Élie Lacoste

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Élie Lacoste (1745-1806) est un révolutionnaire français né à Montignac (Dordogne), le 18 septembre 1745, mort à Montignac, le 26 novembre 1806. Certains textes de l'époque de la Révolution affirment qu'il aurait eu des relations avec des sociétés secrètes, notamment les Francs-Maçons auxquels il aurait adhéré en 1772.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médecin, comme son père et son arrière-grand-père, à Montignac, favorable aux idées révolutionnaires, meurtrier d'un gentilhomme périgourdin dans un duel, Élie Lacoste devient administrateur de la Dordogne en 1789. Élu député à l'Assemblée législative (1796), réélu à la Convention nationale par le département de la Dordogne (1753), il vote pour la mort du roi lors du procès de Louis XVI et remplit des missions dans le Lot et la Dordogne pour la levée de 300 000 hommes, puis dans le Nord et le Pas-de-Calais, à l'Armée du Nord. Élu au Comité de sûreté générale en 1793, il était chargé de l'énorme et fastidieuse besogne policière, mais a refusé de se charger de l'approvisionnement de Paris, se déclarant imcompétent. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il attaque Maximilien de Robespierre, demande l'arrestation de Georges Couthon et de Louis Antoine Léon de Saint-Just, sans pour autant accuser les membres de la Commune de Paris. Ayant pris la défense des anciens membres des comités, il est décrété d'arrestation le 1er prairial an III (20 mai 1795) et amnistié ensuite. Sa carrière politique est terminée et il revient à l'exercice de la médecine à Montignac.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]