Énergie en Algérie

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Énergie en Algérie
Image illustrative de l'article Énergie en Algérie
Centrale Electrique d'Achouat, Taher, wilaya de Jijel
Bilan énergétique (2012)
Offre d'énergie primaire (TPES) 46,3 M tep
(1 939,5 PJ)
par agent énergétique gaz naturel : 60,5 %
pétrole : 38,8 %
charbon : 0,6 %
électricité : 0,1 %
autres renouvelables : 0 %
Énergies renouvelables 0,1 %
Consommation totale (TFC) 28,1 M tep
(1 178,2 PJ)
par habitant 1,20 tep/hab.
par secteur ménages : 29,1 %
industrie : 18,9 %
transports : 44,1 %
services : 0 %
agriculture : 0,6 %
Électricité (2012)
Production 57,4 TWh
par filière thermique : 98,9 %
hydro : 1,1 %
Combustibles (2012)
Production pétrole : 71185 ktep
gaz naturel : 72510 ktep
Commerce extérieur (2012)
Importations électricité : 80 ktep
pétrole : 299 ktep
gaz naturel : 4639 ktep
charbon : 284 ktep
Exportations électricité : 85 ktep
pétrole : 38663 ktep
gaz naturel : 44501 ktep
Sources
IEA[1]

Le secteur économique de l'énergie en Algérie occupe une place prédominante dans l'économie de l'Algérie : les hydrocarbures à eux seuls représentent 30 % du PIB, 60 % des recettes du budget et 95 % des recettes d'exportation[2].

L'Algérie est le 18e producteur de pétrole, le 9e producteur de gaz naturel et le 8e exportateur de gaz naturel au monde.

Cependant, l’État algérien commence à envisager des solutions économiques et écologiques en investissant dans les énergies nouvelles et renouvelables. Selon le Programme algérien de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique (PENREE), l’Algérie vise une puissance installée d’origine renouvelable de 22 000 MW d’ici 2030 [3]. Mais deux ans plus tard, les réalisations se font toujours attendre : le rapport annuel de l'IEA sur le solaire ne mentionne même pas l'Algérie[4], de même que celui de GWEC (Global Wind Energy Council) sur l'éolien[5].

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Énergie en Algérie[6]
Population Consommation
énergie primaire
Production Exportation
nette
Consommation
électricité
Émissions
de CO2
Année Million Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2éq
1990 26,24 22,19 100,11 77,34 13,69 52,73
2000 31,72 27,00 142,22 114,97 21,21 63,52
2008 35,73 37,42 162,04 123,54 32,90 89,57
2009 36,38 40,82 153,05 111,65 30,61 96,39
2010 37,06 40,11 150,52 109,42 36,58 97,51
2011 37,76 41,85 145,85 103,27 41,18 103,88
2012 38,48 46,33 143,76 97,21 46,28 114,35
variation
1990-2012
+46,6 % +108,8 % +43,6 % +25,7 % +238 % +117 %

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Production d'énergie primaire en Algérie par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Pétrole 61,24 61,2 72,32 50,8 78,50 52,1 76,20 71,18 49,5 +16 %
Gaz naturel 38,85 38,8 69,85 49,1 71,96 47,8 69,59 72,51 50,4 +87 %
Total fossiles 100,09 99,98 142,16 99,96 150,46 99,96 145,79 143,69 99,95 +44 %
Hydraulique 0,012 0,01 0,005 0,004 0,015 0,01 0,043 0,053 0,04 +342 %
Biomasse-déchets 0,011 0,01 0,054 0,04 0,052 0,03 0,016 0,016 0,01 +45 %
Total EnR 0,023 0,02 0,059 0,04 0,067 0,04 0,059 0,069 0,05 +200 %
Total 100,11 100 142,22 100 150,52 100 145,85 143,76 100 +44 %
Source des données : AIE[1]

Pétrole[modifier | modifier le code]

Carte des régions pétrolifères d'Afrique du nord

L’Algérie est un pays membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et du Forum des pays exportateurs de gaz[7].

Réserves de pétrole[modifier | modifier le code]

Les réserves prouvées de pétrole[n 1] de l'Algérie étaient estimées par BP à 1,5 milliards de tonnes fin 2014 (12,2 milliards de barils), soit 22 années de production au rythme de 2014. Ces réserves classaient l'Algérie au 17e rang mondial avec 0,7 % du total mondial, et au 4e rang en Afrique derrière la Libye, le Nigeria et l'Angola[b 1].

Pétrole - réserves prouvées (millions de barils)[8],[b 1]
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2008 2010 2014
Réserves prouvées 13 100 13 100 11 870 12 460 11 000 14 790 13 420 12 200

Selon cetains experts, les perspectives des réserves de Sonatrach ne peuvent se comprendre en l'absence de véritables indicateurs tels que les coûts internes, le vecteur prix international et les énergies substituables face au nouveau modèle de consommation énergétique qui se dessine horizon 2020 au niveau mondial[9]. La révision répétitive de la loi sur les hydrocarbures démontre que le pays ne dispose pas d'une stratégie énergétique nationale vu l’instabilité de la juridiction pétrolière, qui verse uniquement dans le sens de l’augmentation de la production des hydrocarbures[10].

Production de pétrole[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Algérie a produit 66,0 Mt (millions de tonnes) de pétrole, soit 1,53 Mb/j (millions de barils par jour), en hausse de 1,8 % en 2014 mais en recul de 20,6 % depuis 2004. Elle se classe au 18e rang mondial avec 1,6 % de la production mondiale et au 3e rang en Afrique derrière le Nigeria (2,7 %) et l'Angola (2,0 %)[b 2].

Production pétrolière (milliers de barils par jour)[11],[b 2]
Année 2001 2004 2005 2007 2009
Production 1 520 1 200 1 373 2 173 2 125 1 525

Consommation de pétrole[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Algérie a consommé 18,0 Mt (millions de tonnes) de pétrole, soit 395 kb/j (millions de barils par jour), en hausse de 1,6 % en 2014 et de 70 % depuis 2004. Elle se classe au 40e rang mondial avec 0,4 % de la consommation mondiale. Sa consommation n'absorbe que 27 % de sa production[b 3].

Exportations de pétrole[modifier | modifier le code]

Pétrole - importations et exportations[1] (ktep)
Année 1990 2000 2010 2011 2012
Importations pétrole brut 339 313 324 208 299
Importations produits pétroliers 134 7 970 2158 4639
Exportations pétrole brut 33 604 39 843 40 881 40 163 38 663
Exportations produits pétroliers 18 221 22 868 21 516 20 954 19 267

Organisation du secteur[modifier | modifier le code]

La Sonatrach est le groupement pétrolier algérien chargé de la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures. Elle a été classée 1re société en Afrique et 12e plus grand groupe pétrolier au monde par le Petroleum Intelligence Weekly (Année 2011)[12].

Pétrochimie et raffinage[modifier | modifier le code]

Le choix de la pétrochimie par l'Algérie s’impose de façon croissante comme une option majeure de politique industrielle. L’État a mis en place des mesures d’accompagnement en faveur des investisseurs dans le but de mobiliser les capitaux nécessaires pour le financement des programmes de développement[13].

L'ENIP filiale du Groupe Sonatrach est la Société Nationale de la Pétrochimie, spécialisée dans la transformation chimique des hydrocarbures liquides ou gazeux ainsi que leurs dérivés pour la production de produits pétrochimiques[14].

Le Groupe ASMIDAL issu de la restructuration de Sonatrach est spécialisé dans la production, la commercialisation et le développement des engrais, de l’ammoniac et dérivés[15]. Une filiale de ce groupe, la Somias SPA est spécialisée dans les activités de conception, réalisation et montage de tous travaux de maintenances d'équipements et ouvrages industriels, a été privatisée. En effet,le groupe écossais John Wood Group PLC a acquis 55 % du capital de la société[16].

L'Algérie dispose de cinq raffineries de pétrole :

Et afin d’augmenter ses capacités de raffinage l'Algérie prévoit d'investir 10 milliards de dollars pour la construction de cinq nouvelles raffineries[17].

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

Gaz naturel - production et exportations (Mtep)
Année 1990 2000 2010 2011 2012
Production 38,85 69,85 71,96 69,59 72,51
Exportations 26,68 53,01 48,64 44,81 44,50

Réserves de gaz naturel[modifier | modifier le code]

Les réserves prouvées de gaz naturel de l'Algérie étaient estimées par BP à 4 500 milliards de m³ fin 2014 (159,1 trillions US de pieds cubes), soit 54 années de production au rythme de 2014. Ces réserves classaient l'Algérie au 10e rang mondial avec 2,4 % du total mondial, et au 2e rang en Afrique derrière le Nigeria[b 4].

Production de gaz naturel[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Algérie a produit 83,3 milliards de m³ de gaz naturel, soit 75,0 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole), en hausse de 2,2 % (+1,6 % depuis 2004). Elle se classe au 9e rang mondial avec 2,4 % de la production mondiale et au 1er rang en Afrique[b 5].

Consommation de gaz naturel[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Algérie a consommé 37,5 milliards de m³ de gaz naturel, soit 33,7 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole), en progression de 12,4 % en 2014 et de 70 % depuis 2004. Elle se classe au 27e rang mondial avec 1,1 % de la consommation mondiale. Sa consommation absorbe 45 % de sa production[b 6].

Importations et exportations de gaz naturel[modifier | modifier le code]

En 2014, les exportations de gaz naturel de l'Algérie par gazoduc ont atteint 23,5 Mds m³, destinées surtout à l'Espagne : 11 1 Mds m³ et à l'Italie : 6,2 Mds m³. Ses exportations par voie maritime sous forme de GNL ont atteint 17,3 Mds m³, destinées surtout à l'Espagne : 4,9 Mds m³, à la France : 4,4 Mds m³ et à la Turquie : 4,1 Mds m³. Au total, ses 40,8 Mds m³ exportés la classent au 8e rang mondial[b 7].

Organisation du secteur[modifier | modifier le code]

La Sonelgaz est le groupement algérien chargé de la production, le transport et de la distribution de l'électricité et du gaz dans le pays. En 2002, la loi no 02-01 du 05 février 2002 relative à l'électricité et la distribution du gaz par canalisations, ouvre les activités de production de l’électricité à la concurrence, conformément à l'article 06 de la dite loi, mettant ainsi fin à son monopole dans ce domaine. La société a pu garder uniquement la gestion du réseau de transport de l'électricité conformément à l'article 29 de la même loi[18].

Gaz de schiste[modifier | modifier le code]

L'Algérie va se lancer dans l'exploitation du gaz de schiste, bien que beaucoup d'algériens s'opposent à cette exploitation prétendant que le gaz schiste présente un grand danger pour l'environnement.L’évaluation par Sonatrach du potentiel de gaz de schiste a été achevée, il a été évalué à près de 17 000 milliards de m3, quatre fois plus que ses réserves de gaz conventionnel[19].Selon le groupe pétrolier Sonatrach le lancement de la production de gaz de schiste est prévue en 2020 et que la capacité de production serait de 30 milliards de m3 par an dès les premiers forages[20].

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Consommation intérieure brute d'énergie primaire en Algérie par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Charbon 0,69 3,1 0,52 1,9 0,34 0,9 0,30 0,29 0,6 -57 %
Pétrole 9,32 42,0 9,59 35,5 16,39 40,9 16,73 17,96 38,8 +93 %
Gaz naturel 12,17 54,9 16,84 62,4 23,32 58,1 24,78 28,01 60,5 +130 %
Total fossiles 22,17 99,9 26,95 99,8 40,05 99,8 41,81 46,26 99,9 +109 %
Hydraulique 0,012 0,05 0,005 0,02 0,015 0,04 0,043 0,053 0,11 +342 %
Biomasse-déchets 0,011 0,05 0,054 0,20 0,052 0,13 0,016 0,016 0,03 +45 %
Total EnR 0,023 0,10 0,059 0,22 0,67 0,17 0,059 0,069 0,15 +200 %
Solde exp.électricité -0,008 -0,04 -0,008 -0,03 -0,006 0,01 -0,012 -0,004 -0,01 -50 %
Total 22,19 100 27,00 100 40,11 100 41,85 46,33 100 +109 %
Source des données : AIE[1]

Électricité[modifier | modifier le code]

Central énergétique de Djen Djen (Taher)

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

Production d'électricité en par source (TWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Pétrole 0,87 5,4 0,77 3,0 0,96 2,1 2,82 3,73 6,5 +326 %
Gaz naturel 15,10 93,7 24,6 96,7 44,6 97,5 47,91 53,05 92,4 +251 %
Total fossiles 15,97 99,2 25,36 99,8 45,56 99,6 50,72 56,78 98,9 +256 %
Hydraulique 0,135 0,8 0,054 0,2 0,17 0,4 0,50 0,62 1,1 +361 %
Total 16,10 100 25,41 100 45,73 100 51,22 57,40 100 +256 %
Source des données : AIE[1]

Exportations/importations d'électricité[modifier | modifier le code]

Électricité - importations[21] et exportations[22] (millions de kWh)
Années 2000 à 2011
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Importations 312 330 150 275 275 150 200 300 382 382 279 279
Exportations 313 307 210 340 340 500 400 230 300 300 273 273

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Le gouvernement algérien a adopté fin février 2015 son programme de développement des énergies renouvelables 2015-2030. Une première phase du programme, démarrée en 2011, avait permis la réalisation de projets pilotes et d'études sur le potentiel national. Le nouveau programme précise les objectifs d'installations d'ici à 2030 :

Le total s'élève ainsi à 22 GW, dont plus de 4,5 GW doivent être réalisés d'ici à 2020. En raison de leurs coûts encore élevés, les centrales hélio-thermodynamiques ne seront véritablement développées qu'à partir de 2021. Ce programme doit permettre à l'Algérie de produire 27 % de son électricité à partir des énergies renouvelables d'ici à 2030, afin d'épargner ses réserves en gaz. La réalisation du programme est ouverte aux investissements publics et privés, nationaux comme étrangers. Des tarifs d'achat garantis sur 20 ans ont été mis en place pour les filières photovoltaïque et éolienne. Les projets des autres filières seront financés à hauteur de 50 % à 90 %, taux variable selon la technologie et la filière, par le fonds national des énergies renouvelables et cogénération (FNERC), alimenté par un prélèvement de 1 % sur la redevance pétrolière[23].

Le groupe Sonelgaz s'est investi dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables. Dans son programme de développement des énergies renouvelables, le groupe prévoit la réalisation de 67 projets de centrales électron-solaires, dont 27 centrales photovoltaïques, 27 centrales hybrides, 6 centrales solaires thermiques et 7 centrales éoliennes. Les plus puissantes centrales solaires seront de type solaire thermique, avec une capacité maximale de 400 MW pour l'une d'entre elle. Pour une question d'efficacité optimale, elles seront toutes installées dans les régions du sud, notamment dans les wilyas d'Adrar, d'El Oued et de Béchar[24].

Énergie solaire[modifier | modifier le code]

Énergie solaire en Algérie.

Le 9 décembre 2011, la société algérienne de l’électricité et du gaz Sonelgaz et Desertec Industry Initiative ont signé à Bruxelles un accord de coopération visant au renforcement des échanges d’expertise technique, à l’examen des voies et moyens pour l’accès aux marchés extérieurs et à la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l’international[25].

Pour que l'Algérie préserve les réserves énergétiques actuelles (pétrole et gaz), le pays a opté pour le développement et l’exploitation de l'énergie solaire. Afin de concrétiser son programme d'exploitation de l'énergie solaire, l'Algérie a chargé la Sonelgaz de construire la centrale électrique mixte de Hassi R'Mel, mise en service en 2011 à Tilghemt dans la wilaya de laghouat dans le sud du pays, d'une capacité de 150 mégawatts (30 MW solaire thermodynamique + 120 MW gaz)[26]. C'est la société New Energy Algeria (NEA), qui est chargée du secteur des énergies nouvelles et renouvelables[27].

La première usine privée algérienne de fabrication de panneaux solaires est opérationnelle à partir du mois de mars 2012 avec un taux d’intégration nationale de 90 %[28].

Énergie éolienne[modifier | modifier le code]

Énergie Éolienne dans un paysage rural.

Un autre domaine des énergies renouvelables est à développer et promouvoir en Algérie, c'est l'énergie éolienne. Un projet portant sur la réalisation d’une ferme éolienne à Adrar a été attribué au consortium algéro-français, Cegelec[29]. Ainsi le fabricant français d'éoliennes Vergnet a remporté un appel d'offres international auprès de la Compagnie d'Engineering de l'électricité et du gaz (CEEG), une filiale du groupe Sonelgaz, concernant l'installation du premier parc éolien à Adrar au sud-ouest du pays. Ce complexe éolien aura une puissance de 10 MW et devrait être mis en service courant 2012[30].Mais après plus d’une année et demi de retard pour le lancement de cette ferme éolienne, elle n'a été mise en service que le 03 juillet 2014, alors que d'autres projets programmés dans le plan du gouvernement sont en attente de concrétisation[31].

Énergie nucléaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme nucléaire de l'Algérie.

Pour que l'Algérie diversifie ses sources d’énergie afin de faire face à l’après-pétrole, l’énergie nucléaire est la seule source énergétique qui pourrait remplacer le pétrole et le gaz, sa matière première est abondante dans le pays, il suffit de la valoriser[32].

Depuis de longues années, l'Algérie a beaucoup investi dans le nucléaire. Elle dispose de deux réacteurs nucléaires : le réacteur nucléaire de Draria sur les hauteurs d’Alger d’une capacité de 3 mégawatts (MW) et construit par les Argentins en 1984, et le réacteur d'Aïn Oussara à 250 km au sud d’Alger construit par les Chinois, d’une capacité de 15 MW. Ces deux réacteurs sont régulièrement inspectés par l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dont l’Algérie est membre[33].

Selon certaines sources, l’Algérie dispose d’une réserve de 26 000 tonnes d’uranium et compte se doter d’une centrale nucléaire tous les cinq ans après sa première centrale dont l’acquisition est prévue probablement en 2020[33].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. y compris condensats et liquides de gaz naturel.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b p. 6
  2. a et b p. 8-10
  3. p. 9-11
  4. p. 20
  5. p. 22-24
  6. p. 23-25
  7. p. 28
  • Autres
  1. a, b, c, d et e (en)IEA Statistics - Algeria : Balances for 2012, IEA, 7 octobre 2014.
  2. (en)The World Factbook - Algeria - Economy - Overview, CIA, 24 juin 2015.
  3. « L’Algérie vise 22 000 MW d’origine renouvelable dans les 20 prochaines années », Agence Ecofin,29 novembre 2012.
  4. (en) A Snapshot of Global PV : 2014, IEA-PVPS, 30 mars 2015.
  5. [PDF] (en) « Global Wind Statistics 2014 », Global Wind Energy Council (GWEC),‎ (consulté le 4 mars 2015)
  6. (en)IEA Statistics - Algeria : Indicators for 2012, IEA, 7 octobre 2014.
  7. Classement des pays producteurs et exportateurs de pétrole , Les fonds souverains, 22 juin 2011
  8. Années 2002 - 2010 : Pétrole - réserves prouvées (barils), CIA World Factbook, Index Mundi, 01 janvier 2011
  9. Débat sur les hydrocarbures en Algérie Abderrahmane MEBTOUL, Les Afriques, 27 août 2010
  10. Hydrocarbures : « L’Algérie ne dispose pas encore d’une stratégie d’ensemble pour l’énergie" Entretien avec le Professeur Chems Eddine Chitour, Réalisé par Camila Habib, Les Circuits de l'ECO, 24 mars 2012
  11. Années 2001 - 2009 : Production pétrolière (barils par jour), CIA World Factbook, Index Munndi, 01 janvier 2011
  12. Sonatrach : premier groupement pétrolier en Afriqe ,F.Abdelghani, D'après El khabar, Algeria ISP, 06 mars 2011
  13. La pétrochimie algérienne ,M.Niar,Le Cap - no 23,Consulté le 17/07/2012
  14. Présentation de l'ENIP , L'ENIP Le Site Officiel,Consulté le 17/07/2012
  15. Présentation de l'ASMIDAL , L'ASMIDAL Le Site Officiel,Consulté le 17/07/2012
  16. Une filiale d’Asmidal privatisée , L'Expresion,le 09/12/2006
  17. Raffinage : l'Algérie investit 10 Mds$, Le Figaro, 06 MAI 2012
  18. Loi no 02-01 du 22 du 5 février 2002 relative à l'électricité et à la distribution du gaz par canalisations , Ministère de de l'Énergie et des Mines
  19. L'Algérie va se lancer dans l'exploitation du gaz de schiste
  20. La Sonatrach exploitera le gaz de schiste en 2020, Par Ali Bekhtaoui
  21. Électricité - importations (million kWh), CIA World Factbook, Index Munndi, 1er janvier 2011
  22. Électricité - exportations (million kWh), CIA World Factbook, Index Munndi, 1er janvier 2011
  23. Algérie - Renouvelables au programme, La lettre des énergies renouvelables, 17/03/2015.
  24. Algérie : "Premières centrales solaires thermiques en 2016-2017" , Enerzine.com, Publié le 25/01/2012
  25. Desertec Industry Initiative et Sonelgaz conviennent de coopérer étroitement dans le domaine des énergies renouvelables
  26. Algérie: Énergie solaire - Une filière prometteuse,Samira Imadalou, La Tribune, 18 juillet 2011
  27. Présentation New Energy Algeria , Site officiel de la NEA, Consulté de 18/07/2012
  28. Énergies renouvelables : Des panneaux solaires made en Algerie disponibles sur le marché, La rédaction, El Moudjahid, 15 février 2012
  29. Production d’énergie éolienne en Algérie,Une aventure qui risque de nous coûter cher ? ,Par Samira.G,Paru au Journal le Maghhreb, Algérie 360, 10 Féverier 2012
  30. Vergnet construira le premier parc éolien en Algérie , Enerzine.com, Publié le 22/01/2010
  31. L'Algérie inaugure sa première ferme éolienne de 10 mégawatts à Adrar ,Par Yazid Ferhat,Paru au Site maghrebemergent.com, Maghreb Emergent, 03 Juillet 2014
  32. Le nucléaire algérien et le bavardage de Chakib Khelil (1re partie), Par Y. Merabet, Journal Le Matin, le 4 août 2009
  33. a et b Algérie • Une centrale nucléaire tous les cinq ans à partir de 2020, D’après l’AP, Maghreb Info, le 25 février 2009

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