Élisabeth d'Autriche (1554-1592)

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Élisabeth d'Autriche

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Élisabeth d'Autriche
Portrait par François Clouet (1571).

Titre

Reine de France


(&&&&&&&&&&&012813 ans, 6 mois et 4 jours)

Prédécesseur Marie Stuart
Successeur Louise de Lorraine-Vaudémont
Biographie
Titulature Archiduchesse d'Autriche
Dynastie Maison de Habsbourg
Naissance
Vienne (Autriche)
Décès (à 37 ans)
Vienne (Autriche)
Père Maximilien II du Saint-Empire
Mère Marie d'Autriche
Conjoint Charles IX de France
Enfants Marie-Élisabeth de France
Description de cette image, également commentée ci-après

Reines de France

Élisabeth d'Autriche (, Vienne - , Vienne) est une reine de France. Elle est la fille de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Reine de France[modifier | modifier le code]

Charles IX et Élisabeth d'Autriche, roi et reine de France (vers 1572). Miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis.

Le , âgée de 16 ans, elle épouse le roi de France Charles IX, à Mézières ; elle est sacrée à Saint-Denis comme il sied aux reines de France, le . Son entrée à Paris, le 29 mars, est grandiose, masquant sans doute la future vie discrète qu'elle passera en France.

Son époux Charles IX, 20 ans, homme psychologiquement fragile, conserve cependant la liaison qu'il entretenait avant son mariage avec Marie Touchet (dont il aura un fils Charles de Valois-Auvergne, duc d'Angoulême en 1573).

Elle donne à son mari une fille, Marie-Élisabeth (1572-1578), mais pas de fils. Cette fille mourra et Élizabeth écrit cette Complainte

Élisabeth ne reste que trois ans à la Cour, mais elle y laisse de bons souvenirs, par sa douceur, sa beauté et sa bonté. Très réservée, elle parle comme la plupart des membres de la Maison de Habsbourg l'allemand, l'espagnol, le latin et l'italien, mais pas le français. Ainsi ne peut-elle communiquer que grâce à une de ses dames qui lui sert de traductrice, la comtesse d'Arenberg. Ses vertus sont édifiantes : le célèbre Brantôme en fait l'éloge. Il qualifie Élisabeth d'une des meilleures, des plus douces, des plus sages et des plus vertueuses Reines qui régnât depuis le règne de tous les Rois.

Néanmoins, elle reste une des reines les moins connues de la Renaissance. Se liant d'amitié avec sa belle-sœur, la reine de Navarre Marguerite de France, elle trouve en celle-ci une confidente. Elles correspondront même après le retour d'Élisabeth dans son pays natal (1576). Lorsque cette dernière apprend que Marguerite se trouve sans revenus, elle lui céde généreusement la moitié de son douaire.

Profondément marqué par la tragédie de la saint Barthélemy, Charles IX voit sa santé s'altérer rapidement avant de mourir prématurément en 1574.

Reine douairière[modifier | modifier le code]

Veuve à 19 ans, Élisabeth n'a plus de rôle à jouer en France et ce d'autant plus qu'elle se trouve en face de son impérieuse belle-mère Catherine de Médicis. Son père souhaite alors la marier au nouveau roi, Henri III, mais celui-ci rejette cette avance.

En 1576, suite à la mort de Louis de Requesens, le cardinal de Granvelle recommande très fortement à Philippe II de la nommer régente et gouvernante des Pays-Bas. Le roi préfère envoyer son demi-frère Don Juan d'Autriche. Elle retourne donc en Autriche, ne pouvant emmener sa fille qui est princesse de France. L'enfant meurt deux ans plus tard à l'âge de 6 ans.

Un autre projet de mariage encore plus brillant s'offrira alors en la personne de Philippe II d'Espagne, son oncle maternel, veuf de sa sœur Anne en 1580.

Élisabeth rejette également cette offre : Les Reines de France ne se remarient point, comme l'avait naguère dit Blanche de Navarre.

Élisabeth fonde un couvent de clarisses près duquel elle s'installera, à Vienne. Elle s'y éteint en 1592, à l'âge de 37 ans, dans la plus grande dévotion.

Décès[modifier | modifier le code]

De cette mort, Brantôme dira : « lorsqu’elle mourut, […] l’Impératrice [sa mère] […] dit : El mejor de nosotros ha muerto. (Le meilleur d'entre nous est mort) ». Pierre de L'Estoile remarquera qu'Élisabeth fut fort aimée et regrettée des Français.

Jean Antoine de Baïf lui avait dédié son Antigone (1573):

O Reine, quand le ciel vous mena dans la France,
Comme un astre bénin répandant tout bonheur,
Paix vous accompagnait, et l'ancien honneur
Revint à la vertu par si bonne alliance.
Les Muses, qui gisaient sous l'obscure oubliance, (5)
Se montrèrent au jour, en nouvelle vigueur […].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Précédé par Élisabeth d'Autriche (1554-1592) Suivi par
Marie Stuart
CoA of Elizabeth of Austria (queen of France).png
Reine de France
1571-1574
Louise de Lorraine-Vaudémont