Élection présidentielle française de 2012
| Élection présidentielle française de 2012 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
||||||||
François Hollande |
Nicolas Sarkozy |
|||||||
| PS | UMP | |||||||
| Résultats du 2nd tour | ||||||||
| 18 000 668 voix | 16 860 685 voix | |||||||
| 51,64 % | 48,36 % | |||||||
|
||||||||
| modifier |
||||||||
L'élection présidentielle française de 2012, dixième élection présidentielle de la Cinquième République et neuvième élection au suffrage universel direct, est un scrutin qui permet d'élire le président de la République pour un mandat de cinq ans. Elle se tient les dimanches 22 avril et 6 mai 2012. Dans certains territoires, cette élection, qui met aux prises dix candidats au premier tour, se déroule les samedis 21 avril et 5 mai 2012 de 8 h à 18 h.
Au premier tour, le 22 avril 2012, François Hollande et Nicolas Sarkozy se qualifient pour le second tour avec respectivement 28,63 % et 27,18 % des suffrages exprimés. Parmi les candidats éliminés, Marine Le Pen (17,90 %), Jean-Luc Mélenchon (11,10 %) et François Bayrou (9,13 %) obtiennent des scores significatifs.
Au second tour, le 6 mai 2012, François Hollande est élu président de la République avec 18 000 668 voix et 51,64 % des suffrages exprimés, contre 16 860 685 voix et 48,36 % en faveur de son adversaire (soit un écart de 1 139 983 électeurs et 3,28 %).
L'investiture du président de la République a lieu le 15 mai 2012.
L'élection présidentielle est suivie par les élections législatives des 10 et 17 juin 2012.
Sommaire |
[modifier] Modalités
Le président de la République française est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours[1],[2]. Conformément à la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui limite l'exercice de la présidence à deux mandats consécutifs, Nicolas Sarkozy, président de la République française depuis 2007, est éligible pour concourir à un second quinquennat. Les candidats qui veulent se présenter à cette élection doivent satisfaire aux conditions de l'élection présidentielle française.
Le Conseil constitutionnel est, selon l'article 58 de la Constitution, en charge de la régularité de l'élection, de l'examen des réclamations et de la proclamation des résultats. Un cas d'empêchement d'un candidat ou du président, ou bien de vacance du pouvoir, peut selon la Constitution conduire à retarder ou bien avancer l'échéance électorale[3].
[modifier] Déroulement
[modifier] Dépôt des signatures
Les candidats déclarés à l'élection présidentielle ont eu jusqu'au vendredi 16 mars 2012 pour déposer leurs cinq cents parrainages auprès du Conseil constitutionnel[4]. En effet, selon la loi du 6 novembre 1962[5], « les présentations doivent parvenir au Conseil constitutionnel au plus tard le sixième vendredi précédant le premier tour de scrutin à dix-huit heures. »
Les 42 000 élus habilités à parrainer un candidat reçoivent directement un formulaire de présentation qu'ils peuvent renvoyer au Conseil constitutionnel sans le communiquer au candidat choisi[6]. Généralement, les candidats collectent les formulaires auprès des élus et les envoient eux-mêmes au Conseil constitutionnel[6].
Après vérification de la conformité de ces parrainages par le Conseil, la liste des candidats officiels à l'élection présidentielle a été publiée au journal officiel du mardi 20 mars 2012, dans un ordre tiré au sort qui devra être respecté tout au long de la campagne officielle.
Le 7 mars 2012, Nathalie Arthaud annonce avoir déposé 521 parrainages d'élus au Conseil constitutionnel[7]. Le jeudi 8 mars 2012, Jacques Cheminade annonce à son tour le dépôt de 538 parrainages[8]. Le mardi 13 mars, Philippe Poutou revendique « entre 520 et 530 formulaires officiels »[9] (il en déposera finalement 572 au Conseil le 16[10]) et Marine Le Pen affirme, lors d'un meeting à Hénin-Beaumont, qu'elle a réussi à rassembler un nombre suffisant de parrainages pour se porter candidate[11]. Mercredi 14 mars, Nicolas Dupont-Aignan revendique le dépôt de 708 parrainages au Conseil constitutionnel[12]. Jeudi 15 mars, Eva Joly déclare avoir déposé 639 parrainages[13] et Jean-Luc Mélenchon annonce avoir recueilli près de 1 100 parrainages, qu'il a déposés au Conseil constitutionnel le lendemain matin[14].
Le 19 mars, le Conseil constitutionnel publie la liste des dix candidats ayant obtenu les 500 signatures requises. Le 31 mars, le Journal officiel publie pour chaque candidat une liste de noms de 500 parrains tirés au sort[15].
[modifier] Campagne officielle
La campagne officielle débute le mardi 20 mars 2012. Jusqu'au lundi 9 avril 2012, les candidats ont un temps de parole identique dans les médias télévisés et radio. À partir du 9 avril et jusqu'au vendredi 20 avril 2012 à minuit, fin de la campagne officielle pour le premier tour, les candidats ont un traitement strictement égal (temps de parole et heures de diffusion identiques) dans l'ensemble des médias télévisés et radio et des spots de campagne sont diffusés. Néanmoins, le début de la campagne officielle est perturbée par les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban et déclarée « suspendue » par certains candidats[16],[17]. Selon Jean-Luc Mélenchon, la poursuite de la campagne est au contraire « un acte de résistance morale, intellectuelle et affective »[18]. D'autres candidats mettent en garde contre une possible récupération politique des évènements, comme Philippe Poutou qui redoute un possible « calcul politique derrière pour faire diversion par rapport à la crise »[19].
La campagne a aussi été marquée par l’ascension du candidat du Front de gauche qui a connu une percée dans les sondages relatifs aux intentions de vote, passant d'environ 6 % début janvier[20] à 17 % à moins de deux semaines du premier tour[21]. La popularité croissante de Jean-Luc Mélenchon se manifestait aussi par le succès populaire de ses meetings en plein air : 120 000 personnes revendiquées le 18 mars à Paris, place de la Bastille[22], puis 70 000 le 5 avril à Toulouse, place du Capitole[23] et à nouveau 120 000 le 14 avril à Marseille sur les plages du Prado[24]. Le 10 avril, 47 % des répondants à une enquête de l'Ifop estiment que Jean-Luc Mélenchon est le candidat menant la meilleure campagne, devant Nicolas Sarkozy, cité par 19 % des sondés[25]. D'après Europe 1, qui publiait une analyse hebdomadaire sur le sujet, Jean-Luc Mélenchon est aussi le candidat le plus populaire sur les réseaux sociaux sur Internet[26].
Le 15 avril, Nicolas Sarkozy et François Hollande donnent meeting à Paris, respectivement place de la Concorde et devant le château de Vincennes, revendiquant chacun au moins 100 000 participants[27].
Pendant la campagne, Marine Le Pen assigne Eva Joly en justice. Cette dernière l'avait accusée d'être « l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ». Déclarées « irrecevables » en première instance, les poursuites engagées par la candidate du Front national ont finalement été jugées en appel, où Eva Joly a été relaxée au « bénéfice de la bonne foi »[28].
[modifier] Machines à voter
Par rapport à la précédente élection présidentielle, on note une baisse sensible de l'utilisation des machines à voter (82 communes en 2007 pour 1,5 million d'électeurs, 64 communes en 2012 pour 1 million d'électeurs)[29]. Par exemple, la ville de Lorient n'y recourt plus afin d'éviter les éventuels soupçons, ou réticences, et permettre une meilleure visibilité des différentes candidatures[30], à l'inverse d'Antibes dont les contrats feront passer de 15 à 20 le nombre de machines à voter[31]. La liste comprend de nombreuses communes des Alpes-Maritimes ou des Hauts-de-Seine, comme Issy-les-Moulineaux[32], néanmoins, aucune nouvelle autorisation n'a été donnée depuis 2007, d'autant plus que, d'après le ministère de l'Intérieur, « un scrutin avec une forte participation comme la présidentielle n'est pas forcément le meilleur moment ». Ce système de vote permet d'éliminer les scrutateurs.
Les machines proviennent des États-Unis. Le personnel employé en mairie opère en suivant les instructions des éditions Berger-Levrault qui ont adapté les machines. Elles sont inspectées par Bureau Veritas[33].
Les Français établis hors de France ne pourront pas voter par Internet ; pour ce faire, ils devront attendre les législatives du mois d'après.
[modifier] Premier tour
[modifier] Campagne
La campagne officielle débute au lendemain de l'annonce des candidats, cinq semaines avant le scrutin. Lors des trois premières, un principe d'équité doit régir le traitement des informations. Lors des deux dernières, où sont diffusés les clips de la campagne officielle (neuf courts), l'égalité de traitement concerne les mêmes programmes.
Cette règle n'est pas sans effet : Dominique Souchier doit mettre fin à ses deux émissions sur Europe 1, Le Grand Jury fait des émissions à thème, sans invité, tandis que les chaînes d'information en continu compensent en plein milieu de la nuit, tant que c'était légal, le temps d'antenne dû aux petits candidats[34].
Les chaînes de télévision en France métropolitaine doivent brouiller leur signal pour ne pas diffuser des messages « ayant un caractère de propagande électorale », car les ultramarins votent un jour avant les électeurs de la métropole[35].
Le CSA reçoit ainsi moult pressions pour déroger à cette règle[36], mais c'est, in fine, le Conseil constitutionnel qui veille à son respect.
[modifier] Débats télévisés
Pour la première fois dans l'histoire, la totalité des candidats participe avant le premier tour à une émission, d'égal à égal. Si le projet d'une émission à dix a échoué du fait du refus des deux favoris[37], France 2 diffuse finalement deux « débats à cinq », qui prennent en réalité la forme de succession d'interviews sans que les candidats ne se croisent sur le plateau, dans l'émission Des paroles et des actes présentée par David Pujadas :
- mercredi 11 avril : Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Éva Joly, Marine Le Pen et Philippe Poutou ;
- jeudi 12 avril : Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy.
Au niveau des audiences, Jean-Luc Mélenchon a été le candidat le plus suivi, avec 4,7 millions de téléspectateurs à l'heure de son passage sur le plateau de France 2[38].
Le lundi 16 avril, un « débat à dix » est organisé dans l'émission Mots Croisés présentée par Yves Calvi, mais seulement cinq candidats sont présents : Nicolas Dupont-Aignan, Éva Joly, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade et Philippe Poutou. Les cinq autres candidats étant représentés par Nathalie Kosciusko-Morizet (porte-parole de Nicolas Sarkozy), Jean-Marc Ayrault (conseiller spécial de François Hollande), François Delapierre (directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon), Florian Philippot (directeur stratégique et porte-parole de Marine Le Pen) et Marielle de Sarnez (directrice de campagne de François Bayrou).
[modifier] Période de scrutin
Le scrutin se déroule le dimanche 22 avril 2012, les horaires d'ouverture des bureaux de vote variant selon les villes : la règle commune est de 8 heures à 18 heures[39], mais l'heure de clôture est étendue à 19 ou 20 heures, heure de Paris, dans les grandes villes.
Afin d'éviter que des électeurs d'outre-mer ne soient influencés par les estimations diffusées à partir de 20 h en métropole, certains territoires votent la veille, le samedi 21 avril 2012 : cela concerne les départements français d'Amérique (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que les postes consulaires situés sur le continent américain, y compris Hawaii. Le dimanche est le jour régulier pour la France métropolitaine, la Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, les îles Wallis et Futuna et dans les ambassades et consulats à l'étranger[40]. Le Royaume-Uni et le Portugal, par contre, votent le même jour que la France alors que ces deux pays sont en retard d'une heure par rapport à la France, les bureaux fermant à 18 h locales.
Les médias étrangers, en particulier les francophones de Belgique et de Suisse, peuvent divulguer plus tôt les estimations de résultats du vote, n'étant pas soumis, par leur législation, aux mêmes règles que les médias français[41].
[modifier] Entre les deux tours
Traditionnellement (depuis 1974 et à l'exception notable de l'élection de 2002), un débat télévisé entre les deux finalistes a lieu quelques jours avant ce second tour. Celui-ci s'est tenu le 2 mai 2012 sur TF1, France 2, Public Sénat, LCP, TV5 Monde, les chaînes d'information en continu BFM TV, iTélé et LCI mais également sur les stations de radio Europe 1, RTL, France Inter et France Info ; il était coprésenté par David Pujadas et Laurence Ferrari. Selon l'institut Médiamétrie, 17,79 millions de téléspectateurs ont suivi ce débat télévisé, score sensiblement inférieur aux 20,4 millions de téléspectateurs qui avaient suivi le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle française de 2007[42]. Durant cet entre-deux-tours, les deux candidats qualifiés poursuivent également leur débat avec des journalistes, se succédant dans les émissions sans pour autant s'affronter directement, par exemple dans la matinale de RTL le 27 avril 2012.
Durant l'entre-deux-tours, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Jacques Cheminade appellent soit à voter pour François Hollande soit à battre Nicolas Sarkozy[43]. Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud ne donnent aucune consigne de vote, la candidate du FN déclarant toutefois son intention personnelle de voter blanc[43]. Le 3 mai 2012, François Bayrou, dernier candidat battu à se prononcer, déclare qu'il votera François Hollande à titre personnel sans toutefois donner de consignes de vote à ses électeurs du premier tour[44].
[modifier] Second tour
Un candidat à l'élection (au premier tour ou au deuxième tour) ne peut être élu qu'à la majorité absolue. Au premier tour, aucun des candidats n'a obtenu plus de 50 % des suffrages exprimés, ce sont donc les deux candidats en tête de ce premier tour, François Hollande (PS) et Nicolas Sarkozy (UMP), qui sont retenus pour participer au second tour, deux semaines après le premier, c'est-à-dire le dimanche 6 mai 2012 (le samedi 5 mai 2012 dans les cas précisés à la section Période de scrutin). Il est remporté par François Hollande qui est élu président de la République.
La participation est de 80,35 %. François Hollande est élu septième président de la Ve République avec 51,64 % des voix.
Le nombre de bulletins blancs ou nuls, supérieur à deux millions, est le plus élevé jamais observé au second tour d'une élection présidentielle en France, mais le troisième seulement en pourcentage des votants (on en avait enregistré 5,97 % à l'élection présidentielle de 1995 et 6,42 % à celle de 1969)[45]. Comme Jacques Chirac en 1995, François Hollande est ainsi élu par moins de 50 % des votants[46].
-
Foule fêtant la victoire place de la Bastille au soir du second tour.
[modifier] Candidats
[modifier] Candidatures validées
Le Conseil constitutionnel a présenté la liste des candidats dans un ordre tiré au sort[47].
-
Nicolas Sarkozy
Union pour un mouvement populaire[N 3],[N 4]
(2007 : 31,18 % et 53,06 %) -
Jacques Cheminade
Solidarité & Progrès
(1995 : 0,28 %) -
François Bayrou
Mouvement démocrate[N 7]
(2002 : 6,84 % – 2007 : 18,57 %)
[modifier] Candidatures retirées ou n'ayant pas abouti
De nombreuses autres candidatures ont été pressenties, qu'elles aient été officiellement déclarées ou simplement évoquées. Certaines de ces candidatures potentielles ont d'ailleurs été prises en considération par certains sondages, mais toutes ont été retirées ou n'ont pas abouti, notamment parce que ces personnalités n'ont pas réuni les parrainages suffisants ou ont échoué lors de l'investiture de leur parti.
Liste alphabétique des principales candidatures pressenties :
- Martine Aubry, candidate de la primaire socialiste, battue au second tour par François Hollande.
- Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, candidat de la primaire socialiste, battu au premier tour.
- Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste et candidat de la LCR aux élections présidentielles de 2002 et 2007. Pressenti pour représenter le NPA, il annonce en mai 2011 qu'il ne souhaite pas être à nouveau candidat[48].
- Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, ancien ministre. Après avoir évoqué une éventuelle candidature, il a annoncé son renoncement le 2 octobre 2011[49].
- Gilles Bourdouleix, maire de Cholet, candidat du Centre national des indépendants et paysans (CNIP)[50].
- Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, ancienne ministre, candidate en 2002. Candidature annoncée le 21 juin 2011[51] ; retrait de sa candidature le 13 février 2012 avec l'annonce de son soutien à Nicolas Sarkozy[52].
- Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, ancien ministre, candidat en 2002. Candidat le 5 novembre 2011[53], retrait le 1er février 2012[54]. Il participe ensuite à la campagne de François Hollande.
- Nicolas Hulot, candidat de la primaire écologiste, battu au second tour par Eva Joly.
- Alain Juppé, ancien Premier ministre. En 2008, il annonce qu'il n'est pas désintéressé[55] puis, en 2010, il déclare qu'il serait probablement candidat si Nicolas Sarkozy ne se présentait pas[56].
- Carl Lang, président du Parti de la France et ancien secrétaire général du Front national, candidat de l'Union de la droite nationale (Parti de la France, Mouvement national républicain et Nouvelle droite populaire), n'obtient que 447 parrainages[57].
- Corinne Lepage, présidente de Cap21, candidate en 2002. Elle n'obtient que 476 signatures sur les 500 requises et appelle à voter pour François Hollande au 1e tour[58].
- Stéphane Lhomme, candidat de la primaire écologiste, battu au premier tour.
- Patrick Lozès, président du CRAN et du parti Allez la France !, « candidat de la diversité et de l'ascension sociale », n'obtient pas les signatures nécessaires pour se présenter.
- Nicolas Miguet, candidat du Rassemblement des contribuables français, obtient 495 signatures d'élus et ne peut donc se présenter. Il votera à titre personnel pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour[59].
- Arnaud Montebourg, candidat de la primaire socialiste, battu au premier tour.
- Hervé Morin, président du Nouveau centre, ancien ministre. Candidature annoncée le 9 novembre 2011[60], officialisée le 27 novembre[61] puis retirée le 16 février 2012 avec l'annonce de son soutien à Nicolas Sarkozy[62].
- Frédéric Nihous, président de Chasse, pêche, nature et traditions, candidat en 2007. Candidature officialisée le 16 juin 2011[63], puis retirée le 22 février 2012 avec l'annonce de son partenariat avec Nicolas Sarkozy[64].
- Ségolène Royal, candidate battue par Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2007, de nouveau candidate de la primaire socialiste, battue au premier tour.
- Gérard Schivardi, candidat en 2007 soutenu par le Parti des travailleurs. Pressenti pour une nouvelle candidature, il annonce le 2 septembre 2011 qu'il ne se représentera pas[65].
- Henri Stoll, candidat de la primaire écologiste, battu au premier tour.
- Dominique Strauss-Kahn, candidat pressenti pour la primaire socialiste et longtemps favori des sondages, empêché par l'affaire du Sofitel de New York. Il a confirmé par la suite qu'il avait eu l'intention de se présenter[66].
- Manuel Valls, candidat de la primaire socialiste, battu au premier tour.
- Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, président de République solidaire. Il renonce le dernier jour du dépôt des candidatures, affirmant avoir un nombre de parrainages insuffisant.
[modifier] Sondages
[modifier] Sondages d'intentions de vote
Parmi les sondages publiés et contrôlés par la Commission des sondages, leur nombre a connu une augmentation de 35 % par rapport à 2007[67].
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
[modifier] Sondages sur la répartition sociologique du vote
Un sondage Ipsos/Logica, réalisé dans les jours qui précédaient le premier tour, indiquait que les ouvriers avaient majoritairement l'intention de voter pour un candidat de droite ou d'extrême-droite (51 %) plutôt que pour un candidat de gauche (40 %) ou du centre (9 %)[68]. Dans le détail, les ouvriers semblaient vouloir voter avant tout pour Marine Le Pen (29 %) et François Hollande (27 %)[68]. Le même sondage signalait que les jeunes électeurs (18-24 ans) souhaitaient voter en priorité pour François Hollande (29 %), Nicolas Sarkozy (27 %) et Marine Le Pen (18 %)[68]. Les retraités auraient quant à eux voté avant tout pour les deux candidats qualifiés pour le second tour : d'abord Nicolas Sarkozy (38 % selon OpinionWay, 37 % selon l'Ifop) puis François Hollande (31 % selon OpinionWay, 32 % selon l'Ifop)[69].
À l'issue du second tour, un sondage CSA annonçait que les catégories populaires avaient majoritairement voté pour François Hollande (60 %), parmi lesquels 70 % des ouvriers, mais que les électeurs de ces catégories qui avaient opté pour Marine Le Pen au premier tour s'étaient majoritairement reporté sur l'abstention ou le vote blanc (38 %)[70].
Selon une étude réalisée par l'institut de sondages OpinionWay, 93 % des électeurs musulmans (qui représentent deux millions de personnes) ont voté pour François Hollande lors du deuxième tour[71]. Selon une autre étude, réalisée par l'institut Harris Interactive, 79 % des catholiques pratiquants ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour[72].
[modifier] Résultats
Le tableau ci-dessous présente les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, le 25 avril pour le premier tour[73] et le 10 mai pour le second[74].
| Premier tour 22 avril 2012 |
Second tour 6 mai 2012 |
||||||
| Nombre | % Inscrits | % Votants | Nombre | % Inscrits | % Votants | ||
| Inscrits | 46 028 542 | 100,00 % | 46 066 307 | 100,00 % | |||
| Abstentions | 9 444 143 | 20,52 % | 9 049 998 | 19,65 % | |||
| Votants | 36 584 399 | 79,48 % | 100,00 % | 37 016 309 | 80,35 % | 100,00 % | |
| Blancs ou nuls | 701 190 | 1,52 % | 1,92 % | 2 154 956 | 4,68 % | 5,82 % | |
| Suffrages exprimés | 35 883 209 | 77,96 % | 98,08 % | 34 861 353 | 75,68 % | 94,18 % | |
| Liste des candidats |
Voix | % Exprimés | Voix | % Exprimés | |||
| François Hollande Parti socialiste |
10 272 705 | 28,63 % | 18 000 668 | 51,64 % | |||
| Nicolas Sarkozy Union pour un mouvement populaire |
9 753 629 | 27,18 % | 16 860 685 | 48,36 % | |||
| Marine Le Pen Front national |
6 421 426 | 17,90 % | |||||
| Jean-Luc Mélenchon Front de gauche |
3 984 822 | 11,10 % | |||||
| François Bayrou Mouvement démocrate |
3 275 122 | 9,13 % | |||||
| Eva Joly Europe Écologie Les Verts |
828 345 | 2,31 % | |||||
| Nicolas Dupont-Aignan Debout la République |
643 907 | 1,79 % | |||||
| Philippe Poutou Nouveau Parti anticapitaliste |
411 160 | 1,15 % | |||||
| Nathalie Arthaud Lutte ouvrière |
202 548 | 0,56 % | |||||
| Jacques Cheminade Solidarité et Progrès |
89 545 | 0,25 % | |||||
[modifier] Structure des votes
[modifier] Réactions internationales
Barack Obama : Dès le soir de l'élection, le président des États-Unis a appelé François Hollande pour le féliciter et l'a invité à la Maison Blanche avant les sommets du G8 et de l'OTAN[75],[76].
Guido Westerwelle : Le ministre allemand des Affaires étrangères qualifie cette élection « d'événement historique », et déclare que les gouvernements français et allemand vont « travailler ensemble à un pacte de croissance »[76].
Angela Merckel : La chancelière allemande, qui avait soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy, a également téléphoné à François Hollande le soir de l'élection. Selon un communiqué de presse allemand, ils se sont « assurés l'un et l'autre d'aspirer à une étroite coopération dans la confiance »[76].
José Manuel Barroso : Le président de la Commission européenne félicite François Hollande pour son élection, puis ajoute qu'il compte « sur lui pour relancer l'économie européenne »[76].
Mario Monti : Le président du Conseil italien, déclare qu'il veut collaborer avec François Hollande, en souhaitant « une Union toujours plus efficace et orientée vers la croissance »[76].
Enda Kenny : Le premier ministre irlandais espère également qu'avec François Hollande la croissance sera privilégiée à l'austérité[76].
David Cameron : Le premier ministre britannique se dit « impatient de travailler très étroitement ensemble et de construire une relation très proche, qui existe déjà »[76].
Abdelaziz Bouteflika : Le président de la République algérienne adresse ses « chaleureuses félicitations » à François Hollande, en lui souhaitant des « vœux de succès dans l'accomplissement des hautes charges dont [il vient] d'être investi »[76].
[modifier] Réactions en Andorre
En élisant le président de la République française, les citoyens français ont également élu l'un des deux chefs d'État d'Andorre, principauté souveraine voisine. À la suite de l'élection, le Premier ministre andorran Antoni Martí adresse ses félicitations à François Hollande, exprimant sa confiance à la fois en la continuité des relations entre Andorre et la France (qualifiées d'« excellentes ») et en la conscience qu'aurait François Hollande de l'importance de son rôle en qualité de Co-Prince d'Andorre. Pour sa part, Jaume Bartumeu, du Parti social-démocrate (opposition), voit en la victoire de François Hollande « le début de la résurgence de la social-démocratie en Europe »[77],[78].
[modifier] Réaction du pape
Le pape Benoît XVI fait parvenir un message au nouveau président de la République française, quelques heures après son investiture, le 15 mai 2012. Dans celui-ci, il fait le souhait que la France demeure un « facteur de paix et de solidarité active, dans la recherche du bien commun, du respect de la vie ainsi que de la dignité de chaque personne et de tous les peuples ». Le Souverain pontife invoque également de « grand cœur l'abondance des Bénédictions divines » sur la personne du nouveau président de la République française ainsi que sur tous les habitants de la France[79].
[modifier] Élections législatives
Les élections législatives qui se dérouleront les 10 et 17 juin 2012 font partie d'une séquence, depuis l'instauration du quinquennat, dont l'objectif affiché est de réduire le risque de cohabitation[80],[81] et de confirmer le principe de « légitimité subordonnée » et la tendance de l'élection présidentielle[82]. Ce calendrier est issu de l'instauration du mandat présidentiel quinquennal en 2000 et de la fixation au 3e mardi du mois de juin de la fin des pouvoirs de l'Assemblée nationale, cinq ans après son élection[83].
Depuis le début de la Ve République, le président nomme un Premier ministre membre de la majorité parlementaire issu de son camp politique, ou dans une situation éventuelle de cohabitation lorsque l'opposition est majoritaire à l'Assemblée nationale[84]. La XIVe législature s'ouvrira le 26 juin 2012[85], mais le président élu conserve le choix d'un Premier ministre issu de son propre parti entre sa prise de fonction et le début de la session parlementaire.
Une partie des médias et de la classe politique utilisent l'expression de « troisième tour », par rapport aux deux tours de l'élection présidentielle, pour qualifier ces élections législatives[86],[87],[88],[89],[90].
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- Candidate d'Europe Écologie Les Verts, également soutenue par : Mouvement écologiste indépendant, Fédération régions et peuples solidaires
- Candidate du Front national, également soutenue par : le Rassemblement pour l'indépendance de la France, Souveraineté, indépendance et libertés
- Selon les statuts de l'UMP, Nicolas Sarkozy doit passer par un Congrès et Pour être le candidat de l'UMP, Sarkozy doit passer par un congrès
- Candidat de l'Union pour un mouvement populaire, également soutenu par : Chasse, pêche, nature et traditions, Nouveau Centre, Parti chrétien-démocrate, Parti radical, La Gauche moderne, Les Progressistes, Le Chêne, Convention démocrate
- Composé des partis suivants : Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, République et socialisme, Convergences et alternative, Parti communiste des ouvriers de France, Fédération pour une alternative sociale et écologique
- Candidat du Front de gauche, également soutenu par : Les Alternatifs, Organisation de Femmes Egalité, Mouvement politique d'éducation populaire, Rassemblement des cercles communistes, Europe-Liberté, Alternative démocratie socialisme
- Candidat du Mouvement démocrate, également soutenu par : Alliance centriste, Parti libéral démocrate
- Candidat de Debout la République, également soutenu par : France bonapartiste, Démocratie et République, Porinetia Ora, Nouvelle Action Royaliste
- Candidat du Parti socialiste, également soutenu par : Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, Génération écologie, Mouvement unitaire progressiste, Homosexualités et socialisme, Cap21, Nouvel espace progressiste
[modifier] Références
- L'article 6 de la constitution dispose à l'alinéa premier que « le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. »
- L'article 7 de la constitution dispose à l'alinéa premier que « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. »
- L'article 7 de la constitution précise ces cas d'élection anticipée ou retardée :
- Une vacance du pouvoir déclarée définitive (alinéa 5) provoque une élection ;
- Le décès ou l'empêchement d'un candidat déclaré, dans la dernière semaine de dépôt des candidatures (alinéa 6) peut motiver un report de l'élection par le Conseil constitutionnel ;
- Le décès ou l'empêchement d'un candidat, avant le premier tour (alinéa 7) fait reporter l'élection ;
- Le décès ou l'empêchement d'un candidat en ballotage au second tour, ou celui d'un candidat qui aurait pu être au second tour mais s'est désisté (alinéa 8) entraîne le redémarrage de toutes les opérations électorales.
- Parrainages - Élection présidentielle 2012 sur Conseil constitutionnel
- Loi du 6 novembre 1962 voir l'article 3. Consulté le 5 mai 2012
- Parrainages - Élection présidentielle 2012 sur Conseil constitutionnel. Consulté le 5 mai 2012
- Nathalie Arthaud, candidate de LO, première à rendre publiques ses 500 signatures sur AFP, 7 mars 2012. Consulté le 7 mars 2012
- Cheminade a déposé ses 500 signatures sur TF1 News, 8 mars 2012. Consulté le 8 mars 2012
- Poutou: "l'Oscar du petit candidat" sur Le Figaro, 13 mars 2012. Consulté le 13 mars 2012
- Les candidats à la présidentielle déposent leurs parrainages sur Le Nouvel Obs, 16 mars 2011. Consulté le 16 mars 2012
- Marine Le Pen trouve ses 500 signatures et entre officiellement en campagne sur La Voix du Nord, 14 mars 2012
- Parrainages : le record de Nicolas Dupont-Aignan sur Le Point, 14 mars 2012. Consulté le 14 mars 2012
- Eva Joly a déposé jeudi 639 signatures au Conseil constitutionnel sur Le Point, 15 mars 2012. Consulté le 15 mars 2012
- Près de 1.100 signatures d'élus recueillies par Mélenchon sur Libération, 15 mars 2012. Consulté le 15 mars 2012
- Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République sur Journal officiel de la République française, 31 mars 2012. Consulté le 31 mars 2012
- La campagne "suspendue", les candidats se précipitent à Toulouse sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 19 mars 2012, consulté le 21 mars 2012
- Toulouse : campagne suspendue, vraiment ? sur marianne2.fr. Mis en ligne le 20 mars 2012, consulté le 21 mars 2012
- Poursuivre la campagne, "un acte de résistance" pour Mélenchon sur ladepeche.fr. Mis en ligne le 20 mars 2012, consulté le 22 mars 2012
- Un impact sur le scrutin élyséen ? sur lalibre.be. Mis en ligne le 20 mars 2012, consulté le 22 mars 2012
- [PDF] Sondage Ifop pour Le JDD, 4 au 6 janvier 2012. Consulté le 8 janvier 2012
- Sondage CSA : Hollande repasse devant Sarkozy au 1er tour sur Libération, 12 avril 2012. « François Hollande arriverait en tête du premier tour de la présidentielle avec 27 % d'intentions de vote (-2) devant Nicolas Sarkozy, en chute de 4 points à 26 %, et Jean-Luc Mélenchon qui confirme sa troisième place avec 17 % (+2), selon une enquête CSA pour BFMTV, RMC et 20 Minutes »
- Nicolas Chapuis, « Mélenchon fait rougir de plaisir la Bastille » sur Le Nouvel Obs, 18 mars 2012. Consulté le 18 mars 2012
- Jean-Luc Mélenchon à Toulouse: 70.000 personnes au Capitole pour son meeting sur Le Huffington Post, 5 avril 2012. Consulté le 5 avril 2012
- Succès populaire de Jean-Luc Mélenchon à Marseille sur Le Figaro, 15 avril 2012. Consulté le 15 avril 2012
- Sondage : Mélenchon explose ses rivaux sur France Soir, 10 avril 2012. Consulté le 18 avril 2012
- Julie Guesdon, « Labomètre : 7è semaine consécutive de domination du net pour Mélenchon » sur Europe 1, 11 avril 2012. Consulté le 18 avril 2012
- UMP et PS annoncent chacun 100.000 sympathisants à Paris sur Le Nouvel Obs, 15 avril 2012. Consulté le 18 avril 2012
- Procès Le Pen/ Joly : La présidente du FN renvoyée dans les cordes sur FranceSoir. Consulté le 18 avril 2012
- Le vote électronique va devoir prouver sa fiabilité sur Courrierdesmaires.fr. Consulté le 14 avril 2012
- Élections : il n’y aura pas de vote électronique cette année à Lorient sur ouest-france.fr. Mis en ligne le 5 janvier 2012, consulté le 25 mars 2012
- Près d'un tiers des bureaux d'Antibes auront un vote électronique Sur le site nicematin.com Publié le mardi 10 avril 2012, consulté le 14 avril 2012
- Liste des 82 communes équipées de machines à voter sur ZDnet.fr. Consulté le 18 avril 2012
- Meuse : le vote électronique sur Lorrainenumerique.net, Mardi 10 avril 2012. Consulté le 14 avril 2012
- A partir de lundi, fini les rattrapages télé de Poutou à 2h du matin sur l'Express, 6 avril 2012. Consulté le 14 avril 2012
- DOM-TOM : les télés se conforment au Code électoral sur Le Figaro, 20 avril 2012. Consulté le 20 avril 2012
- Temps de parole: neuf médias écrivent au Conseil constitutionnel sur L'Express, 8 fevrier 2012. Consulté le 14 avril 2012
- Michel Veron, « Pourquoi Sarkozy et Hollande refusent le débat à 10 ? » sur L'Express, 3 avril 2012. Consulté le 4 avril 2012
- France 2 : Mélenchon a été le plus regardé sur Europe 1, 13 avril 2012. Consulté le 6 mai 2012
- Élections politiques : déroulement du scrutin sur http://vosdroits.service-public.fr/. Consulté le 6 mai 2012
- L'organisation de l'élection présidentielle présente-t-elle des spécificités outre-mer ? sur Conseil constitutionnel. Consulté le 7 mai 2012
- 22/4 : les Belges donneront les résultats sur Le Figaro, 11 avril 2012
- Enguérand Renault, « Un débat suivi par près de 18 millions de téléspectateurs » sur Le Figaro, 3 mai 2012
- Les candidats du 1er tour ont donné leurs consignes de vote sur Libération, 3 mai 2012. Consulté le 3 mai 2012
- [Vidéo Bayrou : “François Hollande, c'est le choix que je fais”] sur Le Monde, 4 mai 2012. Consulté le 4 mai 2012
- Guillaume Perault, « Nombre très élevé des votes blancs et nuls », dans Le Figaro, 8 mai 2012, p. 8
- Jonathan Bouchet-Petersen, « Un vote blanc à 2 147 173 bulletins », Libération, 2012. Consulté le 8 mai 2012
- Décision Liste candidats 2012 sur Conseil constitutionnel, 19 mars 2012. Consulté le 7 mai 2012
- Maël Thierry, « 2012 : pourquoi Besancenot renonce » sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 5 mai 2011, consulté le 22 avril 2012
- Pascal Riché, « Borloo n'est pas candidat pour « ne pas ajouter de la confusion » » sur Rue89. Mis en ligne le 2 octobre 2011, consulté le 16 février 2012
- "Communiqué de Presse" sur http://www.cni.asso.fr/. Mis en ligne le 06 mai 2012, consulté le 06 mai 2012
- « Boutin, "obligée" par la France », Le Journal du Dimanche, 22 juin 2011
- « Présidentielle : Christine Boutin annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 13 février 2012
- « Dix ans après 2002, Chevènement se lance dans la présidentielle », dans Ladepeche.fr, 5 novembre 2011 [texte intégral].
- « Chevènement annonce son retrait de la course présidentielle », dans Agence France-Presse, 1er février 2012 [texte intégral].
- Présidentielle 2012 : Alain Juppé n'est "fermé à rien", 22 juin 2008
- Alain Juppé candidat aux primaires UMP de 2012 si… sur lesinfos.com. Mis en ligne le 29 mars 2010, consulté le 16 février 2012
- CARL LANG ABSENT DE LA PRÉSIDENTIELLE sur National-Hebdo. Consulté le 2 mai 2012
- Corinne Lepage : “L'écologie a besoin d'un avocat, pas d'un juge !” sur lemonde.fr, 17 avril 2012. Consulté le 17 avril 2012
- miguet2012.fr, 18 avril 2012
- Hervé Morin annoncera sa candidature le 27 novembre sur ladepeche.fr. Mis en ligne le 9 novembre 2011, consulté le 16 février 2012
- Présidentielle : Morin officiellement candidat sur leparisien.fr. Mis en ligne le 27 novembre 2011, consulté le 16 février 2012
- Hervé Morin retire sa candidature sur lepoint.fr. Mis en ligne le 16 février 2012, consulté le 16 février 2012
- « Frédéric Nihous : “Je suis candidat à la présidentielle” », Le Figaro, 16 juin 2011.
- « Nihous renonce et soutient Sarkozy », Le Figaro, 22 février 2012.
- "La présidentielle est une mascarade de démocratie" sur lemonde.fr. Mis en ligne le 3 octobre 2011, consulté le 16 février 2012
- DSK voulait être candidat mais ne le sera "évidemment pas" sur 7sur7.be. Mis en ligne le 18 septembre 2011, consulté le 23 mars 2012
- Mediapart, « A la Commission, les sondages ont plu, rarement déplu », 20 avril 2012, Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg.
- Grégoire Fleurot, « Pour qui ont voté les jeunes et les ouvriers ? » sur slate.fr. Mis en ligne le 22 avril 2012, consulté le 21 mai 2012
- Pierre Jaxel-Truer, « Comment ont voté les retraités au premier tour ? » sur lemonde.fr. Mis en ligne le 2 mai 2012, consulté le 21 mai 2012
- Hollande a rallié une nette majorité (60%) des catégories populaires sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 10 mai 2012, consulté le 21 mai 2012
- Marie-Pia Rieublanc, 93% des musulmans ont voté pour François Hollande, La Vie, publié le 7 mai2012
- Henrik Lindell, 79 % des catholiques pratiquants} ont voté pour Sarkozy, La Vie, publié le 7 mai 2012
- « Déclaration du 25 avril 2012 relative aux résultats du premier tour de scrutin de l'élection du Président de la République », sur le site du Conseil constitutionnel, consulté le 25 avril 2012.
- « Décision du 10 mai 2012 portant proclamation des résultats de l'élection du Président de la République », sur le site du Conseil constitutionnel.
- AFP, « Obama félicite Hollande et l'invite à la Maison Blanche » sur Le Point, 7 mai 2012
- « Les leaders européens saluent l'élection de François Hollande » sur Le Monde, 7 mai 2012
- (ca) "Copríncep Hollande", Diari Andorra, 7 mai 2012
- (ca)"Martí felicita Hollande per la victòria i ofereix la seva col·laboració per continuar estrenyent els lligams", Diari Andorra, 7 mai 2012
- Message du pape Benoît XVI à François Hollande, sur le site de la Conférence des évêques de France
- « Tout bien réfléchi, c'est oui », L'Express, Denis Jeambar, 21 septembre 2000.
- Georges Vedel, « Variations et cohabitations », revue Pouvoirs, no 83, novembre 1997.
- Jean-Claude Zarka, Le Président de la Ve République, Ellipses Marketing, 2007, (ISBN 978-2729831868), p. 10.
- LOI organique no 2001-419 du 15 mai 2001 modifiant la date d'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale, JORF no 113 du 16 mai 2001.
- « Une procédure qui structure le temps et l’espace politiques »., CEVIPOF, CNRS.
- Calendrier d'ouverture de la XIVème législature sur le site de l'Assemblée nationale]
- Législatives : Hollande appelle à une majorité «large, solide et loyale» sur leparisien.fr. Mis en ligne le 14 mai 2012, consulté le 14 mai 2012
- Législatives : le PS a besoin d'"une majorité", l'UMP va tenter le "3e tour" sur midilibre.fr. Mis en ligne le 7 mai 2012, consulté le 14 mai 2012
- Jonathan Bouchet-Petersen, « Quel troisième tour pour François Hollande ? » sur liberation.fr. Mis en ligne le 7 mai 2012, consulté le 14 mai 2012
- Gérard Bon, « Marine Le Pen déjà engagée dans le troisième tour » sur tempsreel.nouvelobs.com. Mis en ligne le 25 avril 2012, consulté le 14 mai 2012
- Jean-Claude Jaillette, « Marine Le Pen demande aux électeurs de l’UMP de la faire entrer à l’Assemblée » sur marianne2.fr. Mis en ligne le 9 mai 2012, consulté le 14 mai 2012
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Élection présidentielle 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur
- Élection présidentielle 2012 - Dossier thématique sur le site conseil-constitutionnel.fr