Émilie Tillion

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Émilie Tillion

Nom de naissance Cussac
Naissance
Talizat (Cantal)
Décès
Ravensbrück (Allemagne)
Genres Guides touristiques

Œuvres principales

  • Les Pays d’Europe
  • Le Pays de France

Émilie Cussac, connue sous son nom d'épouse Émilie Tillion, née le à Talizat et morte le à Ravensbrück, est un écrivain et une résistante française.

Écrivain[modifier | modifier le code]

Écrivain et critique d'art, Emilie Tillion a contribué à la rédaction, avec son mari Lucien Tillion, de plusieurs guides bleus chez Hachette. Après la mort de son mari en 1925, elle élève seule ses deux filles, Germaine et Françoise, et termine les trois gros volumes de « Pays d'Europe ».

Dans la Résistance[modifier | modifier le code]

Agent P1 et boîte aux lettres du Groupe du musée de l'Homme dès octobre 1940 (c'est elle qui effectue la liaison avec les grands écrivains et artistes du mouvement), Emilie Tillion est arrêtée avec sa fille Germaine le . Toutes deux avaient été signalées par l'abbé Robert Alesch, agent de pénétration de l'Abwehr, pour avoir trempé dans la préparation de l'évasion d'un agent britannique. Emilie Tillion est internée à la prison de la Santé, à la prison de Fresnes, puis au fort de Romainville. Elle passe par Compiègne avant d'être déportée le à Ravensbrück où elle est assassinée par le gaz, le [1], parce que son âge la rend inapte au travail forcé.

Hommage[modifier | modifier le code]

Une plaque en granit avec son portrait sculpté a été apposée sur la façade de sa maison, à l'endroit où elle fut arrêtée (actuellement le 48 avenue du Général Leclerc à Saint-Maur). L'œuvre est du grand sculpteur René Iché, dont elle était très proche et qui appartenait au même réseau de Résistance. Elle porte la mention : « À Madame Émilie Tillion écrivain d'art et archéologue arrêtée dans cette maison avec sa mère et sa fille pour son activité de patriote, déportée et délibérément assassinée par l'autorité allemande le 2 mars 1945 à Ravensbruck après 3 ans de dure captivité en sa soixante dixième année. »[2].

Un square de Saint-Maur-des-Fossés porte le nom d’Émilie Tillion. Une école de Saint-Mandé (Val-de-Marne) est baptisée Germaine et Émilie Tillion.

Émilie Tillion fait partie des écrivains morts pour la France dont le nom figure au Panthéon de Paris sous une plaque portant la mention : « Ici sont enfermés les hommages rendus le 2 juillet 1949 aux écrivains morts pour la France pendant la guerre 1939-1945 »[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. du Cantal, juillet 2011, article en ligne lu en mai 2012
  2. de Séverine Morfin sur le site « Plaques-commémoratives »
  3. Liste des personnes citées au Panthéon de Paris