Élection fédérale canadienne de 1974

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Carte du vote populaire avec barres graphiques indiquant le total de sièges pour chaque province et territoire
La Chambre des communes après l'élection de 1974

  •      Libéraux (141)
  •      Progressistes-conservateurs (95)
  •      Néo-démocrates (16)
  •      Créditistes (11)
  •      Autre/Indépendant (1)

L'élection fédérale canadienne de 1974 se déroule le 8 juillet 1974 afin d'élire les députés de la 30e législature à la Chambre des communes du Canada. Le Parti libéral du Canada est reconduit au pouvoir avec son premier gouvernement majoritaire depuis 1968, donnant un troisième mandat au premier ministre Pierre Elliott Trudeau. Le Parti progressiste-conservateur de Robert Stanfield obtient de bons résultats au Canada atlantique et dans l'Ouest canadien, mais l'appui de l'Ontario et du Québec aux libéraux assure un mandat majoritaire à ceux-ci.

Contexte[modifier | modifier le code]

Un enjeu central de l'élection est le contrôle de l'inflation, qui monte en flèche. Stanfield propose un « gel de 90 jours des prix et des salaires » pour briser le momentum de l'inflation. Trudeau, qualifiant cette politique d'intrusion sur les droits des entreprises et employés de déterminer ou de négocier leurs propres prix et salaires, la ridiculise avec la phrase « Zap ! Vous êtes gelés [1]! ». Pourtant, en 1975, Trudeau introduit son propre système de contrôle des prix et salaires, sous contrôle du « Conseil anti-inflation ».

Le Nouveau Parti démocratique, dirigé par David Lewis, perd moins de deux points et demi de pourcentage dans les suffrages en comparaison avec l'élection précédente, mais perd tout de même près de la moitié de ses sièges aux Communes.

Le Parti du Crédit social du Canada, mené par Réal Caouette, continue à perdre du terrain, tombant à 11 sièges, soit un de moins qu'il n'en faut pour obtenir le statut de parti officiellement reconnu à la Chambre des communes (ainsi que les fonds de recherche associés à ce statut et le droit de siéger dans les comités de la Chambre des communes). Toutefois, le gouvernement libéral accorde exceptionnellement le statut officiel au Crédit social ; ils croient que les appuis des créditistes se font principalement aux dépens des progressistes-conservateurs, et qu'il est donc dans leur intérêt de continuer à encourager la division du vote.

Un siège au Nouveau-Brunswick est remporté par le candidat indépendant Leonard Jones. Ancien maire de Moncton, Jones avait remporté la nomination du Parti progressiste-conservateur, mais le chef du parti Robert Stanfield refuse de signer l'investiture de Jones parce que ce dernier s'oppose fortement au bilinguisme officiel, une position contraire à celle du parti. Jones se présente alors en tant qu'indépendant et est élu. Après l'élection, le chef créditiste Caouette invite Jones à se joindre au caucus de son parti ; avec un membre de plus, le parti serait qualifié pour le statut officiel de parti. Caouette justifie l'invitation en disant que Jones est d'accord avec l'éducation bilingue au niveau primaire. Jones refuse l'invitation de Caouette et siège en tant qu'indépendant.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Zap! You're frozen!"

Résultats[modifier | modifier le code]

Pays[modifier | modifier le code]

Parti Parti Nombre de
candidats
Sièges Voix
1972 Dissolution Élus % Diff. nombre absolu % Diff.
     Libéral
Pierre Elliott Trudeau
264 109 109 141 +29,4 % 4 102 853 43,15 % +4,73 %
     Progressiste-conservateur
Robert Stanfield
264 107 106 95 -11,2 % 3 371 319 35,46 % +0,44 %
     NPD
David Lewis
262 31 31 16 -48,4 % 1 467 748 15,44 % -2,40 %
     Crédit social
Réal Caouette
152 15 15 11 -26,7 % 481,231 5,06 % -2,49 %
     Indépendant 63 1 - 1 - 38 745 0,41 % -0,18 %
     Inconnu 28 - - - - 17 124 0,18 % -0,15 %
     Marxiste-léniniste
Hardial Bains
104 - 16,261 0,17 %
     Communiste
William Kashtan
69 - 12 100 0,13 %
     Aucune appartenance 3 1 1 - -100 % 551 0,01 % -0,24 %
Vacant 2
Total 1,209 264 264 264 - 9 507 932 100 %
Sources : http://www.elections.ca - Historique des circonscriptions depuis 1867

Note :

« % change » indique le changement depuis l'élection précédente

Par province[modifier | modifier le code]

Parti C-B AB SK MB ON QC N-B N-É ÎPE TNL TNO YK Total
     Libéral Sièges : 8 - 3 2 55 60 6 2 1 4 - - 141
     Voix (%) : 33,8 24,8 30,7 27,4 45,1 54,1 47,2 40,7 46,2 46,7 24,7 33,5 43,2
     Progressiste-conservateur Sièges : 13 19 8 9 25 3 3 8 3 3 - 1 95
     Voix (%) : 41,9 61,2 36,4 47,7 35,1 21,2 33,0 47,5 49,1 43,6 33,2 47,1 35,5
     NPD Sièges : 2 - 2 2 8 - - 1 - - 1 - 16
     Voix (%) : 23,0 9,3 31,5 23,5 19,1 6,6 8,7 11,2 4,6 9,5 42,1 19,5 15,4
     Crédit social Sièges : - - - - - 11 - - - 11
     Voix (%) : 1,2 3,4 1,1 1,1 0,2 17,1 2,9 0,4 0,1 5,1
     Indépendant Sièges : - - - - - - 1 - 1
     Voix (%) : 0,1 0,2 0,1 0,1 0,1 0,3 8,1 0,1 0,4
Total sièges : 23 19 13 13 88 74 10 11 4 7 1 1 264
Partis n'ayant remporté aucun siège :
     Inconnu Voix (%) : xx 1,0. 0,1 0,1 0,3 0,1 0,2
     Marxiste-léniniste Voix (%) : 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,4 xx 0,1 0,2
     Communiste Voix (%) : 0,3 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1
     Aucune appartenance Voix (%) : xx xx xx

xx - moins de 0,05 % des voix

Notes[modifier | modifier le code]