Émilie de Rodat

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Émilie de Rodat
Sainte
Naissance 1787
Druelle
Décès 1852  (à 65 ans)
Villefranche-de-Rouergue
Nationalité Française
Vénéré à Villefranche-de-Rouergue
Béatification 23 avril 1950
par Pie XII
Vénéré par l'Église catholique

Sainte Émilie de Rodat (née le 6 septembre 1787 au château de Druelle, près de Rodez, Aveyron - morte le 19 septembre 1852 à Villefranche-de-Rouergue) était une religieuse française du XIXe siècle, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tour de la maison dans laquelle a été fondée par Émilie de Rodat et trois compagnes l'Institut de la Sainte-Famille, le 3 mai 1816, à Villefranche-de-Rouergue.

Émilie de Rodat, première enfant de Jean-Louis de Rodat, trésorier de France en la généralité de Montauban et d'Henriette de Pomayrols.

Après quatre essais de vie religieuse, tous soldés par un échec, elle rejoint sa grand-mère Agathe de Pomayrols à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) dans une communauté, la maison de Mme de Saint-Cyr, regroupant d'anciennes religieuses dont les couvents avaient été dissous à la Révolution.

En 1815, ayant entendu plusieurs mères de famille déplorer la disparition des écoles gratuites des Ursulines pour l'éducation de leurs filles non-instruites, Émilie ouvre une première classe d'école dans sa chambre où s'entassent bientôt quarante élèves. Elle devra émigrer plusieurs fois dans des locaux de plus en plus vastes jusqu'à ce qu'elle puisse acquérir en 1817 l'ancien couvent des Cordeliers.

Elle fonde la congrégation des religieuses de la Sainte Famille le 3 mai 1816 avec trois autres jeunes femmes : Eléonore Dutriac, Marie Boutaric, et Ursule Delbreil. La communauté s'agrandit mois après mois. Les unes se vouaient à l'instruction des filles pauvres, les autres allaient soigner les malades à domicile. À sa mort, quarante maisons avaient été fondées dans divers pays.

Son confesseur de 1805 jusqu'à 1839 est le chanoine Marty. Vicaire général, cofondateur de la Sainte-Famille, il compta beaucoup dans le parcours spirituel et humain d'Émilie de Rodat.

À partir de 1820, elle connut 32 ans de souffrances morales, décimée tour à tour par le doute, la désespérance, les tentations, ou s'estimant abandonnée de Dieu. Son amour pour les pauvres et les orphelines, l'appui de son confesseur et ses responsabilité de Mère Supérieure l'aideront à traverser tous ses tourments. Son entourage ne s'était jamais douté de cette "nuit de la foi" qu'Émilie vivait. Ce ne fut que dans les derniers mois de sa vie qu'elle recouvra la paix intérieure.

Émilie de Rodat dicta son autobiographie à son second confesseur Pierre-Marie Fabre, en 1858.

Elle meurt le 19 septembre 1852 à Villefranche-de-Rouergue, et est inhumée quatre jours plus tard dans le jardin des Cordeliers, près du petit oratoire de Notre Dame de la Salette, où des guérisons sont obtenues grâce à son intercession.

Son corps est conservé dans la crypte de la chapelle du couvent de la Sainte-Famille.

Vénération[modifier | modifier le code]

Elle est béatifiée le 9 juin 1940 et canonisée le 23 avril 1950, décrétée « Sainte » par le pape Pie XII. Elle est fêtée le 19 septembre.

La fête d'Émilie de Rodat a lieu tous les ans le troisième dimanche de septembre dans la maison de la Sainte-Famille à Villefranche-de-Rouergue. Sa tombe attire tous les jours de nombreuses personnes qui viennent prier la Sainte, ou témoigner leur reconnaissance pour des grâces obtenues.

Des rues, dans sa région natale, notamment à Rodez et à Villefranche-de-Rouergue portent son nom, ainsi qu'à Toulouse un foyer de jeunes, rue Saint-Martin-des-Prés et un ensemble scolaire comprenant une école fondée en 1869 par quatre religieuses, un collège et un lycée, avenue de Lombez. Ils dépendent toujours de la congrégation de la Sainte-Famille.

La congrégation de la Sainte-Famille[modifier | modifier le code]

La congrégation de la Sainte-Famille, de droit pontifical, siège à Villefranche-de-Rouergue et elle est présente sur tous les continents.

On compte 520 religieuses aujourd'hui à travers le monde.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Aubineau, Vie de la Vénérable Mère Émilie de Rodat, fondatrice et première supérieure générale des religieuses de la Sainte-Famille de Villefranche-De-Rouergue., Librairie générale catholique et classique, Emmanuel Vitte, Lyon, 1891, 508 p.
  • Abbé Raoul Plus s.j., Sainte Émilie de Rodat, fondatrice des Religieuses de la Sainte-Famille, de Villefranche-de-Rouerge., Toulouse, Apostolat de la Prière, 1949, 103 p.
  • Gaëtan Bernoville, Émilie de Rodat. La sainte du Rouergue. Fondatrice de la Sainte-Famille., Paris, Grasset, 1959, 382 p.
  • Jean-Louis Dega et Geneviève Rigal-Saurel : La famille et les ascendants de Sainte-Émilie de Rodat, dans « Bulletin du Cercle Généalogique du Rouergue », 3e trimestre 2004, n° 49, pages 1 à 13

Liens externes[modifier | modifier le code]