Énergie au Portugal

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Énergie au Portugal
Parc éolien à São Bartolomeu dos Galegos.
Parc éolien à São Bartolomeu dos Galegos.
Bilan énergétique (2012)
Offre d'énergie primaire (TPES) 21,4 M tep
(895,7 PJ)
par agent énergétique pétrole : 43,1 %
gaz naturel : 18,4 %
charbon : 13,7 %
électricité : 10,7 %
Énergies renouvelables 7,5 %
Consommation totale (TFC) 15,2 M tep
(636,1 PJ)
par habitant 2,02 tep/hab
par secteur ménages : 17,9 %
industrie : 31,2 %
transports : 36,2 %
services : 11,9 %
agriculture : 2,1 %
pêche : 0,6 %
Électricité (2012)
Production 46,61 TWh
par filière thermique : 55,7 %
éoliennes : 22 %
hydro : 14,3 %
biomasse/déchets : 6,9 %
autres : 1,2 %
Commerce extérieur (2012)
Importations électricité : 10766 GWh
pétrole : 11744 ktep
gaz naturel : 3921 ktep
charbon : 3117 ktep
Exportations électricité : 2871 GWh
charbon : 85 ktep
Sources
AIE[1]

Le secteur de l'énergie au Portugal est marqué par un fort déficit des échanges énergétiques, le Portugal important actuellement la totalité des combustibles fossiles consommés dans le pays, soit 75,2 % des besoins d'énergie primaire du pays.

Le développement des énergies renouvelables a amélioré la situation dans le secteur électrique (44,3 % en 2012), mais n'a qu'un impact limité sur le bilan énergétique global (21,6 % de la consommation d'énergie primaire en 2012, dont 14,2 % pour la biomasse et les déchets, 3,5 % pour l'éolien et 2,3 % pour l'hydroélectricité) ; cette part est cependant très supérieure à la moyenne de l'Union européenne (11 % en 2012).

La consommation d'énergie primaire par habitant au Portugal ne dépasse que de 6 % la moyenne mondiale et est inférieure de 38 % à celle de l'Union européenne.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie par habitant au Portugal sont inférieures de 4 % à la moyenne mondiale et de 37 % à celle de l'Union européenne.

Production[modifier | modifier le code]

La production nationale est presque exclusivement composée d'énergies renouvelables (21,6 % des besoins d'énergie primaire du pays en 2012)[1], dont :

  • biomasse et déchets : 3029 ktep (14,2 %)
  • hydroélectricité : 483 ktep (2,3 %), en forte baisse : 992 ktep en 2011
  • autres (éolien, solaire,etc) : 1118 ktep (5,2 %), dont éolien 3,5 %.

La biomasse et les déchets assurent 13,8 % des besoins d'énergie finale, ainsi que 6,9 % de la production d'électricité en 2012[1].

Le chapitre « secteur électrique » donne plus de détails sur les productions électriques.

Importations[modifier | modifier le code]

Le Portugal importe 85,3 % de ses besoins d'énergie primaire en 2012[1].

Pétrole[modifier | modifier le code]

Le pétrole est la principale ressource énergétique utilisée au Portugal : 43,1 % de l'énergie primaire consommée en 2012[1]. Il est importé à 100 %.

La production de pétrole du Portugal est modeste : 5 250 barils/jour en 2012 (après un pic à 6 960 barils/jour en 2008), soit 2 % des besoins ; la consommation baisse rapidement : 234 000 barils/jour en 2012 après un pic à 343 000 barils/jour en 2002[2].

Galp Energia (Petróleos e Gás de Portugal, SGPS, S.A)[3] est la principale entreprise portugaise du secteur pétrolier et gazier, créée le 22 avril 1999 dans le cadre de la restructuration du secteur énergétique portugais. Elle mène des activités d'exploration au Brésil, en Angola et au Mozambique, y produit 24400 barils/jour ; ses réserves atteignent 783 Mbarils. Elle est le seul raffineur au Portugal (330 kbaril/jour). Elle exploite 1486 stations-service, dont 1367 au Portugal. Elle importe le gaz naturel (contrats de fourniture de six milliards de m³3 de gaz naturel par an d'Algérie et du Nigeria) et le vend à 1,3 millions de clients en Espagne et au Portugal. Elle a 175 MW de centrales électriques (cogénération et éoliennes).

Gaz[modifier | modifier le code]

Le gaz naturel est la deuxième source d'énergie primaire utilisée au Portugal : 3 932 ktep en 2012, soit 18,4 % de la consommation totale d'énergie primaire[1].

Le Portugal a commencé en 2012 pour la première fois à produire du gaz naturel : 173 milliards de m³ ; la consommation, apparue en 1997, a progressé rapidement jusqu'à 182,6 Mds m³ en 2011, puis a fléchi en 2012 à 163,3 Mds m³ ; les importations par contre ont continué à croître à 183,1 Mds m³[2].

Les ventes de gaz ont démarré en 1997 et ont bondi en deux ans de 68 à 2 137 millions de m³ ; elles ont culminé à 4 617 en 2008, puis ont décliné du fait de la crise économique à 4 138 Mm³ en 2011 et 3 585 Mm³ en 2012[4].

Le Portugal est approvisionné en gaz naturel :

  • depuis l'Algérie par le gazoduc Maghreb–Europe qui relie le gisement d'Hassi R'Mel à Cordoue en Espagne ; de là, le gazoduc d'Estrémadure alimente le Portugal.
  • par le terminal méthanier de Sines, mis en service en 2004 par REN Atlantico, dont la capacité de regazéification est de 8 milliards de m3 par an[5]. En juillet 2012, sa capacité de stockage a été portée à 390000 m³ et sa capacité d'émission de gaz à 1350000 m³/heure[6]

Les infrastructures de transport et de stockage de gaz sont gérées par Redes Energéticas Nacionais[7] qui exploite également le réseau de transport d'électricité.

Les centrales électriques de Tapada do Outeiro et TER (Termoeléctrica do Ribatejo) fonctionne à partir de gaz naturel.

Charbon[modifier | modifier le code]

La production de charbon au Portugal a cessé en 1995 après avoir atteint un pic à 310 000 tonnes en 1990 ; le Portugal a consommé 4,55 millions de tonnes en 2012 ; après avoir atteint un pic à 6,73 Mt en 2000, la consommation de charbon a décru jusqu'à 2,98 Mt en 2010, puis s'est redressée comme dans toute l'Europe à cause du bas prix du charbon américain, conséquence du boom du gaz de schiste aux États-Unis ; tout le charbon consommé est importé : les importations ont atteint 3,97 Mt en 2012[2].

Le charbon est presque uniquement utilisé pour la production d'électricité ; la centrale thermique charbon de Sines, sur le port de Sines par où arrivent la plupart des importations du Portugal, a été rénovée en 2006-2007 afin de réduire ses émissions d'oxydes d'azote[8].

La centrale à charbon Central Tejo a alimenté Lisbonne de 1909 à 1972, mais en 1944, une nouvelle loi (nº2002 – Loi de l’Électrification Nationale) donna une priorité absolue à la production d’énergie hydroélectrique ; cette loi relégua la « Central Tejo » au second plan en raison de la construction de la première grande centrale hydroélectrique: le barrage du « Castelo do Bode », qui commença à produire en 1951 et, progressivement, la « Central Tejo » devint une centrale de réserve. Elle a été transformée en musée.

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

La consommation totale d'énergies primaires locales et importées atteignait 21 394 ktep en 2012[1] (en baisse de 6,3 %), répartis comme suit :

  • pétrole (net des exportations de produits pétroliers et des soutes) : 9 216 ktep (43,1 %)
  • gaz naturel : 3 932 ktep (18,4 %)
  • charbon : 2 210 ktep (13,7 %)

total combustibles fossiles : 16 083 (75,2 %)

  • hydroélectricité : 483 ktep (2,3 %)
  • éolien, solaire, géothermie, etc : 1 118 ktep (5,2 %)
  • biomasse et déchets : 3 029 ktep (14,2 %)
  • électricité (importation nette) : 679 ktep (3,2 %)

Les combustibles fossiles sont encore largement prédominants, en particulier le pétrole, malgré le développement des énergies renouvelables :

Part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie primaire du Portugal[9]
ktep 1990 1995 2000 2005 2008 2009 2010 2011 2012
Énergies renouvelables (ktep) 3 278 3 319 3 759 3 475 4 329 4 786 5 459 5 125 4 393
% de la consommation d'énergie primaire 18,5 % 16,1 % 15,0 % 12,7 % 17,2 % 19,3 % 22,5 % 21,7 % 19,8 %

Cette part est très fluctuante, selon les variations climatiques (pluies, vents), mais sa progression tendancielle est très visible ; elle est très supérieure à la moyenne de l'Union européenne (11 % en 2012). Par ailleurs, les conventions adoptées par l'AIE et Eurostat pour le calcul des énergies primaires minorent fortement la part des énergies renouvelables électriques (hydroélectricité, éolien et solaire) ; avec les conventions adoptées par l'EIA, la part des énergies renouvelables ne serait plus de 19,8 %, mais de 30 % environ.

La consommation d'énergie primaire par habitant au Portugal était en 2012 de 2,02 tep/hab, à peine supérieure à la moyenne mondiale : 1,90 tep/hab et très inférieure à celles de l'Espagne : 2,71 tep/hab, de la France : 3,86 tep/hab et de l'Allemagne : 3,82 tep/hab[10], ainsi qu'à celle de l'Union européenne : 3,24 tep/hab[11].

Énergie finale consommée[modifier | modifier le code]

Après raffinage du pétrole brut et transformation en électricité et en chaleur de la quasi-totalité des ressources en charbon, de 54 % de celles de gaz naturel et de 5 % de celles de pétrole et produits pétroliers importés, voici la répartition de la consommation d'énergie finale[1] :

  • produits pétroliers : 8 210 ktep (49,7 %)
  • gaz naturel : 1 614 ktep (9,8 %)
  • biomasse et déchets : 2 273 ktep (13,8 %)
  • électricité : 3 977 ktep (24,1 %)
  • chaleur : 345 ktep (2,1 %)

Cette consommation se répartit par secteur de la façon suivante[1] :

  • industrie : 4 737 ktep (28,7 %)
  • transport : 5 495 ktep (33,3 %)
  • ménages : 2 713 ktep (16,4 %)
  • tertiaire : 1 814 ktep (11,0 %)
  • agriculture : 320 ktep (1,9 %)
  • pêche : 92 ktep (0,6 %)
  • usages non-énergétiques (chimie, etc) : 1 316 ktep (8,0 %)

Secteur électrique[modifier | modifier le code]

Le gouvernement portugais s'est donné au milieu des années 2000 pour objectif en 2010 que 45 % de l'électricité produite soit obtenue à partir de sources renouvelables[12]. La stratégie énergétique nationale adoptée le 15 avril 2010 confirme cette valeur et vise 60 % en 2020[13]. Au 1er trimestre 2013, le Portugal a atteint 70% d'électricité d'origine renouvelable, grâce à des conditions météorologiques exceptionnellement favorables : l'hydroélectricité a atteint 37 % et l'éolien 27 %[14] ; sur l'ensemble de l'année 2013, la proportion des énergies renouvelables a été de 61,7 % (hydro : 30,6 % ; éolien : 24,6 % ; biomasse : 5,6 % ; solaire : 0,9 %) : l'objectif 2020 est atteint avec six ans d'avance, mais avec des conditions météo très favorables[15].

Production[modifier | modifier le code]

La production nette d'électricité du Portugal a légèrement fléchi en 2012 à 49,9 TWh contre 51,9 TWh en 2011 ; la puissance installée atteignait 18,92 GW en 2010[2].

La production d'électricité atteignait 46 614 GWh en 2012[1] (en baisse de 11,1 % par rapport à 2011), répartis en :

  • gaz naturel : 10 670 GWh (22,9 %)
  • pétrole : 2 190 GWh (4,7 %)
  • charbon :13 087 GWh (28,1 %)

total combustibles fossiles : 25 947 GWh (55,7 %)

  • hydroélectricité : 6 660 GWh (14,3 %)
  • biomasse : 2 705 GWh (5,8 %)
  • déchets : 499 GWh (1,1 %)
  • éolien : 10 259 GWh (22,0 %)
  • solaire : 393 GWh (0,8 %)
  • géothermie : 146 GWh (0,3 %)
  • autres (énergies marines) : 5 GWh (0,01 %)

Les énergies renouvelables fournissent donc 44,3 % de l'électricité du Portugal, pourcentage parmi les plus élevés en Europe ; cette part varie fortement d'une année à l'autre en fonction du climat (pluies, vents) : selon Eurostat, il était de 40,7 % en 2010, de 45,9 % en 2011 et 47,6 % en 2012 au Portugal alors que la moyenne européenne était de 23,5 % en 2012 ; le Portugal était au 6e rang derrière l'Islande, la Norvège, la Suède, la Suisse et l'Autriche[16]

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]

Barrage d'Alqueva vu d'avion.

Les centrales hydroélectriques portugaises ont fourni 6 660 GWh en 2012, soit 14,3 % de la production électrique totale du pays ; en 2011, elles avaient produit 12 115 GWh, soit 23,1 % du total[1] ; cette chute de 45 % illustre bien la grande sensibilité de cette source d'énergie aux variations climatiques.

Le barrage d'Alqueva, dans l'Alentejo (servant à l'irrigation des champs et à produire de l'énergie hydroélectrique) a créé le plus grand lac artificiel d'Europe de l'Ouest et ce fut un des plus grands investissements du pays ; sa centrale, inaugurée en 2004, a une puissance de 240 MW.

L'aménagement hydroélectrique du Douro (Saltos do Douro en portugais), sur la frontière avec l'Espagne, compte 6 centrales avec une puissance installée totale de 3 161 MW. La plus importante est celle du barrage d'Aldeadávila, construit de 1956 à 1963 sur le fleuve Douro à la frontière espagnole, avait initialement une puissance installée de 718 MW, puis en 1987 une centrale de pompage-turbinage de 422 MW lui a été ajoutée. c'est la centrale la plus puissante d'Espagne et du Portugal.

Éoliennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne au Portugal.

Solaire[modifier | modifier le code]

En 2007, une des plus grandes centrales solaires photovoltaïques du monde[17] a été inaugurée, elle est située à Brinches, municipalité de Serpa. Mais, la plus grande centrale solaire photovoltaïque est située dans le village d'Amareleja[18], commune de Moura, elle est complètement achevée depuis 2010 et a une puissance crête de 62 mégawatts.

Géothermie[modifier | modifier le code]

Le Portugal utilise l'énergie géothermique sur l'île de São Miguel aux Açores où les deux centrales géothermiques de Ribeira Grande (13 MWe) et Pico Vermelho (3 MWe) produisaient 25 % de l'électricité de l'île en 2003. Le potentiel géothermique des Açores est évalué à 235 MW dont 173 MW sur São Miguel et 25 MW sur Terceira[19].

La construction d'une nouvelle centrale devrait commencer prochainement sur l'île de Terceira, où trois puits doté d'une capacité de production ont été creusés ; la centrale, d'un coût estimé de 10 à 12 M€, en plus des 28 M€ déjà dépensés depuis 2000 en études et exploration, devrait produire au moins 3 MW et sa construction devrait prendre 18 à 24 mois[20].

Les eaux chaudes sont aussi utilisées pour des piscines thermales.

Énergies marines[modifier | modifier le code]

La première exploration commerciale du monde de l'énergie des vagues est entrée en fonctionnement en septembre 2008, à 5 kilomètres au bord d'Aguçadoura, commune de Póvoa de Varzim[21]. Le pays compte aussi de nombreux parcs éoliens, dont le plus grand parc éolien européen depuis 2008[22].

Opérateurs[modifier | modifier le code]

L'opérateur historique de la production et de la distribution d'électricité est Energias de Portugal (EDP)[23]. EDP opère dans de nombreux domaines et pays, en particulier :

  • production d'électricité au régime ordinaire (centrales thermiques et hydroélectriques classiques) : 13 809 MW installés dans la péninsule ibérique ; production : 27 997 GWh en 2012. Au Portugal : 9 603 MW, dont 5 273 MW de centrales hydroélectriques et 4 330 MW de centrales thermiques. En Espagne : 3 740 MW, 10 164 GWh en 2012.
  • production d'électricité au régime spécial : 324 MW au Portugal (cogénération : 42 %, mini-hydro : 48 %, biomasse : 10 %) et 615 MW d'éoliennes ; en Espagne : 142 MW, 817 GWh, plus 2310 MW d'éoliennes.
  • production électrique hors péninsule ibérique : 3 637 MW aux États-Unis (éolien) ; 2 058 MW au Brésil, dont 1 794 MW hydroélectriques, 180 MW thermiques et 84 MW d'éoliennes ; 314 MW en France (éolien) ; 57 MW en Belgique (éolien).
  • distribution : 44 655 GWh distribués en 2012 au Portugal (223 734 km de lignes, 6,095 millions de clients) ; 9 294 GWh en Espagne (22 986 km de lignes, 658 600 clients) ; 24 923 GWh au Brésil (2,9 millions de clients).
  • fourniture d'électricité au tarif réglementé : au Portugal : 5 millions de clients, 19,8 TWh ; en Espagne : 709 GWh.
  • fourniture d'électricité au prix de marché : au Portugal : 9,8 TWh ; ; en Espagne : 19,5 TWh.
  • fourniture de gaz naturel : EDP Gás (filiale à 72 %) distribue le gaz sur une concession couvrant 25 % de la population (districts de Porto, Braga et Viana do Castelo).

Transport et distribution[modifier | modifier le code]

Le réseau de transport est géré par Redes Energéticas Nacionais (REN)[7] ; il comprend 8 534 km de lignes de très haute tension (THT)[24] :

  • les lignes THT 400 kV vont du nord au sud près de la côte depuis la centrale de Alto Lindoso au nord jusqu'à l'Algarve, et de l'ouest à l'est, où elles s'interconnectent avec le réseau espagnol ;
  • les lignes THT 220 kV relient Lisbonne à Porto, en diagonale Miranda do Douro et Coimbra, le long du fleuve Douro et dans la province de Beira Alta ;
  • les lignes HT 150 kV.

La carte du réseau peut être consultée sur le site internet de REN[25], ainsi que la courbe de charge journalière du réseau portugais[26].

Échanges internationaux[modifier | modifier le code]

Le Portugal échange des quantités importantes et croissantes d'électricité avec l'Espagne[27] :

Echanges physiques internationaux d'électricité Portugal-Espagne
GWh 2010 2011 2012
Exportations 3 189 3 930 2 871
Importations 5 823 6 744 10 768
Soldes importateurs 2 634 2 814 7 897

Ces échanges s'effectuent via 10 lignes, dont 4 en 400 kV (Cartelle-Lindoso, Aldeadávila-Lagoaça, Cedillo-Falagueira et Brovales-Alqueva), par lesquelles a transité la plus grande part des échanges, 3 en 220 kV, et 3 lignes peu actives en 132 kV, 66 kV et 15 kV.

Deux nouvelles lignes d'interconnexion sont en cours de construction : en Andalousie (axe sud), dont la mise en service est prévue au cours de 2013, et en Galice[28].

Bourse de l'électricité[modifier | modifier le code]

À la suite de la libéralisation du marché électrique réalisée de 2007 à 2010, un système d'échange de contrats de fourniture d'électricité a été mis en place au niveau de la péninsule Ibérique : l'énergie échangée sur ce marché a atteint 3349 GWh en 2012, soit 7 % de l'électricité consommée dans la péninsule. Les prix moyens au jour le jour ont été de 49,2 €/MWh au Portugal en 2012 (France : 47 €/MWh)[29].

Consommation[modifier | modifier le code]

La consommation finale d'électricité du Portugal a atteint 46 241 GWh en 2012 (en baisse de 4,4 % par rapport aux 48 364 GWh de 2011)[1], répartis en :

  • industrie : 15 932 GWh (34,5 % ; 35,1 % en 2011)
  • transport : 401 GWh (0,9 %)
  • ménages : 12 898 GWh (27,9 % ; 28,4 % en 2011)
  • tertiaire : 16 007 GWh (34,6 % ; 33,6 % en 2011)
  • agriculture : 921 GWh (2,0 %)
  • pêche : 82 GWh (0,2 %)

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie au Portugal atteignaient 45,89 Mt de CO2 en 2012, soit 4,34 tonnes de CO2 par habitant, légèrement inférieures à la moyenne mondiale : 4,51 t/hab, et largement inférieures à celles de l'Espagne : 5 77 t/hab, de la France : 5,10 t/hab et de l'Allemagne : 9,22 t/hab[10], ainsi qu'à celle de l'Union européenne : 6,91 t/hab[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en)Portugal : Balances for 2012, site AIE, 25 octobre 2014.
  2. a, b, c et d (en)Portugal - Overview, sur le site de l'EIA consulté le 4 novembre 2013.
  3. (en)Galp Energia, site officiel consulté le 3 novembre 2013.
  4. (en)The market in Portugal, sur le site de Galp Energia consulté le 3 novembre 2013.
  5. (en)LNG Map, site de Gas Infrastructure Europe consulté le 3 novembre 2013.
  6. (en)Transport's Value chain, storage and regasification -Investment, site de REN consulté le 3 novembre 2013.
  7. a et b (en)REN - the network of all networks, site de REN consulté le 3 novembre 2013.
  8. MODERNISATION DE LA CENTRALE THERMIQUE DE SINES, site de TPF Planege consulté le 4 novembre 2013.
  9. Consommation brute d'énergie intérieure, par type de combustible, site d'Eurostat consulté le 26 octobre 2014.
  10. a et b (en) [PDF] Agence internationale de l’énergie (AIE - en anglais : International Energy Agency - IEA) Key World Energy Statistics 2014, octobre 2014 (voir p.48 à 57)
  11. a et b (en)European Union-28 : Indicators for 2012, site AIE, 25 octobre 2014.
  12. La plus grande centrale solaire du monde est désormais portugaise
  13. Les énergies renouvelables plébiscitées au Portugal
  14. Le Portugal atteint 70% d'électricité d'origine renouvelable, site de Techniques de l'Ingénieur consulté le 30 mars 204.
  15. Monthly Statistics - SEN, site REN consulté le 30 mars 2014.
  16. Électricité provenant de sources d´énergies renouvelables - données annuelles, site Eurostat consulté le 26 octobre 2014.
  17. Ancienne plus grande centrale solaire au monde, Visitée le 24 mars 2009.
  18. La plus grande centrale solaire du Monde, Visitée le 24 mars 2009.
  19. (pt) Geotérmica - Actualidade, site Portal das Energias Renováveis consulté le 3 novembre 2013.
  20. (pt)26-09-2013 - Central geotérmica da Terceira deve arrancar em março, site Portal das Energias Renováveis consulté le 3 novembre 2013.
  21. (pt) Production électrique grâce aux vagues de la mer, Visitée le 24 mars 2009
  22. EDF-EN ouvre le plus grand parc éolien européen au Portugal, Consultée le 24 mars 2009.
  23. (en)site officiel EDP consulté le 4 novembre 2013.
  24. (en)Transmission's Grid Value Chain - Operation, sur le site de REN consulté le 3 novembre 2013.
  25. (pt)Rede Nacional de Transporte de Electricidade 2012, sur le site de REN consulté le 3 novembre 2013.
  26. (pt)Estatística Diária - SEN , sur le site de REN consulté le 3 novembre 2013.
  27. (es)REE, Rapport annuel 2012 de Red Electrica de Espana, Red Electrica de España (lire en ligne), p. 82
  28. (es)Planificación y desarrollo de la red, sur le site de REE consulté le 26 août 2013.
  29. (en)Electricity Market Annual Report 2008-2012, site REN consulté le 3 novembre 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]