Élections législatives égyptiennes de 2011-2012

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2010 Drapeau de l'Égypte

Élections législatives égyptiennes de 2011-2012
28 novembre 2011 – 11 janvier 2012
Mohamed Morsi cropped.png Emad Eddine Abdel-Ghaffour.jpg El-Sayyid el-Badawi.jpg
Leader

Mohamed Morsi

Emad Abdel Ghaffour El-Sayyid el-Badawi
Parti

Liberté et Justice

Al-Nour Néo-Wafd
Voix 10 138 134
37.5 %
7 534 266
27.8 %
2 480 391
9.2 %
Sièges 235 (dont 22 alliés) 123 (dont 16 alliés) 38
Président de l'assemblée du peuple :
Saad El-Katatni

Les élections législatives de 2012 ont formées une nouvelle Assemblée du peuple, remplaçant celui dissous le 13 février 2011 par le Conseil suprême des forces armées, après la chute d’Hosni Moubarak. L'élection a eu lieu aux dates suivantes[1] :

  • première étape : 28 novembre 2011, deuxième tour le 5 décembre;
  • deuxième étape : 14 décembre 2011, deuxième tour le 21 décembre;
  • troisième étape : 3 janvier 2012, deuxième tour le 10 janvier.

Sommaire

Contexte[modifier]

Fin 2010, les élections législatives égyptiennes sont très contestées, en raison des fraudes du régime de Moubarak.

Suivant l’exemple de la révolution tunisienne, le peuple égyptien manifeste pendant dix-huit jours. Bien que certaines violences aient été commises, les manifestations restent largement pacifiques jusqu’au départ d’Hosni Moubarak, le 11 février 2011. Le Conseil suprême des forces armées prend l’intérim et déclare la dissolution du Parlement, le 13 février.

Un référendum constitutionnel de modification de la constitution est approuvé le 19 mars. Les articles soumis au vote ne sont pas modifiés dans la constitution, puisqu’une déclaration constitutionnelle est adoptée par le Conseil suprême le 30 mars.

Outre les anciens partis légaux sous Hosni Moubarak, quelques nouveaux partis seront autorisés, selon le nouveau régime de création de partis (collecte de 5 000 signatures et publication des statuts dans deux journaux nationaux)[2] :

Le nouveau code électoral est publié le 30 mai : il retient le principe de l’élection à la majorité simple pour les deux tiers des sièges, et de la proportionnelle pour le tiers restant[3].

Les négociations se poursuivent entre l'armée et l'opposition sur les modalités des futures échéances électorales[4]. Le Conseil suprême des forces armées (CSFA, au pouvoir) a accepté d'amender l'article 5 de la loi électorale, qui permet aux partis politiques de présenter des candidats pour un tiers des sièges au Parlement - sièges jusqu'alors réservés aux indépendants. Le CSFA a, par ailleurs, annoncé que la période de transition n'irait pas au-delà de 2012.

Résultats[modifier]

Le PLJ est le vainqueur de ce scrutin législatif, emportant 47 % des sièges[5].

Partis Idéologie Sièges %
Parti de la Liberté et de la Justice  Frères musulmans 222 44.6 %
Parti de la Lumière Salafisme 112 22.5 %
Néo-Wafd National-libéralisme 39 7.8 %
Parti égyptien social-démocrate Social-démocratie 16 3.2 %
Parti des Égyptiens libres Social-libéralisme 15 3.0 %
Parti de la construction et du développement Islamisme radical 13 2.6 %
Parti du Centre nouveau Islamisme modéré 10 2.0 %
Parti de la réforme et du développement Libéralisme 9 1.8 %
Parti de l'alliance socialiste populaire Socialisme 7 1.4 %
Parti de la Dignité Nasserisme 6 1.2 %
Parti de la Liberté anciens PND 5 1.0 %
Parti des Citizens égyptiens anciens PND 5 1.0 %
Parti national anciens PND 4 0.8 %
Parti national progressiste unioniste Socialisme 3 0.6 %
Parti de l'Authenticité Salafisme 3 0.6 %
Parti de l'Unité anciens PND 3 0.6 %
Parti Demain de la Révolution Libéralisme 2 0.4 %
Parti de la Civilisation Islamisme 2 0.4 %
Parti islamique du Travail droite 1 0.2 %
Parti de la Justice droite 1 0.2 %
Parti égyptien arabe socialiste révolutionnaire 1 0.2 %
Parti Égypte libre Libéralisme 1 0.2 %
Parti démocratique du Paix Libéralisme 1 0.2 %
Parti de la Réforme égyptien révolutionnaire 1 0.2 %
Union arabe égyptien anciens PND 1 0.2 %
Parti conservateur anciens PND 1 0.2 %
Indépendants ---- 23 4.6 %
Membres élus ---- 498 100.00 %
Membres nommés par le CSFA ---- 10
Total des membres ---- 508
Source: Al-Ahram

Dissolution et annulation de la dissolution[modifier]

Au mois de juin 2012, alors que la Choura est aussi élue, que le mode d'élection du Président est approuvé par référendum, et que le premier tour de l'élection présidentielle est passé, la Haute Cour constitutionnelle décide d'invalider un tiers des sièges[6].

Le motif invoqué est celui-ci : alors qu'un-tiers des sièges étaient réservés aux indépendants, hors des partis, de très nombreux candidats partisans ont remporté les élections au scrutin uninominal majoritaire à deux tours prévu pour eux. Parmi ces vainqueurs, on trouve de nombreux candidats des Frères musulmans. Par conséquent, avant que de nouvelles élections ne soient convoquées par le futur président non encore élu, le pouvoir législatif était dévolu à l'armée.

Le 8 juillet 2012, le président nouvellement élu et issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, annule par décret cette dissolution[7].

Notes[modifier]

Voir aussi[modifier]