Élisabeth Le Michaud d'Arçon de Vaudey

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Élisabeth Le Michaud d'Arçon de Vaudey

Naissance 27 octobre 1773
Besançon (Drapeau du Royaume de France Royaume de France)
Décès 14 avril 1863 (à 89 ans)
Paris (Flag of France.svg Empire français)
Nationalité Française
Pays de résidence France

Compléments

Maîtresse de Napoléon Ier

Élisabeth le Michaud d'Arçon de Vaudey, née à Besançon[1] le 27 octobre 1773 et morte à Paris, rue des Martyrs[2], le 14 avril 1863, est célèbre pour avoir été la maîtresse de Napoléon[3]. Leur liaison a été la cause d'une violente scène de ménage entre l'Empereur et sa femme Joséphine peu de temps avant leur couronnement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lettre dans laquelle Napoléon accepte la démission de Mlle de Vaudey.

Élisabeth de Vaudey, fille du général Jean Le Michaud d'Arçon, est issue d'une famille de petite noblesse. Mariée à l'âge de 16 ans à M. Barberot de Vellexon de Vaudey, lequel émigre un an après cette union. En 1804, elle devint dame du palais de l'Impératrice[4]. Elle est décrite par ses contemporains comme « une très jolie personne, spirituelle, musicienne, voix sympathique, très instruite, mais aussi très intrigante »[5].

Par un autre, elle est « charmante, toute grâce, toute douceur, avec joli visage, de très belles dents, d'admirables cheveux blonds, un nez aquilin un peu long, mais busqué et plein de caractère, une main à remarquer, un très petit pied »[5].

Elle est choisie pour être demoiselle d'honneur de l'impératrice Joséphine. Elle est remarquée par l'Empereur lors d'un voyage de celui-ci à Aix-la-Chapelle. Élisabeth de Vaudey perdit officiellement ses fonctions de dame du palais le 29 octobre 1804.

Pour se venger, Élisabeth Le Michaud d'Arcon de Vaudey écrivit ses Mémoires sous le titre « Souvenirs du Directoire et de l'Empire de Madame la baronne de V*** », qui furent publiés en 1848 à compte d'auteur, dans lesquels elle dit avoir voulu assassiner l'Empereur lors de son retour de l'île d'Elbe[4].

Elle mourut à l'Asile de la Providence dans la plus complète indigence.

Interprétations dans les œuvres fictives[modifier | modifier le code]

Dans le film Napoléon d'Abel Gance (1927), le personnage de « Madame Élisabeth » est interprété par Georgette Sorelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thiébaud et Tissot-Robbe 2006, p. 39
  2. L'Asile de la Providence, no 77, rue des Martyrs.
  3. Thiébaud et Tissot-Robbe 2006, p. 165
  4. a et b Jean-Marie Thiébaud, Thierry Choffat et Gérard Tissot-Robe, Les Comtois de Napoléon : Cent destins au service de l'Empire, Cabédita,‎ 2006 (lire en ligne), p. 194
  5. a et b Thiébaud et Tissot-Robbe 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Marie-Jeanne Avrillion, Mémoires de Mademoiselle Avrillion, Première femme de chambre de l'impératrice, sur la vie privée de Joséphine : Sa famille et sa cour, Paris, Garnier Frères,‎ 1896
  • Frédéric Masson, Napoléon et les Femmes, Paris, Paul Ollendorff,‎ 1894, 4e éd.
  • Claire Élisabeth de Rémusat, Mémoires, 1802-1808, vol. 3, t. 2, Paris, Calmann-Levy,‎ 1879-1880, p. 44-47
  • Jean-Marie Thiébaud et Gérard Tissot-Robbe, Élisabeth Le Michaud d'Arçon, maîtresse de Napoléon, Cabédita,‎ 2006 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Madame de Vaudey, Souvenirs du Directoire et de l'Empire, Paris, Imprimerie de Cosson,‎ 1848

Liens externes[modifier | modifier le code]