Élection présidentielle bissau-guinéenne de 2014

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Élection présidentielle bissau-guinéenne de 2014
13 avril et 18 mai 2014
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José Mário Vaz – Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert
Voix 257 572
  
40,89 %
  
61,92 %
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Nuno Gomes Na Biam – Indépendant
Voix 156 163
  
24,79 %
  
38,08 %
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Paulo Gomes – Indépendant
Voix 65 490
  
10,40 %
Sortant
Politique en Guinée-Bissau
Image illustrative de l'article Élection présidentielle bissau-guinéenne de 2014

Une élection présidentielle devait avoir lieu en Guinée-Bissau en mars et avril 2012. Il s'agit d'une élection directe, au suffrage universel. Elle fait suite au décès du président de la République en exercice, Malam Bacai Sanhá, élu le 28 juin 2009 (après l'assassinat du président João Bernardo Vieira) et mort dans un hôpital parisien, à la suite d'une « longue maladie », le 9 janvier 2012[1]. Le premier tour s'est tenu le 18 mars 2012 ; le second tour est reporté du 22 au 29 avril[2], puis annulé suite à un Coup d'État militaire[3].

Un nouveau scrutin, initialement annoncé pour le 24 novembre 2013, est prévu pour le 16 mars 2014[4], puis pour le 13 avril 2014[5].

L'élection de 2012[modifier | modifier le code]

En 2012, il y avait neuf candidats. Parmi eux, quatre étaient perçus comme ayant une chance crédible de l'emporter[6],[7],[1],[8]:

Carlos Gomes promettait que, s'il était élu, il nommerait au poste de Premier ministre Adiato Djaló Nandigna, qui lui avait succédé comme Première ministre par intérim. Elle serait la première femme à occuper ce poste, ce que Gomes a décrit comme une reconnaissance du travail de toutes les femmes du pays. Gomes bénéficie en outre du soutien du chanteur-compositeur bissau-guinéen Zé Manel, très célèbre dans le pays, qui a composé sa chanson de campagne électorale, diffusée dans les médias[8].

Parmi les autres candidats se trouve le ministre de la Défense, Baciro Dja - le plus jeune candidat, âgé de 33 ans[9]. Il est, par ailleurs, un membre dissident du PAIGC, se présentant à la présidentielle sans étiquette[7].

Le pays compte 579 000 électeurs inscrits. Parmi eux, les 4 400 membres des forces armées ont voté par anticipation, le 15 mars, afin d'être déployés pour assurer l'ordre le jour du scrutin[7],[8].

Le pays connaît une instabilité chronique ; aucun président de la République n'a pu terminer son mandat depuis l'instauration d'une démocratie multipartite en 1994. Trois ont été renversés par des coups d'État et un, João Bernardo Vieira, assassiné[6],[8].

Lors du premier tour de l'élection présidentielle du 18 mars 2012, selon la Commission nationale des élections, Carlos Gomes Júnior (PAIGC), a obtenu 48,97 % des voix, Kumba Ialá (PRS), 23,36 %, Manuel Serifo Nhamadjo 15,75 %, Henrique Rosa 5,4 %[10].

Le 20 mars 2012, cinq candidats ont réclamé l'annulation de l'élection car le scrutin serait entaché « d'irrégularités »[11]. La Cour suprême de Guinée-Bissau a validé le 8 avril 2012 les résultats du premier tour[12]. Kumba Yala, qualifié pour le second tour, appelle les électeurs à boycotter ce second tour, dénonçant des « fraudes massives »[13].

Le 12 avril 2012, plusieurs responsables politiques sont arrêtés par les militaires qui mènent une tentative de coup d'État[14]. Des militaires occupent la résidence de Carlos Gomes Junior, qui parvient à s'échapper ; un militaire annonce qu'il est « activement recherché » et sera « débusqué »[13]. Peu après, l'arrestation de Gomes par les militaires est annoncée. Il avait annoncé le projet de réduire la taille des forces armées du pays, et les militaires l'accusent de préparer une intervention armée de forces angolaises pour éradiquer l'armée bissau-guinéenne[15],[16]. Les autorités militaires annoncent la dissolution de « toutes les institutions » du pays, et la mise en place prochaine d'un « conseil de transition »[3].

Le nouveau scrutin en 2014[modifier | modifier le code]

Le candidat du principal parti de Guinée-Bissau, José Mario Vaz, ex-ministre des finances, a remporté le second tour de l'élection présidentielle avec 61,9 % des voix, selon des résultats provisoires publiés mardi 20 mai.

M. Vaz, 57 ans, du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), était en lice face à Nuno Gomes Nabiam, 51 ans, candidat sans étiquette mais soutenu par le Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième formation du pays) et des chefs de l'armée, qui a de son côté obtenu 38 % des suffrages.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]