Émile Goudeau

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Émile Goudeau

Émile Goudeau (né le à Périgueux (Dordogne), mort le à Paris) est un journaliste, romancier et poète français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Germain Goudeau (1814-1858), architecte à Périgueux, et frère de Léo Goudeau[1] (compositeur sous le nom de Léo Montancey), parent de Léon Bloy, Émile Goudeau, après des études au séminaire, est surveillant dans différents lycées avant d'entrer comme employé au ministère des Finances, ce qui lui laissa le loisir de se consacrer avant tout à la poésie.

« Émile Goudeau, écrit Maurice Donnay, était périgourdin : il avait le teint très brun, les cheveux et la barbe fort noirs ; un strabisme accentué lui donnait l'air féroce ; mais c'était un tout à fait brave homme, et il avait beaucoup de talent, un talent original et savoureux comme le vin. [...] Émile Goudeau avait du génie ; seulement comme celle du duc Soulografiesky, sa soif était de Danaïde ; ceci noya cela. Quoi qu'il en soit, Émile Goudeau présidait avec bonhommie et autorité les réunions des Hydropathes. »

Le 11 octobre 1878, il fonde le Cercle des Hydropathes. On boit énormément dans la bohème d'alors, particulièrement la "fée verte", l'absinthe verte, qui fait des ravages. Goudeau paye ses collaborateurs en boisson, et ce salaire a été fatal au plus doué d'entre eux, Jules Jouy. Les Hydropathes commencent par se réunir rive gauche, mais lorsque Rodolphe Salis ouvre le cabaret du Chat noir en 1881, au pied de la butte Montmartre[2], il persuade Goudeau de les transférer dans son établissement. Le nom du cercle vient de la valse Des hydropathes (Die Hydropathen, waltz[3]), créée par le musicien hongrois-allemand Joseph Gungl[4].

Émile Goudeau s'est fait connaître pour ses mystifications, tel son propre enterrement confié à la maison Borniol dans Le Chat noir transformé en chapelle ardente.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Caricature d'Émile Goudeau
  • 1878 : Fleurs du bitume
  • 1884 : Poèmes ironiques
  • 1884 : La Revanche des bêtes
  • 1885 : La Vache enragée (roman)
  • 1886 : Voyages et découvertes du célèbre A'Kempis à travers les États-Unis de Paris, (fantaisie), dessins de Henri Rivière
  • 1887 : Les Billets bleus (nouvelles)
  • 1887 : Le Froc (roman)
  • 1888 : Dix ans de bohème (mémoires), La Librairie illustrée, Paris, 1888 ; réédition Champ Vallon, Paris, 2000
  • 1889 : Corruptrice (roman)
  • 1892 Paysages Parisiens (choix de textes extraits majoritairement de Fleurs de bitume et des Poèmes ironiques) éditeur Beraldi ; dessins de Jouas gravés médiocrement par Henri Paillard
  • 1893 : Paris qui consomme (fantaisie)
  • 1896 : Chansons de Paris et d'ailleurs
  • 1897 : Poèmes parisiens
  • 1900 : La Graine humaine (roman)

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une place porte le nom d'Émile Goudeau dans le 18e arrondissement de Paris, sur la butte Montmartre juste en dessous de la place du Tertre.
  • Une place porte le nom d'Emile Goudeau à Périgueux entre le musée d'art et d'archéologie de Périgueux et la cathédrale Saint-Front (modèle de l'architecte Abadie pour le Sacré-cœur). Elle a été inaugurée en 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir Joseph Bollery, Léon Bloy. Paris Albin Michel, 1947. Tome 1, p.35
  2. au 68 boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement de Paris
  3. Opus 149.
  4. Émile Goudeau, Dix ans de bohème, La Librairie illustrée, Paris, 1888 ; réédition Champ Vallon, Paris, 2000

Lien externe[modifier | modifier le code]

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