Élie de Bourbon-Parme

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Élie de Bourbon-Parme

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Élie de Bourbon-Parme, en 1903.

Titre

Prétendant aux trônes de Parme et de Plaisance

7 janvier 195027 juin 1959
(9 ans, 5 mois et 20 jours)

Prédécesseur Joseph de Bourbon-Parme (en)
Successeur Robert de Bourbon-Parme (en)
Biographie
Titulature Prince de Bourbon-Parme
« Duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla »
Dynastie Maison de Bourbon-Parme
Nom de naissance Élie Robert Charles Marie de Bourbon, prince de Parme[1]
Naissance 23 juillet 1880
Biarritz (France)
Décès 27 juin 1959 (à 78 ans)
Friedberg (Autriche)
Sépulture Cimetière de Mönichkirchen
Père Robert Ier de Parme
Mère Marie-Pie de Bourbon-Deux-Siciles
Conjoint Marie-Anne d’Autriche
Enfants Voir la section consacrée
Religion Catholicisme romain
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Prétendants au trône de Parme

Élie de Bourbon, « duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla[N 1] », est né à Biarritz, en France, le 23 juillet 1880 et est décédé à Friedberg, en Autriche, le 27 juin 1959. Il est chef de la Maison de Parme de 1950 à 1959 après en avoir été le représentant pour ses deux frères aînés handicapés de 1907 à 1950.

Famille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de Bourbon-Parme.

Le prince Élie est le quatrième fils du duc Robert Ier de Parme (1848-1907) et de sa première épouse la princesse Pia des Deux-Siciles (1849-1882).

Le 25 mai 1903, le prince Élie de Bourbon épouse à Vienne, en Autriche, l'archiduchesse Marie-Anne d'Autriche (1882-1940), elle-même fille de l'archiduc Frédéric, duc de Teschen (1856-1936) et de son épouse la princesse Isabelle de Croÿ (1856-1931).

De l'union d'Élie et de Marie-Anne, naissent huit enfants :

  • Élisabeth de Bourbon (1904-1983), princesse de Parme, qui meurt célibataire ;
  • Charles Louis de Bourbon (1905-1912), prince de Parme, qui meurt de poliomyélite ;
  • Marie-Françoise de Bourbon (1906-1994), princesse de Parme, qui meurt célibataire ;
  • Robert II de Bourbon-Parme (1909-1974), « duc de Parme et de Plaisance », qui meurt célibataire ;
  • François Alphonse de Bourbon (1913-1939), prince de Parme, qui meurt célibataire ;
  • Jeanne Isabelle de Bourbon (1916-1949), princesse de Parme, qui meurt célibataire après avoir été tuée d'un coup de feu tiré accidentellement ;
  • Alice Marie de Bourbon (1917), princesse de Parme, qui épouse en 1936 le prince Alphonse de Bourbon-Siciles (1901-1964), duc de Calabre ;
  • Marie-Christine de Bourbon (1925-2009), princesse de Parme, qui meurt célibataire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Robert Ier de Parme, dernier souverain du duché de Parme, et de sa première épouse, la princesse Pia des Deux-Sicile, le prince Élie a la chance d'être l'un des rares enfants du couple à n'être atteint d'aucun handicap mental.

En dépit de la déposition de Robert Ier en 1860, les Bourbon-Parme jouissent d'une fortune considérable et Élie passe une jeunesse heureuse, entre les châteaux de Schwarzau am Steinfeld, en Autriche et de Chambord, en France, et la Villa Pianore, en Italie.

Chef de famille[modifier | modifier le code]

En 1907, le duc Robert Ier de Parme s'éteint et son fils aîné Henri lui succède à la tête de la Maison de Parme. Cependant, Henri et cinq de ses frères et sœurs sont mentalement handicapés et la justice autrichienne déclare Élie tuteur de sa famille.

Quelques mois plus tard, le prince est fait chevalier de la Toison d'or par l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, ce qui équivaut à une reconnaissance de son statut de chef des Bourbon-Parme.

En 1910, Élie parvient à un accord avec ses demi-frères et sœurs, nés du mariage de Robert Ier avec l'infante Antonia de Portugal, à propos de la répartition de l'héritage familial. Il reçoit ainsi la moitié des possessions de son père, afin de pouvoir assurer son rang de chef de famille.

La Première Guerre mondiale et ses conséquences[modifier | modifier le code]

Frère de l'impératrice Zita d'Autriche, Élie choisit le camp des puissances centrales et sert dans l'armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale.

En représailles, la France lui confisque ses propriétés en 1915 et le château de Chambord est placé sous séquestre[2]. La liquidation des biens du prince commence en 1919 en application des traités de Saint-Germain-en-Laye.

Le château de Chambord

C'est alors que deux des demi-frères d'Élie, les princes Sixte et François-Xavier de Parme, décident de le poursuivre afin de réclamer une plus grande part de leur héritage devant la justice française. Ayant combattu dans l'armée belge pendant la Guerre, ils espèrent pouvoir aller outre les décrets de confiscation touchant les citoyens des pays de la Triple-Alliance. Ils déclarent par ailleurs que l'accord qu'ils ont signé en 1910 avec leur aîné va à l'encontre du droit français qui établit l'égalité entre tous les enfants d'une même fratrie.

En 1925, la justice française reconnaît aux princes Sixte et François-Xavier une plus grande part de leur héritage. Cependant, un jugement en appel casse cette décision en 1928. En 1932, la Cour de cassation valide cette dernière décision en établissant la légalité de l'accord de 1910[3]. Mais la confiscation de Chambord est également reconnue[4] et le prince Élie se voit obligé de vendre à la France le château pour la somme de onze millions de francs or.

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1939, le duc Henri de Parme meurt et son frère cadet Joseph lui succède comme aîné des Bourbon-Parme. Mais, le prince est lui-aussi mentalement handicapé et Élie continue à représenter sa Maison.

En 1950, c'est au tour de Joseph de trouver la mort. Le prince Élie est désormais nominalement « duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla ».

En 1959, Élie s'éteint dans la ville de Friedberg, en Styrie. Il est alors enterré aux côtés de son épouse, Marie-Anne de Teschen, dans le village de Mönichkirchen.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Josef M. Ammerstorfer, Die Bourbonen und die Kirche in Österreich: Österreich-Este, Bourbon-Parma und die Kirche in Österreich, Studia, 2001 (ISBN 3901502319)
  • (fr) Juan Balanso, Les Bourbons de Parme: histoire des infants d'Espagne, ducs de Parme, J&D, 1996 (ISBN 2841271005)
  • (fr) Me Georges Loches, Chambord et la nationalité des princes de Bourbon-Parme. Tribunal de Blois, plaidoirie de Me Loche, audiences des 20, 27 novembre et 8 décembre 1924, Jouve, Paris, 1926.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le duché de Parme ayant été absorbé par le royaume d'Italie en 1860, il s'agit là de titres de courtoisie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, archives des actes de naissances pour l’année 1880 pour la commune de Biarritz, sous la cote 135 (268e diapositive) [lire en ligne]
  2. « Demands Seizure of Bourbon Estate » dans The New York Times du 21 avril 1915, p. 1 & « France Takes Chambord » dans The New York Times du 25 avril 1915, p. 3.
  3. Décision de la Cour de cassation du 13 avril 1932.
  4. Site du Château de Chambord