Élections générales péruviennes de 2000

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Élections générales péruviennes de 2000
FujimoriUSIP.jpg
Alberto Fujimori – Pérou 2000
Voix 6 041 685
  
51,2 %
Alejandro Toledo (8682).jpg
Alejandro Toledo – Pérou Possible
Voix 2 086 215
  
17,68 %
Président
Sortant
Élu

Les élections générales péruviennes pour la période 2000-2005 se déroulèrent le 8 avril et le 3 juin 2000 pour renouveler entièrement le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.

À l’issue de ces élections, Alberto Fujimori fut élu Président de la République pour un troisième mandat consécutif.

Contexte[modifier | modifier le code]

Alberto Fujimori convoqua les élections générales dans le délai prévu par la Constitution. Malgré les réactions internationales défavorables, il présenta sa candidature. Selon la Constitution de 1993, un Président de la République ne pouvait accomplir que deux mandats consécutifs. Cependant, Fujimori fit valoir qu’il avait été élu la première fois alors que la constitution de 1979 était en vigueur et que dans le cadre de la nouvelle constitution, ce ne serait que son deuxième mandat.

La congressiste Lourdes Flores Nano, chercha avec d’autres parlementaires une issue légale qui pourrait empêcher la réélection de Fujimori. Mais ce dernier contrôlait le Congrès.

Une majorité de congressistes de l’opposition projeta un référendum sur la question de la légitimité de la candidature de Fujimori, mais ce projet échoua.

Candidatures[modifier | modifier le code]

Résultats[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Les deux candidats les mieux placés furent Alberto Fujimori et Alejandro Toledo Manrique. Toledo obtint 40,3 % des voix et Alberto Fujimori 49,8 %. Aucun n’ayant obtenu 50 % plus une voix, un second tour était nécessaire.

Deuxième tour[modifier | modifier le code]

Au second tour, Toledo demanda à ce que l’élection soit reportée, invoquant le manque de crédibilité du système électoral. Devant le refus du Jury National des Élections de reporter le deuxième tour, Alejandro Toledo menaça de retirer sa candidature. Cela resta une simple menace car il n’officialisa pas son retrait auprès des autorités compétentes.

Alberto Fujimori obtint 74,3 % des voix mais seulement 51,2 % des suffrages exprimés. Le pourcentage de bulletins de vote nuls avait atteint 30 %. Le Président entama son 3e mandat le 28 juillet 2000.

Dénouement[modifier | modifier le code]

L’opposition à Fujimori était cependant majoritaire au Congrès, mais de nombreux congressistes des différents partis changèrent de camp pour aller dans celui du président. Le 16 septembre 2000, Fernando Olivera Vega, congressiste de l’opposition, montra une vidéo où l’on voyait Vladimiro Montesinos, bras droit de Fujimori, subornant un congressiste pour qu’il passe du côté du gouvernement.

Le gouvernement d’Alberto Fujimori tomba en novembre 2000. L’opposition récupéra la majorité au Congrès, et élit Valentín Paniagua Corazao à la présidence du corps législatif.

Alberto Fujimori décida de démissionner depuis le Japon.

Valentín Paniagua, en tant que Président du Congrès, devint Président de la République à titre transitoire le temps de convoquer de nouvelles élections générales.

Liens externes[modifier | modifier le code]