 2012 est principalement (à 75,8 %) d'origine fossile: pétrole (41,9 %), gaz naturel (21,9 %) et charbon (12,0 %) ; reste 24,8 % d'énergies dé-carbonées : nucléaire (12,4 %) et renouvelables (12,4 %). Quant à l'énergie produite dans le pays, la principale source était en 2012 le nucléaire (48 %), suivi de près par les énergies renouvelables (44 %)[E 2].

Comparaisons internationales[modifier | modifier le code]

L'Espagne n'apparait qu'une seule fois dans les classements « top 10 » de l'Agence internationale de l’énergie : au 9e rang mondial pour les importations nettes de pétrole (brut + produits raffinés) en 2011[K 1] (66 Mt, à comparer avec les 83 Mt importées par la France, au 7e rang et les 105 Mt importées par l'Allemagne, au 5e rang).

Par contre, dans les classements du 15ème inventaire mondial des énergies renouvelables d'Observ'ER[5] l'Espagne apparait souvent dans les premiers rangs :

  • au 3e rang mondial pour la production d'électricité d'origine éolienne en 2012 : 49,1 TWh, soit 9,2 % de la production éolienne mondiale, derrière les États-Unis : 140,9 TWh (26,4 %) et la Chine : 118,1 TWh (22,1 %) et devant l'Allemagne : 46,0 TWh (8,6 %) ;
  • au 4e rang mondial pour la production d'électricité solaire (thermodynamique inclus) en 2012 : 11,9 TWh, soit 11,4 % de la production solaire mondiale, derrière l'Allemagne : 28,0 TWh (26,8 %), l'Italie : 18,9 TWh (18,0 %) et les États-Unis : 15,0 TWh (14,3 %) ;
  • au 2e rang mondial pour la production d'électricité solaire thermodynamique en 2012 : 1,8 TWh sur 4,1 TWh produits dans le monde, derrière les États-Unis (2,2 TWh).

La consommation espagnole d'énergie primaire par habitant en 2011 était de 2,72 tep[K 2] ; pour comparaison, celle de la France était de 3,88 tep, celle de l'Allemagne de 3,81 tep et celle des États-Unis de 7,02 tep.

La consommation espagnole d'électricité par habitant en 2011 était de 5604 kWh ; celle de la France était de 7318 kWh, celle de l'Allemagne de 7083 kWh et celle des États-Unis de 13227 kWh.

Les émissions de CO2 de l'Espagne atteignaient 5,86 tonnes par habitant en 2011 (France : 5,04 ; Allemagne : 9,14 ; États-Unis : 16,94)[K 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan incliné dans la mine de charbon "Mariana" (Mieres (Asturies), vers 1900).

Historiquement, un des facteurs qui ont limité le développement économique de l'Espagne a été la pauvreté en ressources énergétiques, en particulier le manque d'hydrocarbures liquides et gazeux et la mauvaise qualité et la rareté du charbon existant. La rareté des ressources a condamné traditionnellement le système énergétique national à une situation de déficit et de dépendance extérieure.

L'Espagne a commencé sa Révolution industrielle avec retard par rapport aux autres nations européennes, dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Un des premiers défis énergétiques consista à tenter de substituer par des ressources propres le charbon importé de Grande-Bretagne qui alimentait les locomotives du réseau ferré espagnol naissant. Avec l'impulsion également de la Marine de Guerre, la production de charbon asturien connut une croissance rapide[4].

Cependant, la première crise énergétique grave se produisit au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918) lorsque, du fait des hostilités, les importations de charbon se réduisirent. Après la guerre l'Espagne misa sur le pétrole pour réduire sa dépendance du charbon anglais, mais du fait du monopole des grandes entreprises pétrolières se produisit une nouvelle crise. La dictature de Primo de Rivera promulgua donc la Ley del Monopolio de Petróleos de 1927, qui établit un monopole d'État sur le commerce et la transformation du pétrole, créant l'entreprise d'État CAMPSA. Durant la période de l'entre-deux-guerres commença également le développement de l'énergie hydroélectrique avec la construction des premiers grands barrages. Mais après la Guerre Civile et la victoire de Franco en 1939, l'Espagne souffrit du blocus des Alliés, avec de fréquentes coupures de courant et autres difficultés. Dans ces années il ne fut pas possible de construire de nouvelles centrales hydroélectrique ou thermiques car la priorité était de relever le pays[4].

À mesure que l'économie du pays décollait et que l'Espagne sortait de son isolationnisme, la production d'énergie dut augmenter de nouveau pour soutenir cette croissance, grâce à l'exploitation des lignites galiciens et d'autres charbons nationaux, ainsi qu'à la construction de nouveaux barrages et de raffineries de pétrole. De plus, l'Espagne fut un pays pionnier dans le développement de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité, avec l'inauguration de la Centrale nucléaire José Cabrera en 1969. Mais en 1973 survint la première crise du pétrole (voir Premier choc pétrolier), suivie par celle de 1979 (voir Deuxième choc pétrolier), qui perturbèrent gravement l'économie espagnole comme celle du monde entier.

L'ambitieux programme nucléaire espagnol se vit freiné dans les années 1980 par la vague anti-nucléaire déclenchée par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, et la nouvelle politique énergétique se tourna vers d'autres ressources : le gaz naturel, jugé moins polluant. Un gazoduc fut alors construit pour acheminer la fourniture de l'Algérie en passant par le Maroc, ainsi que des stations de regazéification pour recevoir les navires méthaniers qui le transportent sous forme liquide.

Plus récemment, dans les années 1990 et 2000 se répandit la conscience du fait que les sources d'énergie non renouvelables ne sont pas éternelles, ainsi qu'une croissante sensibilité environnementaliste, favorisant le fort développement des nouvelles énergies renouvelables : éolienne principalement, mais aussi solaire (thermique et photovoltaïque), biomasse, etc.

Pour la période récente, voir la section "politique énergétique".

Production nationale[modifier | modifier le code]

La production nationale d'énergie de 2012 a été de 33 359 ktep. La répartition par sources d'énergie primaire et son évolution depuis 2007 sont précisées ci-dessous :

Production nationale d'énergie primaire en Espagne par source
ktep 2007 2008 2009 2010 2011 2012 % 2012 2012/2011
Charbon 5 455 4 193 3 810 3 296 2 648 2 462 7,4 % -7 %
Pétrole 145 129 107 125 102 145 0,4 % +42 %
Gaz naturel 16 14 12 45 45 52 0,2 % +16 %
Nucléaire 14 360 15 369 13 750 16 155 15 042 16 019 48 % +6,5 %
Hydraulique 2 349 2 009 2 271 3 638 2 631 1 767 5,3 % -33 %
Éolien, solaire, géoth. 2 518 3 193 4 002 4 858 5 173 6 582 19,7 % +27 %
Biomasse, biocarb., déchets 5 443 5 441 6 325 6 209 6 230 6 332 19 % +1,6 %
Total EnR 10 310 10 643 12 598 14 705 14 034 14 681 44 % +4,6 %
Total prod.éner.prim. 30 285 30 349 30 278 34 326 31 871 33 359 100 % +4,7 %
Source : Ministerio de Industria, Turismo y Comercio (La energía en España 2012) [E 3]

Charbon[modifier | modifier le code]

Selon le Conseil mondial de l'énergie (rapport 2013 sur les ressources mondiales), les réserves prouvées récupérables de l'Espagne à fin 2011 étaient de 530 millions de tonnes, soit 0,06 % du total mondial, et sa production de 10,2 Mt, ce qui laissait seulement 50 ans de réserves[6].

Les effectifs des mines de charbon baissent rapidement : 4594 en 2010, 3963 en 2011, 3407 en 2012[E 4]. Le gouvernement a décidé en 2010 de conditionner les aides à la fermeture des mines non compétitives de charbon à leur fermeture définitive avant la fin 2018[E 5].

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Les énergies renouvelables n'ont joué en Espagne, jusqu'à la fin du XXe siècle, qu'un rôle limité dans la satisfaction de la demande d'énergie primaire et d'électricité ; elles étaient principalement représentées par l'énergie hydroélectrique. Cependant, depuis une quinzaine d'années, plusieurs gouvernements ont soutenu le développement des technologies éolienne et solaire.

En 2005, le gouvernement espagnol a approuvé une nouvelle loi dont l'objectif était de produire 30 % de l'énergie nationale à partir des énergies renouvelables jusqu'à parvenir à 20,1 GW en 2010 et 36 GW en 2020[7]. Il est prévu que la moitié de cette énergie provienne du secteur éolien, ce qui éviterait l'émission de 77 millions de tonnes de dioxyde de carbone [8]

En 2011, le gouvernement espagnol a approuvé le Plan National des Énergies Renouvelables qui fixe des objectifs pour la période 2011-2020 de 35 000 MW installés en 2020 en éoliennes terrestres et 3 000 MW en éoliennes offshore[9].

Mais le nouveau gouvernement espagnol de Mariano Rajoy, après son arrivée au pouvoir fin 2011, a suspendu les dispositifs de soutien aux nouveaux projets d'énergies renouvelables : le ministère de l'Industrie a annoncé le 27 janvier 2012 la clôture temporaire du programme de tarifs d'obligation d'achat d'énergies renouvelables pour les nouveaux projets ; les projets déjà approuvés continueront à bénéficier de ces tarifs ; cette suspension est justifiée par la crise économique et surtout par le déficit dû au programme qui s'accumulait dans les comptes des opérateurs, ces derniers n'étant pas autorisés à répercuter les surcoûts d'achat d'énergies renouvelables dans leurs tarifs de vente, mais seulement à comptabiliser ces surcoûts dans des comptes d'attente ; le gouvernement prépare une réforme qui éliminera ces déficits[10], qui atteignent 26 milliards d'euros en 2013 ; l'État a dépensé plus de 50 milliards € d'aides aux renouvelables de 1998 à 2013, avec une hausse de 800 % à partir de 2005 ; le gouvernement annonce son intention de réduire fortement les aides à l'éolien[11]. Cette décision va fortement ralentir le développement des énergies renouvelables ; cependant, les réglementations européennes amèneront l'Espagne à réintroduire tôt ou tard des politiques de soutien[12].

Ci-dessous est figurée l'évolution de la part des énergies renouvelables dans l'approvisionnement du pays en énergie primaire ; on y distingue aussi la dépendance de l'énergie hydroélectrique aux variations climatiques (années sèches ou pluvieuses) qui se voit clairement jusqu'au milieu de la décennie 2000 ; la baisse observée en 2011 provient d'une faible hydraulicité ; en 2012, les précipitations ont été encore plus faibles, mais la progression des autres EnR a compensé le déficit hydraulique[E 6]:

Parmi les énergies renouvelables, en dehors des énergies électriques (hydraulique, éolien, solaire) qui sont traitées dans l'article Électricité en Espagne, l'essentiel des ressources provient de la biomasse, utilisée soit directement (combustion de bois ou de déchets agricoles pour le chauffage), soit pour produire des biocarburants tels que l'éthanol ou le biodiesel, ou du biogaz. Selon le Conseil Mondial de l'Énergie (World Energy Council), les ressources en résidus agricoles disponibles étaient estimées à 5,8 Mtep en 2008 (avec un potentiel de 12,8 Mtep), et les production de biocarburants sont de 257 kt (kilotonnes) pour l'éthanol (capacité de production : 415 kt) et de 150 kt pour le biodiesel (capacité : 322 kt)[13].

Déficit énergétique[modifier | modifier le code]

La dépendance énergétique extérieure de l'Espagne est supérieure à la moyenne de l'Union européenne. Le degré d'autosuffisance en énergie primaire (rapport entre production intérieure et consommation totale d'énergie primaire) a été en 2012 de 26,8 %, autrement dit 73,2 % de l'énergie primaire consommée est importée de l'extérieur. Dans le tableau suivant est détaillée l'évolution du degré d'autosuffisance depuis 1975:

Année degré d'autosuffisance en énergie primaire
1975 22,6
1985 38,9
1995 28,0
1998 25,6
2003 22,1
2008 21,6
2009 22,9
2010 26,1
2011 24,4
2011 26,8
Sources: 1975-1998[14], 2003-2012 : Ministerio de Industria, Turismo y Comercio[E 1]

Le déficit énergétique a représenté en moyenne 39,6 % du déficit commercial total de la période 1995-2003. En ce sens, les importations de produits énergétiques en 2003 atteignaient 18 190 millions d'euros, sous forme de pétrole brut (7 614kilotonnes) et de gaz naturel (1 553kilotonnes).

Consommation d'énergie[modifier | modifier le code]

Les statistiques nationales concernant l'énergie obéissent à des règles spécifiques de comptabilisation fixées par l'Agence internationale de l'énergie. Elles décrivent la chaîne de valeur des énergies, depuis l'amont - production locale ou importation des différents types d'énergies primaires, jusqu'à l'aval - consommation finale de ces énergies, après les diverses transformations qu'elles ont subies tout au long de la chaîne : raffinage du pétrole, production d'électricité, transport et distribution, etc. Les données de tous ces flux constituent le bilan énergétique national.

Une ressource énergétique primaire, aussi appelée forme d'énergie ou Agent énergétique, est une matière ou un flux pouvant donner de l'énergie soit directement, soit après transformation.

Approvisionnement en énergie primaire[modifier | modifier le code]

Consommation d'énergie primaire en Espagne, 1973-2011
Source des données : Ministerio de Industria, Turismo y Comercio.
Les agrocarburants sont inclus dans la biomasse.
Répartition de la consommation d'énergie primaire de l'Espagne en 2011
Source données : Ministerio de Industria, Turismo y Comercio.

Les graphiques montrent la prédominance écrasante du pétrole, ainsi que l'impact profond de la crise de 2008 : la consommation totale a baissé de 12,5 % entre 2007 et 2012, et cette baisse a surtout affecté les énergies fossiles : charbon -23 %, pétrole -24 %, gaz naturel -11 %. Le gaz avait progressé très rapidement jusqu'à la crise : +602 % de 1990 à 2008 ; les renouvelables progressent rapidement (+161 % en 5 ans pour éolien+solaire et +48 % pour la biomasse), mais restent encore minoritaires (12,4 %).

En 2012, l'Espagne a consommé 128 869 kTep d'énergie primaire. La principale source d'énergie primaire a été le pétrole, avec 41,9 %, suivi par le gaz naturel (21,9 %). Les combustibles fossiles ont totalisé 75,8 %, et le nucléaire est à 12,4 %. Les énergies renouvelables ont couvert 12,4 % de l'énergie consommée. Les conventions de l'AIE utilisées ici minorent le poids des énergies renouvelables électriques (hydraulique, éolien et solaire) : avec celles de l'EIA (voir bilan énergétique), elles représentent 17 % au lieu de 6,5 % ; les EnR représentent donc 23 % de la consommation d'énergie primaire.

Approvisionnement par source d'énergie primaire
ktep 1990 2000 2007 2008 2009 2010 2011 2012 % 2012 variation %
2012/2011
Pétrole 43 414 64 801 71 430 68 506 63 473 61 160 58 372 53 978 41,9 -7,5
Gaz naturel 4 969 15 216 31 778 34 903 31 219 31 123 28 930 28 184 21,9 -2,6
Charbon 19 212 20 936 20 037 13 504 9 663 7 248 12 698 15 510 12,0 +22 %
Nucléaire 14 143 16 211 14 360 15 369 13 750 16 155 15 042 16 019 12,4 +6,5
Énergies renouvelables 6 222 6 888 10 003 10 542 12 447 14 919 14 698 15 965 12,4 +8,6
Énergie hydroélectrique 2 190 2 430 2 349 2 009 2 271 3 636 2 631 1 767 1,4 -33
Énergie éolienne, Énergie solaire, Géothermie 2 408 2 518 3 193 4 002 4 834 5 173 6 582 5,1 +27
Biomasse, Biocarburants, Déchets 4 030 4 050 5 136 5 340 6 174 6 449 6 894 7 616 5,9 +10,5
Déchets non renouv. 41 115 309 328 319 174 195 176 0,1 -10
Solde éch. électricité
(Import- Export)
-36 382 -495 -949 -697 -717 -524 -963 -0,7 ns
Total 87 967 124 487 147 235 142 049 129 902 129 836 129 411 128 869 100,0 -0,4
Source : Ministerio de Industria, Turismo y Comercio (La energía en España 2012)[E 6].

À noter la très forte remontée du charbon en 2011 (+75 %) et en 2012 (+22 %) aux dépens du pétrole et du gaz naturel, du fait de la baisse des prix du charbon causée par l'effondrement de la consommation de charbon aux États-Unis à la suite du boom du gaz de schiste. Les énergies renouvelables ont légèrement reculé en 2011, la progression du solaire n'ayant pas suffi à compenser la forte baisse de l'hydraulique et celle plus modérée de l'éolien dues aux aléas climatiques ; en 2012, une sécheresse exceptionnelle a fait chuter la production hydroélectrique à un minimum historique, mais la progression de l'éolien et du solaire a permis de compenser cet aléa défavorable.

Charbon[modifier | modifier le code]

La consommation d'énergie primaire d'origine charbonnière en 2012 a été de 15 510 ktep (+22 %) ; la production nationale a été de 2462 ktep (-7 %) ; l'Espagne a importé 12949 ktep (+36 %) et exporté 1350 ktep (+47 %)[E 7]. La consommation des centrales électriques a été de 13040 ktep (+22 %), soit 84 % de la consommation totale ; la sidérurgie a consommé 1076 ktep (-16 %)[E 8].

Importations de charbon[modifier | modifier le code]

Le solde importateur est passé de 11329 kt en 2010 à 14910 kt en 2011 (+31,6 %) et 20907 kt en 2012 (+40,2 %) ; les importations proviennent traditionnellement d'Afrique du Sud et de Russie ; quelques centrales utilisent du charbon indonésien, et en 2012 le secteur électrique a diversifié ses sources, faisant appel à des charbons de Colombie et des États-unis, en particulier de la région centrale des Appalaches[E 9].

Pétrole[modifier | modifier le code]

La consommation d'énergie primaire d'origine pétrolière en 2012 a été de 53 978 ktep (-7,5 %) ; la consommation finale de produits pétroliers (soutes maritimes incluses) a été de 59 983 kt (-6,7 %)[E 10] ; la production nationale de brut a été de 139 kt en 2012[E 11] ; la quasi-totalité du brut utilisé en Espagne a donc été importée : 58,8 millions de tonnes (+12,8 %) :

Importations de pétrole[modifier | modifier le code]

Provenance du pétrole brut importé en Espagne de 2006 à 2012 (milliers de tonnes)[E 12]
Pays 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Drapeau de la Russie Russie 11 772 12 736 8 811 8 201 6 585 7 977 8 178
Drapeau de l’Iran Iran 5 189 4 512 6 803 6 270 7 671 7 493 1 103
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 6 489 5 468 6 397 5 807 6 571 7 661 7 936
Drapeau du Mexique Mexique 7 561 7 180 7 710 5 657 5 928 6 135 8 678
Nigeria Nigeria 6 016 4 860 5 045 5 398 5 579 6 914 8 430
Drapeau de la Libye Libye 5 534 4 898 5 957 5 041 6 826 1 159 4 891
Venezuela Venezuela 3 267 2 124 1 872 2 680 789 419 2 579
Drapeau de l’Irak Irak 3 292 3 254 1 834 2 250 1 905 3 863 4 969
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 232 694 1 430 1 193 405 159 0
Drapeau de l'Algérie Algérie 1 512 395 1 627 1 081 1 010 537 1 647
Total 60 468 57 508 58 508 52 297 52 461 52 147 58 807
Variation -4,9 % +1,7 % -10,6 % +0,3 % -0,6 % +12,8 %

Les totaux par région sont :

  • Moyen-Orient : 25,4 % en 2006, 37,2 % en 2011, 23,7 % en 2012
  • Afrique : 31 % en 2006, 27,2 % en 2011, 34,1 % en 2012
  • Europe (y c. Russie) : 24,4 % en 2006, 17,2 % en 2011, 15,0 % en 2012
  • Amérique : 18,5 % en 2006, 16,7 % en 2011, 26,0 % en 2012.

Raffineries de pétrole[modifier | modifier le code]

Raffinerie de Puertollano.
Raffinerie de Gibraltar-San Roque.

L’Espagne compte dix raffineries:

Localisation Propriétaire Nom
Tarragone (Catalogne) Repsol YPF
Tarragone (Catalogne) Repsol YPF ASESA (production d'asphalte)
Puertollano (Castille-La Manche) Repsol YPF Refinería de Puertollano
Carthagène (Murcie) Repsol YPF
Bilbao (Pays basque) Petronor[15]
La Corogne (Galice) Repsol YPF
Castellón (Communauté valencienne) BP BP Oil Refinería de Castellón, S.A.U.
Huelva (Andalousie) Cepsa Refinería La Rábida
San Roque (Andalousie) Cepsa Refinería de Gibraltar-San Roque
Santa Cruz de Ténérife (Îles Canaries) Cepsa Refinería de Santa Cruz de Tenerife

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

La consommation de gaz naturel a atteint 327,8 TWh en 2012, en baisse de 2,6 % par rapport à 2011[E 13], répartie en :

  • 87,5 TWh (26,7 %) pour la production d'électricité (en baisse de 20,8 % à cause de la concurrence du charbon américain à bas prix) ;
  • 41,9 TWh (12,8 %) pour la cogénération (production combinée de chaleur et d'électricité) ;
  • 98,3 TWh (30 %) pour l'industrie ;
  • 71,6 TWh (21,8 %) pour les secteurs résidentiel et commercial ;
  • le reste correspond aux usages non énergétiques (chimie) : 1,3 % et aux pertes et consommations propres de l'industrie gazière : 7,4 %.

Les centrales à cycle combiné utilisant le gaz naturel comme combustible assuraient 26 % de la production électrique en 2012.

Importations[modifier | modifier le code]

gazoducs transméditerranéens : en bleu, le gazoduc Medgaz de Hassi-R'Mel à Almeria.

Les importations de gaz naturel ont atteint 354 639 GWh en 2012 (-1,2 % après -3,4 % en 2011) :

Répartition des importations par pays de provenance (GWh)[E 3]
Pays 2007 2008 2009 2010 2011 2012 %
Drapeau de l'Algérie Algérie 151 771 139 679 128 360 121 473 135 805 150 190 42,4 %
Nigeria Nigeria 96 339 83 301 44 274 75 493 70 698 54 842 15,5 %
Drapeau du Qatar Qatar 49 531 51 566 45 669 59 075 46 618 40 962 11,6 %
Drapeau de la Norvège Norvège 24 689 27 579 35 307 33 766 29 423 40 769 11,5 %
Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago 24 440 50 200 44 930 32 312 24 892 23 957 6,8 %
Drapeau de l'Égypte Égypte 46 960 46 626 45 506 28 592 23 332 5 636 1,6 %
Drapeau de la Libye Libye 8 760 5 479 7 642 5 868 870 0 0 %
Oman Oman 3 618 1 723 14 345 3 445 1 725 0 0 %
autres 1 029 3 974 3 356 11 473 25 623 38 282 10,8 %
Total 407 137 410 127 369 390 371 496 358 987 354 639 100 %

La plupart de ces importations (60 %) se font par méthanier sous forme de GNL, sauf celles de France, du Portugal et d'Algérie, qui sont acheminées par gazoducs. En 2012, 291 cargaisons de méthaniers ont été réceptionnés, soit 58 de moins qu'en 2011, du fait de la taille moyenne croissante des méthaniers et surtout de la part croissante des importations par gazoducs. Le gazoduc Medgaz qui achemine le gaz algérien depuis sa mise en service en mars 2011 représente le principal point d'entrée du gaz en Espagne[E 14]. Ce gazoduc comporte une section à terre de 547 km de Hassi R'Mel au port de Beni Saf, puis une section sous-marine de 200 km jusqu'à Almeria. Sa capacité est de 8 milliards de m³/an.

Réseau de gazoducs[modifier | modifier le code]

Le réseau intérieur de gazoducs atteignait 80097 km (+4,8 %) à fin 2012, dont 16 % de réseau de transport et 84 % de réseau de distribution ; depuis 2007, il s'est accru de 27 %[E 15].

La capacité des installations de regazéification atteignaient 6,86 millions de m³/heure fin 2012[E 16] :

La carte du réseau est consultable dans le rapport "La energía en España 2012"[E 17].

Les capacités de stockage sont de 3,2 Mm³ dans les terminaux méthaniers et surtout de 10,6 TWh dans les stockages souterrains :

  • Serrablo (Aragon) : 9730 GWh ;
  • Marismas (Andalousie) : 550 GWh ;
  • Yela (Castille) : 336 GWh.

Commercialisateurs[modifier | modifier le code]

Part de marché dans la commercialisation par entreprise (3e trimestre 2010):

Entreprise Pourcentage
Gas Natural 38,71 %
Unión Fenosa Gas 14,59 %
Endesa 11,44 %
Iberdrola 9,20 %
Naturgas 6,42 %
Cepsa 5,57 %
GDF Suez 2,67 %
Shell 2,66 %
BP 2,43 %
E.ON 2,14 %
autres 4,71 %

De la production à la consommation finale[modifier | modifier le code]

L'approvisionnement de l'Espagne en énergie primaire provient de la production locale et d'importations, dont il faut soustraire les exportations et les soutes internationales, puis ajouter ou retrancher les variations de stocks.

Ces ressources sont ensuite transformées (moyennant des pertes de transformation et de transport) par la filière énergétique, puis consommées pour des usages non énergétiques (bitume, chimie,…) ou énergétiques : consommation finale d'énergie par les utilisateurs.

Tout ces flux peuvent se résumer en un tableau de bilan énergétique :

BILAN ÉNERGÉTIQUE 2012[E 2]
RESSOURCES kTep % EMPLOIS kTep %
Production d’énergie primaire 33 359 26 % Consommation branche énergie+exportations 33 540 26 %
Importations+var. stocks+soutes 95 511 74 % Consommation finale non énergétique 5 981 4,6 %
Consommation finale énergétique 89 349 69,3 %
Total ressources 128870 100 Total emplois  : Consommation d'énergie primaire 128870 100

Consommation d'énergie finale[modifier | modifier le code]

Consommation d'énergie finale en Espagne 1973-2011
source données : Ministerio de Industria, Turismo y Comercio.
Les EnR non électriques sont issues de la biomasse : bois, déchets, biogaz et agrocarburants.

Le graphique ci-contre montre la progression quasi continue des consommations de pétrole, de gaz et d'électricité jusqu'à 2007. Mais la crise de 2008 a causé une chute très importante des consommations : -15,5 % entre 2007 et 2012 ; cette chute est particulièrement marquée pour le charbon : -30 % et le pétrole : -26 % ; elle est moins marquée pour le gaz : -7 % et l'électricité : -4,2 % ; les énergies renouvelables thermiques croissent de 46 % en cinq ans[E 18].

Consommation finale par type d'énergie (ktep)
Source d'énergie 2009 2010 2011 2012 % 2012 variation %
2012/2011
Charbon 1 230 1 390 1 609 1 269 1,5 -21
Gaz de houille 214 265 306 238 0,3 -22
Produits pétroliers 47 845 46 454 43 832 40 237 48,3 -8,2
Gaz naturel 13 041 14 303 14 042 14 729 17,7 +4,9
Électricité 21 757 22 410 20 942 20 661 24,8 -1,3
Énergies renouvelables thermiques 5 007 5 666 5 785 6 234 7,5 +7,8
Biomasse 3 555 3 691 4 255 4 095 4,9 -3,8
Biogaz 29 34 36 77 0,1
Biocarburants 1 074 1 442 1 665 2 089 2,5 +25
Solaire thermique 156 183 201 220 0,3 +10
Géothermie 19 21 17 18 0,02
Total usages énergétiques 89 093 90 487 86 516 83 368 100,0 -3,6
Usages non énergétiques :
Charbon nd 36 56 nd
Produits pétroliers 6 345 6 582 6 287 5 626 -10,5
Gaz naturel 377 470 485 355 -26,8
Total consommation finale 95 815 97 576 93 288 89 349 -4,2
Source : Ministerio de Industria, Turismo y Comercio (La energía en España 2012)[E 19],[E 20].

Étant donné que les énergies renouvelables contribuent pour 30,5 % à la production d'électricité en 2012, elles couvrent au total plus de 15 % de la consommation finale d'énergie.

Secteur électrique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Électricité en Espagne.
Évolution de la production électrique en Espagne en TWh (1980-2011)
source données : EIA

La production d'électricité en Espagne se caractérise par la prépondérance des centrales thermiques à combustibles fossiles, principalement à charbon et fioul à l'origine, en partie remplacées par le gaz naturel depuis la création de nombreuses centrales à cycle combiné : les combustibles fossiles totalisaient 46 % en 2012. Les centrales à gaz ont couvert 27 % de la demande en 2009, devenant la principale source de production électrique, puis sont redescendues à 14,6 % en 2011, grâce à la baisse de la demande causée par la crise de 2008, à la baisse des prix du charbon qui est repassé en tête avec 19,8 %, et à la forte croissance des énergies renouvelables qui en 2012 couvraient 30,5 % de la demande[R 1]. La production d'énergie hydraulique varie avec les années, en fonction des précipitations (exceptionnellement faibles en 2012), et la couverture de la demande par les autres renouvelables est en progression, stimulée par les subventions accordées par les gouvernements successifs. Ainsi, tandis qu'en 2005 l'énergie éolienne couvrait 7,7 % de la demande, en 2012 elle atteignait 21,1 %, et le solaire 6,1 %[R 1].

Par ailleurs, les 6 centrales nucléaires espagnoles ont vu leur part dans la production électrique faiblir progressivement du fait du gel du parc nucléaire dû au moratoire nucléaire de 1983, alors que la production totale continuait sa croissance au cours des dernières décennies : elles sont passées de 35 % en 1996 à 21 % en 2012[R 1].

Politique énergétique[modifier | modifier le code]

La politique énergétique des pays développés tente de concilier les objectifs de sécurité d'approvisionnement, de contribution de l'énergie à l'amélioration de la compétitivité économique, avec l'intégration des objectifs environnementaux, particulièrement ceux qui concernent les émissions de gaz à effet de serre.

En 1983, le gouvernement socialiste de Felipe González promulgua un moratoire nucléaire (encore en vigueur); alors commença la discussion sur le devenir de l'énergie nucléaire. De nouveau en 2005, avec un gouvernement socialiste et face à la montée des prix des combustibles fossiles importés, se rouvrit le débat sur la nécessité de l'énergie nucléaire, qui continue à être rejetée par le PSOE (et d'autres groupes politiques) et les écologistes, comme ils indiquent que continuent à exister des raisons de poids qui incitent à renoncer à l'énergie nucléaire : les problèmes de sécurité, la future pénurie d'uranium et la difficile gestion des déchets radioactifs annuleraient les avantages des centrales nucléaires, préconisant la fermeture des centrales existantes et la non-construction de nouvelles[16].

À partir du milieu des années 1990, cependant, la politique énergétique s'orienta vers la stimulation des énergies renouvelables, avec un système de primes qui a provoqué le décollage de ces technologies, dont l'énergie éolienne constitue l'exemple de succès le plus accompli, puisqu'en 2012 elle couvre 16,6 % de la demande électrique[R 1].

Entre 2004 et 2007, les gouvernements de plusieurs communautés autonomes approuvèrent des lois telles que la Ley de Fomento de las Energías Renovables d'Andalousie[17], qui rendent obligatoire l'installation de panneaux solaires sur les bâtiments de logements de construction neuve ou qui doivent subir une rénovation intégrale, à usage de chauffage et eau chaude, afin de réduire la dépendance du gaz naturel, du gazole et du butane. Cette mesure avait déjà été adoptée antérieurement par les conseils municipaux de diverses cités comme Madrid et Barcelone.

Récemment, en 2011, ont été détectés des gisements pétroliers de taille moyenne au sud de Álava au Pays basque. Il a été décidé de les exploiter pour l'extraction de gaz naturel, bien que des prospections ont encore lieu et que des négociations sont en cours avec l'entreprise américaine Heyco pour mettre en marche le projet.

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie en Espagne sont passées de 205,2 Mt CO2 en 1990 à 268,3 Mt CO2 en 2010, en progression de 30,8 % sur 20 ans, alors que celles de l'Union européenne baissaient de 9,6 %. Cependant, après une très forte croissance jusqu'en 2005 (339,4 Mt, soit +65 % en 15 ans), elles ont reculé à 317 Mt en 2008, puis se sont effondrées du fait de la crise : -15,4 % entre 2008 et 2010[18].

Par habitant, le Danemark émettait 5,824 tonnes de CO2 en 2010 (émissions de CO2 liées à l'énergie), soit 20 % de moins que la moyenne de l'Union européenne (7,29 t/hab) ; l'Allemagne émettait 9,135 tonnes/hab, la France 5,518 t/hab, les États-Unis 17,3 t/hab et la Chine 5,39 t/hab[19].

L'Agence internationale de l’énergie fournit la répartition de l'ensemble des émissions par secteur de consommation (après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation)[19] : pour l'Espagne, en 2010 :

  • industrie et construction : 1,52 t CO2/hab (26 % des émissions totales) ; en France : 1,16 t/hab, et en Allemagne : 2,99 t/hab ;
  • transport : 2,14 t/hab (36,7 %), dont transport routier : 1,85 t/hab (31,7 %) ; en France : 1,93 t/hab, et en Allemagne : 1,88 t/hab ;
  • résidentiel (ménages) : 0,874 t/hab (15 %) ; en France : 1,15 t/hab, et en Allemagne : 2,384 t/hab ;
  • autres (services, agriculture) : 0,86 t/hab (15 %) ; en France : 0,986 t/hab, et en Allemagne : 1,65 t/hab.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. p. 23
  2. a et b p. 57
  • (es)[PDF]Secretaría de Estado de Energía, La energía en España 2012, Centro de Publicaciones, Ministerio de Industria, Turismo y Comercio (lire en ligne)
  1. a et b p. 36
  2. a et b p. 40
  3. a et b p. 327
  4. p. 113
  5. p. 116
  6. a et b p. 326
  7. p. 109
  8. p. 110-111
  9. p. 114
  10. p. 157
  11. p. 159
  12. p. 329
  13. p. 123
  14. p. 124
  15. p. 316
  16. p. 317
  17. p. 318
  18. p. 325
  19. p. 39
  20. p. 202
  • (es)REE, Rapport annuel 2012 de Red Electrica de Espana, Red Electrica de España (lire en ligne)
  1. a, b, c et d p. 10
  • Autres références
  1. (es)Instalaciones Petronor. Consulté le 3/4/2010.
  2. (en)Statistiques Espagne 2011, site AIE consulté le 31 octobre 2013.
  3. (es)INE 2,3 % en 2009.
  4. a, b, c et d (es)Luis Gutiérrez Jodra, « España y la energía: un punto de vista académico »,‎ 2003 (consulté en 21-12-2010), p. 83-103
  5. La production d'électricité d'origine renouvelable dans le monde - 15è inventaire - édition 2013 - chapitre 2 - aperçu des dynamiques régionales par filière, site d'Observ'ER consulté le 5 février 2014.
  6. (en)World Energy Resources: 2013 Survey - chap.1 : Coal (voir p.10), site du Conseil mondial de l'énergie consulté le 2 avril 2014.
  7. (es) « Spain steps up its targets for clean energy supply. », Utility Week, vol. 24, no 4,‎ 2005, p. 14
  8. (es) « Wind Power in Spain », MIT Technology Review,‎ 2008 (lire en ligne)
  9. (es)« Plan de Acción Nacional de Energías Renovables 2011-2020 »
  10. (en)Spanish government halts PV, CSP feed-in tariffs, site Solar Server.
  11. Gaelle Lucas,L'énergie renouvelable a coûté 50 milliards d'euros à l'Espagne, 5/02/2014, page vue le 6/02/2014
  12. (es)« World Wind Energy Report 2011 »
  13. (en)[PDF]World Energy Council (WEC), WEC survey of energy resources 2010, World Energy Council (WEC) - Conseil Mondial de l’Énergie,‎ 2010 (lire en ligne)
  14. (es) Antonio Rayo Romero, Guzmán Cuevas Joaquín; Santos Cumplido Francisco Javier, Curso de estructura económica española, Ediciones Pirámide (ISBN 84-368-1536-X)
  15. Petronor (Petroleos del Norte) filiale de Repsol YPF
  16. (es)annonce de la table ronde de dialogue sur un site anti-nucléaire, sur le site www.rebelion.org.
  17. (es) Loi des énergies andalouses
  18. (en)CO2 Emissions from fuel combustion - Highlights, page 48, sur le site de l'AIE.
  19. a et b (en)« CO2 Emissions from fuel combustion - Highlights », sur IEA (consulté le 22 avril 2013), p. 105

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]