Émile Lemonnier

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Le jeune Lemonnier en 1912.

Émile-René Lemonnier, né le 27 novembre 1893 à Château-Gontier en Mayenne et mort le 10 mars 1945 à Lang Son en Indochine française, est un officier français.

Plaque commémorative à Paris, avenue du Général-Lemonnier
  • 27 novembre 1893: naissance à Château-Gontier. Ses parents sont Émile Jean Lemonnier, bourrelier, et Marie Ernestine Fournier.
  • 1903 : entrée au collège de Château-Gontier (aujourd’hui lycée Victor-Hugo). Il obtient en 1904 le prix d’excellence et le premier prix dans chaque matière. Il obtient en 1910 le baccalauréat avec mention « bien ».
  • 1912 : Entre à Polytechnique.
  • 1914 : Sous-lieutenant au 25e régiment d’artillerie, il est plusieurs fois cité : « insouciant du danger », « grièvement blessé après avoir tiré sa millième torpille ». En 1918, il passe dans l’armée coloniale.
  • Juin 1920 : Chevalier de la Légion d’honneur.
  • 1925-1936 : Séjour en Afrique-Occidentale française (AOF).
  • 1937 : Quitte la France, qu’il ne reverra plus.
  • 1945 : Alors qu’il commande la 3e brigade, à Lạng Sơn, il est assassiné par les Japonais au cours de l’assaut de la citadelle[1]. « Après la reprise de Manille, le 5 février, un coup de force japonais se produit dans la nuit du 9 au 10 mars 1945. Les Japonais massacrent, après la reddition, 460 prisonniers dont le général Lemonnier et le colonel Robert, décapités, au mépris du respect des conventions de guerre dont le premier traité, sur la « protection des victimes militaires de la guerre » a été signé en 1864 à Genève »[2].
  • 13 mars 1950 : Obsèques solennelles à Château-Gontier.
  • 25 mars 1957 : à Paris, l’ancienne rue des Tuileries (1er arrondissement) ouverte vers 1877 est baptisée avenue du Général-Lemonnier.
  • Le camp Lemonnier, situé dans la ville de Djibouti, et ancien camp de la Légion étrangère, porte son nom . Ce camp a successivement servi au 5e régiment interarmes d'outre-mer (RIAOM), aux forces terrestres djiboutiennes, et abrite actuellement une base de la marine américaine ainsi que le siège de la force combinée américaine qui prend part à la lutte contre la piraterie autour de la Corne de l'Afrique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir ce site et celui-là.
  2. Extrait de la proposition de loi pour une journée nationale du souvenir en hommage aux Français morts pour la France en Indochine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  •  (fr) Georges Fleury, Mourir à Lang Son, Grasset, 1985