Élection municipale de 2014 à Limoges

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Élections municipales de 2014 à Limoges
Postes à élire  55 conseillers municipaux
Électorat et résultats
Population  137 758
Inscrits  77 117
Votants 49 519
  
64,21 %
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Alain Rodet – PS
Voix au 1er tour 13 325 Red Arrow Down.svg 50,8 %
Voix au 2e tour 20 513 Green Arrow Up.svg 53,9 %
  
30,11 %
  
43,81 %
Sièges obtenus 12 Red Arrow Down.svg 34
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Émile-Roger Lombertie – UMP
Voix au 1er tour 10 528
Voix au 2e tour 21 100 Green Arrow Up.svg 100,4 %
  
23,79 %
  
45,07 %
Sièges obtenus 40[Note 1] Erreur d’expression : caractère de ponctuation «  » non reconnu. Erreur d’expression : opérateur < inattendu.
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Vincent Gérard – FN
Voix au 1er tour 7 504
  
16,96 %
Sièges obtenus 3 Green Arrow Up.svg 3
No flag.svg
Gilbert Bernard – FG
Voix au 1er tour 6 262
  
14,15 %
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Pierre Coinaud – UDI
Voix au 1er tour 5 451
  
12,32 %
Conseil municipal de Limoges
Diagramme
  •      Front de gauche (3)
  •      PS (8)
  •      EELV (1)
  •      MoDem (3)
  •      UDI (13)
  •      UMP (24)
  •      Front national (3)
Maire de Limoges
Sortant
L'hôtel de ville

Les élections municipales françaises de 2014 se sont déroulées en mars 2014. Le député-maire socialiste sortant, Alain Rodet, en place depuis 1990, se représente pour la quatrième fois.

Ce scrutin offre une surprise dans le paysage politique limougeaud puisque le maire sortant, Alain Rodet n'est pas réélu comme à son habitude dès le premier tour. Le 30 mars 2014 à l'issue du second tour des élections, c'est la liste « Union de la droite » conduite par Émile-Roger Lombertie qui arrive en tête avec 45,07 % des suffrages exprimés suivie de la liste « Union de la gauche » avec 43,81 % puis de la liste « Front national » avec 11,10 %[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

Conseil municipal Limoges 2008-2014.PNG

« Rome du socialisme », ville de naissance de la CGT, lieu de plusieurs luttes sociales importantes et de tradition ouvrière, Limoges est une des grandes villes françaises les plus solidement ancrées à gauche. Le maire socialiste Alain Rodet l'a emporté au premier tour en 2001 et 2008, et bien que le contexte national défavorable à la gauche et la présence de listes Front national et Front de gauche laissent présager d'un second tour, aucun commentateur n'envisage la défaite de la majorité en place, bien que déplorant pour plusieurs d'entre-eux l'absence d'alternance[2],[3].

Démissionnaire en 2011 après sa défaite contre Catherine Beaubatie par désignation interne pour les élections législatives de 2012, l'ancienne première adjointe Monique Boulestin ne participe pas à ces élections.

Bilan[modifier | modifier le code]

Dans son bilan, le maire sortant met en avant la maîtrise de la fiscalité et de l'endettement, la politique patrimoniale, le développement d'Ester Technopole et la réalisation de grands projets de l'agglomération (Zénith de Limoges, centre aquatique et stade municipal)[4].

Candidats et projets[modifier | modifier le code]

Résultats[modifier | modifier le code]

  • Maire sortant : Alain Rodet (PS)
  • 55 sièges à pourvoir (population légale 2011 : 137 758 habitants)
Résultats de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 à Limoges[5]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix %
Alain Rodet * PS-PRG-ADS-EELV 13 325 30,11 20 513 43,82 12
Limoges 2014. L'essentiel c'est notre ville
Gilbert Bernard FG-NPA 6 262 14,15
Limoges terre de gauche
Émile Lombertie UMP 10 528 23,79 21 100 45,07 40
Limoges alternance
Pierre Coinaud UDI-MoDem 5 451 12,32
Aimons Limoges
Vincent Gérard FN 7 504 16,96 5 201 11,11 3
Limoges bleu Marine
Élisabeth Faucon LO 1 180 2,67
Lutte ouvrière faire entendre le camp des travailleurs
Inscrits 77 115 100,00 100,00
Abstentions 30 479 39,52
Votants 46 636 60,48
Blancs et nuls 2 386 5,12
Exprimés 44 250 94,88 46 814
* Liste du maire sortant

Commentaire[modifier | modifier le code]

La victoire de la droite, conduite par Émile-Roger Lombertie est commentée par la plupart des médias nationaux, fait original pour Limoges qui n'a pas l'habitude de faire parler d'elle pour des résultats électoraux. Cette victoire de la droite marque la fin de 102 années de gouvernance de gauche, exception faite de la parenthèse vichyste, un record pour une ville de plus de 100 000 habitants. Les médias évoquent tous une véritable surprise, alors que même entre les deux tours, un sondage laissait présager d'une nouvelle victoire assez large d'Alain Rodet avec 46 % contre 40 % pour son adversaire de droite[6]. L'Express évoque un « tremblement de terre » en rappelant qu'« à Limoges, personne n'imaginait que le maire sortant (...) puisse être battu »[7]. Le Journal du dimanche cite Limoges parmi la liste des villes symboliques perdues par le PS[8], et ce bien que la gauche apparaisse comme minoritaire en voix avant le second tour. Le Monde estime que cette défaite franche (Alain Rodet perdant près de 14 000 voix entre le premier tour de 2008 et celui de 2014, à participation quasi-égale) est due à la fois à l'usure du pouvoir, à la hausse du FN dans un climat tendu, et à la personnalité du candidat de droite issu de la société civile[9].

La presse locale insiste sur l'aspect historique de l'événement (France Bleu Limousin évoquant également la « stupéfaction » de la gauche locale)[10],[11].

Conséquences politiques[modifier | modifier le code]

Cette défaite semble signer le début du retrait politique d'Alain Rodet. S'il conserve son siège de député, et demeure au conseil municipal, il n'y assure pas la fonction de président de chef de l'opposition, et il renonce à se porter candidat à un nouveau mandat de président de la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, où c'est le socialiste Gérard Vandenbroucke qui lui succède.

Un des contre-coups consécutifs à cette alternance est l'élection en septembre 2014 du premier sénateur issu de la droite départementale, Jean-Marc Gabouty.

L'élection engage un glissement à droite de l'électorat limougeaud : les élections départementales de 2015 voient la même union de la droite et du centre remporter 4 des 9 nouveaux cantons limougeauds.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 24 sièges pour l'UMP, 13 sièges pour l'UDI et 3 sièges pour le MoDem, ces deux derniers ayant fusionné avec la liste UMP après le premier tour.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « HAUTE VIENNE (87) - Limoges », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 3 avril 2014).
  2. Michel Feltin-Palas, « Municipales 2014: Limoges ou les limites du "tout socialisme" », L'Express,‎ (lire en ligne)
  3. Florence Clavaud-Parant, « À trois semaines du scrutin, la gauche s'accroche, la droite espère », Le Populaire du centre,‎ (lire en ligne)
  4. Lettre d'Alain Rodet aux électeurs, 27 janvier 2014.
  5. Résultats du 1er tour pour la commune Limoges
  6. François Clapeau et Sylvain Antoine, « Municipales à Limoges : le maire PS Alain Rodet serait réélu au second tour selon un sondage Ipsos-Stéria », France 3 Limousin,‎ (lire en ligne)
  7. Michel Feltin-Palas, « Municipales à Limoges: la victoire de l'UMP est un tremblement de terre », L'Express,‎ (lire en ligne)
  8. Anne-Charlotte Dusseaulx, « Ces villes symboliques perdues par les socialistes. », Le JDD,‎ (lire en ligne)
  9. Manon Rescan et Ulrich Lebeuf, « La chute de Limoges la rouge », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. Alexandre Chassignon, « Historique : Limoges bascule à droite », France Bleu Limousin,‎
  11. François Clapeau, « Limoges : la fin d'un règne », France 3 Limousin,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]