Élections législatives macédoniennes de 2011

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Élections législatives macédoniennes de 2011
123 députés de l'Assemblée de la République de Macédoine
5 juin 2011
Électorat et résultats
Votants 1 156 085
  
63,48 %
Gruevski.jpg
Nikola Gruevski – VMRO-DPMNE
Voix 438 135
  
38,98 %
Députés élus 56
Branko-Crvenkovski.JPG
Branko Crvenkovski – SDSM
Voix 368 487
  
32,78 %
Députés élus 42
Ali Ahmeti.jpg
Ali Ahmeti – Union démocratique pour l'intégration
Voix 108 371
  
9,99 %
Députés élus 15
Président du gouvernement de Macédoine
Sortant
Élu
www.sobranie.mk
Politique en République de Macédoine
Image illustrative de l'article Élections législatives macédoniennes de 2011
Constitution
Président de la République
Gjorge Ivanov
Président du gouvernement
Nikola Gruevski
Liste
Gouvernement
Assemblée
Cour constitutionnelle
Élections
Présidentielle : 2004, 2009, 2014
Législatives : 2008, 2011, 2014
Référendums : 1991, 2004
Partis politiques
Politique étrangère

Les élections législatives macédoniennes de 2011 (Македонски парламентарни избори, 2011) se sont tenues le 5 juin 2011 afin d'élire les cent vingt-trois députés à l'Assemblée de la République, pour un mandat de quatre ans.

Contexte : droite au pouvoir depuis cinq ans[modifier | modifier le code]

Large victoire des conservateurs en 2008[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives anticipées du 1er juin 2008, la coalition dominée par l'Organisation révolutionnaire macédonienne intérieure - Parti démocratique pour l'Unité nationale macédonienne (VMRO-DPMNE), du président du gouvernement Nikola Gruevski, au pouvoir depuis 2006, avait remporté une victoire sans appel avec 48,8 % des suffrages exprimés et 63 députés sur 120, soit 25 points d'avance sur l'alliance de centre-gauche dirigée par l'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM).

Gruevski avait ensuite appelé ensuite l'Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI), principal parti de la minorité albanaise disposant de 18 sièges, à rejoindre son nouveau gouvernement, alors que celui-ci se trouvait jusqu'à présent dans l'opposition.

Scrutin anticipé d'un an[modifier | modifier le code]

Le 28 janvier 2011, la SDSM, de nouveau dirigée par Branko Crvenkovski, et le Parti démocrate albanais (PDS/DPA), partenaire de Gruevski entre 2006 et 2008, décident de boycotter les travaux de l'Assemblée de la République pour protester contre le gel des comptes bancaires et l'arrestation de seize employés du groupe médiatiques détenu par Velij Aramkovski, proche de l'opposition. Après quatre mois d'absence de la SDSM et du PDS/DPA, le chef du gouvernement s'est résolu à convoquer de nouvelles élections, les troisièmes en cinq ans.

Crise économique et sociale[modifier | modifier le code]

Durant l'année 2010, la croissance économique a atteint seulement 1,8 % du produit intérieur brut (PIB), tandis que le taux de chômage s'établissait à 33 % de la population active et que 30 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Le pays a fait appel au Fonds monétaire international (FMI), qui a prêté près de quatre cent millions d'euros sans exiger de contrepartie, la Macédoine ayant fait preuve de son sérieux par le passé. L'Union européenne (UE) a en outre pointé un retard concernant la lutte contre la corruption, les réformes dans l'administration publique et le système judiciaire, le renforcement de la liberté d'expression ou l'application des accords d'Ohrid de 2001[1].

Campagne[modifier | modifier le code]

La VMRO-DPMNE, à la tête d'une vaste coalition politique de vingt-trois partis, un record, propose une réduction des impôts, notamment une baisse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur le tourisme de 18 % à 5 %, et de nouvelles subventions. La SDSM, qui dirige la coalition « Pour votre avenir » et présente Radmila Šekerinska à la présidence du gouvernement, préconise une hausse des investissements dans les infrastructures et l'agriculture et des aides sociales pour les plus défavorisés. Les deux principaux partis sont cependant d'accord sur la politique étrangère, à savoir l'adhésion à l'OTAN et l'Union européenne (UE) et la résolution du conflit sur le nom du pays avec la Grèce. Du côté des partis albanophones, la BDI/DUI défend la stricte et complète application des accords d'Ohrid, alors que le PDS/DPA appelle à faire de l'albanais la seconde langue officielle du pays et à la désignation d'un albanophone à l'un des trois principaux postes de pouvoir en Macédoine[2].

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

L'Assemblée de la République compte cent vingt-trois députés, trois de plus qu'en 2006, élus pour un mandat de quatre ans. Cent vingt sont toujours élus au scrutin proportionnel suivant la méthode d'Hondt dans six circonscriptions, qui disposent chacune de vingt élus. Les trois restants sont désignés par les expatriés, à raison d'un pour l'Europe et l'Afrique, un pour l'Amérique et un pour l'Asie et l'Océanie.

Résultats[modifier | modifier le code]

Scores[modifier | modifier le code]

Résultat des élections législatives macédoniennes du 5 juin 2011[3]
Parti/Coalition Voix  % +/- Sièges +/-
VMRO-DPMNE 438 135 38,98 % - 9,80 47 - 7
Parti socialiste de Macédoine 3
Alliance démocratique 1
Renouveau démocratique de Macédoine 1
Parti de l'action démocratique en Macédoine 1
Parti démocratique des Turcs de Macédoine 1
Parti démocratique des Serbes de Macédoine 1
VMRO-Macédonien 1
Autres : Union des Roms de Macédoine, Parti uni pour l'émancipation, Parti de la justice, Parti des Valaques de Macédoine, Parti pour l'intégration des Roms, Parti démocratique bosniaque, Forces démocratiques des Roms, Union permanente macédonienne radicale, Nouveau Parti libéral, Mouvement national pour la Macédoine, VMRO-DP, VMRO-Ob, Organisation macédonienne patriotique de reconstruction radicale, Vardar-Egée-Pirin, Alliance macédonienne, VMRO-Macédoine 0
Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM) 368 487 32,78 % + 9,14 29 + 15
Nouveau Parti social-démocrate 4
Parti pour un avenir européen 3
Parti libéral de Macédoine 1
Mouvement pour l’Unité nationale des Turcs de Macédoine 1
Parti pour l’émancipation des Roms 1
Parti progressiste serbe en Macédoine 1
Sans étiquette 2
Autres : Nouvelle Alternative, Union des forces de la gauche titiste, Parti du Mouvement des Turcs en Macédoine, Union démocratique des Serbes de Macédoine, Union démocratique des Valaques de Macédoine, Démocrates libres, Parti des retraités de Macédoine, Ligue du Sandjak 0
Union démocratique pour l'intégration (BDI/DUI) 115 095 10,24 % - 1,58 14 - 3
Ligue démocratique des Bosniaques en Macédoine 1
Parti démocrate albanais (PDS/DPA) 66 315 5,90 % - 2,36 8 - 3
Renouveau national démocrate (RDK) [4] 29 996 2,67 % - 2 + 2
Organisation révolutionnaire macédonienne intérieure-Parti populaire (VMRO-NP) 28 267 2,51 % - 0 0
Nouvelle Démocratie (ND/DR) 19 992 1,78 % - 0 -4
Unis pour la Macédoine (OM) 17 117 1,52 % - 0 0
Parti libéral-démocrate (LDP) 16 551 1,47 % Alliance avec SDSM 0 - 4
Parti politique « Dignité » (PPD) 8 911 0,79 % - 0 0
Union démocratique des Albanais (DUA/UDS) 4 517 0,40 % - 0,26 0 0
Parti des démocrates unis de Macédoine (PODEM) 4 409 0,39 % - 0 0
Union social-démocrate (SDU) 2 512 0,22 % - 0 0
Parti social-démocrate de Macédoine (SDPM) 1 807 0,16 % - 0,49 0 0
Droite démocratique 1 517 0,13 % - 0 0
Union nationale-démocrate (NDU) 470 0,04 % - 0,13 0 0
Parti pour la prospérité démocratique (PDP) 278 0,02 % - 0 0
Parti européen de Macédoine 157 0,01 % - 0 0
TOTAL (participation : 53,86 %) 1 124 032 100,00 % N/A 123 +3

Analyse et conséquences[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]