Émile Vézin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
« Vézin de Macao », par le caricaturiste Cham.

Marie-François-Émile Vézin (également orthographié Vezin, Vesin ou Vésin), né à Monrepos (commune de Gaillac-d'Aveyron) le 8 août 1803 et mort en ce même lieu le 27 mars 1867[1], est un homme politique de la Deuxième République française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du parlementaire Jean-François Vézin, député de l'Aveyron sous l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur, Émile Vézin fit carrière dans la magistrature. Substitut puis procureur du roi à Rodez, il fut élu au conseil général de l'Aveyron en 1845.

Élu représentant de l'Aveyron à l'Assemblée nationale constituante en avril 1848, il siégea parmi la droite. Il prit part aux manœuvres compliquées des conservateurs lors du débat parlementaire sur l'abolition de l'impôt sur le sel. Avec eux, il vota contre l'abolition de la peine de mort, contre le droit au travail, pour la proposition Rateau et contre l'amnistie.
Réélu à l'Assemblée législative de 1849, Vézin joignit à nouveau sa voix à celle de la droite en se montrant favorable aux mesures réactionnaires initiées par celle-ci (loi Falloux, loi du 31 mai 1850).
Le crâne chauve ou rasé de Vézin ainsi que ses discours incompréhensibles inspirèrent un chroniqueur du Charivari, qui compara le parlementaire aveyronnais à un Chinois de Macao. Dès lors, les caricaturistes Daumier et Cham ne cessèrent de représenter « Vézin de Macao » sous les traits et l'accoutrement d'un asiatique stéréotypé[2].
Lors du Coup d'État du 2 décembre 1851, Vézin fit partie des représentants arrêtés et incarcérés à Mazas. C'est depuis ce lieu de détention, où il fut interné pendant quinze jours, qu'il refusa un poste important offert par le prince-président.

De retour en Aveyron, il se fit inscrire comme avocat au barreau de Rodez.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Date donnée par Lamathière (cf. bibliographie). Selon le Dictionnaire des parlementaires français (cf. bibliographie), il serait mort à Rodez le 7 avril 1867.
  2. Elizabeth C. Childs, Daumier and Exoticism : Satirizing the French and the Foreign, New York, Peter Lang Press, 2004, pp. 144-146.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Robert et Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français, Paris, Bourloton, 1889, vol. V (Pla-Zuy), p. 511
  • Théophile Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur, vol. 20, Paris, Dentu, 1875-1911, p. 272