Énergie au Royaume-Uni

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Énergie au Royaume-Uni
London by night vue de la Station spatiale internationale
London by night vue de la Station spatiale internationale
Bilan énergétique (2009)
Offre d'énergie primaire (TPES) 196,8 M tep
(8 238 PJ)
par agent gaz naturel : 39,7 %
pétrole : 32,5 %
charbon : 15,2 %
électricité : 10 %
autres renouvelables : 2,2 %
Énergies renouvelables 2,8 %
Consommation totale (TFC) 124 M tep
(5 192,9 PJ)
par habitant 3,18 tep
par secteur ménages : 32,4 %
industrie : 20,8 %
transports : 33,6 %
services : 11,3 %
agriculture : 0,7 %
pêche : 0 %
Électricité (2009)
Production 375,67 TWh
par filière thermique : 72,3 %
nucléaire : 18,4 %
biomasse/déchets : 3,3 %
éoliennes : 2,5 %
hydro : 2,4 %
autres : 0 %
Combustibles (2009)
Production pétrole : 70898
gaz naturel : 53732
charbon : 10705
uranium : 18007 bois : 4245
Commerce extérieur (2009)
Importations électricité : 568
pétrole : 56186
gaz naturel : 35262
charbon : 23554
bois : 1105
Exportations électricité : 322
pétrole : 46863
gaz naturel : 10607
charbon : 594
Sources
IEA Energy Statistics 2012[1]

Le secteur de l'énergie au Royaume-Uni est historiquement marqué par ses mines de charbon, puis par son exploitation du pétrole et du gaz naturel off-shore en mer du Nord. L'énergie nucléaire a aussi joué un rôle significatif et est en cours de relance. Enfin, le Royaume-Uni développe depuis plusieurs années une importante politique d'incitation aux énergies renouvelables en particulier aux éoliennes.

Dans les "top ten" mondial du rapport 2012 de l'Agence internationale de l'énergie, le Royaume-Uni apparaît comme :

  • 5ème producteur mondial d'électricité à partir de gaz naturel (175 TWh - données de 2010)
  • 7ème importateur de charbon (données de 2011)
  • 9ème importateur de gaz naturel (données de 2011)
  • 10ème producteur d'électricité nucléaire (62 TWh, soit 2,2 % du total mondial - données de 2010), 9ème pour la puissance installée nucléaire (11 GW) et 8ème pour la part du nucléaire dans la production d'électricité nationale avec 16,4 %.

Les émissions de GES étaient en 2009 de 7,54 tonnes de CO2 par habitant (France : 5,52 ; Allemagne : 9,32)[1].

Sommaire

Consommation [modifier]

La centrale au charbon de Lynemouth en 2002.

En 2007, la production d'énergie se partageait entre le pétrole à 38 %, le gaz naturel à 37,7 %, le charbon à 16,7 %, l'énergie nucléaire à 5,8 % et les énergies renouvelables à 1,8 %. En 2005, la consommation d'énergie au Royaume-Uni s'élevait à 3,894 tonne d'équivalent pétrole par habitant, comparativement à une moyenne mondiale de 1,778 tep. En 2007, l'énergie totale consommée au Royaume-Uni était de 164,6 millions de tonnes d'équivalent pétrole, soit une augmentation de 11,74 % par rapport au 147,3 millions de tonnes de pétrole utilisés en 1990. En 2005, la consommation d'énergie se répartissait entre le transport à 35 %, le chauffage à 26 %, les activités industrielles à 10 %, le chauffage de l'eau à 8 %, et l'éclairage et l'électronique à 6 %.

En 2004, la production d'électricité s'élevait à 382,7 TWh, en hausse de 23,7 % par rapport au 309,4 TWh de 1990. Cette électricité est généré à partir du gaz naturel à 39,93 % (0,05 % en 1990), du charbon à 33,08 % (67,22 % en 1990), du nucléaire à 19,26 % (18,97 % en 1990), des énergies renouvelables à 3,55 % (0 % en 1990), l'hydroélectricité à 1,10 % (2,55 % en 1990), les importations à 1,96 % (3,85 % en 1990) et le pétrole à 1,12 % (6,82 % en 1990). La demande d'électricité en 2006 était d'environ 40 GW en général, et d'environ 60 GW en période de pointes.

Histoire [modifier]

Durant les années 1940 environ 90 % de la capacité de la production électrique provient du charbon, le pétrole fournissant le reste. Malgré les gisements de la mer du Nord à partir du milieu des années 1970, la transformation du pétrole en électricité est restée relativement faible. Puis l'utilisation du charbon s'est drastiquement réduite dans les années 1980 et 1990, au profit du gaz naturel. En 1990, 1,09 % du gaz consommé dans le pays est utilisé dans la production d'électricité. En 2004, le chiffre était passé à 30,25 %. En 2004, l'utilisation du charbon dans les centrales électriques a diminué de 43,6 % (50,5 millions de tonnes, représentant 82,4 % du charbon utilisé en 2004) par rapport aux niveaux de 1980.

Nucléaire [modifier]

Le Royaume-Uni a commencé à développer une capacité nucléaire dès 1956, avec la centrale nucléaire de Calder Hall/Sellafield. Le dernier réacteur construit fut celui de Sizewell B en 1995. En 1997, 26 % de l'électricité du pays était originaire de l'énergie nucléaire, ce chiffre ne sera jamais dépassé. Les deux centrales nucléaires Magnox et quatre des sept réacteurs nucléaires AGR devraient être fermé d'ici 2015. En 2004, l'énergie nucléaire produisait 19,26 % de l'électricité du pays avec 19 réacteurs nucléaires sur 9 sites. La même année British Energy a fait faillite et a été refinancée à hauteur de 3 milliards de £ par l'état, somme qui a été par la suite remboursé. En janvier 2009, British Energy a été achetée pour environ 12 milliards de £ par EDF (80 %) et Centrica (20 %).

La plupart des déchets radioactifs du Royaume-Uni sont actuellement entreposé à Sellafield.

En Octobre 2010 le gouvernement britannique a donné le feu vert pour la construction de huit nouvelles tranches nucléaires[2]. Par contre,le gouvernement écossais, avec le soutien du Parlement écossais, a déclaré qu'aucune nouvelle centrale nucléaire ne sera construite en Écosse[3],[4]. En Mars 2012, les allemands E.ON UK et RWE npower annoncent leur décision de se retirer du développement de nouvelles centrales nucléaires, introduisant un doute sur l'avenir du nucléaire au Royaume-Uni[5].

Depuis l'acquisition de British Energy en 2009, EDF Energy, la filiale britannique d'EDF possède et exploite huit des dix tranches nucléaires du Royaume-Uni ; la compagnie britannique Centrica a pris une part de 20 % dans British Energy, la filiale qui exploite ces huit récateurs. Cette compagnie projette d'agrandir deux de ses sites, Hinkley Point et Sizewell, en construisant, avec Centrica, quatre réacteurs nucléaires de la dernière génération (EPR). Le gouvernement britannique a attesté que Sizewell et Hinkley Point sont des sites adéquats pour de nouveaux réacteurs nucléaires, et le choix de la technologie EPR est en cours d'évaluation par lOffice for Nuclear Regulation et lEnvironment Agency, qui ont déclaré qu'elle est susceptible d'être acceptée[6].

La production d'électricité nucléaire a augmenté de 11 % en 2011, ce qui a contribué à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 7 % par rapport à l'année précédente[7].

Énergies renouvelables [modifier]

Éolien [modifier]

Le parc éolien de Out Newton en 2006.

En décembre 2010, la capacité installée d'énergie éolienne au Royaume-Uni était de 5 194 MW dont environ 1 400 MW offshore et 3 800 MW dans les terres, avec 3 149 turbines réparties dans 282 fermes éoliennes. A la même date, 2 283 MW de capacité étaient en cours d'installation, dont environ 1 200 MW offshore et 1 104 MW dans les terres. En septembre 2010, un pic de production éolienne a été enregistré à 1 860 MW, représentant 4,7 % de la production totale d'électricité britannique. En 2009, en moyenne 2,5 % de l'électricité du Royaume-Uni ont été générés par l'énergie éolienne. L'énergie éolienne est la deuxième source d'énergie renouvelable au Royaume-Uni après la biomasse.

Le premier parc éolien à être installé au Royaume-Uni a été celui de Delabole, en Cornouailles en 1991. Il comptait 10 turbines, et une capacité de 0,4 MW.

En 2008, ont été notamment installés les parc éoliens de Scout Moor et de Slieve Rushen. En 2009, 800 MW de capacité éolienne ont été installés dans les terres et 285 MW offshore, dont notamment le parc éolien de Whitelee, avec 140 turbines totalisant une capacité de 322 MW. En 2010, ont été notamment installés les parc éoliens de Sands Gunfleet, de Robin Rigg et de Thanet. En 2011, a été installé le Parc éolien de Walney. En 2012, sera installé le London Array.

Biomasse [modifier]

En 2004, la biomasse a fourni 129,3 GW·h, soit une augmentation de 690 % par rapport à la production de 1990. Le biomasse représente ainsi 39,4 % des énergies renouvelables du Royaume-Uni, hydroélectricité comprise.

Solaire [modifier]

En 2006, la capacité installée en énergie solaire au Royaume-Uni est de 13 MW. À titre de comparaison, la capacité de l'Allemagne est de 3,0 GW en 2006, soit 90 % de la capacité européenne.

Énergie géothermique [modifier]

Seul un système géothermique à Southampton est opérationnel au Royaume-Uni. Construit en 1987, ce système atteint une profondeur de 1 800 mètres et une température de 76 °C en fournissant 16 GW·h de chaleur.

Impact environnemental [modifier]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie au Royaume-Uni sont passées de 549,3 Mt CO2 en 1990 à 483,5 Mt CO2 en 2010, en recul de 12 % sur 20 ans, alors que celles de l'Union européenne ne baissaient que de 9,6 %. En 2009, elles se sont effondrées du fait de la crise : -9,2 %, puis ont regagné 4 % en 2010[8].

Par habitant, le Royaume-Uni émettait 7,776 tonnes de CO2 en 2010 (émissions de CO2 liées à l'énergie), soit 6,6 % de plus que la moyenne de l'Union européenne (7,29 t/hab) ; l'Allemagne émettait 9,135 tonnes/hab, la France 5,518 t/hab, les États-Unis 17,3 t/hab et la Chine 5,39 t/hab[9].

L'Agence internationale de l’énergie fournit la répartition de l'ensemble des émissions par secteur de consommation (après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation)[9] : pour le Royaume-Uni, en 2010 :

  • industrie et construction : 1,75 t CO2/hab (22,5 % des émissions totales) ; en France : 1,16 t/hab, et en Allemagne : 2,99 t/hab ;
  • transport : 1,95 t/hab (25 %), dont transport routier : 1,78 t/hab (23 %) ; en France : 1,93 t/hab, et en Allemagne : 1,88 t/hab ;
  • résidentiel (ménages) : 2,296 t/hab (29,5 %) ; en France : 1,15 t/hab, et en Allemagne : 2,384 t/hab ;
  • autres (services, agriculture) : 1,18 t/hab (15 %) ; en France : 0,986 t/hab, et en Allemagne : 1,65 t/hab.

Annexes [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. a et b (en)IEA 2012 Key World Energy Statistics
  2. (en) Telegraph, « Huit nouvelles centrales nucléaires malgré les préoccupations sur la sûreté et les déchets »], 2010. Consulté le 10 novembre 2012
  3. (en) Answers to your questions on energy in Scotland, The Scottish Government. Consulté le 10 novembre 2012
  4. (en) Official Report 17 January 2008, The Scottish Parliament. Consulté le 10 novembre 2012
  5. (en) David Maddox, « Nuclear disaster casts shadow over future of UK’s energy plans ». Consulté le 10 novembre 2012
  6. http://www.edfenergy.com/energyfuture/edf-energys-approach-why-we-choose-new-nuclear/edf-energys-nuclear-strategy L'approche d'EDF Energy : stratégie nucléaire, sur le site d'EDF Energy
  7. (en) Adam Vaughan, « UK greenhouse gas emissions down 7% in 2011 », The Guardian, 29 mars 2012 [texte intégral (page consultée le 10 novembre 2012)] 
  8. (en)CO2 Emissions from fuel combustion - Highlights, page 48, sur le site de l'AIE.
  9. a et b (en) CO2 Emissions from fuel combustion - Highlights, sur IEA, p. 105. Consulté le 22 avril 2013