Émilie Tillion
Émilie Tillion
| Nom de naissance | Cussac |
|---|---|
| Naissance | 20 février 1876 Talizat (Cantal) |
| Décès | 2 mars 1945 Ravensbrück (Allemagne) |
| Genres | Guides touristiques |
Œuvres principales
- Les Pays d’Europe
- Le Pays de France
Émilie Cussac, connue sous son nom d'épouse Émilie Tillion, née le 20 février 1876 à Talizat et morte le 2 mars 1945 à Ravensbrück, est un écrivain et une résistante française.
Sommaire |
[modifier] Écrivain
Écrivain et critique d'art, Emilie Tillion a contribué à la rédaction, avec son mari Lucien Tillion, de plusieurs guides bleus chez Hachette. Après la mort de son mari en 1925, elle élève seule ses deux filles, Germaine et Françoise, et termine les trois gros volumes de « Pays d'Europe ».
[modifier] Dans la Résistance
Agent P1 et boîte aux lettres du Groupe du musée de l'Homme dès octobre 1940 (c'est elle qui a la connexion avec les grands écrivains et artistes du réseau), elle est arrêtée avec sa fille Germaine le 13 août 1942 pour avoir organisé l'évasion de condamnés à mort. Elle est internée à la prison de la Santé, à la prison de Fresnes, puis au fort de Romainville avant d'être déportée le 30 janvier 1944 à Ravensbrück où elle est assassinée par le gaz le 2 mars 1945[1].
[modifier] Hommage
Une plaque en granit avec son portrait sculpté a été apposée sur la façade de sa maison, à l'endroit où elle fut arrêtée (actuellement le 48 avenue du Général Leclerc à Saint-Maur). L'œuvre est du grand sculpteur René Iché, dont elle était très proche et qui appartenait au même réseau de Résistance. Elle porte la mention : « À Madame Émilie Tillion écrivain d'art et archéologue arrêtée dans cette maison avec sa mère et sa fille pour son activité de patriote, déportée et délibérément assassinée par l'autorité allemande le 2 mars 1945 à Ravensbruck après 3 ans de dure captivité en sa soixante dixième année. »[2].
Un square de Saint-Maur-des-Fossés porte le nom d’Émilie Tillion. Une école de Saint-Mandé (Val-de-Marne) est baptisée Germaine et Émilie Tillion.
Émilie Tillion fait partie des écrivains morts pour la France dont le nom figure au Panthéon de Paris sous une plaque portant la mention : « Ici sont enfermés les hommages rendus le 2 juillet 1949 aux écrivains morts pour la France pendant la guerre 1939-1945 »[3].
[modifier] Références
- Écrivain français du XXe siècle
- Résistant français
- Naissance en 1876
- Naissance dans le Cantal
- Décès en 1945
- Mort en camp de concentration
- Déporté-résistant
- Mort pour la France (qualification officielle)
- Femme dans la Résistance
- Personne citée au Panthéon de Paris
- Personnalité de Saint-Maur-des-Fossés
- Personnalité du Cantal